Dr Adrien Ratsimbaharison: maridrefy siantifikan’ny demokrasia

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Voka-pikarohana nataon’ny Profesora taranja Siansa Politika malagasy tany Etazonia

Ce Professeur de Sciences politiques aux USA publiera ce mois-ci aux éditions Rowman and Littlefield , un livre intitulé « The Political Crisis of March 2009 in Madagascar » (La Crise Politique de Mars 2009 à Madagascar) qui peut être commandé sur Internet.

Xi Jinping à Hong Kong pour fêter les 20 ans de la rétrocession par le Royaume-Uni

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Xi Jinping est arrivé jeudi à Hong Kong pour sa première visite comme président chinois, à l’occasion du vingtième anniversaire de la rétrocession de cette ville très divisée où des militants prodémocratie de premier plan ont déjà été arrêtés.

« Un pays, deux systèmes ». Voilà 20 ans que l’Union Jack a été abaissé, sous les yeux du Prince Charles et de l’ex-Premier ministre Tony Blair, sur ce territoire qui était une colonie britannique depuis 1841. Certains Hongkongais considèrent aujourd’hui que la Chine est en train de renforcer son emprise politique, reniant le fameux principe « Un pays, deux systèmes » qui avait présidé à la rétrocession. Celui-ci garantit à Hong Kong, en théorie jusque 2047, des libertés inconnues en Chine continentale.

« Je suis très heureux ». Xi Jinping, dont c’est la première visite depuis son investiture en 2013, est arrivé peu après midi (04H00 GMT) à l’aéroport Chek Lap Kok avec son épouse Peng Liyuan. Ils ont été accueillis à leur descente d’avion par une fanfare et des enfants agitant des drapeaux. « Je foule à nouveau neuf ans après le sol hongkongais », a dit le président lors d’une brève allocution sur le tarmac. « Je suis très heureux. Hong Kong a toujours eu une place dans mon coeur. »

Sécurité renforcée. Cette visite de trois jours se déroule au milieu d’un énorme dispositif de sécurité. Les rues aux abords du centre de convention, gigantesque édifice posé sur le front de mer de l’île de Hong Kong, où auront lieu certains des événements du vingtième anniversaire, ont dès mercredi été hérissées d’imposantes barrières de sécurité remplies d’eau, et dès lors inamovibles pour d’éventuels protestataires.

 

La visite de Xi Jinping culminera samedi avec l’investiture de la nouvelle chef de l’exécutif local, Carrie Lam . Celle-ci a promis d’oeuvrer à réconcilier la société hongkongaise. Mais avant même son investiture, elle est déjà considérée par une frange de la population comme le laquais de Pékin.

Elle a été désignée fin mars, comme ses prédécesseurs, par un comité électoral acquis à Pékin, devançant l’ancien ministre des Finances John Tsang qui était pourtant en tête dans les sondages

(source AFP)

Lalàna serasera: tsy handray anjara @ fifampidinihina intsony ny MLE

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Namory mpanao gazety hanambaràna ny fanapahan-kevitry ny fikambanana ny MLE, na ny « Mouvement pour la Liberté d’Expression »:

Rencontre entre les Présidents Macron et Rajaonarimampianina à l’Elysée

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Coopération, changement climatique, îles éparses à l’ordre du jour

Le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, s’est déclaré satisfait de son entretien avec son homologue français, Emmanuel Macron, ce 28 juin, au Palais de l’Elysée, près de deux mois après l’accession de ce dernier à la magistrature suprême en France. La première rencontre entre les deux Chefs d’Etat constitue une étape importante pour le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, a indiqué le Président Hery Rajaonarimampianina.

Emmanuel Macron accueille le Président malgache à l’Elysée

Entre Paris et Antananarivo, l’objectif est de renforcer et d’étendre la coopération déjà existante dans plusieurs domaines, depuis fort longtemps. Lire la suite »

Le gouvernement colombien et les FARC célèbrent le désarmement de la principale guerilla

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Le gouvernement colombien et les FARC célèbrent, mardi 27 juin, la fin du désarmement de la principale guérilla du pays, en conflit depuis plus d’un demi-siècle. Une cérémonie officielle aura lieu à 10 heures (17 heures à Paris) à Mesetas, dans le centre du pays, en présence notamment du président, Juan Manuel Santos, et du chef suprême des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxiste), Rodrigo Londoño, alias « Timochenko », arrivé lundi soir en hélicoptère.

