bruxelles

Régulation du numérique : Thierry Breton sanctionné, le contentieux entre Washington et l’UE redouble d’intensité

Publié le Mis à jour le

L’ancien commissaire européen, engagé dans des efforts de régulation du secteur, sera privé de visa pour les Etats-Unis. L’administration Trump a taxé de « censure » les mesures européennes de contrôle des contenus en ligne.

Thierry Breton, alors commissaire européen au marché intérieur, lors d’un conseil européen à Bruxelles, le 14 novembre 2023. VIRGINIA MAYO / AP

Thierry Breton dénonce un « vent de maccarthysme », en référence à la chasse aux sorcières anticommuniste menée dans les années 1950 par le sénateur Joseph McCarthy. L’ancien commissaire européen a été sanctionné, mardi 23 décembre, par l’administration Trump pour son implication dans la mise en place d’une législation censée réguler l’activité des géants du numérique au sein des Vingt-Sept. Le Français sera désormais privé de visa pour les Etats-Unis.

Cette mesure de représailles marque une nouvelle escalade dans le contentieux entre Washington et les capitales européennes au sujet de la régulation des plateformes numériques américaines, entrées en rébellion contre la directive Digital Services Act (ou DSA). Celle-ci a été conçue par les Vingt-Sept, sur proposition de Thierry Breton, commissaire européen chargé du marché intérieur de 2019 à 2024 à Bruxelles, afin de combattre les discours haineux et la désinformation en ligne.

L’administration Trump ⁠y voit surtout une entrave à la liberté d’expression, susceptible de surcroît de générer des coûts supplémentaires pour les réseaux sociaux américains.

Les maîtres du monde : l’Europe face aux géants du numérique

Publié le Mis à jour le

Bruxelles, mai 2018. Mark Zuckerberg fait face aux parlementaires européens qui fustigent le rôle joué par Facebook dans le référendum perdu sur le Brexit. Sûr de son impunité, le puissant patron du réseau social leur lance un « I’m sorry » faussement contrit, avant de quitter la salle précipitamment pour éviter de répondre aux questions embarrassantes.

Furieux, les eurodéputés jurent de mettre fin au Far West du numérique dans lequel les géants de la Tech ont le pouvoir de faire basculer des élections et où leurs monopoles dictent les règles de l’économie. Pour la première fois, des projets de loi vont empêcher les tout-puissants patrons de la Silicon Valley de dormir sur leurs deux oreilles.

Pendant 18 mois, de Bruxelles à San Francisco, la caméra de Yann-Antony Noghès a suivi les législateurs européens, y compris lors de leurs échanges avec les lobbies qui dépensent des centaines de millions d’euros pour tenter d’influencer la loi.

Une immersion exclusive dans la fabrique de la loi et dans les coulisses d’une négociation historique, riche en rebondissements.

Charles Michel, le président du Conseil européen, se replie sur la politique belge

Publié le Mis à jour le

L’ancien premier ministre conduira la liste du Mouvement réformateur (libéral) en Belgique pour les élections européennes de juin. Il quittera ses actuelles fonctions au plus tard le 16 juillet.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, au siège européen à Bruxelles, le 29 novembre 2019. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Jusqu’au bout, Charles Michel a cherché un poste qui lui donnerait des responsabilités internationales. Le président du Conseil européen, qui était le premier ministre belge avant de prendre la tête de l’institution en décembre 2019, ne s’imaginait pas faire son retour sur la scène politique nationale.

« J’ai décidé de me porter candidat aux élections européennes », a-t-il pourtant annoncé, samedi 6 janvier, aux quotidiens Le Soir et La Libre Belgique, quelques jours après avoir fêté ses 48 ans. Charles Michel mènera la liste du Mouvement réformateur (MR), le parti libéral francophone belge dont il est issu, comme son père, l’ex ministre des affaires étrangères Louis Michel, et son frère, l’actuel secrétaire d’Etat fédéral à la digitalisation Mathieu Michel. « C’est de ma responsabilité à la fois de rendre compte du travail assumé ces dernières années, et de porter un projet pour l’avenir de l’Europe », explique-t-il.

Il exercera donc sa fonction jusqu’à sa « prestation de serment comme député européen, le 16 juillet », précise Charles Michel, alors que son mandat s’achève fin novembre et qu’il comptait l’honorer jusqu’à la fin, assuraient ses proches il y a encore quelques semaines.

