Mois: janvier 2023
En Israël, le numéro deux du gouvernement évincé après une décision de justic
INTERNTATIONAL – C’est une décision que le Premier ministre israélien a prise à contrecœur. Ce dimanche 22 janvier, Benjamin Netanyahu a démis Arié Dery de ses fonctions ; il s’agit du ministre de l’Intérieur et de la Santé et numéro deux du gouvernement reconnu coupable de fraude fiscale par la justice.
« C’est avec un cœur lourd et beaucoup de peine (…) que nous sommes contraints de vous relever de votre poste au gouvernement », a dit Benjamin Netanyahu à la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem en présence d’Arié Dery. Il a ajouté que le jugement « ignore la volonté du peuple » et qu’il s’efforcera de trouver tout moyen légal pour qu’Arié Dery puisse « contribuer au service de l’État d’Israël ».
Chef du parti ultra-orthodoxe Shass, Arié Dery a été nommé ministre de la Santé et de l’Intérieur dans le cadre d’un accord de coalition complexe conclu en décembre à la suite des élections législatives israéliennes du 1er novembre.
Au Brésil, les limites de la purge de Lula dans l’armée, après les émeutes du 8 janvier par les pro-Bolsonaro
« Tous ceux qui ont participé aux actes putschistes seront punis », a assuré le président brésilien, le 18 janvier. Dans son camp, certains trouvent au contraire que le coup de balai du chef de l’Etat ne va pas assez loin.

C’était une réunion négociée de longue date et inscrite en rouge à l’agenda du chef de l’Etat brésilien. Ce vendredi 20 janvier, Luiz Inacio Lula da Silva a reçu au palais présidentiel du Planalto les principaux commandants de l’armée nationale. La rencontre, organisée moins de deux semaines après le saccage des institutions de Brasilia, dont les militaires sont accusés d’être en partie responsables, était des plus attendues.
Sous le feu des critiques, le général Julio Cesar de Arruda, l’amiral Marcos Sampaio Olsen et le lieutenant-brigadier Marcelo Kanitz Damasceno, respectivement chefs de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air, ont affiché des mines graves. L’ambiance n’était pourtant pas au règlement de comptes, mais plutôt à la réconciliation. Les émeutes du 8 janvier n’ont officiellement pas été abordées lors de la réunion. « Nous avons parlé de la capacité de création d’emplois que le Brésil possède dans l’industrie de la défense », a assuré, face à la presse, le ministre de la défense, José Mucio.
Ces derniers jours, les révélations compromettantes se sont pourtant accumulées sur le rôle pour le moins trouble de l’armée dans la mise à sac des palais de Brasilia. En cause, il y a d’abord la passivité, voire la connivence des « vert olive » (le surnom des militaires brésiliens) face aux campements d’extrême droite, installés des semaines durant devant les casernes. Mais, aussi et surtout, leur action le jour même des événements.
(source: lemonde.fr)
Le président brésilien Lula a décidé de limoger le chef de l’armée, Julio César de Arruda ce samedi 21 janvier, ont annoncé à l’AFP des sources au sein des forces armées.
Olaf Scholz et Emmanuel Macron appellent à renforcer la «souveraineté» de l’UE
Les deux dirigeants ont signé une tribune commune à la veille du Conseil des ministres franco-allemand prévu dimanche à Paris pour marquer le 60e anniversaire du traité de réconciliation entre les deux pays.

