La diaspora devrait constituer un atout important dans le développement. Et ceci passera par la disposition d’une connaissance fine les concernant. En effet, avec l’appui de l’Union européenne, la Direction de la Diaspora et des Questions migratoires au sein du ministère des Affaires étrangères a initié une étude sur le profilage des compétences de la diaspora en France et en Suisse. Cette étude, mise en œuvre par le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD), a pour objectif de pouvoir mobiliser l’expertise de la diaspora malgache à travers la valorisation de leurs expériences, compétences et savoirs-faire.
Un réservoir de cadres et de personnel hautement qualifiés. À entendre le ministère des Affaires étrangères, la diaspora en France et en Suisse est hautement qualifiée et dispose d’expertises qui sont mobilisables. En effet, une large majorité est composée de cadres et de professions intellectuelles supérieures. Les domaines qui dominent sont les services, l’administration, l’éducation, la santé et l’industrie. La majorité des répondants à l’enquête a un attachement pour Madagascar et se dit prête à apporter sa contribution au développement du pays, indique-t-on. Les résultats de l’étude seront capitalisés afin de mieux engager la diaspora dans le développement de Madagascar. Le profilage des compétences de la diaspora en France et en Suisse est un projet pilote, la Direction de la Diaspora et des Questions migratoires compte répliquer l’exercice dans d’autres pays, rapporte le MAE.
Nisy nitifitra ny fiara nentin’ny Ben’ny Tanàn’ Antananarivo. Misy hiteny hoe tafahoatra raha oharina amin’ny nitifiran’ny sasany ny Kolonely Ratsimandrava, tamin’ny febroary 1975. Ny tiako hisarihana ny saina dia hoe Mpitondra ambony eto amin’ny firenena, satria tsy tsinontsinona izany Lehiben’ny Renivohitr’ i Madagasikara izany, no misy mifofo ny ainy. Simba ny toe-tsaina eto Madagasikara. Nahilika ombieny ombieny, efa am-polo taona maro, ny fianarana sy ny fitaizana ary ny fahalalam-pomba. Ny vola aman-karena no nasandratra ho Andriamanitra kely ivavahana, ka izay fomba rehetra hanangonana vola no imatimatesana : halatra, risoriso, vono olona. Sehatra maro no anjakan’ny vola. Diplaoma hosoka, Fitsarana tsy ara-drariny, Fandriampahalemana sandaina harena.
Ny fanaovana politika indrindra indrindra dia tsikalakalam-bola sisa, ka na tsy manam-pahendrena aza, na tsy manana sombin-pahalalana akory aza, na tsy mandraharaha ny hoe tombontsoa iombonana aza, dia mety ho lany rehefa manan-katao hividianana ambongadiny ny vato. Manodidina ny politika, izay lasa fahefana fotsiny sisa, dia mitana toerana lehibe ny hery : saingy hery miray tsikombakomba amin’ny fanararaotana maro samihafa, sa hery mba tandroka aron’ny vozona itokian’ny vahoaka ? «Ny fanahy no olona», hoy ny Ntaolo. Very anefa ny fanahy, very fanahy ny fiaraha-monina ankehitriny.
Tantara nozarain’i Prof. Rapelanoro Aimé ity manaraka ity. Ny Raibeny sy Renibeny, avy amin’ny Reniny, dia taranak’i Rarasikarena-Zokiny. Araka ny ambarany : «Tsiahin’ampahan-tantara iray tsy dia heno na koa efa voasoratra, mba tsy ho very nohon’ny fanadinoina, mba tsy ho lovan-tsofina hiany fa hisoratra». Hoy Raonimalazan’Andriamanompolanitra.
Fantatra fa isan’ny mandrafitra ny maha malagasy antsika, sy maha Firenena tokana antsika, nefa marolafy, ny tantaram-piaviana sy Firazanana. Misy izany ny tsara ho marihina sy zaraina, na dia mazàna aza misy ny fisalasalana eo amin’ ny mpitahiry tantaram-pianakaviana sy tetiharana. Satria hoy ny fiteny hoe «Aza be resaka sy be tantara eo, fa sao angalarin’olona eo ny tantarantsika».
