Finance

Hausse mondiale du pétrole – L’économie malgache en alerte

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Le prix du baril de pétrole atteint 115 dollars sur le marché international, enregistrant une hausse de 35 dollars en seulement une semaine.

Transport et importations plus chers

Les tensions entre l’Iran et Israël expliquent cette flambée et inquiètent les observateurs du monde entier. À Madagascar, cette hausse pourrait toucher plusieurs secteurs. Selon un expert, la dépendance aux carburants importés pour le transport et la production d’électricité pourrait entraîner une augmentation du prix de l’essence et du gasoil. Les groupes électrogènes fonctionneront plus cher, et les entreprises ainsi que les services publics devront faire face à des dépenses plus lourdes.

Le transport risque également de subir des conséquences directes. Les frais de transport terrestre, maritime et aérien pourraient grimper, de même que le prix du kérosène et celui du transport des marchandises importées. « Cette situation pourrait provoquer une hausse généralisée des prix sur le marché local, touchant les produits de première nécessité » a-t-elle expliqué.

Pouvoir d’achat des ménages en baisse

Sur le plan économique, la hausse du pétrole pourrait ralentir l’activité. Les coûts de production des entreprises augmenteraient, certaines exportations des zones franches pourraient diminuer, et le chômage risquerait de progresser dans les secteurs industriels et logistiques. Les ménages pourraient subir une inflation progressive qui réduira leur pouvoir d’achat. L’environnement pourrait aussi subir des effets indirects. Face à la hausse du coût de l’énergie, certaines familles pourraient se tourner vers le charbon de bois ou la coupe de bois pour cuisiner et se chauffer, accélérant la déforestation dans plusieurs régions de Madagascar.

En somme, la flambée du pétrole sur le marché international annonce des défis économiques, sociaux et environnementaux pour Madagascar, si la situation mondiale ne se stabilise pas rapidement.

(source: moov.mg)

Projet TADY – La diaspora au service du développement local

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Photo de famille prise à l’issue de la cérémonie d’hier, à Ambodivona.

Trente projets de développement local. C’est ce qui sera mené par des membres de la diaspora dans quatorze régions, dans le cadre de la nouvelle édition du projet TADY – DAGO ou “Tan-tsoroka ho an’ny diaspora”.

Ces trente projets, ainsi que les membres de la diaspora qui vont s’engager dans leur concrétisation, ont été présentés hier au Radisson Blu, Ambodivona. Piloté par le ministère des Affaires étrangères, avec l’Agence française de développement (AFD) et Expertise France, le projet TADY – DAGO a pour objectif d’engager la diaspora à aller au front des actions de développement communautaire. Un challenge inscrit dans la Lettre de politique nationale pour l’engagement de la diaspora (LPNED).

Ceux qui veulent prendre part au projet ont été invités à prendre contact avec des organisations de la société civile locale et à présenter un projet structurant de développement local. Les trente projets présentés hier sont ceux retenus à l’issue du processus de sélection. L’éducation, la santé, l’inclusion sociale, le genre, l’agriculture et la sécurité alimentaire, ou encore les infrastructures communautaires, l’environnement, la mobilité et la technologie sont les domaines concernés par ces projets.

L’idée du projet TADY – DAGO est que les actions de la diplomatie malgache, qui comprennent l’appui à la diaspora, aient des impacts non seulement sur le développement national, mais aussi sur le développement local. “La diaspora n’est plus un simple soutien, mais un acteur central du développement durable de Madagascar, un levier stratégique pour le développement durable. Ce programme marque une volonté politique claire : structurer, valoriser et canaliser l’engagement de nos compatriotes établis à l’étranger pour la transformation et la refondation du pays”, déclare alors Christine Razanamahasoa, ministre des Affaires étrangères.

(source: Garry Fabrice Ranaivoson – lexpress.mg)

Affaire KRAOMA : Dina Andriamaholy placé en détention préventive, Mamy Ravatomanga visé par un 3e mandat d’arrêt

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Il serait question du versement d’une somme de 35 millions de dollars en guise de « droit d’entrée » au périmètre et d’indemnisation de la société qui exploitait le périmètre.

