La confrérie et ses réseaux de bienfaisance sur lesquels elle s’appuie sont en réalité déjà interdits dans plusieurs pays du Moyen-Orient, dont l’Egypte et la Jordanie, mais aussi l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Cette mise au ban d’acteurs de l’islam politique dans la région se couple de sanctions prises par le Trésor américain, comme le gel des avoirs ou l’interdiction de transactions. La décision devrait avoir un impact sur leurs relais aux Etats-Unis et porte un nouveau coup à la confrérie, affaiblie depuis la décennie 2010.
Politique
Chagos : l’île Maurice défend l’accord avec Londres face aux critiques de Donald Trump sur la restitution de l’archipel de l’océan Indien
Le président américain fustige l’accord sur les Chagos, tandis que Maurice met en avant la légitimité internationale de sa souveraineté sur cet archipel stratégique.

Après le Royaume-Uni, l’île Maurice a défendu, mardi 20 janvier, l’accord conclu en mai 2025 avec Londres sur la restitution de sa souveraineté sur l’archipel des Chagos, siège d’une base militaire américaine. « La souveraineté de la République de Maurice sur l’archipel des Chagos est déjà reconnue sans ambiguïté par le droit international et ne devrait plus être sujette à débat », a affirmé le ministre de la justice de Maurice, Gavin Glover, dans un communiqué.
Dans la matinée, Londres avait défendu sa décision de restituer à l’île Maurice l’archipel des Chagos, siège d’une base militaire américaine, après que Donald Trump l’a qualifiée de « grande stupidité », dans une nouvelle attaque verbale contre l’un de ses plus proches alliés.
Cette critique, faite alors que l’administration Trump avait précédemment approuvé la décision britannique, intervient au moment où le président républicain menace de rallumer une guerre commerciale avec l’Europe en raison de l’opposition européenne à sa volonté de prendre possession du Groenland, territoire autonome danois.
« Le fait que le Royaume-Uni abandonne une terre extrêmement importante est un acte de GRANDE STUPIDITÉ, et s’ajoute à une très longue liste de raisons de sécurité nationale pour lesquelles le Groenland doit être acquis », a affirmé Donald Trump sur son réseau Truth Social. « De façon stupéfiante, notre “brillant” allié de l’OTAN, le Royaume-Uni, envisage actuellement de céder l’île de Diego Garcia, site d’une base militaire américaine vitale, à Maurice, et de le faire SANS AUCUNE RAISON », a-t-il également écrit. Lire la suite »
Donald Trump accuse le Royaume-Uni d’un « acte d’une grande stupidité » avec la cession des îles Chagos, Londres se défend
« Le fait que le Royaume-Uni abandonne une terre extrêmement importante s’ajoute à une très longue liste de raisons de sécurité nationale pour lesquelles le Groenland doit être acquis », a affirmé Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Le Royaume-Uni a défendu, mardi 20 janvier, sa décision de restituer à l’île Maurice l’archipel des Chagos, siège d’une base militaire américaine, après que Donald Trump l’a qualifiée de « grande stupidité », dans une nouvelle attaque verbale contre l’un de ses plus proches alliés.
Cette critique, faite alors que l’administration Trump avait précédemment approuvé la décision britannique, intervient au moment où Donald Trump menace de rallumer une guerre commerciale avec l’Europe en raison de l’opposition européenne à sa volonté de prendre possession du Groenland.
« Le fait que le Royaume-Uni abandonne une terre extrêmement importante est un acte de GRANDE STUPIDITÉ, et s’ajoute à une très longue liste de raisons de sécurité nationale pour lesquelles le Groenland doit être acquis », a affirmé Donald Trump sur son réseau Truth Social.
« De façon stupéfiante, notre “brillant” allié de l’OTAN, le Royaume-Uni, envisage actuellement de céder l’île de Diego Garcia, site d’une base militaire américaine vitale, à Maurice, et de le faire SANS AUCUNE RAISON », a écrit Trump.
Marco Rubio avait approuvé l’accord Lire la suite »
Poursuite judiciaire – Le général Ravalomanana et Sahondrarimalala en détention préventive
L’ancien président du Sénat et l’ancienne ministre de l’Éducation nationale ont été successivement présentés aux juges, hier. Suite à cette première comparution, tous deux ont été placés en détention préventive.