Rodrigo Londoño, alias « Timochenko », le chef du Farc

« Je ressens une grande émotion et de grandes attentes », a-t-il tweeté peu après son arrivée. « Timochenko » portait un tee-shirt bleu floqué du drapeau de la Norvège, saluant ainsi le pays nordique qui avec Cuba ont été garants de l’accord de paix signé en novembre.

Lundi, la Mission des Nations unies (ONU) en Colombie, chargée de superviser le désarmement et de détruire les armes, a annoncé que les quelque 7 000 combattants des FARC avaient remis leur arsenal conformément à la feuille de route de l’accord de paix, soit 7 132 armes désormais stockées par la mission onusienne.

« Le désarmement représente le début d’une nouvelle Colombie qui avance vers la paix. Merci à la Mission de l’ONU pour son soutien et son travail », a tweeté le président Santos peu après l’annonce des Nations unies.

Abus de position dominante : Google condamné à 2,42 Mds € d’amende

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La commission européenne a condamné le moteur de recherche pour avoir favorisé son propre service de comparaison de prix au détriment de ses concurrents.

La commission européenne a condamné Google à une amende de 2,42 milliards d’euros pour abus de position dominante sur le marché des moteurs de recherche.

Il est reproché au géant de Moutain View d’avoir favorisé son propre service de comparaison de prix « Google Shopping ».  Ce qui représente une « violation des règles de l’Union européenne », explique la commission dans un communiqué.

Elle demande à Google de mettre fin à cette pratique dans un délai de 90 jours. Si le groupe ne le fait pas, il sera soumis à des astreintes qui peuvent atteindre 5 % du chiffre d’affaires (CA) moyen réalisé chaque jour dans le monde par Alphabet, maison-mère de Google.

L’amende « tient compte de la durée et de la gravité de l’infraction », rappelle la commission. Son montant est calculé sur la base de la valeur des recettes que Google a réalisé avec son service de comparaison des prix dans 13 pays.

Google devra désormais appliquer aux services de comparaison de prix concurrents les mêmes procédés et les mêmes méthodes de placement et d’affichage sur ses pages de résultats de recherche qu’à son propre service de comparaison de prix.

Le moteur de recherche est également passible d’actions civiles en dommages et intérêts pouvant être lancées devant les juridictions des États membres par toute personne ou entreprise affectée par son comportement anticoncurrentiel.

(tourmag)

Affaire Antsakabary : La CNIDH revendique les résultats des enquêtes

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Madagascar a ratifié la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants en 2005.

Les membres de la CNIDH avec sa présidente, Mireille Rabenoro, au milieu

La journée que les Nations Unies ont dédiée au soutien envers les victimes de la torture a coïncidé avec l’anniversaire de l’indépendance de Madagascar.

En effet, le 26 juin a été consacré journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture. La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) a ainsi rappelé les propos tenus par Ban Ki-moon, le 26 juin 2016, alors Secrétaire Général des Nations Unies, « le droit est très clair : la torture ne doit jamais être utilisée, quels que soient le moment ou les circonstances, y compris pendant un conflit ou lorsque la sécurité nationale est menacée ».

–> … lire l’intégralité de l’article de Midi)

Lire aussi sur le même sujet l’article de RFI-Afrique:

 A Madagascar, la Commission nationale indépendante des droits humains (Cnidh) n’oublie pas les habitants d’Antsakabary. En février dernier, près de 500 habitations de cinq villages de cette localité du nord du pays ont été incendiées volontairement. Deux mois après, toujours aucun résultat ni aucune arrestation. Dans la matinée du vendredi 5 mai, la Cnidh – qui a envoyé aussi ses enquêteurs sur place – a déposé son rapport à l’Assemblée nationale, en espérant que les députés se saisissent de cette affaire…

L’Union Européenne appuie les travaux de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH):

C’est à l’occasion de la remise de dons à la CNIDH par l’Union Européenne (UE) hier qu’Antonio Sanchez-Benedito, ambassadeur de l’UE a donné son avis sur l’insécurité qui règne à Mada­gascar. (Rappelons que cette commission n’a pas reçu de budget de l’Exécutif pour son fonctionnement jusqu’ici)

Crise au Venezuela – Deux grenades larguées au-dessus de la Cour suprême

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Le président contesté Nicolas Maduro a qualifié l’acte de « terroriste » et de « tentative de coup » d’Etat.

