Une affaire très endettée
Kanto sy Hira
Pr Irène Rabenoro – Première femme élue présidente de l’Akademia Malagasy

La Pr Irène Rabenoro succède au Pr François Rajaoson (2021-2024) à la tête de l’Akademia Malagasy pour un mandat de trois ans (2024-2027) non renouvelable conformément aux statuts de cette société savante. L’élection par les membres titulaires a eu lieu mardi après-midi en son siège à Tsimbazaza. Une communication du chancelier, en la personne du Pr Aimé Lala Razafinjara, a fait part de la nouvelle le lendemain.
C’est pour la première fois dans les annales de cette société savante qui a 124 ans cette année qu’une femme accède à la plus haute fonction. C’est pour la première fois aussi qu’un membre de la section I « sciences de l’art et du langage » est devenu son président. En réalité, l’actuelle présidente de l’Akademia Malagasy se met sur les traces de son père, Dr Césaire Rabenoro, qui dirigeait cette institution académique de 1973 à 2002.
Tour à tour, la benjamine des Rabenoro a été membre correspondant de 1993 à 2000, année à laquelle elle a été admise en membre associé avant de devenir membre titulaire à partir de 2004. Titulaire d’un doctorat d’Etat ès lettres et sciences humaines de l’université de Paris 7 (1995), Irène Rabenoro est parmi les rares chercheurs au monde qui ont obtenu ce plus haut diplôme universitaire sans passer par le doctorat de troisième cycle.
Son parcours se résume difficilement en quelques mots. Ses spécialités sont la sociolinguistique (analyse de discours politique et politique linguistique) et éducation multilingue et interculturelle fondée sur la langue maternelle. Admise à la retraite depuis mars, elle a consacré sa vie aux fonctions enseignante, diplomatique et académique.
Directrice du Centre national d’enseignement de la langue anglaise (CNELA, de 1982 à 1993), enseignante-chercheure à l’université d’Antananarivo dont elle a été vice-présidente (2005-2006), conseillère technique des deux Premiers ministres (Jacques Sylla et Charles Rabemananjara, de 2006 à avril 2007), ambassadrice déléguée permanente de Madagascar auprès de l’UNESCO et représentante de Madagascar auprès de la Francophonie (2007-2010), membre du Conseil scientifique de l’Agence universitaire de la Francophonie (2006-2012) : voilà quelques exemples des responsabilités dont elle s’est occupée auparavant.
A l’université d’Antananarivo, jusqu’aux prochaines élections, elle est élue présidente du collège des enseignants de la faculté des Lettres et Sciences humaines et responsable de l’équipe d’accueil doctorale « Interculturalité, linguistique et didactique des langues étrangères – formation et pédagogie universitaire » et membre de la commission des spécialistes habilitation à diriger des recherches (HRD) à l’école doctorale sciences humaines et sociales.
En dehors du cercle universitaire et académique pur, elle porte le titre d’expert-évaluateur pour le domaine des sciences humaines et sociales, membre du comité de sélection des candidats à une bourse d’excellence du gouvernement français pour les doctorats en 2023 et 2024 (SCAC/ambassade de France), collaboratrice depuis 2019 de VID Specialized University, Stavanger (Norvège) et, depuis 2023, de l’université de Stavanger (projet ERASMUS +).
(source: M.R. – laverite.mg)
Ile Sainte-Marie: le « Festival des Pirates » revient pour une 2e édition
Après le succès retentissant de la première édition en 2023, l’île de Sainte-Marie se prépare à accueillir la deuxième édition du «Festival des Pirates» du 1er au 3 novembre. Cet événement, organisé par l’association «Le Circuit des Forbans» (LCDF) avec le soutien d’Orange Madagascar, vise à promouvoir cette destination touristique unique en son genre, tout en diversifiant l’offre touristique et culturelle de l’île.
«Durant trois jours, Sainte-Marie se transformera en un véritable repaire de pirates avec un programme riche en animations», a promis le président du Conseil d’administration de LCDF, Bosco Totozafy, présentant officiellement l’événement hier chez Orange Digital Center à Soarano. «Les festivaliers pourront profiter de diverses activités culturelles et sportives, notamment une chasse au trésor, des compétitions, des spectacles artistiques et des soirées animées par des artistes de renom», a-t-il ajouté. Le festival se terminera en beauté avec une remise de trophées et un grand repas convivial.
L’un des objectifs de ce festival consiste à valoriser le circuit touristique «Pirate Island». Ce parcours, lancé en juillet 2023, plonge les visiteurs dans l’histoire fascinante des pirates qui ont autrefois occupé l’île. Il inclut des sites historiques tels que le Vieux-Fort, l’Eglise, l’îlot Madame, ainsi que le célèbre cimetière Saint-Pierre et l’île aux Forbans.