Le couperet est tombé. Les deux informations se sont enchaînées à environ deux heures d’intervalle, hier soir. Le général retraité Richard Ravalomanana, ancien président du Sénat, et la députée Marie Michelle Sahondrarimalala, également ancienne ministre de l’Éducation nationale, ont été placés en détention provisoire.
L’officier général à la retraite est incarcéré à la prison de haute sécurité d’Imerintsiatosika. Son mandat de dépôt a été acté à la suite d’une comparution, hier, devant «un juge d’instruction» du tribunal de première instance (TPI) d’Antananarivo. Bien qu’il ait un statut d’ancien chef d’institution et même d’ancien chef d’État par intérim, le dossier de Richard Ravalomanana est pris en main par un tribunal de droit commun. L’élue du district de Fianarantsoa I, quant à elle, est en détention à la maison centrale d’Avaradrano, sise à Ambohidrabiby.
Au début de l’affaire, il a été expliqué que les faits qui lui sont imputés ne concernent pas les attributions inhérentes aux anciennes fonctions de l’ex-président du Sénat. Néanmoins, il semble qu’ils se soient déroulés durant la période où il était encore aux manettes de la Chambre haute. Dans une déclaration à la presse, hier soir, Narindra Rakotoniaina, procureure de la République près le TPI d’Antananarivo, a indiqué que le général retraité est « accusé de complicité d’homicide et de coups et blessures volontaires ». Lire la suite »
Sénat : Fin de mandat confirmée par la HCC

Ambohidahy balaie d’un revers de la main toute possibilité de prolongation du bail de cinq ans des locataires du Palais d’Anosikely, où le président du Sénat par intérim et le questeur assurent dorénavant l’expédition des affaires courantes.
Non-prorogation de mandat.
« Le mandat des sénateurs et celui du Bureau permanent du Sénat sont arrivés à expiration, sans prorogation possible, le 18 janvier 2026 à minuit. » C’est la teneur de l’article 2 de l’Avis émis hier par la Haute Cour constitutionnelle sur la fin du mandat des sénateurs. Tel qu’elle l’a déjà déclaré dans son Avis du 3 septembre 2025, la HCC rappelle que « la durée du mandat des parlementaires est consubstantielle à la notion de représentation. La théorie de la représentation impose une limite temporelle au mandat représentatif. La non-prorogation d’un mandat parlementaire est un principe fondamental de la démocratie représentative. Dans la pratique démocratique, un mandat parlementaire ne peut être prorogé qu’en temps de guerre, d’invasion ou d’insurrection ».
Cinq années effectives. Aucune de ces circonstances pouvant justifier une prolongation exceptionnelle du mandat parlementaire n’est avérée dans la situation prévalant actuellement à Madagascar, selon le juge constitutionnel. Et de réitérer que « le mandat des sénateurs ayant atteint les cinq années effectives à la date du 18 janvier 2026, ne peut pas être prorogé, indépendamment de l’appréciation du caractère exceptionnel ou non de la situation résultant de cette expiration du mandat des sénateurs dans un contexte d’absence de calendrier pour le renouvellement du Sénat après le report sine die de l’élection sénatoriale initialement prévue pour le 11 décembre 2025 ».
Expédition des affaires courantes Lire la suite »
Les cardinaux Cupich, McElroy et Tobin: le rôle moral des États-Unis est remis en question

«Le débat sur le fondement moral de la politique américaine est marqué par la polarisation», peut-on lire dans la déclaration commune. Le texte s’inspire du discours du Pape Léon XIV au corps diplomatique. «Renonçons à la guerre comme instrument au service d’intérêts nationaux à courte vue», tel est l’appel lancé par les trois cardinaux.
Guglielmo Gallone – Cité du Vatican
Le rôle moral des États-Unis d’Amérique dans la lutte contre le mal dans le monde et dans la construction d’une paix juste est réduit à des catégories partisanes qui encouragent la polarisation et les politiques destructrices. C’est le cœur du message lancé ce lundi par les cardinaux Blase Joseph Cupich, archevêque de Chicago, Robert McElroy, archevêque de Washington, et Joseph William Tobin, archevêque de Newark, dans une déclaration commune qui trace une vision morale de la politique étrangère des États-Unis.
Les risques de la polarisation et des politiques destructrices
Le texte s’inspire du fait que, au cours de la nouvelle année, «les États-Unis sont entrés dans le débat le plus profond et le plus animé sur la base morale des actions de l’Amérique dans le monde depuis la fin de la guerre froide». Il cite par exemple «les événements au Venezuela, en Ukraine et au Groenland», qui «ont soulevé des questions fondamentales sur l’usage de la force militaire et la signification de la paix». En ce sens, les trois cardinaux soulignent que «l’équilibre entre l’intérêt national et le bien commun est présenté en termes fortement polarisés». De plus, «le rôle moral des États-Unis d’Amérique dans la lutte contre le mal dans le monde, dans la défense du droit à la vie et à la dignité humaine et dans le soutien à la liberté religieuse est remis en question, poursuivent-ils, et la construction d’une paix juste et durable, si cruciale pour le bien-être de l’humanité, est réduite à des catégories partisanes qui encouragent la polarisation et les politiques destructrices»
La boussole fournie par le Pape Léon XIV
Dans ce texte, les trois cardinaux évaluent l’action internationale des États-Unis à la lumière des principes exprimés par le Pape Léon XIV dans son discours prononcé le 9 janvier dernier devant le corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège. Ils citent en particulier le passage où le Souverain pontife affirme que «la faiblesse du multilatéralisme est un sujet de préoccupation particulière au niveau international» et que «une diplomatie qui favorise le dialogue et recherche le consensus entre toutes les parties est remplacée par une diplomatie fondée sur la force, de la part d’individus ou de groupes d’alliés» parce que «la guerre est revenue en vogue et que le zèle guerrier se répand» et que Lire la suite »
Les Etats-Unis sanctionnent les Frères musulmans dans trois pays mais épargnent certaines branches
Les sections jordanienne, égyptienne et libanaise de la confrérie, en perte de vitesse depuis les années 2010, sont accusées par Washington d’entretenir des liens étroits avec le Hamas palestinien. Les branches syrienne et yéménite échappent à ce classement.

