Mois: juin 2024
États-Unis : la Louisiane impose l’affichage des «Dix commandements» dans les écoles

Cette première relance le débat sur la séparation de l’Église et de l’État. La grande organisation américaine de défense des libertés ACLU a aussitôt indiqué qu’elle porterait l’affaire devant la justice.
La Louisiane a imposé mercredi 19 juin l’affichage des «Dix commandements» dans toutes les salles de classe de cet État conservateur du sud des États-Unis, une première qui relance le débat sur la séparation de l’Église et de l’État. Le gouverneur républicain de Louisiane, Jeff Landry, a promulgué une proposition de loi qui prévoit cet affichage dans toutes les écoles publiques – de la maternelle jusqu’aux universités – financées par l’État, et ce à partir de l’année prochaine. «Car si l’on veut respecter l’État de droit, alors il faut partir de la loi originelle, celle de Moïse», a-t-il dit lors d’une cérémonie de signature. La loi prévoit que les «Dix commandements» soient affichés sur des posters ou dans un cadre suffisamment «large et avec une police adaptée pour être lisibles».
a grande organisation américaine de défense des libertés ACLU a aussitôt indiqué qu’elle porterait l’affaire devant la justice. «La loi viole la séparation de l’Église et de l’État et est clairement anticonstitutionnelle», a-t-elle dit dans un communiqué. Le premier amendement de la Constitution des États-Unis prohibe l’établissement d’une religion nationale ou la préférence d’une religion sur une autre. D’autres États conservateurs de «la ceinture biblique» du sud des États-Unis ont tenté d’adopter des mesures similaires, mais c’est la première fois qu’un État l’inscrit dans la loi.
(source: lefigaro.fr)
Plus de 1 000 pèlerins sont morts à La Mecque pendant le hadj, alors que les températures dépassent les 50 °C
L’Indonésie, l’Iran, le Sénégal, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie ont signalé des morts parmi leurs ressortissants. Chaque année, des dizaines de milliers de pèlerins vont en Arabie saoudite sans autorisation.

Les fortes chaleurs ont fait plus de 1 000 morts parmi les fidèles réunis à La Mecque, selon un décompte de l’Agence France-Presse, alors que se déroule actuellement le hadj, le grand pèlerinage musulman annuel.
Ce pèlerinage musulman, de vendredi à dimanche, s’est déroulé cette année à quelques jours du début de l’été, dans l’une des régions les plus chaudes du monde. Les températures ont atteint 51,8 °C à La Mecque, la ville la plus sainte de l’islam.
L’Indonésie, l’Iran, le Sénégal, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie ont signalé des morts parmi leurs ressortissants, sans en préciser la cause pour la plupart. Certains pèlerins ont dit avoir vu des corps gisant sur le bord de la route et des ambulances semblant débordées. Sur les réseaux sociaux circulent des photos de personnes disparues et de demandes d’informations.
Le pèlerinage subit de plus en plus les effets du changement climatique, selon une étude saoudienne publiée en mai 2024, qui conclut que les températures sur les sites où se déroulent les rituels augmentent de 0,4 °C tous les dix ans.
De nombreux pèlerins sans autorisation
Chaque année, des dizaines de milliers de pèlerins tentent de participer au hadj sans autorisation officielle, ce qui leur interdit l’accès aux installations climatisées. Selon un des diplomates interrogés par l’AFP, le bilan des morts égyptiens a été considérablement alourdi par la présence de pèlerins qui n’étaient pas munis de ces autorisations.
Ces pèlerins « ont été sans nourriture, sans eau ni air conditionné pendant longtemps », a précisé un responsable égyptien supervisant le pèlerinage pour son pays. Ils sont morts « en raison de la chaleur parce que la plupart d’entre eux n’avaient nulle part » où s’abriter, selon lui.
L’année dernière, plus de deux cents pèlerins avaient péri, la plupart d’Indonésie. Selon le porte-parole du ministère de la santé saoudien, Mohammed Al-Abdulali, plus de 10 000 cas de maladies liées à la chaleur ont été recensés l’année dernière.
Environ 1,8 million de fidèles ont pris part au hadj cette année, dont 1,6 million venus de l’étranger, selon les autorités saoudiennes.
