L’annonce a été faite, mardi, lors d’une cérémonie symbolique d’allumage de la vasque du Coliseum, le stade olympique de la mégapole, qui a déjà abrité les Jeux olympiques de 1932 et 1984. La billetterie ouvre mercredi.
Le Coliseum après l’allumage de la cérémonie symbolique d’allumage de la vasque olympique, à Los Angeles, le 13 janvier 2026. DAMIAN DOVARGANES / AP
A la veille de l’ouverture de la billetterie pour les Jeux olympiques (JO) de Los Angeles, en 2028, les organisateurs ont annoncé, mardi 13 janvier, qu’« un million » de billets à 28 dollars (environ 24 euros) allaient être mis en vente. « L’accès à ces Jeux doit être abordable et inclusif », a promis le président de LA28, Casey Wasserman, lors d’une courte cérémonie symbolique d’allumage de la vasque de l’emblématique Coliseum.
Environ 300 anciens athlètes olympiques et paralympiques ont été réunis pour l’occasion devant l’enceinte centenaire, qui accueillera pour la troisième fois les JO d’été, après 1932 et 1984. Le début de la cérémonie d’ouverture et les épreuves d’athlétisme s’y dérouleront.b Lire la suite »
Cinq Centres de Traitement et d’Isolement (CTI) viennent d’ouvrir à Antananarivo pour accueillir, soigner et isoler les personnes touchées par le Mpox.
Le gouvernement renforce ainsi la lutte contre la maladie et cherche à limiter sa propagation dans la capitale. « Grâce à cette initiative, les habitants peuvent accéder plus facilement aux soins tout en réduisant les risques de contamination » selon le Professeur Mamy Randria, porte-parole du ministère de la Santé publique.
Les cinq CTI se répartissent dans différents quartiers stratégiques : l’Hôpital d’Andohatapenaka, les centres d’Itaosy, d’Anosiala, de Bongatsara et d’Anosiavaratra. Chaque structure dispose d’équipements nécessaires pour assurer le suivi médical et l’isolement des malades jusqu’à leur guérison. Ce dispositif permet de rompre la chaîne de transmission et d’offrir un environnement sûr aussi bien pour les patients que pour les soignants.
Une riposte souple et réactive
Selon le Professeur, toute personne présentant des signes suspects ou ayant été en contact avec un malade peut se rendre dans ces centres. Les équipes médicales réalisent les examens nécessaires pour confirmer ou écarter une infection. « Le diagnostic rapide aide à contenir le virus et à protéger les proches », souligne-t-il. Le ministère prévoit d’ajuster le nombre de centres selon l’évolution de la situation sanitaire. Les responsables sanitaires multiplient en parallèle les actions d’information et de prévention afin d’encourager la population à signaler rapidement tout cas suspect.
Les habitants des autres régions peuvent contacter le Directeur Régional de la Santé (DRS) pour connaître les structures disponibles dans leur zone. Un numéro vert, 910, reste ouvert pour obtenir des renseignements ou signaler un cas. Grâce à ces mesures, le gouvernement renforce la vigilance sanitaire et soutient les efforts des équipes médicales.
Monseigneur Modeste Randrianifahanana, évêque auxiliaire de l’archidiocèse d’Antananarivo, appelle à la réactivation de la Commission Justice et Paix face aux risques qui pèsent sur le pays.
L’évêque auxiliaire de l’archidiocèse d’Antananarivo a appelé à la réactivation de « Justice et Paix ».
« Il faut restaurer et rendre opérationnelle la Commission Justice et Paix. » Tel est l’appel lancé par Monseigneur Modeste Randrianifahanana lors de la messe célébrée dimanche au Petit séminaire d’Ambohipo. Selon l’évêque, le pays est exposé à de graves dérives s’il venait à être dirigé par des personnes peu scrupuleuses.
Pour étayer ses propos, il s’est référé à une déclaration de la Conférence des évêques de Madagascar, faite avant l’élection présidentielle de 2023, selon laquelle « les bonnes personnes ne sont pas prêtes, tandis que les mauvaises le sont déjà ». Une mise en garde qui souligne l’importance de la vigilance citoyenne et de l’engagement moral dans la vie politique.