Raha miresaka an’ny Fivondronan’i Fandriana isika, ao amin’ny Faritra amoron’i Mania, izay manana ny hasi-taniny, hoe «Fisakana tsa hanim-boay», dia mazàna zavatra roa no tsikaritra satria voateny matetika sy voizin’ny serasera, ofisialy mazàna :
– «Ny ao Fandriana ao tsa Betsileo, fa Merina ny ankamaroany, ary tsa misy izany Betsileo avaratra sy atsimo izany, fa aty Fianarantsoa hiany no misy azy ».
C’est en chants et danses dans le stade Moses Mabhidade de Durban que s’est déroulé samedi, l’intronisation officielle du nouveau souverain des Zoulou, Misuzulu Zulu, âgé de 48 ans. Il succède à son père, le roi Zwelithini, décédé en mars 2021, après plus de 50 ans de règne.
L’événement sonne le glas d’une année d’âpres querelles fratricides sur la succession royale. Le monarque a promis de promouvoir « la paix et la réconciliation » et d’être un « catalyseur » du développement.
« Je comprends que l’histoire m’a choisi en ce moment, alors que la nation zouloue et d’autres nations sont confrontées à plusieurs défis. Parmi ces défis figurent la pauvreté, le chômage, un déficit de confiance dans le gouvernement et les structures de leadership traditionnelles, les catastrophes liées au changement climatique, l’effondrement économique, l’insécurité alimentaire, les maladies liées à la famine qui ne ravagent pas seulement notre peuple mais aussi nos économies. », a déclaré le roi de la nation zouloue.
Bien que le titre de roi ne confère pas de pouvoir exécutif, les monarques exercent une grande influence morale sur plus de 11 millions de Zoulous, qui représentent près d’un cinquième de la population sud-africaine de 60 millions d’habitants.
C’est le président sud-africain a remis un certificat géant encadré reconnaissant officiellement Misuzulu Zulu comme »le seul roi de la nation zouloue ». C’était en présence du roi le roi Mswati III d’Eswatini, par ailleurs, oncle du nouveau souverain.
Cyril Ramaphosa a reconnu, »un moment historique qui n’arrive qu’une fois dans une vie ». Et d’ajouter » beaucoup d’entre nous ne le verront plus jamais », a déclaré Cyril Ramaphosa. Le dernier couronnement d’un roi datant de plus d’un demi-siècle.
Les rois zoulous sont les descendants du roi Shaka, leader du XIXe siècle toujours vénéré pour avoir unifié une grande partie du pays sous le nom de nation zouloue, qui a mené des batailles sanglantes contre les colonisateurs britanniques.
Dans son livre, «Neuf ans à Madagascar» (Hachette, 1908, pp.27-28), le général Gallieni est sévère concernant les dernières années de ce qu’il nomme dédaigneusement «la cour d’Emyrne». Son inventaire à la Prévert sonne comme un réquisitoire : les incapables successeurs d’Andrianampoinimerina et de Radama I (…) Une tyrannie sans contrôle et sans frein se substitua à l’autorité forte, mais raisonnable des premiers rois (…) un pseudo-gouvernement, sans foi ni lois, où tout était livré au désordre, aux exactions, à l’anarchie (…) l’impôt, une main-mise arbitraire sur les biens des particuliers (…) les travaux publics, des corvées au seul profit des nobles et des riches (…) aucune route dans un intérêt général (…) une façade dépourvue de toute organisation intérieure sérieuse (…).
La seule réussite que Gallieni reconnaît à la «cour d’Emyrne», pour aussitôt regretter que l’Occident en ait pu être dupe, c’est «une diplomatie astucieuse» : «Cependant, ainsi qu’il arrive souvent chez les Orientaux, une diplomatie astucieuse et sans scrupule avait réussi aux yeux des étrangers à masquer les misères de la situation intérieure. Les nations civilisées conservaient ainsi l’illusion que Madagascar possédait un gouvernement digne de ce nom, et ce mot sonore : « la cour d’Emyrne » éveillait en Europe et ailleurs l’idée d’une puissance lointaine, solidement assise et organisée. Les correspondances de Napoléon III vers 1860 témoignent que le Gouvernement français traitait avec les souverains de Tananarive dans les mêmes formes qu’avec les autres chefs d’État.
