îles éparses

Restitution des « îles éparses »: la position de Madagascar reste inchangée

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Droit dans ses bottes.

Le ministère des Affaires étrangères s’est exprimé sur la question des îles éparses. Dans un communiqué publié hier, le MAE a assuré que « l’Etat malagasy souhaite poursuivre ses actions avec le même dynamisme et la même conviction qu’auparavant en vue de la restitution de ces îles malagasy de l’Océan Indien ».

Une façon de prévenir que le Gouvernement ne lâchera pas du lest, alors que plusieurs détracteurs avaient remis en cause la volonté de l’Exécutif de lutter effectivement pour la restitution de ces îles après la visite récente du ministre des Affaires étrangères français.

Pour rappel, la visite à Madagascar du ministre français en charge de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, du 20 au 21 février 2020, « a permis de faire avancer les discussions au niveau des relations entre les deux pays ». A  cette occasion, le ministre français avait voulu confirmer la solidarité et le soutien de la France aux efforts nationaux de développement. En effet, la concrétisation des projets inscrits dans la Politique générale de l’Etat et du Plan émergence Madagascar requiert la contribution de tous les pays amis et partenaires de Madagascar.

« Afin de dissiper tout le malentendu », le ministère des Affaires étrangères malagasy a voulu réaffirmer la volonté de la partie malagasy. « Ce soutien n’entrave nullement et n’influe pas sur le processus de discussion en cours avec la France au sujet des iles malagasy de l’Océan Indien », indique le MAE. Et ce, avant de rajouter que la visite du ministre français en charge de l’Europe et des Affaires étrangères a été, « bien au contraire, l’opportunité de rйaffirmer la position de Madagascar sur cette question ».

La volonté de l’Etat malagasy de revendiquer sa souveraineté pleine et entière sur ces îles, « par le dialogue et en vertu du droit international, reste intacte », conformément au communiqué conjoint publié à l’issue de la première réunion de la Commission mixte le 18 novembre 2019.

Dans le point 6 de ce communiqué, il est notamment dit que « pour Madagascar, le différend porte sur le processus de décolonisation inachevée du pays, conformément au droit international (…) ». Le même point ajoute que « à cet effet, la restitution de la souveraineté de Madagascar sur ces îles reste une question fondamentale dans la négociation et constitue une question devant être abordée préalablement à l’examen et à l’adoption d’une solution commune de développement ».

En clair, contrairement aux allégations des détracteurs du pouvoir en place, la récente visite du ministre français n’impacte nullement sur la volonté de la partie malagasy à lutter pour la rétrocession de ces îles malagasy. La missive d’hier du MAE, en guise de conclusion, rappelle d’ailleurs que « les discussions sont en cours avec la partie française en vue de la poursuite des négociations y afférentes dans le cadre de la Commission mixte ».

(La Rédaction: journal La Vérité)

Madagascar : la France augmente son aide mais ne cède rien sur les îles Eparses

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Lors de sa visite officielle, Jean-Yves Le Drian a annoncé une enveloppe de 240 millions d’euros sur quatre ans, sous forme de dons et de prêts.

L’île de Grande Glorieuse, en avril 2014. SOPHIE LAUTIER / AFP

Après trois mois de silence, la visite de Jean-Yves Le Drian à Madagascar, jeudi 20 février, avait laissé espérer une avancée ou, à défaut, des clarifications sur l’épineux dossier des îles Eparses, dont le président Andry Rajoelina a officiellement demandé la restitution à la France. Il n’en a rien été.

[…]

« Ici c’est la France »

Face à ce discours rassurant, personne ne voit pourtant quelle pourrait être l’issue des discussions tant que les deux parties continuent de poser en préalable la reconnaissance de leur souveraineté sur les quatre îlots situés dans le canal du Mozambique (le cinquième, Tromelin, dans l’océan Indien, étant quant à lui revendiqué par l’île Maurice). Par une série de déclarations jugées brutales et provocatrices par les Malgaches, Emmanuel Macron a coupé court à tout compromis. « Ici c’est la France », avait-il notamment proféré, le 23 octobre, en foulant le sable des îles Glorieuses, promises à devenir une réserve naturelle nationale d’ici au mois de juin.

Même si le sujet des Eparses n’était pas inscrit à l’agenda officiel de la visite de M. Le Drian, c’est bien cette position que le ministre était chargé de rappeler au président malgache, avec lequel il s’est entretenu à huis clos : la France ne transigera pas sur sa souveraineté mais reste ouverte à une coopération dans les domaines de la pêche, de la protection de la biodiversité ou de la sécurité maritime.