« Le pays est en danger s’il tombe entre les mains de mauvaises personnes. C’est pourquoi il faut restaurer la Commission Justice et Paix », a-t-il insisté.
Organe de l’Église catholique, la Commission Justice et Paix a pour mission de promouvoir la justice, la paix et le respect des droits humains. Elle analyse la situation sociale et politique, sensibilise les citoyens à leurs droits et responsabilités, et formule des recommandations éthiques face aux menaces pesant sur le bien commun. Sans être un parti politique, elle joue un rôle de veille morale et citoyenne, rappelant aux dirigeants leurs obligations envers la population.
Le secteur énergétique malgache s’apprête à franchir une étape déterminante pour sa stabilité financière avec l’intégration imminente de nouvelles capacités renouvelables au sein du Réseau interconnecté d’Antananarivo. D’ici la fin de ce mois de janvier, une injection massive de 43,5 MWc d’énergie solaire est attendue, provenant des parcs photovoltaïques récemment implantés à Ambatomirahavavy, Ilafy, Mangatany et Ampangabe. Le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, Ny Ando Jurice Ralitera, a précisé lors d’une émission spéciale que cette opérationnalisation constitue un levier économique majeur pour réduire la dépendance aux centrales thermiques, dont le coût en carburant grève lourdement le budget de l’État.
Cette transition vers le solaire n’est pas seulement technique, elle vise à assainir les comptes de la Jirama en substituant une énergie coûteuse par une source founies gratuitement par le soleil. Selon le ministre, le véritable défi réside dans le système lui-même, et ces mesures d’urgence sont conçues pour offrir une bouffée d’oxygène aux industries locales qui subissent les contraintes des délestages. En augmentant la part du renouvelable, les autorités espèrent non seulement stabiliser la fourniture électrique mais aussi créer un environnement plus propice à l’investissement privé, garantissant ainsi une capacitée de production capable de soutenir la croissance industrielle de la capitale et de ses environs immédiats. Ce renforcement de la puissance disponible est perçu comme un signal fort envoyé aux acteurs du secteur productif, pour qui l’énergie est le moteur principal de toute activité rentable et pérenne.
« Dans notre culture malgache, on est fataliste, on dit qu’on attend que Dieu nous éclaire et guide nos dirigeants qui, eux, ont toujours joué sur cette manière de penser. » « On ne peut pas développer un pays comme Madagascar en laissant de côté 80% de sa population. » « Est-ce que si Mamy n’avait pas atterri à Maurice en quittant Madagascar, les autorités mauriciennes auraient ouvert une enquête contre lui ? »
Notre invité de ce dimanche est Patrick Ratsimba Rajaonary, businessman, politicien et observateur de la vie politique malgache. En vacances à Maurice pour les fêtes de fin d’année, il a accepté de répondre à nos questions sur l’évolution de la situation politique dans la Grande Ile et, forcément, sur l’arrestation de son compatriote, l’homme d’affaires Maminiaina Ravatomanga, alias Mamy .
O Commençons par les présentations : qui êtes-vous, Patrick Ratsimba Rajaonary ?
— Un Malgache né et élevé en France qui a choisi, à l’adolescence, de revenir vivre à Madagascar. J’étais heureux de revenir à Madagascar, d’une part, parce que comme beaucoup de jeunes Africains à l’époque en France, j’avais subi le racisme et j’estimais que je serais mieux chez moi, et j’ai juré de ne jamais prendre la nationalité française, et j’ai tenu parole, au grand dam de ma famille. J’ai fait une partie de mes études à Madagascar, puis je suis reparti en France pour faire HEC, après je suis rentré en France et je me suis lancé dans le business.
O En commençant par le papier puisque vous avez racheté les Papeteries de Madagascar que vous avez développées.
