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Si Donald Trump s’intéresse à la vente de Warner Bros. à Netflix, c’est surtout pour le cas de CNN

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Le président est très impliqué dans la bataille entre Netflix et Paramount pour racheter tout ou une partie de Warner Bros. Discovery. Dans son viseur : le contrôle des médias.

Ce ne sont pas les séries à succès ni les studios de cinéma qui intéressent le président américain, mais les médias. Donald Trump a dit mercredi 10 décembre qu’il voulait s’assurer que la chaîne CNN – qu’il accuse depuis longtemps de servir ses opposants démocrates et d’être un « ennemi du peuple » – change de propriétaire dans le cadre de la vente de sa maison mère, Warner Bros. Discovery.

En juin 2025, Warner Bros. Discovery a dévoilé son projet de scission en deux sociétés : « Streaming & Studio » regroupera ses activités liées au cinéma et aux séries, dont ses studios de tournage, son immense catalogue et la plateforme HBO, et « Global Networks » réunira les chaînes de télévision, dont CNN.

Warner Bros. Discovery fait, depuis, l’objet d’une bataille entre son concurrent Paramount Skydance et le géant du streaming Netflix. Dirigé par David Ellison, le fils du milliardaire proche de Donald Trump Larry Ellison, Paramount Skydance propose de racheter l’ensemble de Warner Bros. Discovery, y compris Global Networks – et donc CNN.

En revanche, l’accord entre Netflix et Warner Bros. Discovery, annoncé le 5 décembre dernier, ne concerne que la partie Streaming & Studio. CNN resterait logée dans l’entité distincte Global Networks, qui serait cotée en Bourse et renommée « Discovery Global ».

Selon l’accord entre Warner et Netflix, la scission est toujours bien prévue pour le troisième trimestre 2026. Lorsqu’elle sera effective, le géant du streaming pourra officiellement racheter le reste de l’entreprise, renommée à son tour « Warner Bros. », sous réserve de l’approbation des actionnaires et régulateurs.

Donald Trump s’en mêle

Mais David Ellison ne veut pas lâcher le morceau et continue de faire monter les enchères, même après l’annonce de l’accord. Et le président américain pourrait désormais faire pencher les choses en sa faveur, car il a CNN dans le viseur. Lors d’une table ronde mercredi 10 décembre à la Maison Blanche, Donald Trump a suggéré que la chaîne fasse partie de tout accord ou soit vendue séparément. Lire la suite »

Edgard Razafindravahy : Le Secrétaire général de la COI épargné par le cyclone politique à Madagascar.

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Le programme ODOF d’Edgard Razafindravahy est repris par le régime de la Refondation

Le « spoils system » érigé en principe de gouvernance par les dirigeants de la Refondation n’a jusqu’à présent pas atteint l’initiateur du programme One District One Factory (ODOF) malgré certain “MIC mac” contre l’ancien ministre de l’Industrialisation, du Commerce et de la Consommation.

Mi-mandat

Élu par les États membres de la Commission de l’Océan Indien le 15 juillet 2024 et investi officiellement dans ses fonctions le 30 septembre de la même année, le 10ème Secrétaire Général de la Commission de l’Océan Indien se trouve à mi-mandat à Maurice où la langue de bois n’a d’ailleurs pas droit de cité à… Ebène, siège de la COI. Edgard Razafindravahy car il s’agit de lui, est jugé par son programme au niveau régional, notamment le renforcement de la sécurité alimentaire et l’amélioration de la connectivité maritime qui impactent positivement sur Madagascar.

Pas de condamnation

Après le changement de régime qui n’a d’ailleurs pas fait l’objet de condamnation ni d’objection par l’organisation régionale, le pays continue de bénéficier des actions principales de la COI comme la gestion durable des ressources naturelles et la mise en place de systèmes d’alerte précoce et prévention contre les pollutions et les catastrophes naturelles. Des questions d’actualité en cette saison des pluies durant laquelle la Grande Île ne sera pas à l’abri des activités cycloniques. En revanche, Edgard Razafindravahy est épargné par le cyclone politique qui souffle sur le territoire, afin de ne pas compromettre les avancées réalisées par la COI dans les domaines de la sécurité alimentaire, l’économie, l’environnement, la santé entre  autres.

