Finance
Projet de loi de Finances – Le secteur privé interpelle le Parlement sur la relance

Le secteur privé a pris place lundi au sein de l’Assemblée nationale à Antananarivo à l’invitation des parlementaires, pour faire entendre sa voix sur le Projet de loi de Finances initiale (PLFI) 2026. Lors de cette session, les représentants du privé ont présenté leurs observations, réflexions et propositions visant à aligner le texte sur les impératifs de relance économique. A leur tête, Francis Rabarijohn, président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), a rappelé que ce sont ces opérateurs économiques qui seront principalement concernés par l’application de ce budget. « Nous sommes venus confronter nos réalités aux décideurs », a-t-il expliqué. L’appel était clair : corriger les iniquités fiscales, rétablir la stabilité des règles et renforcer les incitations à l’investissement. Le secteur privé attend du PLFI 2026 qu’il soutienne réellement la production locale, l’exportation et la création d’emplois, particulièrement dans des filières stratégiques. Les différents groupements sectoriels ont fait part de leurs craintes. Le Groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar (GAPCM), par exemple, a dénoncé une « injustice fiscale manifeste ». Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM), qui emploie directement jusqu’à 20 % de la population active, a regretté que les orientations budgétaires ne reconnaissent pas suffisamment l’industrie comme pilier du développement. De son côté, le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) a souligné l’instabilité juridique des zones franches, frein majeur à l’emploi. Au-delà des demandes de retouches fiscales, les patrons réclament des mesures incitatives : « La fiscalité doit devenir un outil de développement », a déclaré Francis Rabarijohn, plaidant pour des contreparties et des résultats concrets en termes d’investissement.
Dialogue permanent
Les acteurs du secteur bancaire, agroalimentaire ou touristique ont également mis en avant l’importance d’un dialogue permanent entre le législatif et celui qui devra ensuite appliquer la loi. De leur côté, les parlementaires, incarnés par le député Fidèle Razara Pierre, ont affiché une réelle volonté de collaboration. Le député a toutefois insisté sur la nécessité d’une plus grande transparence, avertissant que le manque de clarté pourrait nuire à l’investissement. Sur le plan économique et budgétaire, le PLFI 2026 se dessine comme un levier crucial pour l’effort de relance. Le texte, présenté à l’Assemblée, prévoit un taux de croissance de 4,8 % et met un accent appuyé sur la modernisation agricole, les investissements énergétiques et le tourisme. Le taux de prélèvement fiscal actuel étant estimé à 11 % du PIB, contre environ 18 % en moyenne dans les pays comparables, l’Etat entend élargir ses ressources tout en mobilisant les acteurs privés. Parmi les mesures phares, figure une augmentation du taux de l’IRSA à 25 % pour les revenus mensuels supérieurs à 4 millions d’ariary. Le secteur privé considère que si la fiscalité doit monter en puissance, elle doit impérativement être assortie d’une stabilité réglementaire, de retours clairs et d’un environnement favorable à l’investissement. Sans cela, « cela risque d’accentuer le déséquilibre et de freiner la compétitivité », selon un économiste local. Au regard de l’importance de l’industrie, de l’aquaculture et des zones franches pour l’économie nationale, la prise en compte des remarques du secteur privé pourrait s’avérer déterminante pour renforcer l’attractivité du pays. Une décision qui pourrait bien faire pencher la balance entre un simple budget et un véritable plan de relance économique.
(source: laverite.mg)
Déstabilisation – Le CIS affirme avoir déjoué un coup d’État
Le Central Intelligence Service (CIS) a annoncé avoir déjoué une tentative de coup d’État à Madagascar. Deux personnes ont été arrêtées, et plusieurs armes ainsi qu’une somme importante d’argent ont été saisies.

Le Central Intelligence Service (CIS), organe national de renseignements, a annoncé samedi avoir déjoué une tentative de coup d’État. Le directeur général du service, le contrôleur général de police Ruffin Lebiria, a détaillé l’affaire lors d’une conférence de presse tenue à Antanimora. Selon lui, cette opération a été rendue possible grâce à des informations soigneusement recoupées concernant un groupe d’individus soupçonnés de préparer un acte de déstabilisation.
Sur la base de ces renseignements, un ordre de perquisition a été délivré pour fouiller un domicile dont l’adresse et le propriétaire n’ont pas été rendus publics, afin de ne pas compromettre l’enquête en cours. L’opération a débuté vendredi vers 17 h 30 et s’est prolongée pendant plus de douze heures, jusqu’au petit matin. Les agents du CIS ont été appuyés par les éléments de la 4e section de la Brigade criminelle de la Police nationale.
Au cours de cette fouille, les forces de l’ordre ont saisi deux milliards d’ariary en liquide, dont une grande partie proviendrait directement d’une banque, ainsi que des devises étrangères dont le montant n’a pas été précisé. Plusieurs armes ont également été découvertes sur place : six fusils, dont trois pistolets automatiques récents, ainsi que des armes d’épaule de type fusil à pompe.
Des ressortissants étrangers arrêtés
« Au vu du montant et du type d’armes utilisés, nous avons la certitude qu’ils servaient à la préparation d’un coup d’État », a expliqué le contrôleur général Lebiria.
Deux ressortissants étrangers ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire, leur nationalité restant confidentielle. Deux autres personnes sont activement recherchées. Tout comme les deux personnes déjà arrêtées, ces individus détiendraient également une importante somme d’argent. Selon les précisions fournies par le directeur du CIS, l’argent saisi aurait été destiné à financer une tentative d’assassinat visant un homme d’État dont l’identité n’a pas été révélée.
Interrogé sur le possible mobile politique de cette affaire, le contrôleur général de police a été formel : « Compte tenu du montant en jeu, il est impossible que ce soit une mascarade. La somme et les armes saisies existent bel et bien, ce qui exclut toute spéculation. »
Depuis la découverte de cette tentative, les enquêtes se poursuivent. Le CIS et la Brigade criminelle ont entamé de nouvelles perquisitions afin de déterminer l’identité des commanditaires et de comprendre l’ampleur de ce projet présumé de déstabilisation. Aucune nouvelle information n’a cependant filtré depuis.
(source: Tsilaviny Randriamanga – lexpress.mg)
Naina Andriantsitohaina : Enquête en cours, sur l’affaire SMGD & CNaPS