Le hadj, qui consiste en une série de rites codifiés qui se déroulent durant plusieurs jours au cœur de La Mecque et dans ses environs, est l’un des cinq piliers de l’islam. Tous les musulmans sont censés accomplir le hadj
Candidats Firaisankina : Exhortent la HCC à ne pas céder aux pressions

À quelques jours de la proclamation des résultats officiels des législatives du 29 mai par la HCC, les candidats de l’opposition insistent sur l’existence d’irrégularités qui peuvent entacher le scrutin.
Élections truffées de fraudes
Une fois de plus, les candidats de la plateforme Firaisankina, principale force de l’opposition, sont montés au créneau afin de dévoiler au grand jour toutes les manigances et les manœuvres frauduleuses concoctées par les candidats de l’administration durant la période préélectorale mais surtout pendant le jour du scrutin. Hier, au moins 30 candidats des 60 districts où le Firaisankina était présent ont tenu une conférence de presse à l’Hôtel Panorama, Andrainarivo. « Dans certains districts, les candidats du Firaisankina sont en bonne position, selon les résultats provisoires de la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante), mais cela ne nous empêche pas de dénoncer qu’il s’agit des pires élections que le pays ait jamais connues et que les fraudes et les irrégularités ont atteint une importance sans pareil », a fait noter Hanitra Razafimanantsoa lors de sa prise de parole tout en invitant la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) à travailler dans la sérénité et à ne pas céder aux pressions.
Inédit
« Les candidats du Firaisankina n’ont pas la possibilité de perpétrer des fraudes car ils n’ont pas le pouvoir de nommer les membres des bureaux de vote, les membres des SRMV, les délégués de districts ou encore les chefs de districts », se défendait la candidate du Firaisankina du Ier arrondissement de la capitale, avant de préciser que cela est du ressort de l’Etat. En effet, les requêtes qui se trouvent entre les mains des juges de la HCC proviennent de tous bords. Même les candidats du pouvoir, surtout ceux qui se trouvent en mauvaise position, ont crié aux voleurs en accusant les candidats du Firaisankina de fraudes électorales. Un fait inédit. Les candidats du Firaisankina attirent par contre l’attention sur « l’utilisation des agents de l’Etat mais encore les prérogatives de la puissance publique afin d’aider les candidats du pouvoir durant la période de campagne mais aussi et surtout pendant le jour du scrutin ». Ils appellent ainsi la communauté internationale à suivre de près cette situation.
Troubles
Les candidats de l’opposition ont également voulu mettre les choses au clair concernant la mise en place des comités pour la protection du choix des électeurs ou KMSB dans tous les districts. Selon les explications, la mise en place de cette structure répond à un seul objectif. C’est le respect des verdicts des urnes. « Il ne s’agit pas d’un outil afin de fomenter des troubles, contrairement à c’est qu’on essaye de faire croire à la population », a soutenu Me Hanitra Razafimanantsoa en voulant répondre indirectement au discours du président Andry Rajoelina, ce samedi à Toamasina, qui a mis en garde contre toute velléité à fomenter des troubles. En tout cas, les candidats du Firaisankina ne veulent pas se laisser faire. Quoi qu’il en soit, en exhortant la HCC à ne pas céder aux pressions, ils émettent eux-mêmes des pressions sur les 9 juges constitutionnels.
(source: Julien R. – Midi M/kara)
En appellent, dans leur déclaration, aux représentants de la communauté internationale à réagir relativement aux principes démocratiques et pour l’instauration de l’Etat de droit.
Haute Cour constitutionnelle – 1500 requêtes électorales à traiter
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La Haute Cour constitutionnelle (HCC) de Madagascar est en pleine activité depuis la clôture de la réception des requêtes, jeudi dernier. Ces requêtes ont été déposées par les candidats avant et après la proclamation des résultats provisoires des élections législatives par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). La HCC examine ces requêtes avec rigueur, après avoir commencé ce processus par une audience publique en fin de semaine dernière.
Selon des informations officieuses, la HCC aurait reçu environ 1500 requêtes. Ce chiffre significatif montre les contestations massives de cette élection. Ces requêtes viennent aussi bien des candidats déclarés gagnants que des perdants, selon les résultats provisoires de la CENI. Chaque partie affirme avoir été lésée à un moment ou à un autre du processus électoral.