Le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz appellent vendredi à renforcer la «souveraineté» de l’Union européenne, dans une tribune commune publiée à deux jours du Conseil des ministres franco-allemand.
C’est un défi essentiel pour l’UE «de garantir que l’Europe devienne encore plus souveraine et dispose des capacités géopolitiques pour façonner l’ordre international», écrivent dans le Journal du Dimanche et le Frankfurter Allgemeine Zeitung les dirigeants français et allemand, avant le 60e anniversaire du traité de l’Élysée. L’Europe doit selon eux investir davantage dans ses forces armées et son industrie de l’armement.
«Des capacités européennes améliorées et un pilier européen plus fort au sein de l’Otan font également de nous un partenaire plus fort vis-à-vis de l’autre côté de l’Atlantique et les États-Unis – mieux équipés, plus efficaces et plus puissants», soulignent-ils.
Après des mois de flottement, Emmanuel Macron et Olaf Scholz sont mis au défi de relancer le tandem franco-allemand dimanche à Paris, pour le 60e anniversaire du Traité de réconciliation entre les deux pays. Cet accord a permis de «surmonter des décennies, voire des siècles, de rivalités amères et de guerres sanglantes entre nos deux pays au cœur de l’Europe», font valoir les deux dirigeants.
«Un leader mondial»
La souveraineté européenne ne doit pas se mesure qu’en termes militaires mais aussi sur les capacités de «résilience et à agir de manière prospective dans des domaines stratégiques». Cela implique une diversification des «biens d’approvisionnement stratégiques», ajoutent-ils.
L’Europe doit en outre tout faire pour «devenir le premier continent climatiquement neutre au monde». Macron et Scholz citent comme autres objectifs que l’Europe devienne «un leader mondial de la production et de l’innovation» et que «le progrès économique et social aille de pair avec une transition écologique».
Les festivités s’annoncent assez formelles dimanche avec une cérémonie à la Sorbonne le matin suivie d’un conseil des ministres franco-allemand à l’Élysée, celui-là même qui avait été reporté fin octobre sur fond de dissensions bilatérales.
(source: lefigaro.fr)
Washington ne livrera pas de chars d’assaut à l’Ukraine
Les États-Unis et trois États européens ont promis jeudi de nouvelles livraisons substantielles de blindés, de missiles et d’artillerie à l’Ukraine. Washington a annoncé une nouvelle aide, à hauteur de 2,5 milliards de dollars, prévoyant 59 blindés Bradley, qui s’ajouteront aux 50 véhicules blindés légers de ce type promis le 6 janvier, et 90 blindés de transport de troupes Stryke.
L’armée américaine va également livrer à l’Ukraine 53 véhicules blindés antimines (MRAP) et 350 véhicules de transport M998, le fameux Humvee.
De leur côté, le Royaume-Uni s’est engagé à envoyer à l’Ukraine 600 missiles supplémentaires Brimstone, le Danemark ses 19 canons Caesar de fabrication française, et la Suède des canons automoteurs Archer.
Norbert Lala Ratsirahonana: tsy hanaiky hotendrena na hofidina intsony mihitsy
Nifampiarahaba tratry ny taona ny Mpikatroka AVI. Taorian’ny efa nametrahany fialana tsy ho Filoha mpitarika ny Antoko AVI intsony, dia mbola nanamafy indray Atoa N.L. Ratsirahonana fa tsy hilatsaka hofidina na hanaiky hotendrena intsony mihitsy izy, fa « hijanona handray olona any an-tranony sisa. »
La poudrière libyenne : menace aux portes de l’Europe
Située à peine à 300 km des côtes européennes, la Libye est au bord du chaos. Il n’y a plus d’État, plus de pouvoir officiel. Le pays, grand comme trois fois la France, est divisé entre milices ennemies et gouvernements rivaux. Tous s’affrontent pour la reconquête du pouvoir.
Emmanuel Macron annonce un budget militaire de 413 milliards d’euros pour 2024-2030
Modernisation de la dissuasion nucléaire, préparation aux risques d’un conflit de « haute intensité », renforcement dans le domaine des drones… Emmanuel Macron présente vendredi sur la base aérienne de Mont-de-Marsan les grands axes de la future loi de programmation militaire 2024-2030. Suivez en direct le discours du président de la République.
Sébastien Lecornu : « La loi de programmation militaire permet à la France de rester une puissance mondiale »
Le ministre des armées, Sébastien Lecornu, détaille les enjeux de la nouvelle loi de programmation militaire, dévoilée vendredi midi par Emmanuel Macron.
Mahmoud Abbas demande aux USA d’intervenir contre le « programme raciste » d’Israël
Le dirigeant de l’Autorité palestinienne s’est entretenu avec le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, à Ramallah

Le dirigeant de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, a rencontré jeudi le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, à Ramallah, exhortant Washington à prendre des mesures contre les « mesures extrémistes et le programme raciste du nouveau gouvernement israélien avant qu’il ne soit trop tard ».
Selon l’agence officielle de l’AP, WAFA, Abbas a informé Sullivan des « mesures destructrices prises par le nouveau gouvernement israélien dans le but de détruire la solution à deux États et les chances de paix et de stabilité dans la région ».
Selon Abbas, cela inclut « les colonies, les meurtres quotidiens, les raids dans les villes et villages palestiniens et la profanation de la mosquée Al-Aqsa [sur le mont du Temple] et des lieux saints chrétiens et islamiques à Jérusalem ».
Abbas a insisté sur « l’importance pour le gouvernement américain de respecter ses engagements [à savoir] qu’il préserve la solution à deux Etats [Israël et un Etat palestinien côte-à-côte, NDLR] qu’il fasse cesser la colonisation [israélienne] de la Cisjordanie, qu’il préserve le statu quo juridique et historique à Jérusalem », selon un communiqué de la présidence palestinienne.
Abbas a également demandé à M. Sullivan la réouverture de la représentation palestinienne à Washington, fermée sous la présidence de Donald Trump (2017-2021).
USA: Harvard revient sur son refus de nommer un critique d’Israël comme enseignant
, Human Rights Watchs’est dit « très heureux » que l’université ait changé d’avis, après l’avoir accusé d’avoir eu peur il y a quelques semaines de la « réaction » de mécènes pro-israéliens