Enquêtes, audit et contrôle de près pour la majorité des hauts responsables pendant le régime Rajoelina. Le ministère de la Justice garde actuellement un œil sur Naina Andriantsitohaina, concernant l’affaire entre la CNaPS et la SMGD.
Lors d’une émission diffusée par la chaîne nationale TVM, hier, 8 novembre, la ministre de la Justice Fanirisoa Ernaivo a cité le nom d’Andriantsitohaina Naina, en tant que l’un des équipes de Rajoelina absolument à enquêter.
Une grosse dette de la SMGD
La Société municipale de gestion digitale (SMGD) doit encore un montant plus de 7 milliards d’Ariary à la CNaPS. Selon le Directeur Général de la CNaPS, Vimbina Rahaingonjatovo, la SMGD a emprunté 11 milliards d’Ariary, et n’a rendu que près de 6 milliards d’Ariary. Depuis avril 2024, le remboursement était suspendu.
Naina Andriantsitohaina, maire de la capitale depuis 2020, a quitté son poste au premier trimestre de l’année 2024. D’où un remplacement par le PDS Feu Richard Ramanambitana, sénateur, en mars 2024. Malgré ces dates, le ministère de la Justice affirme que Naina Andriantsitohaina est encore concerné par plusieurs détails. À l’époque, la SMGD a reçu les versements des parkings de la ville ainsi que les tickets des marchés communaux.
Un message avant l’heure
Zohran Mamdani : le « communisme » plus fort que Trump ?
Le président américain a estimé ce mercredi que l’élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York portait atteinte à la « souveraineté » des États-Unis.
« Nous allons nous en occuper », a-t-il assuré. Donald Trump avait déjà menacé de supprimer les financements fédéraux pour New York en cas de victoire du démocrate
Qui est l’épouse de Zohran Mamdani, l’artiste Rama Duwaji?
Tentative de déstabilisation du régime : Deux milliards d’ariary et des armes saisis par le CIS
Le Central Intelligence Service (CIS) a mis au jour un réseau présumé de déstabilisation politique. Prévue entre le 15 et le 28 novembre, l’opération devait viser directement le pouvoir en place.
Des renseignements précis, une opération rapide
À peine nommé, le Contrôleur Général de Police Rufin Tolojara Lebiria, nouveau Directeur Général du CIS, a fait face à sa première alerte majeure. « Nous avons été informés hier, vers 15h, d’un projet de déstabilisation du gouvernement. Après recoupement, l’information s’est avérée fondée », a-t-il révélé.
L’enquête, déclenchée en urgence, a mené à une perquisition autorisée par le parquet vers 17h30, en coordination avec la quatrième section de la Brigade Criminelle (BC4). Les enquêteurs ont découvert 2 milliards d’ariary en espèces et cinq armes à feu, dont deux fusils de chasse de forte puissance et trois pistolets. Une saisie jugée « déterminante » par les autorités.
Une enquête sous haute confidentialité
Le lieu exact de la perquisition reste tenu secret pour ne pas compromettre la suite des investigations. D’après une source proche du dossier, les enquêteurs cherchent à identifier les financements et les commanditaires de cette tentative de déstabilisation.
Le DG du CIS appelle la population à coopérer en toute discrétion : « Nous garantissons la confidentialité des renseignements fournis. Seuls les agents du CIS en auront connaissance ». Les premiers résultats des enquêtes seront dévoilés ce matin après la passation officielle du nouveau directeur général.
Cette découverte spectaculaire, sur fond de tensions politiques latentes, révèle l’existence d’un réseau aux moyens financiers considérables. Tout le monde espère toute lumière sur cette affaire pour éviter une nouvelle crise qui risque de déstabiliser la vie quotidienne des malgaches.
(source: moov.mg)