Le président Nicolas Maduro devant l’affiche de son mentor décédé Hugo Chavez

Le président vénézuelien socialiste, au cœur d’une gronde populaire qui dure depuis le premier avril dernier, indique qu’une des grenades n’a pas explosé

Un plan de défense aérienne de l’armée a été déployé pour pourchasser l’hélicoptère, qui a également survolé le Ministère de l’Intérieur, a-t-il ajouté. Les responsables de cette « attaque terroriste envers nos institutions » seront attrapés rapidement, a-t-il promis, demandant à l’opposition de condamner l’évènement, qui n’a pas fait de blessé. Selon le président, un pilote a détourné l’hélicoptère. Toujours selon lui, l’homme est lié à l’ancien ministre de l’Intérieur Miguel Rodriguez Torres, accusé par Maduro de faire partie d’un complot soutenu par la CIA, dans le but de le renverser. « Comment appelez-vous le vol d’un hélicoptère d’une institution de l’Etat vénézuelien, qui lance ensuite des grenades? », a fulminé Maduro. « Est-ce que c’est de la politique? C’est du terrorisme ». (Belga)

Joseph Ravoahangy Andrianavalona: Biographie

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Biographie de la IVe République (française)

RAVOAHANGY-ANDRIANAVALONA (Joseph)
Né le 28 octobre 1893 à Fianarantsoa (Madagascar)
Décédé le 21 août 1970 à Befelatanana (Madagascar)

Député de Madagascar de 1945 à 1951

Joseph Ravoahangy-Andrianavalona est, avec Jean Ralaimongo, la figure dominante du mouvement national malgache au XXème siècle. Il en aura été un acteur majeur, de ses origines avant 1914, jusqu’à l’indépendance en 1960, sur le terrain provincial comme à Tananarive et à Paris.

C’est dans ce cadre qu’il faut replacer ses mandats parlementaires aux deux Assemblées constituantes de 1945-1946 et à la première Chambre de la Quatrième République, de 1946 à 1951. Ce dernier mandat a été interrompu par son arrestation en avril 1947 et la suspension corollaire de son immunité parlementaire, le 18 juillet suivant. Mais Joseph Ravoahangy, n’en ayant pas été déchu, a donc été député de Madagascar de 1946 à 1951.

L’homme qui exerce un important charisme sur les Malgaches en 1945-1947 n’est pas facile à cerner. Dissimulait-il un tempérament de nationaliste intransigeant, xénophobe, révolutionnaire même, comme les accusations l’ont souligné, ou était-il un modéré, légaliste, attaché au dialogue avec la France, foncièrement conservateur sur le plan social, assez proche finalement d’un Bourguiba dont les circonstances ont empêché qu’il connaisse le même destin ? La seconde description semble la plus juste.

Ses origines éclairent le personnage. Né à Fianarantsoa, en pays betsileo en 1893, il appartient à l’aristocratie Andriana de l’Imerina, plus exactement aux Andriamasinavalona, le plus élevé des groupes non-royaux. Il en tire toujours une grande fierté, suscitant même les railleries de ses compagnons de lutte, et le refus de la démagogie. Ce groupe mobile fournit nombre de tompomenakely, féodaux au service du souverain dans les provinces, qui ne dédaignent pas les activités économiques, tels que le commerce et la prospection minière dans le cas de son père.

Protestant luthérien, le jeune Ravoahangy fréquente l’école de la Mission protestante française (MPF), puis l’école régionale publique de Fianarantsoa, pour entrer ensuite, à Tananarive, à l’école Le Myre de Vilers, école de fonctionnaires malgaches créée par Gallieni. Enfin, en 1912, il rejoint l’école de médecine. C’est là que, enthousiasmé par les thèses du pasteur Ravelojaona proposant le modèle japonais à la jeunesse malgache, il fonde en 1913, avec quelques disciples, la « VVS » (Vy, Vato, Sakelika, « fer », « pierre », « ramification »), association travaillant à un risorgimento, un réveil culturel et national malgache.

Mais le pouvoir colonial, à la fin de l’année 1915, y a vu une société secrète complotant sur l’extermination des Européens. En février 1916, Joseph Ravoahangy est l’un des sept condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Il s’est agi, en fait, d’une condamnation pour délit d’opinion, qui s’est soldée par une grâce en 1922, avec réintégration à l’école de médecine en 1923. Mais une répression injustifiée a eu pour effet d’ériger la « VVS » plus tard en acte fondateur du nationalisme malgache, et a servi l’aura de Joseph Ravoahangy dans l’opinion.