Programme ODOF

C’est à l’instar de la continuité des négociations sur la prorogation de l’AGOA qui a dissuadé les autorités de la Refondation à abroger la nomination de l’ambassadrice de Madagascar aux États-Unis, Lantosoa Rakotomalala. Celle-là même qui était précisément la prédécesseure d’Edgard Razafindravahy au ministère de l’Industrialisation, du Commerce et de la Consommation où il avait lancé le programme « One District, One Factory » plus connu sous l’abréviation ODOF.

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Economie – CEO Summit 2026 : Talents, investisseurs et idées réunis pour réinventer l’avenir

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Le SIM, regroupant 182 entreprises, et son label malagasy ny antsika, avec plus de 900 produits certifiés, s’imposeront lors du CEO Summit Indian Ocean, les 9 et 10 avril 2026 à Antananarivo.

Priorités économiques

Tantely Rakotomalala, dirigeante de BeCom, fonde et organise ce sommet, qui attire dirigeants, investisseurs et institutions publiques de la région. L’événement 2026, placé sous le signe de l’audace et de la transformation, accueille le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo. Son discours trace une vision pour le développement économique malgache : structuration du secteur, intégration renforcée, redistribution équitable des profits et réduction progressive du poids du secteur informel.

Contribution fiscale accrue, financement des infrastructures essentielles, amélioration des services publics et accessibilité à l’eau et à l’électricité figurent parmi les priorités. « J’aimerais que nous nous donnions la main. Changeons de paradigme, vision de la Refondation », déclare-t-il.

Participation internationale

Près de 600 participants, avec une projection dépassant le millier, représentent les Comores, les Seychelles, l’Asie et l’Afrique du Sud. Cinq agences de promotion des investissements favorisent la signature de nouveaux accords et le renforcement de la coopération régionale. La première édition en 2024 a déjà généré des collaborations concrètes et des résolutions régionales adoptées par plusieurs pays de l’Océan Indien. Le SIM occupe une position centrale dans cette dynamique. La participation du Premier ministre à un événement du syndicat souligne le rôle stratégique du secteur industriel pour le développement national. Le label Ny Antsika valorise la production locale, crée des emplois durables et consolide les chaînes de valeur malgaches.

Le ministre de l’Industrialisation et du Développement du secteur privé, Andriniaina Rasoarahona, confirme la capacité de Madagascar à accueillir de nouveaux projets industriels et à accélérer l’industrialisation. La récente crise économique régionale révèle à la fois fragilité et capacité de mobilisation collective. « Détermination collective dans la difficulté », rappellent les organisateurs. Avec vision, ambition et coopération au centre des échanges, le CEO Summit 2026 place Madagascar comme moteur de transformation dans l’Océan Indien, espace de rencontre pour talents, idées et opportunités, et tremplin pour réinventer le développement régional.

(source: moov.mg

Exfiltration d’Andry Rajoelina – Une élue française enquête à Madagascar

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Une députée française se rendra à Madagascar pour comprendre les circonstances de la supposée exfiltration d’Andry Rajoelina. Sa visite s’inscrit dans le cadre d’une enquête parlementaire menée en France sur cette affaire sensible.

Sabrina Sebaihi, députée du groupe Écologiste, est attendue à Madagascar cette semaine.

Une enquête parlementaire est en cours en France concernant la présumée exfiltration de l’ancien président Andry Rajoelina vers l’île de La Réunion dans la nuit de son départ du pouvoir. Dans ce cadre, la députée française Sabrina Sebaihi, membre du groupe Écologiste, prévoit d’effectuer une mission à Madagascar cette semaine. Son déplacement vise à recueillir des informations directement sur le terrain et à rencontrer différents acteurs concernés.

Cette affaire a pris de l’ampleur lorsque plusieurs parlementaires français ont demandé au gouvernement des clarifications sur une éventuelle implication de l’armée française. Le député Laurent Saintoul, de La France insoumise, a interrogé le Premier ministre français le 11 novembre au sujet d’une opération qui aurait mobilisé une dizaine de militaires du 2e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine (2e RPIMa). Selon des informations relayées par la presse française, ces soldats auraient été chargés d’assurer l’exfiltration d’Andry Rajoelina et auraient agi sous les ordres directs du ministère des Armées.

