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Haute Cour Constitutionnelle : Le vote prépondérant du président a sauvé le régime

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Les 4 Hauts Conseillers qui auraient voté pour seraient ceux-là même qui font actuellement l’objet d’une demande d’ordre de poursuite initiée par la procureure de la République près le Tribunal de première instance d’Antananarivo.

4 voix « pour » et 4 voix « contre »

Tel aurait été le résultat du vote en vue de la destitution, ou non, du Président de la Refondation de la République de Madagascar par la Haute Cour Constitutionnelle. Selon une source proche d’Ambohidahy, les supplices portés actuellement à l’encontre de quelques membres de cette Institution trouvent leur origine dans la prise de décision relative à la requête déposée par le député d’Arivonimamo, Antoine Rajerison, aux fins de destitution de l’actuel Chef d’État pour défaillance manifeste. Les 4 Hauts Conseillers qui auraient voté pour seraient ceux-là même qui font actuellement l’objet d’une demande d’ordre de poursuite initiée par la procureure de la République près le Tribunal de première instance d’Antananarivo, Narindra Navalona Rakotoniaina. Une correspondance y afférente a fuité et circule depuis samedi sur les réseaux sociaux. La procureure près le TPI de Tana demande ainsi le feu vert de la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, afin d’engager une poursuite judiciaire contre quatre membres de la Haute Cour Constitutionnelle, à savoir Noelson William, Rojoniaina Ranaivoson, Georges Merlin Rasolo Nandrasana et Raverohanitrambolatianiony Antonia. Ces 4 Hauts Conseillers auraient validé la révocation de l’Autorité militaire qui dirige le pays depuis le 14 octobre, dont fait partie le Président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina. Ce serait le vote du président de la HCC, Florent Rakotoarisoa, qui aurait fait basculer le résultat et, par conséquent, sauvé le régime de refondation. La loi organique sur la Haute Cour Constitutionnelle prévoit, en effet, que le vote du président de la Cour est prépondérant en cas d’égalité des voix entre les membres.

Gardes du corps

La question est aussi de savoir qui va témoigner à charge contre les 4 Hauts Conseillers susceptibles d’être poursuivis pour complot en vue de déstabilisation ? Lire la suite »

L’ambassadeur de France dément les accusations de déstabilisation

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L’Ambassade de France dément formellement les allégations qui circulent actuellement sur certains réseaux sociaux, relatives à une prétendue implication de la France dans une tentative de déstabilisation à Madagascar. Elle affirme que ces rumeurs sont mensongères, appelle à faire preuve de discernement met en garde contre la propagation de fausses informations, tout en s’interrogeant sur les motivations de leurs auteurs, qu’elle estime susceptibles de nuire aux relations entre Madagascar et la France.

Fanazavana ny vaovao (Paraina Auguste, Harifidy Ramanandraibe)

Ce démenti intervient alors que des informations récemment relayées dans l’espace public évoquent la présence de dix ressortissants français aux profils jugés suspects, entrés sur le territoire malgache il y a seulement quelques jours, voire une semaine. Selon ces éléments, ces individus auraient utilisé des passeports de service, un document en principe réservé à des missions officielles pour le compte de l’État français. Certains détails avancés, notamment des correspondances d’adresses administratives ou des dates similaires de délivrance de documents, ont contribué à alimenter les soupçons d’une opération coordonnée, bien qu’aucune confirmation officielle ne soit venue étayer ces allégations à ce stade.

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Déstabilisation – Le CIS affirme avoir déjoué un coup d’État

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Le Central Intelligence Service (CIS) a annoncé avoir déjoué une tentative de coup d’État à Madagascar. Deux personnes ont été arrêtées, et plusieurs armes ainsi qu’une somme importante d’argent ont été saisies.

Des fusils ainsi qu’une importante somme d’argent ont été saisis par le CIS.

Le Central Intelligence Service (CIS), organe national de renseignements, a annoncé samedi avoir déjoué une tentative de coup d’État. Le directeur général du service, le contrôleur général de police Ruffin Lebiria, a détaillé l’affaire lors d’une conférence de presse tenue à Antanimora. Selon lui, cette opération a été rendue possible grâce à des informations soigneusement recoupées concernant un groupe d’individus soupçonnés de préparer un acte de déstabilisation.

Sur la base de ces renseignements, un ordre de perquisition a été délivré pour fouiller un domicile dont l’adresse et le propriétaire n’ont pas été rendus publics, afin de ne pas compromettre l’enquête en cours. L’opération a débuté vendredi vers 17 h 30 et s’est prolongée pendant plus de douze heures, jusqu’au petit matin. Les agents du CIS ont été appuyés par les éléments de la 4e section de la Brigade criminelle de la Police nationale.

Au cours de cette fouille, les forces de l’ordre ont saisi deux milliards d’ariary en liquide, dont une grande partie proviendrait directement d’une banque, ainsi que des devises étrangères dont le montant n’a pas été précisé. Plusieurs armes ont également été découvertes sur place : six fusils, dont trois pistolets automatiques récents, ainsi que des armes d’épaule de type fusil à pompe.

Des ressortissants étrangers arrêtés

« Au vu du montant et du type d’armes utilisés, nous avons la certitude qu’ils servaient à la préparation d’un coup d’État », a expliqué le contrôleur général Lebiria.

Deux ressortissants étrangers ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire, leur nationalité restant confidentielle. Deux autres personnes sont activement recherchées. Tout comme les deux personnes déjà arrêtées, ces individus détiendraient également une importante somme d’argent. Selon les précisions fournies par le directeur du CIS, l’argent saisi aurait été destiné à financer une tentative d’assassinat visant un homme d’État dont l’identité n’a pas été révélée.

Interrogé sur le possible mobile politique de cette affaire, le contrôleur général de police a été formel : « Compte tenu du montant en jeu, il est impossible que ce soit une mascarade. La somme et les armes saisies existent bel et bien, ce qui exclut toute spéculation. »

Depuis la découverte de cette tentative, les enquêtes se poursuivent. Le CIS et la Brigade criminelle ont entamé de nouvelles perquisitions afin de déterminer l’identité des commanditaires et de comprendre l’ampleur de ce projet présumé de déstabilisation. Aucune nouvelle information n’a cependant filtré depuis.

(source: Tsilaviny Randriamanga – lexpress.mg)