(… lire l’intégralité du journal Le Monde)

La France débloque 240 millions d’euros pour le Plan Emergence Madagascar

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La rencontre entre les autorités malgaches dirigées par président de la République, Andry Rajoelina, d’un côté, et le ministre français en charge de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, d’un autre s’est soldée par la signature des accords de partenariat. La France débloquera un appui budgétaire de 240 millions d’euros en guise de son soutien à la mise en œuvre du Plan émergence Madagascar.

Le ministre français Jean-Yves Le Drian aux côtés du président Andry Rajoelina au Palais d’Etat d’Iavoloha.

« La France tient à réaffirmer sa volonté d’être un partenaire de premier plan pour l’Émergence de Madagascar », a déclaré le chef de la diplomatie française. Ce serait pour cette raison que le gouvernement français a décidé de mobiliser cette somme pour les quatre années à venir, pour la mise en œuvre des projets prioritaires inscrits dans le plan émergence Madagascar. La moitié de cette enveloppe sera offerte à titre de dons et l’autre moitié à titre de prêt et sera activé par l’Agence française de développement (AFD).

Sera principalement concerné par ce financement le social, plus particulièrement le domaine de l’éducation. Le président malgache a en effet rappelé que la difficulté d’accès à l’école et le manque d’infrastructures constituent l’un des problèmes de l’éducation dans le pays. Ainsi, l’État envisage-t-il de multiplier les actions notamment dans la distribution de kits scolaires et l’amélioration des infrastructures de base dans toutes les régions de la Grande île.

La révision à la hausse du budget du Ministère de l’Éducation nationale est envisagée afin d’augmenter le taux de scolarisation des enfants malgaches. Par ailleurs, Andry Rajoelina a aussi évoqué que l’enseignement supérieur rencontre les mêmes problèmes. Mais il n’a pas non plus manqué de solliciter le soutien de la France pour le projet de reforestation de Madagascar. Le 19 janvier, lors du lancement de la campagne de reboisement national, le président malgache avait déclaré que son objectif est de planter 60 millions d’arbres chaque année.

Deux conventions ont été signées à l’issue de cette rencontre. La première porte sur la subvention de 14,3 millions d’Euros pour un appui au plan sectoriel de l’éducation (PSE).

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Société civile: Fikambanana « Monde, Justice » tafatsangana ara-pomba ofisialy

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Ramatoa Mpitsara iraisam-pirenena teo aloha, Arlette Ramaroson, no filoha mpitarika ity fikambanana (société civile) vao mijoro ity, otronin’Atoa James Ratsima sy ny minisitry ny Fiompiana teo aloha Ihanta Randriamandrato.

Ny « Ziva » (t)eo amin’ny Fihavanana malagasy

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                                                          NY ZIVA

NY FIHAVANANA:

Anisan’ny mampiavaka antsika Malagasy amin’ny firenen-kafa ity resaka fihavanana  ity ary mampiaiky an’izao tontolo izao fa saro-bahana ny fihavanana Malagasy. Ka na dia nisy aza ireo tetika maro samihafa entina hanasaraham-bazana ny samy Malagasy dia tsy tanteraka izany fifandrafiana ny samy mpiray tanindrazana izany.

Ankoatry ny fihavanana amin’ny  alalan’ny Faditrà na fatodrà, hifanaovan’ny olona roa tonta na olona roalahy, na roavavy, na lahy na vavy ho enti-mañatsara ny fihavanana (satria na dia olon-droa no mifatidrà na mifatodrà ), ny fihavanana Malagasy dia mitatra ary mitohy ho azy eo amin’ny vahoaka na fokonolona rehefa nampiraisin’ireo olon-droa ireo izany fihavanana izany.

Amin’izao fotoana iainantsika izao dia sady mampalahelo sy manahirantsaina fa somary goragora sy ravarava ny fihavanan’ny Malagasy; hita fa tsy miseho miharihary anefa  izany, ary somary miharatsy mihitsy aza.

Tsy voatanisa ny antony mahatonga izany araka ny fantatra : anisan’izany ny fitiavam-bola tanteraka sy tafahoatra ka manjary hanarian-kavana, manampy trotraka ihany koa ny raharaha politika, ka raha tsy iray làlana amiko dia tsy izy.

Na dia eo aza izany dia soa ihany fa mbola misy ny fihavanana Malagasy tsy tontan’ny ela ary tsy simban’ny arafesina sy ny bobongolo,  dia ny Zivan-drazana izany. Maro no efa tsy mahalala izany  ankehitriny na dia efa olon-dehibe izao aza, fa efa variana amin’ny fahasarotam-piainana sy ny fanatontoloana. Mahafantatra ny amin’ity teny Ziva ity avokoa ny maro manerana ny nosy, izay Fihavanana manan-kasina amin’ny Malagasy.