A la même époque, l’impératrice Eugénie écrit personnellement à Rasoherina et l’entretient «de la haute mission que Dieu a confiée aux rois et de l’oeuvre grandiose qu’elle peut et doit accomplir à l’aide du pouvoir immense qu’elle détient ». Vingt-cinq ans plus tard, pendant la période de tension qui précéda la guerre de 1883-1885, une ambassade du Gouvernement hova, conduite par Ravoninahitriniarivo, ministre des Affaires étrangères, fut reçue solennellement par les chefs d’État des plus grandes puissances, en France, en Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis, et passa avec eux des traités en règle».
Quoi qu’il en soit, c’est en vertu de cette «diplomatie astucieuse», ces «mêmes formes qu’avec les autres chefs d’État», ces «traités en règle», que le général de Gaulle prononça sa phrase du 22 août 1958. Depuis Mahamasina, et avisant le palais de Manjakamiadana, l’homme d’une «certaine idée» de la France avait proclamé : «Demain, vous serez de nouveau un État, comme vous l’étiez, quand ce palais de vos rois, là-haut, était habité par eux». C’est grâce à cette vieille «diplomatie astucieuse» que «la cour d’Emyrne» avait su arracher à la cette même France, l’article 12 du traité du 17 décembre 1885 reconnaissant sa souveraineté sur Madagascar : «COMME PAR LE PASSÉ» C’est encore grâce à cette vieille «diplomatie astucieuse» que la Princesse royale d’Angleterre est venue à Madagascar commémorer le bicentenaire du traité du 23 octobre 1817 entre Radama et Farquhar, le Gouverneur britannique de l’île Maurice (*). Que le centenaire du traité américano-malgache du 12 mars 1883 avait été marqué par la publication d’un livret édité par les soins de l’Agence d’information des États-Unis. Et qu’à l’occasion des 135 ans du traité germano-malgache du 15 mai 1883, l’ambassadeur d’Allemagne souligna que ce traité avec Madagascar avait été le premier conclu par l’Allemagne en Afrique. Fiction diplomatique, demi-vérité historique ou réelle succession d’États : «diplomatie astucieuse».
Tontosa soa aman-tsara androany ny fametrahana fehezam-boninkazo teny Antaninarenina misy ny tsangambato fahatsiarovana ny nitifirana azy ireo teo akaikin’io toerana io.
Betsaka ny fanehoan-kevitra na fanadihadiana mampitaha ny toetra, ny fahaizana, ny asam-panjakana natao, ny fiainana ankapoben’ny Jeneraly sy ny Printsy mihitsy, hatramin’ny teny Anatirova ka hatreo amin’ny fotoana nitifirana azy ireo. Ary saika mampisongadina lavitra hatrany an-dRainandriamampandry izy ireny.
Tsara ho marihina eto fotsiny fa teraka taona iray izy ireo (1836), nisy fotoana niaraka nianatra, nifanerasera teny Anatirova sy tamin’ny raharaham-panjakana ary dia niaraka notifirina koa !
Ireo; Komity mpikarakara sy Solontenam-pianakaviana [ankavia: Profesora Ranjatohery Harilala, Rajaonah José Emmanuel -, ankavanana: Rajaonah Ange A., Ralandison Fenosoa Harivola, Rabezato Andriantsilavo Guy], notronin’reo Solontenan’ny Foko avy any amin’ny Faritra eto amin’ny Nosy.Efa tany an-tsain’i Galliéni raha vao nigadona kelikely teto hono ny hitsara, hanameloka ho miray tsikombakomba amin’ny Menalamba sy hampitifitra ampahibemaso olona ambony anankiroa (Andriana sy Hova) mba ho anatra sy fampitahorana ho an’ny sisa.
Tsy nisy fihambahambana ny nisafidianany ny Printsy Ratsimamanga, lehiben’ny Zanakandriana, hotifirina. Ny Printsy Ramahatra moa dia isan’ny tena nandentika azy.