Cinq personnes impliquées. Aucune tolérance. Le Pôle anti-corruption d’Antananarivo poursuit les investigations concernant l’opérateur économique Maminiaina Ravatomanga. Une énième affaire vient d’être clôturée. Jeudi dernier, le dossier relatif à des suspicions de malversations au niveau de la société KRAOMITA Malagasy SA a été transmis au parquet du PAC aux 67Ha. Le dossier implique également la société DANA MINERALS. Selon un communiqué du PAC, cinq personnes et quatre sociétés sont impliquées dans cette affaire. Parmi elles figure Mamy Ravatomanga, PDG du groupe SODIAT, visé par un troisième mandat d’arrêt international émis par le PAC jeudi. Le premier mandat d’arrêt international concerne l’affaire des Boeing 777 livrés clandestinement à l’Iran, et le second, décerné mi-février, est relatif au monopole dans l’exportation de la filière litchis. À rappeler que le PDG du groupe SODIAT est toujours incarcéré dans une prison à Maurice.

Antanimora. Trois prévenus se sont en revanche présentés jeudi devant le juge d’instruction, qui les a tous placés en détention préventive à Antanimora. Le Pôle anti-corruption n’a pas révélé leurs identités. Une source proche du dossier nous a toutefois confié que Dina Andriamaholy, secrétaire général adjoint de la Présidence, non moins président du conseil d’administration de la société KRAOMA du temps du régime Andry Rajoelina, et Nirina Rakotomanantsoa, directeur général de cette société d’État, se trouvent parmi les personnes placées sous mandat de dépôt. Le cinquième individu est un ressortissant mauricien qui fait actuellement l’objet d’investigations auprès du PAC.

Droit d’entrée. Abus de fonction, favoritisme, corruption et blanchiment de capitaux. Ce sont, entre autres, les chefs d’inculpation que le PAC a retenus contre les prévenus dans ce dossier. D’après les informations, les faits remontent à 2023. L’affaire concerne l’attribution de l’exploitation du chrome de Brieville, appartenant à la société KRAOMITA Malagasy, à DANA MINERALS. Selon le communiqué du PAC, c’est le président du conseil d’administration de KRAOMA qui aurait pris la décision d’écarter la société exploitant le chrome de Brieville pour donner le contrat à DANA MINERALS. En contrepartie, cette société grecque aurait versé 35 millions de dollars en guise de « droit d’entrée » et d’indemnisation de la société qui exploitait le périmètre précédemment. Lire la suite »

Industrie pétrolière – L’exploitation du pétrole lourd de Tsimiroro reprend

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Madagascar Oil reprend la production de pétrole lourd à Tsimiroro après des années d’incertitude et de procédures judiciaires. La première phase devrait produire environ trois cents barils par jour.

Yanto Sianpar (au c.), nouvel administrateur général de Madagascar Oil.

Madagascar Oil reprend du poil de la bête. Après des années minées par la volatilité des prix et des procédures judiciaires complexes, la société du groupe Benchmark annonce la reprise de ses activités de production de pétrole lourd à Tsimiroro. L’annonce a été faite hier, au Novotel Antananarivo Alarobia, par Yanto Sianpar, le nouvel administrateur général de Madagascar Oil. « Nous sommes heureux de vous annoncer que Madagascar Oil reprend la production de fioul lourd sur le site de Tsimiroro. C’est un moment historique pour Madagascar et son économie», a-t-il déclaré.

La société semble s’être dotée d’un nouveau groupe d’administrateurs chevronnés pour mener à bien les opérations. Selon les responsables, Madagascar Oil est en mesure de produire près de trois cents barils par jour lors de la première phase de développement. « Nous relançons la production avec une organisation solide et une approche opérationnelle et technologique prudente. Notre priorité est d’abord de positionner Tsimiroro sur une trajectoire de stabilité et de développement continu à long terme », a indiqué Yanto Sianpar.

La société a traversé plusieurs péripéties, surtout depuis 2021, période durant laquelle elle a été embourbée dans l’affaire Apollo 21. S’en est suivie une série de conflits judiciaires impliquant certains cadres de la société, dont l’un des points culminants a été la restructuration financière de l’entreprise. Interrogé sur ce dernier point, Yanto Sianpar confirme que celle-ci a été finalisée en 2024 et « formellement approuvée par la Cour suprême des Bahamas ».

Sécurité énergétique

Depuis juillet 2022, la compagnie a pourtant fourni du fioul lourd à des industriels dans différentes régions de la Grande Île.

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Secteur minier: Madagascar intéresse les investisseurs américains

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(©newsmada.com)

Madagascar confirme son attractivité dans le domaine stratégique des ressources minières. A l’issue d’une rencontre entre la Chargée d’affaires des Etats-Unis, Stephanie Arnold, et le ministre des Mines, Carl Andriamparany, Washington a réaffirmé sa volonté d’établir une coopération solide avec la Grande Île dans ce secteur clé pour l’économie nationale.