Aucune confirmation officielle

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale, le député a cité un document supposé indiquer que les militaires auraient reçu pour consigne d’ouvrir le feu en cas d’intervention hostile des forces malgaches. Ces éléments, largement relayés par certains médias français, n’ont cependant pas été confirmés officiellement par les autorités politiques ou militaires françaises. La sénatrice Mélanie Vogel a également posé des questions au gouvernement français concernant cette opération présumée, en particulier sur les conditions de son exécution et sur le respect des procédures habituelles en matière de coopération internationale.

À Madagascar, aucune confirmation officielle n’a été donnée. Le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, a déclaré dans une interview accordée à RT France qu’il ne disposait pas d’éléments permettant d’affirmer que des militaires français aient été impliqués. Il a indiqué que les informations disponibles restent insuffisantes pour valider cette hypothèse.

De son côté, la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, a affirmé sur un média réunionnais en fin de semaine que le sujet avait été évoqué entre le chef de l’État et son homologue français, Emmanuel Macron. Elle a annoncé son intention de rencontrer prochainement son homologue français, Gérald Darmanin, afin d’obtenir des précisions sur cette affaire et de déterminer s’il s’agit d’initiatives individuelles ou d’une opération relevant de l’État français.

(source: Tsilaviny Randriamanga –  lexpress.mg

Justice Madagascar–Suisse : un accord centré sur le gel des avoirs illicites des ressortissants malgaches

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(©madagascar-tribune.com)

La ministre de la Justice de Fanirisoa Ernaivo, a rencontré hier le ministre suisse des Affaires étrangères, également secrétaire d’État à la Justice, Franz Xaver Perrez. Au terme de leurs échanges, les deux États ont conclu un accord mettant au premier plan une mesure sensible : le gel des avoirs détenus en Suisse par des ressortissants malgaches impliqués dans des affaires illicites. La lutte contre l’enrichissement illicite ne se limite plus ainsi au territoire national, mais se poursuit là où les fonds sont dissimulés.

Cette disposition vise directement les circuits financiers liés à la corruption, au blanchiment et aux détournements de fonds. En acceptant de bloquer comptes bancaires et patrimoines suspectés d’origine frauduleuse, la Suisse s’engage à empêcher que son système financier serve de refuge à des capitaux issus d’activités illégales à Madagascar.

La portée de l’accord est double. D’une part, il instaure un mécanisme de coopération renforcée permettant l’identification et le gel rapide des avoirs douteux. D’autre part, il prépare le terrain au rapatriement des fonds appartenant à l’État malgache. Antananarivo et Berne ont affirmé leur volonté commune de restituer ces ressources une fois les procédures judiciaires achevées, avec l’objectif affiché de les réaffecter à des projets publics.

Cette démarche s’inscrit dans un contexte où les avoirs placés à l’étranger sont régulièrement pointés du doigt dans l’opinion. Le gel décidé avec la Suisse pourrait ainsi marquer une étape décisive dans la récupération d’actifs et la crédibilité des politiques anticorruption malgaches. Les autorités n’ont pas communiqué de chiffres, mais la mesure laisse entendre que des dossiers déjà identifiés pourraient être concernés.

(source: madagascar-tribune.com)

 

Madagascar et Maurice : la Stratégie américaine révélée »

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Les États-Unis face aux turbulences politiques dans l’océan Indien : entre reconnaissance pragmatique du gouvernement malgache de transition et enquête approfondie sur l’affaire Mamy Ravatomanga à Maurice. Washington maintient un dialogue avec les autorités du colonel Randrianirina tout en exigeant un retour rapide à la démocratie. L’ambassadrice Claire Pierangelo encourage fermement le rétablissement d’institutions transparentes et démocratiques à Madagascar.


Concernant Mamy Ravatomanga, les États-Unis clarifient : aucun privilège diplomatique n’a jamais existé à Maurice. L’homme d’affaires fait l’objet d’une investigation majeure pour son rôle présumé dans le détournement de cinq Boeing 777 vers l’Iran, en violation des sanctions internationales. Cette affaire survient alors que Maurice se prépare à l’évaluation cruciale du GAFI en 2027.

La rigueur de l’enquête en cours constitue un test important pour la crédibilité du système financier mauricien sur la scène internationale. Un reportage exclusif sur la stratégie américaine dans une région stratégique où se croisent enjeux diplomatiques, sécuritaires et financiers.