Conformément à la loi, la HCC dispose d’un délai limité pour traiter ces requêtes et proclamer les résultats définitifs. Dans un récent communiqué, la HCC a confirmé que les résultats définitifs seront proclamés au plus tard seize jours après la proclamation des résultats provisoires par la CENI. Comme ces résultats provisoires ont été publiés le 11 juin, la date limite pour l’annonce des résultats définitifs est fixée au 27 juin, soit un jour après la célébration du soixante-quatrième anniversaire du retour de l’Indépendance. Vu le nombre de requêtes à traiter et la charge de travail y afférente, il semble plus que probable que la Haute Cour aille jusqu’à la limite fixée par la loi.
Il faut noter que le rôle de la HCC est crucial dans ce contexte. L’institution peut annuler une élection si des règles essentielles n’ont pas été respectées. Elle examine minutieusement les procès-verbaux des bureaux de vote et peut intervenir d’office en cas de violation des lois électorales.
Cette rigueur est essentielle pour garantir l’intégrité du processus électoral et la légitimité des résultats.
Si la proclamation officielle des résultats se tient à la date citée, la session spéciale de l’Assemblée nationale se tiendra le 9 juillet, conformément à l’article 78 de la Constitution. Cet article stipule que « l’Assemblée nationale se réunit de plein droit en session spéciale le deuxième mardi qui suit la proclamation des résultats de son élection pour procéder à la constitution de son bureau et à la formation des commissions ». Cette session sera une étape importante pour la mise en place des nouvelles structures législatives et le début effectif des travaux parlementaires.
La période actuelle est cruciale pour le paysage politique malgache. La HCC se trouve au centre de l’attention, avec la lourde responsabilité de traiter un grand nombre de requêtes dans un délai strict. Les résultats définitifs, attendus pour le 27 juin, marqueront la fin d’un processus électoral intense et le début d’une nouvelle phase pour l’Assemblée nationale. Les yeux de tous sont tournés vers la HCC.
(source: laverite.mg)
Colloque international de Droit: Mijoro eto Madagasikara ny « Think Tank Le CREDI
Io no nambaran’ny Profesora Razakanaina Jean Claude ho fanohanana ireo « doctorants »mpanao fikarohana momba ny Lalàna, ary koa ny « HDR » (Habilitation à Diriger des Recherches).
Nodimandry Rtoa Adeline Razafinjato Rajaofetra
Maneho ny fiaraha-miory sy mirary fiononana feno ho an’ny Fianakaviana.
Haikintana – Astronomy: « On the Moon again 2024 »
Retour en images sur l’observation de la Lune au Presto Garden – Tana Water Front Ambodivona avec l’association Haikintana – Astronomy, le vendredi 14 Juin et samedi 15 Juin derniers.
North Korea: Putin and Kim Jong Un sign a strategic partnership Pact
Vladimir Putin said Russia and North Korea have ramped up ties to a “new level,” pledging to help each other if either nation is attacked a “breakthrough” new partnership announced during the Russian president’s rare visit to the reclusive state.
Fin de la session d’été du C9 au Vatican

La session de juin du Conseil des cardinaux, la troisième de l’année 2024, s’est achevée ce mardi en fin d’après-midi. Comme lors de la session d’avril, plusieurs femmes ont pris la parole sur différentes thématiques, économiques ou ecclésiales. La prochaine réunion du Conseil se tiendra en décembre 2024.
Vatican News
La réunion du C9, le Conseil des cardinaux institué par le Pape pour l’assister dans le projet de réforme de la Curie romaine et dans le gouvernement de l’Église, s’est achevée ce mardi 18 juin, en présence du Pape François au Vatican. Ce fut la troisième réunion de l’année 2024 après celles de février et d’avril.
Dans un communiqué, la Salle de presse du Saint-Siège fait état de ces deux jours de travaux en la résidence Sainte-Marthe. Ce lundi 17 juin, la réflexion entamée sur le rôle des femmes dans l’Église a été approfondie à partir des paroles de trois femmes.
Déjà connue des cardinaux, après son intervention d’avril, Sœur Linda Pocher, religieuse salésienne et professeur de christologie et de mariologie à la Faculté pontificale des sciences de l’éducation Auxilium de Rome, a introduit ses deux consœurs.
Deux interventions pour ouvrir le débat
Ce lundi, Valentina Rotondi, qui est notamment professeur au département d’économie d’entreprise, de santé et de soins sociaux de la Haute école des sciences appliquées et des arts de la Suisse italienne (SUPSI) et chercheur associé au département de sociologie et au Nuffield College de l’Université d’Oxford, a mis en évidence une vision de l’économie «comme soin et bonne gestion dans le contexte d’une profonde relation intergénérationnelle», rapporte le communiqué de la Salle de presse.