De 1923 à 1936, il devient le lieutenant de Jean Ralaimongo, l’ancien combattant et instituteur betsileo qui a milité en France pour l’amnistie des « VVS ». Après trois années accomplies comme médecin de l’Assistance médicale indigène (AMI) à Tuléar, Joseph Ravoahangy, empêché de s’établir comme médecin libre à Diego Suarez, s’y rend néanmoins en octobre 1927, à temps pour remplacer Jean Ralaimongo à L’Opinion de Diego Suarez. Ce journal fait campagne pour l’accession en masse des Malgaches à la citoyenneté française, et s’en prend aux erreurs et abus coloniaux.

Jean Ralaimongo a été emprisonné. Dans cette fonction de remplacement, Joseph Ravoahangy est ainsi amené à critiquer le redoutable décret foncier de 1926 ou la construction du chemin de fer Fianaramtsoa-Côte Est (FCE) dont il démontre le coût excessif et l’inutilité. Il dénonce enfin le travail forcé des jeunes conscrits du Service de la main-d’œuvre des travaux d’intérêt général (SMOTIG), qui vaut à la France une condamnation à la conférence du travail de Genève en 1930.

Avec Jean Ralaimongo et Dussac, un colon créole qui les a rejoints en 1928, Joseph Ravoahangy rédige en 1929 une pétition résumant les aspirations malgaches, que Dussac va présenter au Gouverneur général à Tananarive. Telle est l’origine de la fameuse manifestation du 19 mai 1929, qui revendique la naturalisation en masse et officiellement, mais qui, dès cette époque, est perçue, par un Joseph Ravoahangy, comme une étape vers l’indépendance.

Pour les procès qui suivent, le PCF envoie à Madagascar un avocat, Maître Foissin, qui fait une tournée dans l’île avec Joseph Ravoahangy et y implante le Secours rouge international (SRI), les partis politiques étant toujours interdits aux Malgaches. Et, comme à cette époque, dans son Mémoire sur l’action économique à faire dans la lutte contre l’impérialisme (mai 1930), Joseph Ravoahangy s’exprime dans une phraséologie proche du marxisme-léninisme, le pouvoir en place ne tarde pas à l’étiqueter communiste, ce qu’il n’a jamais été.

En mai 1930, le nouveau gouverneur général Cayla lui inflige cinq ans de résidence forcée à Maintirano, sur la côte ouest. Le déporté, qui s’est inscrit à la SFIO en 1929, est alors défendu par un jeune député socialiste, Marius Moutet, qu’il retrouvera comme ministre de la France d’Outre-mer en 1946-1947. En 1935, il rentre à Tananarive pour participer à la création d’un nouveau journal, La Nation malgache, et il devient le rédacteur en chef du journal suivant, en 1936, Le Prolétariat malgache, organe du nouveau parti communiste de la région de Madagascar (PCRM), autorisé enfin grâce au Front populaire.

Joseph Ravoahangy prend aussi une part active à la création des premiers syndicats malgaches, affiliés à la Confédération générale du travail (CGT), et soumis à des conditions de restriction dont il parvient à obtenir la levée en 1938. Mais son alliance circonstancielle avec les communistes ne dure guère. En juillet 1937, il patronne l’association L’Avenir (ny ho avy), d’inspiration nationaliste et anticommuniste. En fait, l’aristocrate fier de ses ancêtres et de ses capacités, attaché à la religion et à la conservation d’un ordre social ancien qu’il croyait modernisable sans bouleversement, ne peut que rejeter le marxisme et toute tutelle extérieure quelle qu’elle soit.

De 1938 à 1943, le militantisme de Joseph Ravoahangy est en sommeil. Il épouse alors la fille d’un pasteur, Flora Rabesandratana, l’une des premières bachelières malgaches, qui lui donnera quatre enfants. Il revient à la médecine, et n’essaie pas de mettre à profit l’affaiblissement de la France en 1940-1942. Cette attitude est motivée moins par la crainte de la répression vichyste que par un attachement à l’action légale : car on ne trouve aucune trace d’adhésion de Joseph Ravoahangy aux sociétés secrètes (Panama, Jiny-Jina) créées à partir de 1942, et qui seront le détonateur de l’insurrection de 1947.