Le couperet est tombé mardi 13 janvier : les branches égyptienne, jordanienne et libanaise des Frères musulmans sont désormais classées comme « organisations terroristes étrangères » par Washington. Marco Rubio, secrétaire d’Etat américain, a justifié cette désignation par la « menace posée » par ces sections locales de la confrérie transnationale sunnite « contre les Etats-Unis » et par leur « soutien matériel au Hamas ». La décision vise à resserrer l’étau autour du mouvement islamiste palestinien, lui-même issu des Frères musulmans et considéré de longue date comme « terroriste » par les Etats-Unis, et à éliminer la lutte armée contre Israël, dont Washington reste le premier soutien.
Refondation économique : Madagascar vise le BRICS pour diversifier ses financements et partenariats

Madagascar ambitionne de devenir partenaire du BRICS. Une démarche diplomatique soutenue par Pretoria et qui s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des alliances économiques et géopolitiques.
Coopération entre pays du Sud
À son arrivée à l’aéroport international d’Ivato, ce 17 janvier 2025, le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de Madagascar, a annoncé que l’Afrique du Sud envisage d’intégrer Madagascar comme pays partenaire du BRICS. Cette déclaration fait suite à une visite de travail effectuée à Pretoria, au cours de laquelle il s’est entretenu notamment avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa. Selon le chef de l’État, Madagascar pourrait également être invité à prendre part au sommet du BRICS prévu en Inde aux mois de juin et juillet prochains.
Le BRICS regroupe cinq grandes économies émergentes : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Depuis 2024, le concept de BRICS+ désigne l’élargissement du groupe à de nouveaux membres ou partenaires, parmi lesquels figurent l’Égypte, l’Éthiopie, les Émirats arabes unis ou encore l’Iran. Ce cadre vise à renforcer la coopération entre pays du Sud et à offrir une alternative aux structures de gouvernance économique dominées par les puissances occidentales.
Rapprochement avec les puissances du BRICS
Devenir membre ou partenaire du BRICS reste soumis à des conditions strictes. Le pays candidat doit déposer une candidature officielle, obtenir l’aval unanime des membres et répondre à des critères liés à son poids économique, sa stabilité politique, son rôle stratégique et sa capacité institutionnelle. Le soutien de l’Afrique du Sud constitue ainsi un atout diplomatique, sans pour autant garantir une intégration automatique.
La démarche s’inscrit dans un contexte de rapprochement avec les puissances du BRICS. À la suite d’un récent séjour à Abu Dhabi, Madagascar a signé des accords de coopération avec la Chine, portant principalement sur les infrastructures, les investissements stratégiques et la coopération économique. Parallèlement, les nouvelles autorités affichent leur volonté de renforcer la coopération militaire avec la Russie, dans un objectif de consolidation des capacités de défense nationale.
Accès à des financements alternatifs
Actuellement, Madagascar demeure fortement dépendant des bailleurs traditionnels, tels que la Banque mondiale, le FMI et l’Union européenne. Un partenariat avec le BRICS pourrait offrir un accès à des financements alternatifs, notamment via la Nouvelle Banque de Développement, et renforcer la marge de manœuvre diplomatique du pays. Toutefois, le faible poids économique, la fragilité institutionnelle et les défis en matière de gouvernance constituent des obstacles. Autant de facteurs qui pèseront dans l’examen de la candidature malgache au sein du BRICS+.
(source: moov.mg)
Irak : les autorités annoncent le retrait complet de la coalition dirigée par les États-Unis, à l’exception du Kurdistan
Les troupes américaines et alliées étaient déployées en Irak et en Syrie depuis 2014 pour combattre le groupe État islamique (EI), qui s’était emparé de vastes portions des deux pays pour y proclamer son «califat».