 

TOY IZAO NO FILAZAN’NY ISAM-PARITRA AZY :

  • Ziva sy lohateny hoy ny njoaty Antakarana
  • Ziva-lohateny Fanjivana –Zaka vala hoy ny tsimihety
  • Tsy maty manota – lohateny (fifanekem-pokonolona ) hoy ny Merina
  • Ziva hoy ry zareo avy ao Ambongo Morondava
  • Ziva hoy ny Sakalava
  • Fañompa – Soman-dRaza hoy ny Tesaka
  • Olo-miray  – Fañompa hoy ny Antemoro

Indro kosa ireo isam-poko manana fihavanana amin’ny alalan’ity Ziva ity, fa izany no hahafataran’ny maro azy amin’ny ankapobeny.

1- Ireo Vazimba dia Ziva  amin’ireo Beosy sy Makoa

2- Ny foko Antañandrano na Tanandrano dia mpiziva amin’ireo Beosy sy Betsileo

3- Ireo Kanjemby, izay Vezo avy amin’ny tapany Avaratry Tambohorano faritany Mahajanga dia Ziva amin’ireo Sandrangoatsy avy ao Kinkony .

4- Ireo Kanjemby avy ao Besalampy dia Ziva amin’ny foko Maromena avy ao Besalampy ihany sy ireo Beosy

5- Ireo Kanjemby amin’ny faritra morontsiraka dia Ziva amin’ireo Antalaotra sy Komoriana (Ajojo)

6- Mbola ao Besalampy ihany, ireo Kanjemby dia mpiziva amin’ny taranaky ny Tsianova

7- Ireo Maromena ao Besalampy dia Ziva amin’ny taranaky ny Manonga

8- Ny taranaky ny Manonga dia Ziva amin’ ny taranaky ny Marolahy

9- Ny taranaky ny Andrafanga dia Ziva amin’ny taranaky ny Kinfotso

10- Ny taranaky ny Tsimanondriky dia Ziva amin’ireo Vezo sy amin’ny taranaky ny Andrafanga

11-Ireo Sandrangoasty avy ao Mitsinjo dia Ziva amin’ireo Kanjemby avy ao amin’ny helodranon’ny Maroambitsy, ireo Matihazo, sy ireo Tambondro Avaratra ary ireo Jongoa

12- Ireo Matihazo dia Ziva amin’ireo Antemamaliky ao Mitsinjo

13- Ireo Antirengy dia Ziva amin’ireo Mandravà avy ao Soalala

14- Ireo Manañadabo, ankilany ary ireo Betsiboka, andaniny dia Ziva amin’ireo Marolaka

15- Ireo Marotokiky dia Ziva amin’ireo Tsiaronjy na Tsaronjy

16- Ireo Sambarivo dia Ziva amin’ireo Tongoa

Avy amin’ny foko TSIMIHETY

17- Ireo Antevongo tambohitsy dia Ziva amin’ireo Antevinañy tompon’ny vinàñy

18- Ireo Zafindrano (taranaky ny rano) dia Ziva amin’ireo Zafindravoay (taranaky ny Voay)

19- Ireo Zafindramahavita dia Ziva amin’ireo Jongoa (Sakalava)

20- Ireo Antotolàny (tokotelo) dia Ziva amin’ireo Antelampy (avy amin’ny Vato) sy ireo Makoa

21- Ny foko Antakarana dia Ziva amin’ireo Anjoaty sy ireo Zafitsimeto

22- Ny foko Betsimisaraka dia Ziva amin’ny foko Betsileo

23- Ny foko Sihanaka dia Ziva amin’ireo Betsileo sy ireo Makoa

24- Ireo Marofotsy, avy ao amin’ny foko Sihanaka dia Ziva amin’ny Sakalava Manañadabo

25- Ny foko Betsileo dia Ziva amin’ny foko Antesaka, indrindra fa ireo Tesaka Rabehavana, izay Zivan’ireo Makoa sy ny foko Betsimisaraka

26-Fa ireo Betsileo Antañandro dia Ziva amin’ireo Beosy

27- Ny foko Merina dia tsy nahalala, na niniana tsy mampahalalaina ny atao hoe Ziva (mety anisan’ny tetik’ady mahery vaika hanokana-monina azy ireo izany). Nefa ara-tantara dia Ziva amin’ireo Vazimba sy ireo Makoa izy ireo. Eo koa ireo Antehiroka taranaka Vazimba dia mpiziva amin’ireo zanak’Andriana, ary lohateny amin’ireo Ajojo.