Mais à la mort de Jean Ralaimongo en 1943, il est le seul candidat potentiel à sa succession à la tête du mouvement national. Seul, il connaît aussi bien la bourgeoisie nationaliste de Tananarive que les réseaux multi-ethniques de province issus de l’ex-PCRM qui a implosé et disparu en 1939. Il peut alors s’affirmer comme l’homme fort du moment, tant à la faveur des erreurs du pouvoir que dans l’espace de liberté qui s’ouvre avec la conférence de Brazzaville de février 1944.

Le retour des gaullistes à Madagascar s’accompagne de graves abus en matière de réquisition et de marché noir, avec un désastreux office du riz qui crée un mécontentement profond dans la paysannerie. Joseph Ravoahangy relance alors l’action syndicale en présidant un syndicat des agriculteurs et des planteurs, au prix d’ailleurs d’un sérieux conflit avec la CGT communiste et son représentant Boiteau. Il participe, avec les principales figures du nationalisme, à un « Comité de salut public », porte-parole des doléances de la population.

Joseph Ravoahangy-Adrianavalona s’impose enfin, en 1945, en jouant sur deux registres. D’une part, il s’est acquis l’estime et l’appui de hauts responsables coloniaux, contre le pasteur Ravelojaona vu comme le représentant du nationalisme « vieux hova » antifrançais. D’autre part, il mobilise les militants d’avant-guerre et de l’ex-PCRM dans des « comités Ravoahangy » qui donnent une dimension nationale à sa candidature comme député à la première Assemblée nationale constituante de 1945-1946. Le 18 novembre 1945, il est élu au second tour contre Ravelojaona, par 15 878 voix contre 6 833, dans la première circonscription (centre et Est de l’île). Le second siège, celui de l’ouest, échoit à Raseta, candidat désigné. L’année suivante, aux élections de la seconde Constituante, le 2 juin 1946, il est plébiscité par plus de 90 % des électeurs : entre-temps, il est devenu l’idole des foules grâce à son action en France, et à la résonance qu’elle rencontre à Madagascar.

Le premier combat, essentiel à ses yeux, est celui qu’il mène au Parlement à Paris. Inscrit à aucune commission parlementaire sous les deux Constituantes, il dépose trois textes au total : une proposition de loi et deux propositions de résolution. Le 9 avril 1946, s’inspirant de la Charte de San Francisco et de l’exemple d’Ho Chi Minh, il dépose une proposition de loi faisant de Madagascar « un Etat libre, ayant son gouvernement, son parlement et son armée, au sein de l’Union française ». Le même jour, il dépose une proposition de résolution tendant à inviter le gouvernement à engager des négociations avec la délégation parlementaire malgache et à procéder à l’élection d’une Assemblée constituante malgache, en vue de l’institution d’un Etat malgache libre, associé à l’Union française.

De gauche à droite, les docteurs Joseph Ravoahangy Andrianavalona et Joseph Raseta, et l’intellectuel poète Jacques Rabemananjara.

Mais il se heurte à l’attitude dilatoire des partis, le PCF compris. Le Mouvement républicain populaire (MRP) objecte que Raseta et lui ne représentent que les «Hova ». Les socialistes, eux, demandent l’accord des futures assemblées provinciales, un projet dont Joseph Ravoahangy ne veut à aucun prix, y voyant une volonté de diviser les Malgaches. Sous la première Constituante, il n’intervient qu’à deux reprises : dans la discussion qui entend fixer le régime électoral et la compétence des assemblées locales des territoires d’Outre-mer ; dans la discussion sur le projet de loi relatif aux assemblées locales de Madagascar.

Concernant la création d’un Etat malgache indépendant, il n’obtient pas plus de résultats auprès de la seconde Constituante, quand il essaie de reprendre le problème, le 18 septembre 1946. Il espère que Madagascar pourra choisir par référendum le statut d’Etat associé dans l’Union française. Mais finalement, l’île reste un territoire d’Outre-mer dans la République une et indivisible, et le Gouvernement impose par décret ses cinq assemblées provinciales coiffées par une assemblée représentative à Tananarive.

