îles éparses

Elizabeth II : reine de la décolonisation, la monarque a permis à Londres de garder son influence

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Lors de sa disparition, le 8 septembre, la monarque régnait encore sur 15 Etats, dont le Canada et l’Australie, la Jamaïque et les Bahamas. Et était à la tête du Commonwealth, qui réunit 56 pays – dont l’Inde et l’Afrique du Sud.

Pendant la tournée royale en Inde, en 1961, la reine Elizabeth II sur un éléphant dans la ville de Bénarès. POPPERFOTO / GETTY IMAGES

Au moment où Elizabeth II est couronnée, le 2 juin 1953, « l’Empire sur lequel le soleil ne se couche jamais » est déjà ébranlé par la perte, six ans auparavant, de son joyau, l’Inde. Pourtant, sortie vainqueure de la seconde guerre mondiale et charmée par la nouvelle reine, la Grande-Bretagne se voit encore comme une puissance mondiale. « Le pays et le Commonwealth n’étaient pas loin du royaume des cieux » le jour du couronnement, assure quelques jours plus tard avec satisfaction l’archevêque de Canterbury.

Fort de son pragmatisme, le pays met alors en route les changements institutionnels et les assouplissements qui, au fil des décennies et du processus de décolonisation, permettront à Elizabeth II de conserver une dimension internationale.

Pour permettre de garder l’Inde, devenue une République en 1950, dans le giron de la Couronne, le titre de la nouvelle souveraine est modifié. Alors que son père, George VI, était « roi des dominions britanniques d’outre-mer », Elizabeth II régnera sur « ses autres royaumes et territoires ». Le « royaume », qui désignait la totalité de l’Empire britannique, renvoie désormais à une série d’Etats, non nécessairement « britanniques » et qui peuvent être des républiques.

Cet arrangement, qui rompt avec le vieux principe selon lequel la reine est la cheffe de l’Etat de tous les pays du Commonwealth, permettra d’y conserver le Pakistan (devenu une république en 1956), l’Afrique du Sud ou l’île Maurice (1992). Alors que son père avait été « empereur des Indes », Elizabeth II sera « cheffe du Commonwealth », un vocable longtemps synonyme d’Empire, mais habilement conservé pour désigner un ensemble d’Etats indépendants liés historiquement et économiquement à Londres.

Gouverner « selon les lois et coutumes »

En 1953, la nouvelle monarque règne sur pas moins de quarante-six territoires – sept dominions autonomes et trente-neuf colonies et protectorats administrés depuis Londres par le Colonial Office. Son serment solennellement prononcé en la cathédrale de Westminster contient un engagement à gouverner « selon les lois et coutumes » de chacune de ces « possessions » et chacun de ces « territoires » qui incluent le Canada, l’Australie, le Pakistan, Ceylan et l’Union sud-africaine.

Soixante-neuf années plus tard, au moment où la reine disparaît, les quarante-six territoires maintenus dans la Couronne lors de son avènement sont indépendants, souvent depuis longtemps, et le planisphère de l’Empire constellé d’immenses zones roses sur tous les continents relève de l’histoire ancienne.

(source: lemonde.fr)

Le monde unanime dans ses hommages à la reine Elizabeth II

De gauche à droite : Philip May, le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Theresa May, le Prince Charles, la reine Elizabeth II,le président américain Donald Trump, la Première Dame américaine Melania Trump, le président grec Prokopis Pavlopoulos,la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte et son homologue luxembourgeois Xavier Bettel, à portsmouth, pour le 75 anniversaire du Débarquement en Normandie, le 6 juin 2019. (Crédit : Mandel NGAN/AFP)

Minute de silence à l’ONU, drapeaux en berne sur le Capitole mais aussi dans le sultanat d’Oman, jours de deuil au Brésil ou en Jordanie, les marques de respect se sont multipliées

Le monde s’est associé jeudi au deuil des Britanniques après la mort d’Elizabeth II, « une reine de coeur » dont « la dignité » et « le sens du devoir inaltérable » ont suscité une pluie d’hommages unanimes.

Adressant « leurs pensées » à la famille royale et à son peuple, chefs d’Etat ou de gouvernement se sont dits personnellement affectés par le décès de la souveraine qui, en 70 ans de règne, a rencontré quasiment tous les grands responsables de la planète.