Ny foko Merina ihany koa dia Ziva amin’ireo Sakalava Boeni. Ny manamarina izany ka voasoritra tsy hay nofafana dia ny fiteny eto Imerina raha sendra misy olona maty ka ataony hoe “Sakalava robaka”. Raha tsy mpiziva ry zareo fahiny dia tsy ho nitoetra mihitsy io fombam-pitenenana io. Io ilay Fañompa ifamatoran’ny mpiziva.

28- Ny foko Antemoro dia Ziva na lohateny (na Fañompa) amin’ireo Makoa,

29- Ireo Anakara dia fañompa amin’ireo Antevandrìka

30- Ireo Antevandrìka dia Fañompa amin’ireo Zafiraminia

31- Ny foko Antesaka dia Fañompa amin’ireo Betsileo sy ireo Mahafaly

32- Ireo Sahafero dia Ziva amin’ireo Rabehava

33- Ireo Tiara dia Ziva amin’ireo foko Bara Tevohobe

34- Ny foko Bara dia Ziva amin’ireo Manendry, izay taranaka Vazimba

35- Ny foko Tanôsy dia Ziva amin’ireo Tandroy,  sy ireo Tandramanàka

36- Ireo Telamaro dia Ziva amin’ireo Tandramanàka

37- Ireo Temananteny dia Ziva ny foko Betsileo

38- Ny foko Tandroy dia Ziva ny Tanôsy

39- Ireo Ivondrobe dia Ziva amin’ireo Karimbola

40- Ireo Karimbola dia Ziva amin’ireo Tandroy Tetreso

41- Ireo Mahafaly dia Ziva amin’ireo Tanôsy  sy ireo Tesaka

42- Ireo Sianamavo dia Ziva amin’ireo Tetsiraraka

43- Ireo Tevohitse dia Ziva amin’ireo Tameantsoa

44- Ireo Zanakanga dia Ziva amin’ireo Temilahe

45- Ireo Temitongoa dia Ziva amin’ireo Tefaho , Andrianjoho , Tefoli , Sambaindrano

46-  Ny foko Makoa dia Ziva amin’ireo Temoro, Betsileo, Merina ary koa ireo Antimahory ( izay tonga avy any Mayotte) Comores.

47- Ireo Zaramanaga dia Ziva amin’ireo Tesaka sy Temoro.

Hita sy fantatra amin’izany ary fa saika voafaritry ny fihavanana amin’ny alalan’ity ziva ity avokoa ny Foko manerana ny Nosy mantolo. Somary natory na nampanginina izy ity tamin’ny andron’ny Fanjanahatany mba hampifandrafisana ny samy Malagasy. Foko manan-kasina daholo ny monina eto amin’ity Nosy misy antsika ity, ka tsy mendrika ny ady an-trano, na amin’ny fomba sy endrika samihafa. Satria Nosy iray, tsy azo sarahina na zarazaraina.

Tsara ho marihina manokana ny fihavanan’ny Antemoro sy ny aty am-povoatany, indrindra fa ny Merina. Fihavanana nisy hatrany am-piandohana io, fahiny elabe, ary na dia ny tendrombohitra roa ambin’ny folo (12) eto Imerina aza dia saika misy rà Antemoro avokoa .

Misy hevitra tsara asiam-panitsiana ihany koa ny tamin’ny fotoana nipetrahan’ny Antemoro ho Mpanolon-tsaina teto Imerina. Tsy Andriamahazonoro irery na ny Anakara irery ihany no notendren’Andrianampoinimerina ho “Andriamasinavalona” tamin’ny 1188 (taona Hazira):  fa ny foko Antemoro manontolo (jereo ny boky nosoratan’ingahy Kasanga Fermand).

Tiana ambara sy amafisinay etoana fa ny Foko Antemoro dia anisan’ny nahay nandrindra fihavanana sy nahay nampihavana ny mpiray tanindrazana Malagasy hatrany amboaloany ka mandraka ankehitriny. Azo hamarinina izany manerana ny Nosy, toy ny Foko Mahafaly- Menabe- Tanôsy- Antambahoaka- Sihanaka- Merina- Betsileo- Tanala- Tesaka- Tefasy- Tsimihety – Antakarana – Zafisoro –Bara –Tandroy- Vezo- Sakalava (fito karazana) dia namitrahany fihavanana avokoa.