Joseph Ravoahangy estime pourtant son bilan parlementaire de 1946 positif : il a collaboré de près avec Houphouët-Boigny à la loi du 11 avril 1946 abolissant le travail forcé. Et l’accès des Malgaches à la citoyenneté a progressé grâce à l’abolition de l’indigénat, à l’unification de la justice et à la loi Lamine-Gueye du 25 avril 1946. Le 4 octobre 1946, à l’Assemblée nationale, il prend la parole dans la discussion sur l’élection des députés, notamment sur les dispositions relatives aux territoires d’Outre-mer. Tous ces progrès, il va pouvoir s’en prévaloir auprès des Malgaches, car il dispose désormais de puissants relais politiques.

Le premier est un nouveau parti politique, le Mouvement démocratique de la rénovation malgache (MDRM), créé à Paris en février 1946, car la loi de 1901 n’est pas encore promulguée à Madagascar. Même si l’initiative en revient surtout à des Malgaches fixés en France comme Jacques Rabemananjara, Joseph Ravoahangy en est le chef incontesté. Autre relais, les tirailleurs toujours en attente de rapatriement en 1946. Dès janvier 1946, il leur rend visite dans leurs camps du midi et, en juillet 1946, obtient le retour de plus de 6 000 d’entre eux sur l’Île-de-France. Leur rancœur contre une France jugée ingrate, bien plus que le discours que le député de Madagascar leur adresse à Cherbourg, le 13 juillet 1946, devait faire d’eux les agents dévoués du MDRM et les cadres actifs de l’insurrection de 1947.

Un premier retour à Tananarive, le 5 mai 1946, a déjà été un triomphe pour Joseph Ravoahangy, accueilli par la foule à l’aéroport. Une presse nationaliste bourgeonnante ne cesse de marteler que tous les acquis récents sont dus aux députés, et à Joseph Ravoahangy d’abord, qui est dépassé par les événements. La fin du travail forcé entraîne une crise de main-d’œuvre qui paralyse ports et plantations. Le Haut commissaire de Coppet juge bon de faire appel au député, en lui prêtant son avion personnel pour une tournée de l’île en août 1946. Partout, Joseph Ravoahangy prononce des discours modérés, appelant au travail, qu’il présente comme la condition de l’indépendance future. Mais les populations, travaillées par un MDRM en plein essor, voient dans cette tournée la preuve qu’une passation des pouvoirs est en cours. Sur la côte Est, des Betsimisaraka baisent la main du député et clament : « voici notre sauveur ». Le 10 novembre 1946, sa réélection à l’Assemblée nationale, par 44 701 voix contre 5 718 à son suivant immédiat, n’est qu’une formalité.

En fait, Joseph Ravoahangy va se trouver pris en tenailles entre une aile extrémiste du MDRM, noyautée par les sociétés secrètes, et une administration coloniale désormais décidée à combattre les « séparatistes » par tous les moyens. Les premiers lui reprochent sa « trahison » depuis sa conférence du Lutétia, le 17 septembre 1946 à Paris, où il avait réaffirmé son objectif, celui de négocier une indépendance dans l’Union française. Les extrémistes veulent l’indépendance totale, arrachée au besoin par la force. Les « miaramila Ravoahangy », la milice organisée dans la zone forestière fin 1946, sont une création de ses adversaires dans le MDRM, désireux d’utiliser son nom et de le compromettre. L’administration coloniale accuse Joseph Ravoahangy de duplicité. Elle est persuadée qu’il est aux ordres du PCF.

Quand l’insurrection éclate, le 29 mars 1947, Joseph Ravoahangy la désavoue immédiatement et propose sa collaboration au pouvoir, mais il se fait éconduire. Pourtant, de Coppet, disposant de renseignements précis, doute fort de l’implication de Joseph Ravoahangy dans le mouvement. Mais le 12 avril 1947, le secrétaire général adjoint du MDRM, Martin Rakotovao, soumis à des sévices policiers, met en cause le député, qui est immédiatement arrêté en dépit de son immunité parlementaire. Après enquête d’une commission présidée par Maurice Viollette, et dont le rapporteur est le futur président de la République René Coty, cette immunité est levée par un vote du Parlement le 1er août 1947. Durant ce mandat parlementaire raccourci à une année, le député de Madagascar a siégé à la commission des moyens de communication et à celle des territoires d’Outre-mer. Il a déposé une proposition de résolution et une proposition de loi. La première a souhaité inviter le gouvernement à prendre des dispositions pour la nationalisation de la banque de Madagascar (27 février 1947). La seconde a tendu à fixer le régime électoral, la composition, le fonctionnement et la compétence de l’Assemblée représentative de Madagascar (7 mars 1947). Le député malgache n’a pris la parole qu’à une seule reprise, lorsque son immunité parlementaire a été suspendue, le 18 juillet 1947.