— Entre autres. J’ai toujours voulu être dans le monde des affaires, tout en étant mon propre patron parce que j’ai un esprit assez rebelle qui ne supporte pas qu’on lui dise quoi faire. J’ai pu racheter cette société étatique malgache et américaine grâce à l’aide d’un ami mauricien que je ne nommerai pas et qui est parti, qui avait une vision pour le développement de cette partie de l’océan Indien. Les papeteries de Madagascar, Pap Mad, sont devenues la seule industrie de ce genre de la région et le fournisseur de papier pour le pays. Par la suite, j’ai eu et réalisé d’autres projets, parfois en collaboration avec Maurice où j’ai siégé sur différents boards. J’ai failli – avec l’appui de sociétés mauriciennes et le soutien de banques de la Malaisie – racheter la cimenterie de Madagascar, mais le projet a capoté parce que le président Didier Ratsiraka n’était pas d’accord avec le fait qu’en tant que président du syndicat des industries de Madagascar, je critiquais sa politique économique.
O Comment est-ce que vous êtes arrivé en politique à Madagascar ?
— À l’époque, je n’étais pas entré en politique, malgré le fait que j’ai été conseiller du Premier ministre de l’époque. Disons que j’étais beaucoup plus un opérateur qui s’intéressait à la vie publique. L’un des gros problèmes de Madagascar c’est que ceux qui ont fait des études – je n’aime pas utiliser le terme intellectuel –, qui ont des valeurs, des idées, une vision du pays et doivent intervenir dans la vie publique, ne le font pas, ne s’expriment pas de façon permanente. Sans être méchant, je dirais que de par notre culture, les Malgaches ont une personnalité cynique qui respecte les aînés, ceux qui détiennent l’autorité et sont dans un louvoiement permanent. La preuve, en 60 ans d’Indépendance, on a eu des crises politiques tous les 15 ans. Lire la suite »
L’Université d’Antananarivo a remis, ce lundi, le titre de Docteur Honoris Causa au Professeur Alain Mérieux, fondateur de la Fondation Mérieux, lors d’une cérémonie solennelle dans la salle des Présidents à Ankatso. Cette distinction salue plus de cinquante années d’engagement dans la lutte contre les maladies infectieuses et un partenariat durable avec Madagascar. . Cette distinction vient couronner un engagement de longue haleine : avec plus de 250 publications et des centaines de projets soutenus, le Dr Alain Mérieux s’est imposé comme une figure majeure de la santé publique mondiale.
Depuis 2007, la Fondation Mérieux déploie dans le pays une action de terrain visant à renforcer le système de santé. Son premier axe consiste à améliorer l’accès au diagnostic médical grâce à la mise en réseau et à la réhabilitation des laboratoires de biologie, permettant des analyses fiables jusque dans les régions les plus reculées. La formation et la recherche occupent également une place centrale, en particulier à travers des programmes menés en partenariat avec l’Université d’Antananarivo.
L’inauguration, en 2025, du nouveau bâtiment du Centre d’Infectiologie Charles Mérieux (CICM) symbolise cette dynamique, offrant un espace moderne dédié à l’enseignement et à la recherche. Sur le plan de la santé publique, la Fondation renforce la surveillance épidémiologique, notamment contre la tuberculose et les infections respiratoires, et soutient la recherche locale dans des domaines tels que l’épidémiologie tropicale et la lutte contre l’antibiorésistance. Son approche inclut également des initiatives sociales, comme le partenariat avec l’association Akamasoa pour l’éducation et la santé mère-enfant. Par ailleurs, la Fondation organise des échanges internationaux et des transferts de compétences, intégrant Madagascar dans un réseau mondial de santé. Lors de la cérémonie, le recteur de l’Université d’Antananarivo, Professeur Ranaivoarison, a salué « un scientifique d’exception » et « un partenaire fidèle » dont l’action a contribué à renforcer les capacités locales en microbiologie et infectiologie. Après avoir reçu la toge universitaire et son diplôme, le Dr Alain Mérieux a réaffirmé que la coopération internationale et le partage du savoir constituent « le meilleur rempart contre les fléaux infectieux », tout en exprimant sa volonté de poursuivre ses actions aux côtés des équipes malgaches.