TENY FAMARAÑANA :

Ny ZIVA dia fihavanana avy amin’Andriamanitra sy ireo Razana teo aloha.

Fa ny Fatidrà kosa dia nataon’ny olona mpifankatia ho fihavanana vaovao.

Ary ny Fiandrianana dia fanomezana sy tolotra  avy amin’Andriamanitra fa ny maha Mpanjaka kosa dia Tendry sy safidy nataon’ny olombelona.

Koa na dia tsy Mpanjaka aza ny olona iray dia efa Andriana izy, ary manana ny fiandrianany.

Ary misy koa efa Andriana ilay olona no sady voatendry na voafidy ho Mpanjaka.

Ny havanareo,

Printsy Jobily RAKOTOSON

Une grande figure et « raiamandreny » de la nation s’est éteinte. Il s’agit de Jobily Rakotoson qui vient de décéder, hier lundi 27 janvier 2020 à l’âge de 95 ans. Hospitalisé depuis quelques semaines suite à une maladie qui le rongeait depuis un certain temps, il a rendu son dernier soupir à l’HJRA d’Ampefiloha.

Jobily Rakotoson était parmi les fondateurs de l’association des « Raiamandreny Mijoro » pendant les crises de 2002, puis membre du « Comité du Fampihavanana Malagasy » (CFM) dont il en est le doyen d’âge.

Sa dépouille mortelle sera veillée à son domicile d’Ambohipo avant d’être acheminée, demain mercredi 29 janvier vers son village natal à Vohipeno où il sera également inhumé.

La rédaction de l’Agence Malagasy de Presse (AMP) présente ses sincères condoléances à la famille de cet illustre défunt qui, on peut le dire, a laissé son empreinte dans la marche des affaires nationales.

(source: AMP)

PS:

Une précision concernant le décès de Jobily Rakotoson nous a été notifiée par la famille. En fait, cet illustre défunt a fait une chute, samedi dernier, à la suite de laquelle il a été hospitalisé d’urgence à l’HJRA. Malheureusement, cette chute lui a été fatale et les médecins n’ont pu que s’en remettre à la triste réalité.

Toutes nos excuses à la famille et encore une fois, nous lui renouvelons nos sincères condoléances. Pour rappel, la dépouille mortelle de Jobily Rakotoson sera transférée aujourd’hui à Vohipeno où il sera également inhumé.

La reconstitution du Parti colonial français

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Extraits de « Sous nos yeux » (13/25)

par Thierry Meyssan

Élu président par défaut après l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn, François Hollande ne savait rien de la fonction présidentielle. Aussi s’en remit-il à ses hauts fonctionnaires. Il prolongea sous leurs instructions la politique de son prédécesseur. En matière de politique étrangère, il reprit les dossiers en ignorant le retournement de Nicolas Sarkozy à la fin de son mandat. Derrière lui tous les partisans d’une nouvelle épopée coloniale se coalisèrent.

François Hollande place son quinquennat sous les auspices de Jules Ferry (1832-1893), le théoricien socialiste de la colonisation française.

25— François Hollande et le retour du « parti colonial »

Mais Sarkozy perd l’élection présidentielle. Lorsqu’il quitte l’Élysée, il devient salarié du Qatar pour 3 millions d’euros annuels et le représente par exemple au conseil d’administration du groupe hôtelier Accor.

Bien qu’il ait été élu sous la bannière du Parti socialiste, François Hollande gouverne au nom du «  Parti de la colonisation  » [1]. À l’issue d’un an et demi de mandat, il annonce à ses électeurs stupéfaits qu’il n’est pas socialiste, mais plutôt social-démocrate. En réalité, dès le jour de sa prise de fonction, il avait été clair. Comme ses prédécesseurs, il place sa cérémonie d’investiture sous les auspices d’une personnalité historique  : il choisit Jules Ferry (1832-1893). Certes, ce dernier organisa la gratuité de l’enseignement primaire, mais à son époque il était extrêmement impopulaire et désigné sous le sobriquet du «  Tonkinois  ». Il fut en effet l’homme qui défendit les intérêts de grands groupes industriels en Tunisie, au Tonkin et au Congo, lançant la France dans des aventures racistes et coloniales. Et contrairement à ce que l’on admet communément, son intérêt pour l’enseignement primaire n’était pas tourné vers l’éducation des enfants, mais vers leur préparation comme soldats de la colonisation. C’est pourquoi, on désignait ses instituteurs comme ses «  hussards noirs  ».