Minute de silence à l’ONU, drapeaux en berne sur le Capitole mais aussi dans le sultanat d’Oman, jours de deuil au Brésil ou en Jordanie, les marques de respect se sont multipliées aux quatre coins du globe.

(…lire l’articlei)

 

Le Mozambique est une priorité pour le Portugal, selon le premier ministre

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Le premier ministre Antonio Costa. Ludovic MARIN / AFP

La relation avec le Mozambique, une ancienne colonie portugaise, «est stratégique et prioritaire» pour le Portugal, a affirmé le premier ministre Antonio Costa à l’issue d’une visite dans ce pays, marquée par la demande de pardon pour un massacre perpétré pendant la période coloniale. «Pour le Portugal, la relation avec le Mozambique est stratégique et prioritaire», a écrit Antonio Costa sur son compte Twitter, à l’issue d’une visite officielle au Mozambique qui s’est terminée samedi.

Cette visite a été marquée par la demande de pardon adressée à son ancienne colonie, devenue indépendante en 1975, pour le massacre de Wiriyamu en 1972 au cours duquel quelque 400 civils non armés ont été tués par des soldats portugais. «Presque 50 ans après cette terrible journée du 16 décembre 1972, je ne peux manquer ici d’évoquer et de m’incliner devant la mémoire des victimes du massacre de Wiriyamu, un acte inexcusable qui déshonore notre histoire», avait-il déclaré vendredi soir lors d’un dîner avec le président du Mozambique, Filipe Nyusi.

«Une relation aussi intense et d’une telle longévité» est «inévitablement marquée» par «des moments dont nous voulons certainement nous souvenir mais aussi par des moments et des événements que nous avons le devoir de ne jamais oublier» et, «face à l’histoire, avons un devoir de repentance», avait-il dit. Au cours de cette visite, Antonio Costa avait également indiqué que le Mozambique, qui va commencer à exporter du gaz naturel, pourrait contribuer à «la solution de la crise énergétique mondiale» en utilisant notamment le Port de Sines, situé sur la côte sud-ouest du Portugal, «comme porte d’entrée en Europe». «Le début de l’exploration du gaz naturel au Mozambique ne pouvait arriver à un meilleur moment», avait-il affirmé.

New Delhi lance son premier porte-avions « made in India »

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La mise en service du « Vikrant » marque, selon le premier ministre, Narendra Modi, une « étape importante » vers une autonomie plus affirmée de l’Inde, avec, en ligne de mire, le grand rival chinois. Le pays dispose désormais de deux porte-avions.

Sur le pont du porte-avions indien « Vikrant », lors de son inauguration au chantier naval de Cochin (Inde), le 2 septembre 2022. ARUN SANKAR / AFP

L’Inde, acteur militaire régional de premier plan, vient de démontrer sa volonté de hisser plus haut le pavillon de ses ambitions maritimes. En lançant, vendredi 2 septembre, depuis les chantiers navals de Cochin (sud-ouest du pays), le premier porte-avions entièrement « made in India », le chef du gouvernement, Narendra Modi, s’est enorgueilli du fait que son pays a « rejoint la ligue des quelques nations qui peuvent construire des porte-avions de cette taille dans leur pays ».

Pour le premier ministre d’un pays qui devrait devenir en 2023 le plus peuplé de la planète, devançant la Chine, le lancement du Vikrant marque une « étape importante » vers une autonomie plus affirmée de l’Inde quant à sa capacité de projection maritime. New Delhi a bien sûr en ligne de mire le grand rival chinois, avec lequel la compétition n’est pas seulement démographique, mais surtout militaire et géopolitique.

Le Vikrant ( « courageux », en sanskrit) est un bâtiment de 262 mètres, d’une quarantaine de milliers de tonnes – soit l’équivalent du Charles-de-Gaulle. Il peut accueillir 1 600 hommes d’équipage et emporter une trentaine d’avions, dont les MIG-29K russes de l’aviation indienne. Le navire fait son entrée dans la marine en prenant le nom du premier porte-avions de l’Inde, aujourd’hui hors service, qui avait pris part au conflit indo-pakistanais de 1971.

L’Indo-Pacifique, « priorité absolue »

New Delhi possède déjà un autre porte-avions, le Vikramaditya, mais c’est un navire d’origine soviétique, acheté en 2004. D’un coût de 3 milliards de dollars (autant en euros), le nouveau fleuron de la marine indienne a été officiellement mis à flot après dix-sept ans de construction et de nombreux essais, ralentis par des retards incessants, les derniers en raison de la pandémie de Covid-19.