Lors de cette rencontre, la question du climat des affaires a occupé une place centrale. La diplomate américaine a salué les efforts engagés par le ministère pour réformer le secteur minier, soulignant que la transparence et la stabilité réglementaire constituent des garanties indispensables pour attirer des investissements de qualité. Ce message vise à rassurer les opérateurs économiques et à signaler que Madagascar pourrait redevenir un pôle d’intérêt majeur pour les capitaux étrangers.
Face à la forte demande en minerais stratégiques, la position de Madagascar suscite une attention croissante. Le pays dispose de ressources importantes en nickel, cobalt, graphite et ilménite, des matières premières essentielles aux industries liées à la transition énergétique et aux technologies avancées. Batteries pour véhicules électriques, composants électroniques, infrastructures industrielles : ces filières renforcent la valeur stratégique des ressources malgaches sur le marché mondial.

Dimension sociale

Pour les autorités malgaches, le développement du secteur minier représente un levier déterminant pour stimuler la croissance économique. L’augmentation des exportations, l’afflux d’investissements directs étrangers et la création d’emplois figurent parmi les retombées attendues. Toutefois, ces perspectives reposent sur la capacité du pays à consolider un cadre réglementaire clair et prévisible, susceptible de renforcer la confiance des partenaires internationaux.

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Secteur maritime : Naissance de l’Association des Officiers de la Marine Marchande de Madagascar

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Un grand pas pour les Officiers de la Marine Marchande de l’île rouge, avec l’officialisation de la création de l’Association des Officiers de la Marine Marchande de Madagascar (AOMMM).

Ce 27 février 2026 marque la naissance de l’Association des Officiers de la Marine Marchande de Madagascar (AOMMM), initié par une Assemblée Générale, à Ampandrana.

Professionnels des bateaux commerçants

Les Officiers de la Marine Marchande sont le personnel des navires de commerce, non des militaires marins. Certains, en tant qu’officiers de pont, s’occupent de la navigation des navires et des opérations commerciales, si d’autres, les officiers machines, prennent en charge la maintenance technique des bateaux. Sélectionnés lors d’un concours annoncé par l’Agence Portuaire Maritime et Fluviale (APMF), ces professionnels ont poursuivi une formation auprès de École Nationale Supérieure Maritime (ENSM).
La création de l’AOMMM, présidé par MANAMBALA Adoré Virgi, consiste ainsi à privilégier les officiers de la marine marchande ainsi que les entités physiques ou morales dans le secteur maritime. Parmi les grands défis de l’association figure la formation des membres, afin de mieux exceller sur le niveau national comme international. La négociation avec l’Etat concernant la retraite des officiers marchands se révèle également d’une importance primordiale.

Ode à l’innovation

Les Officiers de la Marine Marchande de Madagascar sont vivement appréciés au niveau international, comme la plupart d’entre eux voyagent partout dans le monde. L’AOMMM souhaite garder, et même redorer cette belle image à l’international, mais aussi sensibiliser les acteurs nationaux dans ce sens. Elle a ainsi pour ambition de structurer une représentation forte, crédible et durable des officiers maritimes malagasy. Et ce, en favorisant la solidarité et l’unité du corps des officiers. Sans oublier de développer les partenariats nationaux et internationaux.

(source: moov.mg)

Pourquoi l’alliance entre l’Inde et Israël est à surveiller de près

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Narendra Modi s’est rendu en Israël cette semaine pour rencontrer son « ami » Benyamin Netanyahou. Une visite officielle pour étendre le partenariat de plus en plus fort entre les deux pays, notamment à travers des commandes massives d’armement. Mais au-delà de la complémentarité économique, l’Inde et Israël partagent une même vision idéologique, notamment sur la question du traitement des minorités musulmanes.

Une attaque conjointe d’Israël et des Etats-Unis contre l’Iran

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Le ministère de la Défense israélien a annoncé samedi matin avoir lancé une « frappe préventive » sur l’Iran alors que les sirènes d’alerte ont retenti à Jérusalem et que les habitants du pays étaient prévenus sur leurs téléphones d’une « alerte extrêmement grave ».



Former Deputy National Security Advisor Victoria Coates discusses the planning that goes into military operations on ‘Fox News Live.’