Le socialiste Jules Ferry (au centre, portant des favoris) a théorisé le droit des « peuples supérieurs » à « civiliser » les « peuples inférieurs ». Il a mené le « Parti colonial », lobby transpartisan des intérêts coloniaux. Il a organisé l’école publique gratuite et obligatoire afin de soustraire les enfants à la mainmise du clergé et d’en faire de bons soldats.

Il peut paraître étrange de parler de «  colonisation française  » à propos de François Hollande, tant cette expression semble surannée. Elle est souvent mal comprise car associée à tort à une colonisation de peuplement alors qu’il s’agit d’abord d’un concept économique. Au XIXe siècle, alors que des paysans et des ouvriers résistaient jusqu’à la mort à des patrons qui les exploitaient sans vergogne, certains parmi ces derniers eurent l’idée de poursuivre leurs profits au détriment de peuples moins organisés. Pour mener à bien leur projet, ils modifièrent aussi bien le mythe national que l’organisation laïque de l’État de manière à arracher la population à l’influence des Églises.

Arrivé à l’Élysée, François Hollande choisit Jean-Marc Ayrault comme Premier ministre. L’homme est réputé raisonnable, mais il a pris fait et cause pour la colonisation de la Palestine. Il est ainsi président d’honneur du Cercle Léon Blum, une association créée par Dominique Strauss-Kahn pour rassembler les sionistes au sein du Parti socialiste. Ancien Premier ministre, Léon Blum avait promis au mouvement sioniste, en 1936, de créer l’Etat d’Israël au Liban et en Syrie mandataires [2]

Déjà en 1991, lorsqu’il était Premier ministre, Laurent Fabius n’avait pas manifesté de sollicitude pour la vie des autres.

Hollande désigne Laurent Fabius comme ministre des Affaires étrangères. Les deux hommes étaient autrefois rivaux, mais Fabius a négocié avec l’émir du Qatar et avec Israël leur soutien durant la campagne électorale [3]. C’est un homme dénué de convictions, ayant changé plusieurs fois d’avis sur des sujets majeurs au gré des opportunités. En 1984, alors qu’il est Premier ministre, 2 000 hémophiles seront contaminés et mourront afin de protéger les intérêts de l’Institut Pasteur dont le test de détection du sida n’était pas encore prêt. Grâce à François Mitterrand qui modifie les règles de procédure, il est relaxé par la Cour de Justice de la République selon le principe «  responsable, mais pas coupable  ». Son ministre de la Santé, Edmond Hervé sera condamné à sa place.

Hollande choisit comme ministre de la Défense son ami Jean-Yves Le Drian. Les deux hommes ont milité ensemble pendant des années derrière le président de la Commission européenne Jacques Delors au sein du Parti socialiste. Durant la campagne électorale, Le Drian s’est rendu au nom de Hollande à Washington où il a fait allégeance à l’Empire états-unien.

Bien que d’extrême-droite, le général Benoît Puga exerce une forte influence sur le président socialiste François Hollande.

En outre, décision sans précédent, le Président Hollande maintient à son poste le chef d’état-major privé de son prédécesseur, le général Benoît Puga. L’officier est plus âgé que lui et partage les convictions d’extrême droite du père du Président. Il dispose du privilège de pouvoir entrer à tout moment dans son bureau et entretient une relation quasi paternelle avec lui.

(… lire l’intégralité)

Sous nos yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump

 

Dinika Nosy Malagasy

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CCI Ivato, 11 desambra 2019: Fanolorana ny fehin-kevitry ny dinika fakan-kevitra mikasika ireo nosy malagasy ao amin’ny ranomasimbe indiana tamin’ny Filoham-pirenena Andry Rajoelina

Communication Présidence de la République

Le Royaume-Uni refuse de rétrocéder l’archipel des Chagos à l’île Maurice malgré l’avis de l’ONU et de la Cour internationale de Justice

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En mai, l’Assemblée générale de l’ONU avait adopté à une très large majorité une résolution, non contraignante mais à forte valeur politique, donnant six mois à Londres pour procéder à cette rétrocession. Ce délai a pris fin vendredi sans que le Royaume-Uni se conforme à cette résolution, ni à l’avis consultatif formulé en février par la Cour internationale de justice (CIJ) demandant à Londres de mettre fin « dans les plus brefs délais » à son administration des Chagos.

Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées en fin de matinée devant la mission diplomatique britannique à Port-Louis, brandissant des banderoles qui proclamaient notamment : « Notre dignité n’est pas à vendre« .  « Cette manifestation pacifique vise à montrer le mécontentement des Chagossiens et des Mauriciens face au refus de la Grande-Bretagne de respecter la résolution des Nations unies« , a déclaré Olivier Bancoult, président du Groupe des réfugiés des Chagos. « La Grande-Bretagne devrait avoir honte de violer la Charte des Nations unies (…) dont elle est signataire« , a-t-il poursuivi.