Fa ny Hova kosa dia nisalasala : izy na Rasanjy (Tsimahafotsy) na Rainandriamampandry (Tsimiamboholahy). Koa raha nakany hevitra hono ny fonksiônera frantsay iray efa ela teto sady tena nitokisan’i Galliéni dia niteny tahatahaka izao :
« Rasanjy dia olona matim-bola sy voninahitra, vonona hamadika ny tanindrazany amina vola kely ka azontsika ampiasaina amin’izay ilavana azy.
« Rainandriamampandry kosa dia hajain’ny rehetra ary deraiko manokana ny toetrany sy ny fahazotoany miasa ary ny fitiavan-tanindrazana nananany. « C’EST, INCONTESTABLEMENT, LA PLUS BELLE CONSCIENCE DE TOUT LE PAYS« .
« Tsy atahorana intsony i Rainandriamampandry ankehitriny fa efa manaiky ny fandaminana vaovao izay nanendrentsika azy ho minisitry ny Atitany. Nefa koa tsy afaka manantena hafanam-po diso tafahoatra (« zèle éclatant ») na tsikombakomba ilaina (« complaisances nécessaires ») aminy isika.
« Koa raha ny hevitro dia aleo Rasanjy hotendrena Praiminisitra, fa Rainandriamampandry kosa hotifirina« .
Dia iny notifirina iny moa ny Jeneraly Rainandriamampandry 16 voninahitra sy ny Printsy Ratsimamanga ny sabotsy 15 ôktôbra 1896 ! Ramasindrazana anabavin-dRatsimamanga kosa dia nalefa sesitany.
Tsy toeratoeram-poana io Rovan’Antananarivo io. Moa tsy izany indrindra no mahataitaitra izay Filohan’ny Repoblika nifandimby mba mikisikisina aminy, na dia dradraina aza fa efa «Fanjakana repoblikana» (!) izao ? Ka rehefa tsy toeratoeram-poana, aoka hajaina ny fomba nitondran’ny Razana azy fa tsy hamoromporona zavatra manafintohina sady mampandainga ny Tantara. Ny Rova, averina ihany, tsy trano sy lapa fotsiny, fa fasana indrindra koa. Misy razan’ny Andriamanjaka nafenina (fa izany no fombam-pitenenana amin’ny Andriamanjaka) ao, ary mbola misy taranaka velona ankehitriny.
Tsy azo tsotsorina fotsiny hoe «Mozea» io sisa fa tsy Rovan’ny Andriana intsony. Gallieni no nanafoana ny Fanjakan’Andriana ary nandefa an-tsesi-tany ny Mpanjaka Ranavalona III, ny alin’ny 28 febroary 1897. Saingy, fantatr’ i Gallieni tsara fa tsy inona izay taratasy miohatra amin’ny Tantara an-jaton-taona maro tsy ho voafafa am-po sy an-tsaina anaty indray mi-pimaso. Izany no nanafongarany ireo Razana rehetra tao amin’ny Fitomiandalan’ Antananarivo (Andrianjaka sy Andriamasinavalona no fantatra indrindra), ny tany Ambohimanga (Andrianampoinimerina sy Ranavalona I ary Ranavalona II no fantatra indrindra), ary ny tao Ilafy (Radama II), ka io nakisany nianavaratra io ny Fitomiandalana tamin’ny 14 marsa 1897. Na nafindra aza anefa ny Masina (fa izany no fomban-tany fiantsoana azy), na nodorana aza ny Rova, misy vovok’Andriamasinavalona sy ny taranany ao Anatirovan’Antananarivo. Tamin’ny 31 oktobra 1938, rehefa nampodiana an-Tanindrazana ny taolambalon-dRanavalona III izay niamboho tany Alger ny taona 1917, dia nakarina ihany koa tao Anatirova. Ny gazety tamin’izany andro izany dia samy nampisongadina fa tomefy olona ny lagara Soarano sy ny lalana nolalovan’ny Razana hatrany Anatirova. Vahoaka tonga nanome haja farany ny Mpanjakany, nahatsiaro sady nanembona ny Tantara, na nisy Gallieni na tsy nisy Gallieni, na Repoblika na tsy Repoblika.