L’Irak a annoncé dimanche la fin du retrait des forces de la coalition dirigée par les États-Unis des bases situées sur le territoire fédéral du pays, à l’exclusion de la région autonome du Kurdistan, dans le nord. «Nous annonçons aujourd’hui (…) la fin de l’évacuation de toutes les bases militaires et de tous les quartiers généraux des conseillers de la coalition dirigée par les États-Unis dans les zones fédérales officielles de l’Irak», a déclaré le comité militaire chargé de superviser la fin de la mission de la coalition
Avec ce retrait, «ces sites passent sous le contrôle total des forces de sécurité irakiennes», a-t-il indiqué dans un communiqué, ajoutant qu’ils passeraient à «la phase des relations bilatérales avec les États-Unis en matière de sécurité». La grande majorité des forces de la coalition s’étaient retirées des bases irakiennes dans le cadre d’un accord conclu en 2024 entre Bagdad et Washington, qui prévoyait la fin de la mission en Irak d’ici la fin 2025 et d’ici septembre 2026 dans la région du Kurdistan. Seuls des conseillers étaient restés dans le pays.
Combats contre l’État islamique
Les troupes américaines et alliées étaient déployées en Irak et en Syrie depuis 2014 pour combattre le groupe État islamique (EI), qui s’était emparé de vastes portions des deux pays pour y proclamer son «califat». Le groupe djihadiste a été vaincu sur le plan territorial en Irak en 2017 et en Syrie en 2019, mais continue d’opérer par le biais de cellules dormantes. «La coordination avec la coalition internationale se poursuivra en vue d’éliminer complètement la présence de l’EI en Syrie», a ajouté le comité militaire. Il a également souligné «le rôle de la coalition en Irak, qui offre un soutien logistique transfrontalier aux opérations en Syrie, grâce à sa présence sur une base aérienne à Erbil», la capitale de la région du Kurdistan irakien.
Les attaques de l’EI en Irak ont considérablement diminué ces dernières années, mais le groupe maintient une présence dans les zones montagneuses du pays. En décembre, deux soldats américains et un interprète civil ont été tués en Syrie lors d’une attaque attribuée à l’EI, suscitant des craintes d’une résurgence dans le pays. «En Irak, le groupe s’est concentré sur la reconstruction de réseaux le long de la frontière syrienne et le rétablissement de ses capacités dans la région de Badia», avait souligné un rapport du Conseil de sécurité de l’ONU publié en août.
(source: lefigaro.fr)
Trump invite Erdogan à siéger au Conseil de la paix pour Gaza
Le président américain Donald Trump a proposé à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan de rejoindre le Conseil de la paix pour Gaza, une instance voulue par Washington pour peser sur le règlement du conflit.

Le président américain Donald Trump a «invité» son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à siéger au Conseil de la Paix pour Gaza, a annoncé samedi le service de communication de la République turque. «Le 16 janvier 2026, le président américain Donald Trump, en sa qualité de président fondateur du Conseil de la paix, a envoyé une lettre invitant notre président Recep Tayyip Erdogan à devenir membre fondateur du Conseil de la paix» écrit sur X Burhanettin Duran, directeur de la communication de la République turque. M. Erdogan n’avait pas immédiatement commenté cette annonce samedi.
Le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, a par ailleurs été désigné pour participer au comité exécutif que supervisera le Conseil de la paix, a confirmé son ministère samedi à l’AFP. La Turquie, proche de la direction politique du mouvement palestinien Hamas et soutien affiché des Palestiniens, a participé à l’accord de cessez-le-feu à Gaza signé en octobre en Égypte.
Ankara s’est dit prêt à participer à tout déploiement d’une force de surveillance de cet accord, ainsi qu’aux efforts de reconstruction du territoire palestinien dévasté par deux ans de bombardements israéliens, conduits en représailles aux tueries du 7 octobre 2023 perpétrées par le Hamas en territoire israélien.
(source: lefigaro.fr)