(source: lemonde.fr)

Emmanuel Macron donne le cap de la diplomatie française

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Emmanuel Macron présente jeudi aux ambassadeurs français réunis à Paris le cap de la diplomatie dans un contexte international de crises aigües, au premier rang desquelles la guerre en Ukraine, et de recul des démocraties.

Passages-clés sur les causes et la complexité des enjeux géostratégiques prévisibles de l’ordre international, vus de la France.


Devant les ambassadeurs, Emmanuel Macron dresse un sombre état du monde

Le président a réaffirmé la nécessité pour la France d’être une «puissance d’équilibres» et de maintenir le dialogue avec Moscou.

Comme souvent dans les grands discours de politique étrangère d’Emmanuel Macron, l’analyse de l’état du monde est exhaustive. Pendant deux heures, devant les ambassadeurs français réunis à l’Élysée, le président a décrit avec inquiétude et précision le nouveau monde en train d’émerger et ses conséquences potentiellement graves pour la France et pour l’Europe. Le «retour de la guerre sur le sol européen», le «désordre climatique», certaines ressources jusque-là jugées acquises, comme l’énergie et l’alimentation, qui «redeviennent des sujets géopolitiques», la «fracture de l’ordre économique mondial».

Sur le plan politique, l’émergence d’un «moment illibéral» et le renforcement des États qui contestent le modèle occidental, l’affirmation des autocrates et des puissances de déséquilibre, comme la Russie et l’Iran. Tous les événements internationaux révèlent «la fragilité de ce monde». «Nous sommes dans un moment de bascule du monde si intimidant que nous avons le devoir d’être plus efficaces», a dit le président.

Sur les grandes crises, peu de changements dans sa politique étrangère, hormis peut-être un ton un peu plus réaliste sur la Russie. «La guerre en Ukraine constitue une rupture historique car elle affecte directement notre sécurité, qu’elle a des conséquences mondiales sur l’énergie, l’immigration, l’information.» Elle porte en elle le danger d’une «déflagration avec un impact mondial». La guerre en Ukraine, affirme Emmanuel Macron, «aggrave aussi la fracture» entre le Nord, qui comprend et soutient la lutte des Ukrainiens, et le Sud, majoritaire, qui la réduit à un conflit régional et refuse de voter contre la Russie.

Elle menace, enfin, le continent, alors que Vladimir Poutine a fait de la division de l’Europe «l’un de ses buts de guerre». Malgré ces constats, le président assume la poursuite du dialogue avec la Russie et Vladimir Poutine. «Nous voulons aider l’Ukraine dans ce conflit qu’elle subit, mais nous ne voulons pas participer à la guerre.» Emmanuel Macron poursuit: «Le métier de diplomate, c’est bien de parler à tout le monde, surtout aux gens avec qui nous ne sommes pas d’accord. Qui a envie que la Turquie soit la seule puissance du monde qui continue à parler à la Russie?» Lire la suite »

Déclaration d’Alger: les fondements géopolitiques de ce qui est à venir pour France-Algérie

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Le poids des mots

Les deux chefs d’État ont signé samedi une déclaration commune créant un «Haut conseil de coopération», qui permettra un «dialogue permanent sur tous les sujets».

Macron et Tebboune pour une «nouvelle dynamique irréversible» entre la France et l’Algérie

Les présidents algérien Abdelmadjid Tebboune et français Emmanuel Macron ont scellé samedi la réconciliation entre Paris et Alger en signant une déclaration qui «renouvelle leur engagement à inscrire leurs relations dans une dynamique de progression irréversible», 60 ans après la fin de la guerre d’Algérie.

Les deux dirigeants ont ensuite dit quelques mots à la presse, l’occasion pour le président Tebboune de saluer une «visite excellente et réussie» de son homologue français, assurant qu’elle «a permis un rapprochement qui n’aurait pas été possible sans la personnalité même du président Macron». Selon le président algérien, qui s’est exprimé en français, les deux pays vont également «agir ensemble dans beaucoup de domaines en dehors de l’Algérie et la France». «Ce rapprochement va nous permettre d’aller très très loin».