Son intervention devant les cardinaux et François précédait celle de Donata Horak, professeur de droit canonique à l’Etude théologique Alberoni de Piacenza, affiliée à l’Université pontificale Angelicum. Cette dernière a souligné «diverses antinomies, telles que la justice et la miséricorde, le pouvoir consultatif et le pouvoir délibératif, le principe hiérarchique et l’ecclésiologie de communion, la démocratisation et le modèle monarchique, dans le contexte d’une réflexion plus large sur le droit canonique».
Les thèmes proposés lors de ces deux discours ont été le point de départ et l’objet de réflexion des cardinaux tout au long de la journée de lundi.
Protection des mineurs et conflits
Ce mardi, changement de thématiques: les cardinaux ont repris leurs échanges sur la protection des mineurs face au scandale des abus. Ils ont parler les rapports du cardinal O’Malley, «sur les perspectives ouvertes par les travaux de la Commission pour la protection des mineurs en matière de sauvegarde, et du cardinal Gracias, qui a approfondi l’activité et le mode de fonctionnement des Conférences épiscopales».
Los Angeles va bannir les smartphones à l’école

Le deuxième plus grand district scolaire du pays s’est prononcé en faveur de leur interdiction dans les écoles publiques de la ville. L’État de Californie veut en faire autant pour limiter leur impact sur la santé mentale des élèves.
Le district scolaire de Los Angeles s’est prononcé mardi 18 juin en faveur d’une interdiction totale de l’usage des smartphones dans les écoles publiques de la ville. Une décision annoncée au moment où le gouverneur de Californie, État le plus peuplé des États-Unis, veut bannir l’usage de ces appareils à l’école, pour limiter leur impact sur la santé mentale des élèves.
À Los Angeles, qui gère le deuxième plus grand district scolaire du pays, l’administration va devoir élaborer un plan pour empêcher l’usage des téléphones portables et des réseaux sociaux tout au long de la journée. «Les écoles qui ont déjà mis en place une journée sans téléphone font état de résultats incroyables: les enfants sont plus heureux, ils se parlent, leurs résultats scolaires sont meilleurs», a expliqué Nick Melvoin, membre du conseil d’administration du district, qui a proposé l’interdiction. «Je pense donc qu’il s’agit d’une idée dont le temps est venu», a-t-il ajouté.
Sa résolution mentionnait des recherches selon lesquelles l’utilisation excessive du téléphone portable est associée à une augmentation du stress, de l’anxiété, de la dépression, des problèmes de sommeil, des sentiments d’agression et des pensées suicidaires chez les adolescents. Les études ont également démontré une amélioration des résultats scolaires pour ceux qui n’utilisent pas de smartphone.
Un rare sujet de consensus
Berceaux des réseaux sociaux, les États-Unis, sont de plus en plus inquiets quant à leur impact sur la vie des jeunes Américains. Lundi, le médecin chef du pays, Vivek Murthy, a signé une tribune dans le New York Times pour réclamer des messages de prévention, comme sur les paquets de cigarette. Il réclame que les plateformes publient des avertissements clairs «pour alerter des dangers importants qu’ils représentent pour la santé mentale des adolescents.» Passer plus de trois heures par jour sur les réseaux sociaux double le risque de provoquer des symptômes liés à la dépression et à l’anxiété chez les adolescents, rappelle le docteur. À l’été 2023, écrit ce responsable, les jeunes passaient environ 5 heures par jour sur ces applications.
Le gouverneur de Californie Gavin Newsom a invoqué cette tribune mardi pour annoncer vouloir interdire l’utilisation des smartphones à l’école dans l’ensemble du «Golden State». Un projet qui devra d’abord être approuvé par les parlementaires locaux de cet État démocrate. Dans une Amérique de plus en plus polarisée, il s’agit d’un des rares consensus transpartisans. La Floride, dirigée par la bête noire de Newsom, le républicain Ron DeSantis, a par exemple interdit l’usage du smartphone à l’école l’an dernier. Des projets similaires sont en cours en Oklahoma, au Kansas, au Vermont, en Ohio, en Louisiane et en Pennsylvanie.
(source: lefigaro.fr)