 

Les Chagos sont au coeur d’un litige vieux de cinq décennies, depuis la décision britannique de séparer en 1965 cet archipel de l’île Maurice et d’y installer une base militaire commune avec les États-Unis, sur l’île principale de Diego Garcia. L’île Maurice a obtenu son indépendance en 1968. Le Royaume-Uni avait expulsé environ 2.000 Chagossiens vers Maurice et les Seychelles pour faire place à la base militaire. Depuis 1975, Maurice a multiplié les procédures judiciaires afin d’obtenir le retour des Chagos dans son giron.

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Nosy Malagasy – « Iles éparses »: Madagascar et la France ont acté l’existence d’un différend

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COMMUNIQUÉ CONJOINT

Première session de la Commission mixte Madagascar – France sur la question des îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India –

Palais d’Andafiavaratra, Antananarivo, Madagascar

18 novembre 2019

 1. La première session de la Commission mixte Madagascar-France sur la question des Îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India s’est tenue au Palais d’Andafiavaratra, Antananarivo, Madagascar, le 18 novembre 2019.

 2. Le Chef de la délégation malagasy, Monsieur Christian NTSAY, en sa qualité de ministre des Affaires étrangères par intérim, a souhaité à la délégation française dirigée par l’Ambassadeur Marcel ESCURE une chaleureuse et cordiale bienvenue en terre malagasy, au Palais d’Andafiavaratra, haut lieu teinté d’Histoire, pour cette première session de la Commission mixte.

3. Le palais d’Andafiavaratra est également le lieu de réaffirmer les engagements souscrits par leurs Excellences Monsieur Andry RAJOELINA, Président de la République de Madagascar, et Monsieur Emmanuel MACRON, Président de la République française, le 29 mai 2019 à Paris, lesquels ont permis d’ouvrir la voie à une nouvelle dynamique pour le règlement des questions pendantes et la recherche d’une solution commune.

 4. Le Chef de la délégation française, l’Ambassadeur Marcel ESCURE, a fait part de son appréciation au Gouvernement et au peuple de la République de Madagascar pour l’accueil et pour l’hospitalité qu’ils ont réservés aux délégués français.

5. Le Chef de la délégation malagasy a présenté les pouvoirs de la délégation au Chef de la délégation française pour réaffirmer la souveraineté de Madagascar sur les îles et les modalités d’application des résolutions pertinentes de l’Assemblée générale des Nations Unies.

6. Les deux délégations ont acté l’existence, à ce stade, d’un différend sur la question de souveraineté.

 Pour Madagascar, le différend porte sur le processus de décolonisation inachevée du pays, conformément au droit international. A cet effet, la restitution de la souveraineté de Madagascar sur ces îles reste une question fondamentale dans la négociation et constitue une question devant être abordée préalablement à l’examen et à l’adoption d’une solution commune de développement.

Le Chef de la délégation française a présenté les éléments fondant les bases juridiques et la licéité de la souveraineté française sur ces îles, conformément au droit international.

 7. Dans l’attente du règlement de ce différend, le Chef de la délégation française a présenté les propositions de la France en faveur de perspectives communes de développement dans cette zone dont la délégation malagasy a pris acte.

 8. Les deux Chefs de délégation ont tenu à saluer les efforts consentis de part et d’autre pour la réussite de la mission confiée par les deux Chefs d’Etat en vue de la recherche d’une solution commune à ce différend et se sont félicités du climat amical et constructif dans lequel se sont déroulés les travaux.

9. Les deux parties se sont engagées à poursuivre le dialogue dans un esprit positif et à se retrouver à Paris, France, pour la prochaine session.

Fait à Antananarivo, République de Madagascar, le 18 novembre 2019

Pour la délégation française:  Marcel ESCURE

Pour la délégation malagasy : Christian NTSAY

La Direction de la Communication et des Relations Publiques de la Présidence de la République de transmettre ce communiqué

18-11-2019

Andafiavaratra: faire date

Publié le Mis à jour le

Chronique de VANF

Nosy malagasy vs. îles éparses : le palais d’Andafiavaratra accueille ce jour (18 Novembre 2019) la «consultation» franco-malgache sur des îles qui étaient encore dépendances de Madagascar avant le décret du 1er avril 1960.