Abdelmadjid Tebboune a mentionné la réunion de très haut niveau qui a réuni à Alger vendredi les présidents et les services de sécurité des deux côtés, y compris l’armée, «pour la première fois depuis l’indépendance» de l’Algérie en 1962, annonçant des actions communes «dans l’intérêt de notre environnement géopolitique».

Pour «rehausser leurs concertations politiques», Paris et Alger vont instaurer un «Haut conseil de coopération» au niveau des chefs d’Etat, afin «d’approfondir dans un esprit de confiance et respect mutuels, des réponses adaptées aux questions bilatérales, régionales et internationales», prévoit la Déclaration d’Alger.

Selon la déclaration, ce «nouveau partenariat privilégié» est «devenu une exigence dictée par la montée des incertitudes et l’exacerbation des tensions régionales et internationales». «Il fournit un cadre pour concevoir une vision commune et une démarche étroitement concertée pour faire face aux nouveaux défis globaux (crises globales et régionales, changement climatique, préservation de la biodiversité, révolution numérique, santé…)», dit la Déclaration.

Pour Emmanuel Macron, cette Déclaration d’Alger va permettre de faire en sorte que «l’intimité se renforce en ayant un dialogue permanent sur tous les sujets. Y compris les sujets qui nous empêchaient d’aller de l’avant, car ils revenaient sans cesse, la mémoire par exemple».

(source; lefigaro.fr)

MAE: « Nous ne pouvons pas récupérer les îles Eparses avec la guerre »

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Le ministre des Affaires étrangères, Richard Randriamandrato, a annoncé hier que Madagascar ne peut pas venir avec des bateaux de guerre et des canons pour récupérer les îles Eparses. Le chef de la diplomatie malgache souhaite y aller par la voie diplomatique et compte essentiellement sur le soutien des pays au sein des Nations Unies pour récupérer ces îles.

« Nous n’avons pas les moyens militaires comme la Russie pour débarquer sur ces îles ou pour s’en prendre à la France, afin de réclamer la restitution de ces îles  », a martelé le ministre des Affaires étrangères.

Cela fait pourtant plusieurs dizaine d’années que Madagascar a souhaité récupérer ces îles et le président Rajoelina a doublé les efforts pour obtenir auprès de l’actuel président français une avancé consistant à mettre en place les parties prenantes autour d’une table pour décider de la manière à gérer ces îles. Une deuxième réunion d’un comité dit « mixte » franco-malgache est par ailleurs attendue dans les prochaines semaines dans ce sens.

(source: madagascar-tribune)

Iles Eparses – Plaidoyer pour une cogestion bilatérale

Engagées le 18 novembre 2019, les premières négociations au sein de la commission franco-malgache ont seulement permis d’acter, comme on pouvait s’y attendre, les profondes divergences de vues sur un sujet complexe, pour ne pas dire explosif. Le Gouvernement d’Antananarivo souhaite purement et simplement obtenir une restitution des îles Eparses, sans conditions. De son côté, le Gouvernement de Paris brandit la thèse classique de la souveraineté française originaire, effective et exclusive sur ces quatre territoires. Autant dire que les positions des deux parties ne sont absolument pas compatibles. On ne sait même pas si les discussions – interrompues par la crise sanitaire de la Covid-19 – pourront reprendre en 2022.

A l’aune du droit international public positif, c’est pourtant une évidence : les îles Eparses appartiennent à Madagascar. Il faut ici rappeler que le différend franco-malgache porte sur des « confettis » de l’ancien Empire colonial français dispersés dans le canal de Mozambique et administrativement rattachés, par la loi du 21 février 2007, aux Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Au plan juridique, ce différend est le procès du décret français du 1er avril 1960. Un faisceau d’indices démontre en effet que les îlots revendiqués par Madagascar à partir de 1972 ont été des dépendances du Royaume souverain de Madagascar jusqu’à son annexion par la France, le 6 août 1896. Il apparaît aussi que ces territoires ont tous été, par la suite, des dépendances administratives de la Grande île et ce, jusqu’à l’entrée en vigueur du fameux décret du 1er avril 1960. En réalisant le démembrement de l’Etat autonome de Madagascar sans consultation préalable du peuple malgache ou de ses représentants élus et au mépris du principe coutumier de l’intangibilité des frontières coloniales reconnu par la Cour de La Haye, l’acte règlementaire français du 1er avril 1960 déroge aux principes généraux de la succession d’États. De surcroît, on peut douter de la thèse française selon laquelle l’Etat autonome de Madagascar aurait acquiescé au démembrement de son territoire : ce démembrement lui a plutôt été imposé par la France à la veille de sa résurrection en tant qu’Etat souverain, le 26 juin 1960. Lire la suite »

Iles Eparses : Silence coupable des occidentaux (1ère partie)

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Les discussions entre Madagascar et la France au sujet des Iles Eparses reprendront en septembre prochain.