La prestigieuse université Harvard, dans le nord-est des Etats-Unis, a finalement proposé jeudi un poste d’enseignant-chercheur à l’ancien patron emblématique de l’ONG Human Rights Watch, Kenneth Roth, connu pour ses critiques d’Israël.
Après avoir provoqué une polémique sur la liberté d’enseigner en refusant il y a quelques semaines la nomination de Kenneth Roth à Harvard, le doyen de la faculté Kennedy School de politiques publiques, Doug Elmendorf, a reconnu jeudi dans un courrier interne consulté par l’AFP qu’il avait fait une « erreur ».
L’ancien directeur de l’ONG Human Rights Watch (HRW) parti à la retraite à l’été 2022 va pouvoir enseigner durant une année au Carr Center for Human Rights de la Kennedy School, a admis M. Elmendorf.
Il s’est dit « désolé » que sa décision première de refus « ait pu jeter un doute sur la mission de l’école et l’engagement à un débat ouvert ».
Tout a commencé il y a plusieurs semaines lorsque le magazine The Nation a révélé que M. Elmendorf avait bloqué la nomination de M. Roth pour les prétendus « préjugés anti-Israël » de HRW et les critiques répétées de son patron contre les politiques de l’Etat hébreu.
De fait, la puissante organisation basée à New York, souvent proche des positions de la diplomatie américaine sous administration démocrate en matière de droits humains, avait accusé en 2021 Israël, allié des Etats-Unis, de « crimes d’apartheid et de persécution » contre les Palestiniens.

Fustigeant ce rapport, nombre d’associations politiques juives aux Etats-Unis avaient dénoncé l’ONG, l’American Jewish Committee estimant que HRW flirtait « parfois avec la frontière de l’antisémitisme ».
Les Etats-Unis comptent la plus importante communauté juive au monde après Israël.
Kenneth Roth, qui a dirigé HRW de 1993 à 2022, s’est déclaré « très heureux » que M. Elmendorf ait changé d’avis, après l’avoir accusé dans le journal britannique The Guardian d’avoir eu peur il y a quelques semaines de la « réaction » de mécènes pro-israéliens de l’université Harvard, qui siège depuis 1636 à Cambridge, près de Boston, dans le Massachusetts.
« Le problème des gens pénalisés pour leurs critiques d’Israël ne se cantonne pas à mon cas, mais la plupart des universitaires et étudiants n’ont pas la même capacité de mobilisation », a encore dénigré M. Roth dans un communiqué jeudi.
Dans sa lettre, M. Elmendorf s’est défendu d’être « influencé par les donateurs » de Harvard et qu’il n’y avait pas selon lui de « limite au débat à la Kennedy School sur les droits humains quel que soit le pays ».
(source: fr.timesofisrael.com)
Islam: Le Cheikh Ibn Bayyah, une riposte africaine à l’extrémisme
L’érudit d’origine mauritanienne qui fait autorité dans le monde musulman est l’initiateur de la Conférence pour la paix en Afrique de Nouakchott, désormais un événement très couru sur le Continent.C’est un ballet singulier de personnalités qui a défilé du 17 au 19 janvier 2023, au Palais Al Mourabitoune de Nouakchott, à la périphérie de la capitale mauritanienne, où se déroulait la troisième édition de la « Conférence pour la Paix en Afrique ». Ce forum, rare sur le continent, qui réunit autour de dizaines de sommités religieuses du monde musulman, des politiques, des diplomates, des experts et des journalistes venus du monde entier, est destiné à réfléchir sur les ripostes possibles au phénomène de l’extrémisme.
Signe de l’importance grandissante de cette rencontre, le président nigérian Muhammadu Buhari a assisté à la cérémonie d’ouverture, en présence de son homologue mauritanien Mohamed Ould Ghazouani, tandis que ses homologues Mohamed Bazoum du Niger et Paul Kagamé du Rwanda s’y sont virtuellement invités en délivrant des messages par vidéo. L’initiateur de ce forum est l’érudit d’origine mauritanienne, Cheikh Abdallah Ibn Mahfoudh Ibn Bayyah, 88 ans, basé entre l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, dont la production intellectuelle est très suivie dans le monde musulman où ses avis font autorité. Actuellement président du Conseil de la Fatwa des Émirats arabes-unis, le religieux qui fut longtemps professeur à l’Université du Roi Abdulaziz de Djeddah, a été durant les années 1970 ministre de la Justice dans la régime du père de l’indépendance de la Mauritanie, Moktar Ould Daddah au pouvoir de 1958 à 1978.