La Banque mondiale confirme le maintien de ses financements

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(©madagascar-tribune.com)

La Banque mondiale a voulu dissiper toute incertitude : aucun programme n’a été annulé malgré les récents changements politiques dans le pays. Une pause opérationnelle a bien eu lieu, mais elle n’a pas débouché sur des suspensions formelles. Les décaissements ont repris au rythme habituel depuis le 12 novembre, signe d’une volonté de continuité.

La Banque mondiale remet toutefois l’accent sur l’exécution de ses engagements à Madagascar. D’après les chiffres communiqués lors d’un point presse tenu ce mardi, l’institution financière dispose actuellement d’un portefeuille d’environ 4 milliards de dollars dans la Grande Île, soit l’équivalent du budget annuel de l’État malgache. Cette somme finance 23 programmes déjà lancés et répartis dans quatre domaines considérés comme structurants : production et accès à l’électricité, eau et assainissement, réhabilitation des routes, ainsi que développement du numérique.

Les responsables de la Banque mondiale estiment que le volume des ressources mobilisées doit se matérialiser plus rapidement par des chantiers visibles et des services améliorés pour la population. Ils reconnaissent cependant que les projets en cours ont été conçus avant l’installation de la nouvelle équipe gouvernementale. Les priorités de celle-ci ne sont donc pas encore intégrées dans le portefeuille actuel, et feront l’objet d’échanges dans les prochaines semaines afin d’ajuster, si nécessaire, les orientations et les calendriers.

Un volet important concerne la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Pour la Jirama, plus de 100 millions de dollars d’appui sont mobilisables dans le cadre de deux dispositifs : DECIM, axé sur la connectivité digitale et énergétique inclusive, et LEAD, destiné à étendre l’accès à l’électricité au coût le plus bas.

Enfin, la Banque mondiale indique que la préparation de nouveaux projets dépendra des choix politiques à venir. Les secteurs à privilégier, comme les enveloppes financières correspondantes, devront être définis avec le gouvernement, condition préalable à une nouvelle phase de coopération.

(source: Mandimbisoa – madagascar-tribune.com)


FINANCEMENT – Deux appuis budgétaires de la Banque mondiale bloqués par des réformes non appliquée

Fanirisoa Ernaivo à la CPI : « La capture d’État, pire qu’un génocide »

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Madagascar demande à la Cour pénale internationale de reconnaître la « capture d’État » comme un crime international. La ministre de la Justice malgache, Fanirisoa Ernaivo, affirme que son pays a subi 16 années de prédation systémique où des intérêts privés ont détourné les institutions et les ressources publiques.

Cette proposition vise à permettre des poursuites internationales contre les entreprises et individus qui confisquent les États à leur profit. Un débat crucial pour l’avenir du droit international et la protection des nations vulnérables contre la corruption systémique.

Défense européenne : Londres et Bruxelles échouent à trouver un accord sur la participation britannique à un instrument de financement

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L’industrie de défense britannique ne sera pas comptabilisée comme européenne dans le nouvel instrument européen destiné à aider au réarmement du Vieux Continent, baptisé SAFE.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le premier ministre britannique, Keir Starmer, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, avant le sommet Royaume-Uni-UE, à Lancaster House, à Londres, le 19 mai 2025. HENRY NICHOLLS / AFP

La réinitialisation des relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) a du mal à tenir ses promesses. Six mois après la réception en grande pompe par le premier ministre britannique, Keir Starmer, de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du président du Conseil européen, Antonio Costa, le 19 mai, Bruxelles et Londres ont pris acte, vendredi 28 novembre, de l’échec de leurs négociations visant à inclure l’industrie britannique dans le nouvel instrument européen de financement de la défense, baptisé SAFE (pour « Security Action for Europe »).

Cette incapacité collective des Européens à envoyer un message d’unité arrive à un moment critique, alors qu’ils tentent de présenter un front solide avec Kiev pour prévenir un plan de paix américano-russe potentiellement défavorable à l’Ukraine et à la sécurité du continent.

Ce fonds de 150 milliards d’euros, levés par la Commission européenne sur les marchés pour le compte d’une vingtaine de pays, dont la France, la Pologne et la Grèce, doit permettre à ces derniers de lancer des appels d’offres pour l’achat de matériel militaire « made in Europe ». Il fait partie des mesures mises sur les rails pour réarmer le continent face à la menace russe.

(source: lemonde.fr)