Sauf rebondissement, chaque partie devrait camper sur ses positions et marteler, preuves à l’appui, son droit de propriété sur les Iles Eparses. La France, qui conteste haut et fort l’invasion de la Russie par l’Ukraine, devrait avoir honte de son annexion des Iles Eparses qui appartiennent incontestablement à Madagascar. Pour dissimuler ses propres travers, la France critique la Russie mais personne n’est dupe. La France ne peut pas, d’un côté, dénoncer l’impérialisme colonial de la Russie et d’un autre côté, persister elle-même dans son entreprise néocolonialiste.

Le Président Emmanuel Macron se garde de questionner le passé colonial de la France et son présent néocolonialiste mais les panafricanistes n’ont pas peur de sortir les griffes. Le Président Andry Rajoelina pourrait rappeler, à juste titre au Président Emmanuel Macron, ce verset biblique : « Pourquoi vois-tu la paille dans l’œil de ton frère et ne vois-tu la poutre dans ton propre œil ? (Matthieu 7 :3). Plusieurs pays occidentaux jouent le jeu de la France et la carte de la complicité. Ils ferment les yeux sur le refus obstiné de la France d’appliquer les résolutions des Nations Unies sur la restitution des Iles Eparses à Madagascar. Ils font la sourde oreille aux revendications fondées et continues de l’Etat Malgache sur les Iles Eparses. Ces mêmes pays occidentaux ont été pourtant si prompts à condamner l’invasion par les forces russes d’une partie du territoire ukrainien.

Ranary et Folojaona – lagazette-dgi.com

Brésil : le ministre de l’Économie juge la France «insignifiante»

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«Vous avez intérêt à bien nous traiter, sinon on va vous envoyer vous faire foutre», a notamment lancé Paulo Guedes.

Le ministre de l’Économie du Brésil, Paulo Guedes, a affirmé que la France était en train de devenir «insignifiante», menaçant de se détourner du marché français si Paris ne cessait pas ses critiques sur la déforestation en Amazonie. «Vous avez intérêt à bien nous traiter, sinon on va vous envoyer vous faire foutre», a-t-il lancé mardi à Brasilia, lors d’un congrès de chefs d’entreprise du secteur de la restauration dont des extraits filmés ont commencé à être diffusés dans la presse brésilienne mercredi.

Paulo Guedes, ministre-clef du gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, a également mis sur le même plan l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en 2019, et ceux qui ravagent la forêt amazonienne. «Un jour, un ministre français m’a dit: “Vous êtes en train de brûler la forêt”. Je lui ai répondu : “Et vous, vous avez brûlé Notre-Dame”», a-t-il raconté, sans préciser de quel ministre il parlait.

«Ce sont des accusations futiles ! Vous n’avez pas brûlé Notre-Dame, mais vous n’avez pas réussi à empêcher le petit pâté de maison (où se trouve la cathédrale) de prendre feu. Chez nous, (la forêt amazonienne) est plus grande que l’Europe et vous nous critiquez», a-t-il ajouté. «Après, j’ai donné un autre exemple (au ministre) : “nos échanges commerciaux avec vous (la France) s’élevaient à 2 milliards de dollars en 2000, autant que la Chine. Aujourd’hui, c’est 7 milliards avec vous et 120 milliards avec la Chine. Vous devenez insignifiants pour nous”».

L’accord commercial entre l’UE et le Mercosur au centre des débats

Dans son discours mardi, Paulo Guedes a critiqué le fait que le président français Emmanuel Macron soit opposé à la ratification de l’accord commercial entre l’Union Européenne et le Mercosur (qui réunit Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay), doutant de l’engagement du Brésil à défendre l’environnement, face à l’avancée de la déforestation et des incendies en Amazonie. «Ou la France nous ouvre son marché, à nous et au Mercosur, ou elle deviendra insignifiante pour nous et on ira voir ailleurs», a-t-il insisté.