Le soutien d’Orange Madagascar, partenaire majeur du festival, reflète l’engagement de l’entreprise envers la promotion du patrimoine culturel malgache. La directrice Marketing et Communication commerciale d’Orange Madagascar, Carine Lefriec, a souligné que «ce partenariat s’inscrit dans la volonté d’Orange de contribuer au développement socioéconomique de la Grande île, notamment à travers la valorisation de son potentiel touristique».
Le «Festival des Pirates» s’annonce ainsi comme un rendez-vous pour les amateurs d’histoire, de culture et de divertissement, tout en participant à l’essor touristique de Sainte-Marie.
(source: Arh. – newsmada.com)
Obsèques : Serge Rodin entouré des siens pour la dernière fois

Des adieux sobres à Serge Henri Rodin se sont tenus samedi en mi–journée, rassemblant les sommités universitaires, les artistes, les étudiants, les collègues et la famille du défunt. Michel Razafiarivony, Hemerson Andrianetrazafy et d’autres encore y ont été aperçus. « Il nous a beaucoup apporté, en tant que professeur mais aussi en tant qu’aîné », souligne un ancien étudiant du parcours « médiation culturelle » de la faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH) de l’université d’Antananarivo. Les honneurs martiaux lui ont aussi été rendus, le docteur habilité à diriger des recherches (HDR) a déjà été élevé à la dignité de Grand-croix 2e classe de l’Ordre National. Après la messe de requiem à l’église catholique de Faravohitra. La dépouille de Serge Henri Rodin a été emmenée à sa dernière demeure à Ambodiafontsy Ampitatafika. « Un grand monsieur s’en est allé », ajoute une étudiante de la FLSH. Un enseignant chercheur qui ne laissait jamais indifférent en revendiquant ses origines « vazimba », en mettant en avant la diversité culturelle pour en tirer tous ses avantages…
(source: Maminirina Rado – Midi M/kara)
Disparition : Serge Henri Rodin, père de la critique littéraire contemporaine

Un des grands noms de la science et de l’art malgache vient de disparaître, une voix unique dans l’étude de la culture populaire malgache. Serge Henri Rodin est parti à jamais hier, un décès qui a surpris ses anciens étudiant(e)s, ses pairs, le milieu artistique tananarivien…
Le timbre vocal, posé, enveloppant et cristallin, de Serge Henri Rodin décédé hier à l’âge de 75 ans ans a accompagné le parcours des milliers d’étudiant(e)s de l’université d’Antananarivo, notamment ceux de la faculté des Lettres et Sciences Humaines (Flsh). La voix idéale pour raconter une vie. Une voix d’ouverture d’esprit, de dévouement immodéré à la jeunesse universitaire, ce ne sont pas de vains mots, à la culture et l’« interculturel » malgache, à la littérature, au jazz… Ce membre de l’Académie malgache de Tsimbazaza a emmené l’art national sur des sentiers parfois occultés. Épluchant autant les tapages rythmés des chanteurs pour bal de collège que l’ostentation assumée des musiques dites savantes. Décortiquant livres, traditions orales, films, tableaux… Avec une justesse et une simplicité intellectuelle dans ses ouvrages scientifiques sur ces sujets. Déjà en 1969, il publiait au bulletin du club de l’Unesco « L’ensclèrosement ». Puis s’ensuivirent des dizaines d’autres. Dès 1976, une année après son intégration à la faculté, il s’intéresse à la culture des petites gens avec « Chansons populaires de Madagascar », en collaboration avec Bertram Schulz et le soutien de l’Infp/Goethe Institut, juste avant le pré-bouillonnement de la culture contemporaine malgache. La culture populaire, il en a fait son cheval de bataille. « Ambondrona, ses textes n’évoquent jamais la violence. Les femmes recherchent la sécurité », analysait-il. « Les ‘’je t’aime’’, ‘’je prendrai la lune et les étoiles pour toi’’, les ‘’je demanderai ta main auprès de tes parents’’, tout cela a déjà été chanté depuis la nuit des temps », s’amusait-t-il lors d’une discussion dans les locaux de l’Admc-Craam à Ankatso. Pour dire qu’au-delà de l’éternel recommencement, il y a une trajectoire partagée, des vécus communs… La beauté de l’art se trouverait donc dans ces destins parallèles des Malgaches. Ses funérailles se dérouleront samedi, après avoir quitté le domicile familial à Soamanandrariny à midi, une messe de requiem aura lieu à l’église catholique de Faravohitra. Ensuite, le professeur Serge Henri Rodin rejoindra sa dernière demeure à Ambodiafotsy.
(source: Maminirina Rado _ Midi M/kara)
Maneho ny fiaraha-miory sy mirary fiononana feno ho ab’by Fianakaviany
Scoutisme malagasy: « Résolution mondiale pour la Paix »
Handray fivoriana iraisampirenena ny taona 2025.