Dans l’histoire complexe entre la France et Madagascar, le 18 novembre 2019 rejoint donc le 18 février 1916 et le 22 juillet 1948. Ici, le 18 février 1916, en pleine «guerre de 14», s’ouvrait le procès des V.V.S. (Vy, Vato, Sakelika) : de nombreux élèves-fonctionnaires de l’école Le Myre de Vilers, des médecins, des écrivains, furent poursuivis pour subversion nationaliste. Ici, également, le 22 juillet 1948, trois ans après la «guerre de 39-45», débutait le procès des parlementaires du MDRM (Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache) après les «événements» du 29 mars 1947.

Des condamnations à un exil mahorais furent prononcées en 1916. Déjà impliqués dans le mouvement VVS, Joseph Ravoahangy-Andrianavalona et Joseph Raseta seront cette fois condamnés à mort au procès MDRM. Jacques Rabemananjara sera condamné aux travaux forcés à perpétuité. Tous les trois étaient pourtant députés de la première législature de la Quatrième République française depuis novembre 1946.

Le 21 mars 1946, à l’Assemblée nationale constituante, les députés Ravoahangy-Andrianavalona et Joseph Raseta avaient déposé une proposition de loi en deux articles : «La loi du 6 août 1896 est et demeure abrogée. Madagascar est un État libre, ayant son gouvernement, son parlement, son armée, ses finances, au sein de l’Union Française». Cette démarche malgache s’inscrivait dans la dynamique de la proclamation de la République démocratique du Vietnam, le 2 septembre 1945, par Ho Chi-Minh. D’ailleurs, la rédaction de la proposition de loi malgache reprenait mot pour mot les termes de l’accord franco-vietnamien du 6 mars 1946.

En mai 1942, les troupes coloniales françaises furent impuissantes à empêcher le débarquement à Diégo-Suarez des troupes britanniques, avant d’être chassées d’Antananarivo le 23 septembre. Si le 29 mars 1947 malgache avait eu l’organisation militaire de l’Ironclad britannique de 1942 ou l’exaltation patriotique des Vietnamiens à Diên Biên Phu, le 7 mai 1954, l’indépendance de Madagascar n’aurait été, ni «octroyée» ni «assortie» d’une amputation in extremis.

Andafiavaratra, pour le grand public, désigne le «palais du Premier Ministre». Mais, Andafiavaratra est aussi le nom de la famille éponyme : ces «Terak’Andriantsilavo», lequel Andriantsilavonandriana dut sa fortune politique au Roi Andrianampoinimerina. Vingt ans après la mort d’Andrianampoinimerina (1810), les trois fils d’Andriantsilavo se partageaient la Justice, l’Armée et l’Administration sous le règne d’une Ranavalona (1829-1861), que le national-patriotisme, mis en effervescence autour de la question de ces îles, n’a toujours pas réhabilitée dans la mémoire collective où elle demeure à l’index comme persécutrice des Chrétiens.

Ravagé par un incendie, le 11 septembre 1976, le palais d’Andafi­avaratra renaîtra de ses cendres par l’obstination de Gisèle Rabesahala (1929-2011), alors Ministre de la Culture (de 1977 à 1991). Celle qui fut jeune militante au MDRM (1946) et secrétaire générale de l’AKFM (1958) nous a légué un livre dont le titre est tout un credo : «Ho tonga anie ny Fahafahana», Que vienne la liberté !

Andafiavaratra, au Nord mais en altitude déférente vis-à-vis de Manjakamiadana, se détache sur la silhouette d’Antananarivo depuis le 29 juillet 1872. Ce jour-là, le Premier Ministre Rainilaiarivony manifestait sa toute-puissance : il venait de remplacer la «Tranobe», construction traditionnelle en bois de son père Rainiharo, par une audace architecturale associant la pierre, la brique, le bois et le verre d’une coupole qui va faire descendre la lumière naturelle du jour sur les discussions à propos des îles malgaches du canal de Mozambique.

Premier Ministre aux pleins pouvoirs de juillet 1864 à septembre 1895, Rainilaiarivony avait été, longtemps, l’ultime obstacle aux ambitions coloniales de la France à Madagascar. Charles Le Myre de Vilers, ancien gouverneur de la Cochinchine et résident général à Madagascar, informa un jour le Premier Ministre de l’entente franco-britannique «troquant» Madagascar contre Zanzibar (5 août 1890). Rainilaiarivony avisa un couvre-chef sur un guéridon proche et répondit au plénipotentiaire français : «Vous voyez ce chapeau de Rabibisoa : qu’en penserait-il si je vous en faisais cadeau ?»

Ce trait d’esprit résume tout le malentendu né de ce décret du 1er avril 1960.

(L’Express de Madagascar – 18-11-19)

Famintinana