En septembre 2019, Jair Bolsonaro et Emmanuel Macron ont eu de nombreuses passe d’armes au sujet des feux de forêt en Amazonie, le président brésilien accusant son homologue français de menacer la «souveraineté» du Brésil en critiquant sa politique environnementale. Paulo Guedes lui-même avait jeté de l’huile sur le feu, déclarant à l’époque que la Première dame Brigitte Macron était «vraiment moche».

(source: lefigaro.fr)

Taïwan : la Chine annonce la prolongation de ses exercices militaires autour de l’île, en dépit des critiques internationales

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Les manœuvres militaires lancées après la visite de Nancy Pelosi, les plus grandes jamais effectuées autour de Taïwan, devaient prendre fin dimanche. L’armée chinoise n’a pas précisé où se déroulaient les nouveaux exercices, ni s’ils étaient « à tir réel ».

Un homme lit un article de journal concernant les manœuvres militaires autour de Taïwan, à Pékin, le 8 août 2022. NOEL CELIS / AFP

Les manœuvres devaient s’achever dimanche, mais l’armée chinoise a annoncé lundi 8 août, qu’elle poursuivait ses exercices militaires près de Taïwan. « L’Armée populaire de libération (…) continue de mener des exercices pratiques interarmées dans l’espace maritime et aérien autour de Taïwan, en se concentrant sur des opérations conjointes anti-sous-marins et d’assaut en mer », a précisé le commandement du théâtre d’opération est. Il n’a pas précisé dans quelles zones se déroulent ces manœuvres, ni si elles sont « à tir réel ».

La Chine avait fait savoir qu’elle comptait effectuer de nouveaux exercices « à tir réel » jusqu’au 15 août dans la mer Jaune, qui sépare la Chine de la péninsule Coréenne.

L’armée chinoise proche du littoral taïwanais

Pékin a lancé les plus grandes manœuvres jamais effectuées autour de l’île après la visite à Taipei de la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, jeudi. L’armée chinoise a envoyé avions de chasse, navires de guerre, drones et missiles balistiques dans ce que les analystes considèrent comme une simulation de blocus et d’invasion de l’île.

Le ministère de la défense taïwanais a dénombré dimanche soixante-six avions et quatorze navires opérant dans le détroit qui sépare la Chine continentale de Taïwan, dont vingt-deux ont traversé la ligne médiane qui coupe en deux cet espace maritime.

Pour prouver à quel point elle s’était approchée des côtes taïwanaises, l’armée chinoise a diffusé ce week-end une photo prise selon elle à partir d’un de ses navires de guerre, où l’on voit un bâtiment de la marine taïwanaise à quelques centaines de mètres seulement. Ce cliché pourrait être le plus proche du littoral taïwanais jamais pris par les forces de Chine continentale. La Chine a aussi envoyé un drone survoler l’île taïwanaise de Kinmen, située à une dizaine de kilomètres de la ville chinoise de Xiamen, obligeant l’armée taïwanaise à tirer des fusées éclairantes, selon les autorités locales.

Le ministère des transports taïwanais avait signalé dimanche midi le retour à la normale de six des sept « zones temporaires de danger » que la Chine avait demandé aux compagnies aériennes d’éviter. « Les vols et les navigations concernés peuvent reprendre progressivement », avait-il précisé.

« Disproportion totale » selon les Etats-Unis
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Norbert Lala Ratsirahonana: « tsy manohitra ny hanaovana Fikaonandoham-pirenena ny AVI, fa mila famaritana mazava tsara »

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Iray taona mahery herinandro vitsy mialohan’ny tsy maintsy hialan’ny Filoha Rajoelina eo amin’ny fitondrana, raha toa ka mikasa ny mbola hilatsaka hofidiana izy – araka ny efa voatomban’ny maro – dia nanao fanambarana Atoa Norbert Lala Ratsirahonana nanoritany ireo teboka « tokony » maro ho an’ny Antoko AVI, manoloana ny toe-draharaha amin’izao fotoana.

Inoana fa tsy kisendrasendra izao fanambarana izao fa manoro ny lalana tokony hizorana raha ao ny finiavana; indrindra avy amin’ny fitondrana, hamaritana miaraka amin’ny hery velona ireo hevi-dehibe. fototra hiankinan’ny ho avim’ny Firenena malagasy