Après la suspension des cours vendredi dernier dans plusieurs CISCO, une reprise des cours est annoncée à partir de ce jour.
Les événements des derniers jours et le climat de tension ont conduit les responsables d’établissements scolaires et universitaires à prendre les mesures nécessaires pour la sécurité des élèves et étudiants. Aussi les responsables d’établissements ainsi que les autorités ont multiplié les démarches d’informations des parents d’élèves et des étudiants sur la suspension des cours en fin de semaine dernière, renforcée par les autorités, et effective pour les circonscriptions scolaires (CISCO) d’Antananarivo Renivohitra, Avaradrano, Atsimondrano, Ambohidratrimo et Antsirabe I depuis le vendredi 26 septembre. Hier après-midi, 28 septembre, l’OMC NAT a annoncé la reprise des cours pour les collèges et lycées dans ces CISCO à partir de ce jour.
La majorité des établissements privés, de leur côté, optent pour le maintien de la suspension des cours. Il en est de même pour la majorité des universités privées. Pour l’Université d’Antananarivo en particulier, la communauté universitaire a été informée de la fermeture des zones pédagogiques depuis le 26 septembre 2025, et par conséquent, la suspension jusqu’à nouvel ordre, de toutes les activités académiques : cours, soutenances, examens de repêchage, réception des dossiers pour les concours d’entrée.
Une grève générale annoncée pour ce jour. Les manifestations à Antananarivo et dans les certaines grandes villes s’enchaînent, après une trêve hier. La vie quotidienne reprend petit à petit, malgré les impacts des tensions dans de nombreux domaines. Pour l’éducation, les cours ont été suspendus vendredi dernier, une mesure de sécurité prise par l’Organe mixte de conception national (OMC-Nat).
Des parents d’élèves et des responsables d’établissements ont pourtant anticipé la suspension des cours depuis jeudi dernier. Une décision pérennisée en ce début de semaine par divers établissements privés. C’est le cas des écoles, collèges et lycées français d’Antananarivo ainsi que certains établissements catholiques, à l’exemple de l’ESCA/ ESSCA, le lycée Maria Manjaka Andohalo, le collège Saint Michel Amparibe, etc. La reprise ou non des cours dépendra de l’évolution de la situation, selon les informations publiées.
Reprise pour les collèges et lycées
Alors que bon nombre d’établissements ont pris l’initiative de suspendre les cours ce lundi, l’annonce de l’OMC-Nat est sortie en fin d’après-midi pour trancher sur la reprise des cours pour les élèves de collèges et lycées à partir de ce 29 Septembre 2025. Une décision qui s’applique pour les circonscriptions scolaires d’Antananarivo-ville, Atsimondrano, Avaradrano, Ambohidratrimo et Antsirabe. Comme mesure d’accompagnement, les forces de l’ordre s’assureront de la sécurisation des établissements. L’OMC-Nat lance également un appel à toutes les parties prenantes pour faciliter la circulation des élèves, des enseignants et des personnels administratifs. Questionnée à ce sujet, la Directrice d’un collège privé sis à Tsimbazaza maintient sa décision initiale de suspendre les cours pour ce lundi, malgré l’annonce officielle. « La sécurité des élèves prime pour nous. Mieux vaut prévenir que guérir…», a-t-elle lancé. Affaire à suivre!
Nommé en juillet à la tête de la Télévision Malagasy (TVM), Kevin Deris a annoncé ce matin sa démission. Une décision prise après avoir reçu des menaces directes sur les réseaux sociaux.
Arrivé à la direction générale de la TVM il y a à peine deux mois, Kevin Deris a choisi de mettre fin à son mandat. Dans une déclaration publique faite tôt ce matin, il a expliqué les raisons de son départ. « Suite aux menaces que j’ai reçues sur les réseaux sociaux, la sécurité de mes proches et la mienne est aujourd’hui ma priorité », a-t-il déclaré.
Son annonce intervient dans un contexte de forte tension politique et sociale, marqué par des manifestations, des pillages et des actes de vandalisme dans plusieurs quartiers de la capitale. Pour lui, la protection de ses proches l’emporte désormais sur ses responsabilités professionnelles.
Un climat d’incertitude
Le poste de directeur de la télévision nationale reste particulièrement exposé, surtout dans une période où l’information est au cœur des débats publics. Les menaces proférées contre Kevin Deris reflètent un climat de pression qui pèse sur les institutions médiatiques. Sa décision, prise « pour des raisons de sécurité », met en lumière la vulnérabilité des responsables publics dans la situation actuelle.
Aucun successeur n’a encore été annoncé par les autorités compétentes. La TVM devra assurer la continuité de ses programmes dans un contexte tendu, alors que la population attend des informations fiables sur les événements en cours.
En quittant son poste, Kevin Deris a rappelé que la sécurité des familles et des individus devait primer sur toute autre considération. Son départ soudain laisse toutefois de nombreuses interrogations sur la stabilité de la télévision nationale dans les jours à venir.