La découverte récente des cas de Mpox (variole du singe) a rapidement fait basculer le pays dans un état de vigilance sanitaire accrue. Quelques jours seulement après l’identification des premiers cas, la maladie virale affiche déjà une progression géographique préoccupante, touchant plusieurs régions. Les dernières données officielles publiées ce lundi confirment une dynamique de propagation rapide, qui interpelle aussi bien les autorités que la population.
À ce stade, Madagascar recense 76 cas suspects répartis dans six régions : Boeny, Analamanga, Atsimo-Andrefana, Diana, Vakinankaratra et Itasy. Parmi ces cas, six ont été formellement confirmés, dont cinq concentrés à Mahajanga I, épicentre actuel de l’épidémie, et un à Antsirabe, dans la région du Vakinankaratra. Cette dispersion en un laps de temps très court souligne la capacité du virus à circuler rapidement, notamment via les déplacements interrégionaux.
Face à cette situation, les autorités sanitaires ont enclenché une série de mesures d’urgence. Les patients suspects ou confirmés sont pris en charge et isolés afin de limiter les chaînes de transmission. Des barrages sanitaires ont été déployés sur les axes stratégiques, avec l’installation récente d’un nouveau point de contrôle, dans le district d’Antananarivo Atsimondrano. En parallèle, des équipes médicales poursuivent activement la recherche de nouveaux cas, tandis que les campagnes de sensibilisation sont intensifiées dans les écoles, les lieux de culte et au sein des communautés locales.
La propagation rapide de la maladie a également conduit le ministère de la Santé publique à anticiper les prochaines étapes. La ministre Monira Managna, a annoncé que Madagascar se prépare à l’importation du vaccin contre la variole du singe, une mesure préventive jugée essentielle pour contenir une éventuelle aggravation de la situation. Dans les ports, aéroports et gares routières, des contrôles systématiques sont désormais effectués à l’aide de fiches de traçabilité, afin de surveiller les déplacements et d’identifier précocement d’éventuels cas suspects. Lire la suite »
Le Gouvernement malgache concentre ses efforts sur la régulation du secteur numérique afin de renforcer la démocratie et protéger la liberté d’expression.
« L’objectif principal consiste à garantir un espace de dialogue sûr, où les idées circulent librement et les citoyens peuvent s’exprimer sans crainte » a déclaré le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo hier.
Limiter la manipulation du débat public
La régulation vise à limiter les manipulations organisées du débat public. La diffusion volontaire de fausses informations, les campagnes orchestrées via des comptes fictifs, bots ou vidéos truquées (deepfakes), et la manipulation des algorithmes pour amplifier certains contenus constituent les priorités de contrôle. Les systèmes et méthodes de manipulation représentent la cible, et non les individus.
De plus, la loi protège la parole. « La liberté d’expression constitue un droit fondamental, incluant opinions, croyances, critiques, participation politique, humour et prise de parole publique. Une démocratie solide favorise la diversité des idées et assure leur circulation libre, sans intimidation ni menace » selon lui.
Participation active
Face à l’influence croissante des plateformes numériques, le Gouvernement impose plus de transparence et de responsabilité aux acteurs du numérique. Les décisions concernant les contenus doivent subir des explications claires, un débat public et un contrôle de cohérence avec la réalité. Selon lui, la régulation agit sur les méthodes et systèmes sans couper la voix des citoyens.
Par ailleurs, les jeunes jouent un rôle central dans cette dynamique. Créateurs, innovateurs, communicateurs et gardiens de la démocratie, ils représentent des partenaires essentiels dans l’élaboration des politiques publiques numériques. Leur participation renforce l’efficacité et l’adaptation des mesures aux usages actuels. L’Etat fixe également des principes clés pour la loi et la communication publique : protection claire de la liberté d’expression, lutte contre la diffusion volontaire de fausses informations, responsabilité et transparence des plateformes numériques, élaboration de politiques concertées avec les jeunes, la société civile, les chercheurs et les médias. L’information destinée au public reste claire, éducative et facilement accessible.