Notre-Dame du Laus: Masera sy Litorjia
Masera malagasy – Filles de Marie Auxiliatrice -mivahiny any Notre-Dame du Laus any France, toerana nisehoan’i Masina Maria Renin’Andriamanitra tamin’ii Benoite Rencurel, Mpiandry ondry frantsay vavy 17 taona tamin’ny 1664 nandritra ny 54 taona, ary nankatoavin’ny Fiketrahana Masina ao Vatican.
Ce que rapporte la tradition de la naissance de la Vierge Marie le 8 Septembre.
Paramount-Skydance : « L’influence et la cohésion familiale n’ont manifestement pas de prix »
L’empire Paramount, géant d’Hollywood est tombé entre les mains de Larry Ellison, le cofondateur d’Oracle, après des négociations menées par son fils, le patron du studio Skydance, David Ellison, constate Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
Depuis les frères Lumière, le cinéma a toujours fasciné les grandes fortunes. Comme les châteaux ou les œuvres d’art, c’est une manière ludique de dépenser son argent durement gagné, mais rarement un bon investissement. C’est aussi le moyen de faire plaisir à ses enfants, souvent plus fascinés par le septième art que par le boulot de papa.
Prenez Larry Ellison, 80 ans. Il a construit une fortune dans l’informatique en créant en 1977 la société Oracle, devenue l’un des leaders mondiaux de la gestion de bases de données. Il est aujourd’hui l’une des dix personnes les plus riches au monde, avec une fortune dépassant les 174,7 milliards de dollars (157 milliards d’euros), selon Forbes. Mais ses deux enfants, David et Megan, ne sont pas fascinés par les ordinateurs de leur paternel. Ils lui préfèrent le cinéma.
Et le plus simple quand on a de l’argent, c’est devenir producteur. Megan a fondé Annapurna Pictures, et l’aîné, David, Skydance. Ce dernier, encouragé par le succès des films Mission impossible qu’il produit, a fait le grand saut entrepreneurial en négociant le rachat d’un monstre de Hollywood, Paramount, en juillet. Pour acquérir le producteur de Titanic, également propriétaire de la chaîne nationale de télévision CBS et de nombreuses autres, comme Nickelodeon ou MTV, il va donc débourser près de 8 milliards de dollars.
Le 50e festival du cinéma américain de Deauville ouvre ses portes avec Michael Douglas en invité d’honneur

Le 50e festival du cinéma américain de Deauville est « ouvert », ont déclaré vendredi sur scène le maire de la ville Philippe Augier et l’acteur américain Michael Douglas.
Les spectateurs du centre international de Deauville se sont levés pour applaudir l’entrée de M. Douglas et la remise d’un prix d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.
« C’est la 5e fois que je viens à Deauville et ce n’est pas la dernière », s’est réjoui l’acteur américain de 79 ans, notamment célèbre pour ses rôles dans Wall Street (1987), Basic Instinct (1992) ou The Game (1997).
« C’est difficile à expliquer mais c’est très très spécial, il y a beaucoup de festivals dans le monde alors pour moi, Deauville est le meilleur: c’est simple et très sympathique » a dit Michael Douglas en français à l’AFP.
Déjà très applaudi sur le tapis rouge, il a salué Malia Ann, jeune réalisatrice américaine et fille de l’ancien président Barack Obama, qui a reçu le prix nouvelle génération, avant de raconter la genèse de sa rencontre avec son épouse Catherine Zeta Jones au festival de Deauville en 1998.
Décès d’A.S. Andry : Un pionnier de la pyrogravure malgache rejoint les étoiles
Le monde de l’art malgache est en deuil. Disparition de A.S. Andry, de son nom complet Andriamanantena Solofo Andry.
Le parcours artistique d’un passionné de la culture malgache
A.S. Andry, né Andriamanantena Solofo Andry en 1952, est décédé à l’âge de 72 ans. Fils aîné de RADO, poète malgache (Georges Andriamanantena), A.S. Andry s’est fait connaître comme un maître de la pyrogravure à Madagascar, un art encore méconnu mais profondément enraciné dans la tradition malgache. Son intérêt pour l’art remonte à sa jeunesse, nourri par les multiples disciplines artistiques pratiquées par son père. Cependant, c’est vers la pyrogravure qu’il s’oriente dans les années 1990, participant à plusieurs expositions. Ce n’est qu’au début des années 2000, après avoir reçu la bénédiction de son père, qu’il se consacre pleinement à cet art. A.S. Andry a joué un grand rôle dans la promotion de cet art auprès du public malgache et international.
Selon ses enfants, A.S. Andry était dans le coma depuis une semaine. Tôt dans la matinée de ce 05 septembre 2024, il a rejoint les firmaments. (… lire l’article)
Maneho ny fiaraha-miory sy mirary fiononana feno ho an’ny Fianakaviany