A la suite du procès dit « des parlementaires », tenu à Tananarive de juillet à septembre 1948, Joseph Ravoahangy est condamné à mort le 4 octobre 1948. Son pourvoi en cassation est rejeté le 7 juillet 1949, mais dès le 15, le président Auriol commue la peine en détention à perpétuité dans une enceinte fortifiée.
Joseph Ravoahangy était-il coupable ? En fait, le pouvoir a bien douté de la valeur des preuves policières, mais il a imputé au député la responsabilité du climat pré-insurrectionnel qui s’était instauré à Madagascar avant le 29 mars 1947. De surcroît, une condamnation politique exemplaire réaffirmait aux yeux des populations malgaches la volonté de la France de maintenir sa souveraineté sur Madagascar. Comme la reine Ranavalona III en 1896-1897, Joseph Ravoahangy a payé l’utilisation que les insurgés ont faite de son nom.

Après l’indépendance en 1960, il continue à nier toute participation à ce que les nationalistes malgaches considèrent comme la page la plus glorieuse de leur lutte de libération. En 1967, lors de la première commémoration officielle de l’insurrection, il appelle ses compatriotes à oublier le « cauchemar » de 1947. De fait, ce drame a ruiné ses chances de devenir le premier président d’une république indépendante de Madagascar.

Pour autant, son rôle n’est pas terminé après 1948. Emprisonné aux Comores, puis en septembre 1950 à Calvi en Corse, il est libéré le 29 mars 1956, mais est astreint à résidence fixe à Toulouse, où il travaille comme médecin dans un hôpital. Il exerce une véritable magistrature morale sur le nationalisme malgache, qui fait de son amnistie et de son retour, son premier objectif. Nombre d’observateurs croient, en 1958-1959, que ce retour donnera le pouvoir aux intransigeants de l’AKFM, le parti qui se veut l’héritier du MDRM, au détriment de Tsiranana et de son Parti social démocrate (PSD) francophile. En réalité, l’influence de Joseph Ravoahangy s’exerce toute entière dans le sens de la modération. Il reste très méfiant vis-à-vis de l’AKFM soviétophile (russophile). Il pousse les anciens chefs locaux du MDRM à rallier Tsiranana, et se déclare lui-même en faveur de l’entrée de Madagascar dans la communauté en décembre 1958. Tsiranana, de son côté, accroît son crédit dans l’opinion malgache en ramenant les exilés à Madagascar en juillet 1960. En échange, Joseph Ravoahangy lui apporte la caution mérina et protestante qui lui fait défaut. Aux législatives de septembre 1960, la liste indépendante, mais pro-Tsiranana, de Joseph Ravoahangy obtient deux des cinq sièges de Tananarive, face à l’AKFM.

Dans le premier gouvernement malgache indépendant, Joseph Ravoahangy est ministre de la santé. Il est, par la suite, après 1965, ministre d’Etat, délégué à la présidence de la République. Mais, si son prestige personnel reste intact, l’échec de sa liste aux élections municipales de Tananarive en 1969 montre qu’il est atteint par l’usure du régime et que son influence décline progressivement. A sa mort, le 21 août 1970, il reçoit des funérailles nationales et laisse à l’historien l’image d’un destin inachevé.

(source: Assemblée nationale – IVème République)

Confederations Cup: Germany reach semi-final after video replay confusion

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The world champions, Germany, reached the Confederations Cup semi-final on Sunday with a 3-1 victory over a Cameroon side reduced to 10 men after further confusion with experimental video replays.

Germany were leading through Kerem Demirbay’s strike when a case of mistaken identity halfway through the second half – which replays were meant to eradicate – left Cameroon bemused and irritated.

Sebastien Siani was dismissed for a foul on Emre Can after referee Wilmar Roldan inspected a pitch-side monitor. It then took furious protests from the Cameroon players, including Siani sarcastically applauding Roldan, for the Colombian to check the monitor again and discover he had sent off the wrong player. Siani was called back and Ernest Mabouka was correctly sent off.

(—-> … read The Guardian’s full article)