Un bilan mitigé

En fonction des résultats des élections européennes, prévues du 6 au 9 juin, les chefs d’Etat et de gouvernement européens devront choisir les prochains présidents de la Commission, du Conseil et du Parlement européen. Le remplacement du secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, prévu au 1er octobre, devrait également faire partie du grand marchandage qui accompagne d’ordinaire ces tractations.

Fin juin, début juillet, « le Conseil européen [prendra] des décisions, notamment pour désigner mon successeur. [Il] aura à décider du moment de l’entrée en fonctions de mon successeur », précise Charles Michel. Les Vingt-Sept auront à cœur de le choisir avant son départ pour Strasbourg.

Le règlement intérieur du Conseil prévoit qu’en cas de vacance, le poste revienne, temporairement, au dirigeant du pays qui occupe la présidence tournante du conseil de l’Union européenne (UE). Au deuxième semestre, il s’agira de la Hongrie, dirigée par l’ultranationaliste Viktor Orban. « Les Européens feront tout pour éviter qu’Orban soit le président du Conseil ! », assure un diplomate européen.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés En Hongrie, Viktor Orban renoue avec ses provocations anti-européennes

(source: lemonde.fr)

Italie/UE: opération séduction de Meloni à Bruxelles

Publié le

Premiers pas hors d’Italie pour la nouvelle Présidente du Conseil d’extrême-droite Giorgia Meloni. Direction Bruxelles où elle a rencontré les dirigeants des principales institutions européennes. Les prises de positions passées et les décisions à venir de celle qui était jusqu’alors la dirigeante du parti post-fasciste Fratelli d’Italia inquiètent. On va plus loin avec Gauthier Rybinski et Patricia Allémonière.

Sommet de l’UE à Bruxelles: accord sur les migrations

Publié le

Les Etats Européens trouvent un accord sur les migrants

Les 28 dirigeants de l’UE ont trouvé un accord vendredi au petit matin sur les migrations lors d’un sommet tendu à Bruxelles, que l’Italie menaçait de faire capoter faute d’engagements précis de ses partenaires européens concernant l’accueil des migrants. « Les dirigeants de l’UE28 se sont accordés sur les conclusions du sommet, y compris la migration », a annoncé sur Twitter le président du Conseil européen Donald Tusk à 04H30, après des tractations marathon entamées la veille en début de soirée.

Statement Israeli Prime Minister Netanyahu and EU High Representative Federica Mogherini

Publié le Mis à jour le

Joint doorstep statement of Benjamin Netanyahu, Israeli Prime Minister and Minister of Foreign Affairs & Federica MOGHERINI, High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy and Vice-President of the European Commission. Israeli Prime Minister Netanyahu makes first Brussels visit in 22 years. Israel’s occupation of east Jerusalem since 1967 and Donald Trump’s move to establish an embassy in Jerusalem will be sore points when Benjamin Netanyahu meets foreign ministers and European Commission President Jean-Claude Juncker today.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi que la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme la capitale d’Israël rendait «la paix possible», à son arrivée à Bruxelles pour sa première visite à l’Union européenne. « Cela rend la paix possible car reconnaître la réalité est la substance de la paix, c’est le fondement de la paix», a martelé le chef du gouvernement israélien aux côtés de la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini.

Mais à ses côtés, Mogherini a une nouvelle fois pris ses distances avec la décision américaine, qu’elle a condamnée à plusieurs reprises ces derniers jours. « Nous pensons que la seule solution réaliste au conflit entre Israël et la Palestine est basée sur deux Etats, avec Jérusalem comme capitale des deux Etats, suivant les frontières de 1967. Ceci est notre position consolidée et nous continuerons de respecter le consensus international jusqu’à ce que le statut de la ville soit résolu par la négociation», a-t-elle insisté.

 

Jules Razafimbahiny: an outstanding malagasy Public servant

Publié le Mis à jour le

In our #historytime series: Jules Alphonse Razafimbahiny, the second Ambassador of Madagascar to the United Kingdom from 1965 to 1967.

Jules Alphonse Razafimbahiny was born on April 19, 1922 in Mananjary, where his parents lived for a while.

A former student at the Institute for High Political Studies of the University of Paris, he graduated from the Institute of business law at the Law School of Paris then became one of the first Malagasy PhD graduates in Economics. His thesis was about semi-public companies in developing countries. Thereafter he was seconded to the Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-mer (O.R.S.T.O.M.), now called Institute of Research for Development (IRD).

As a union leader in the mid-50’s, he was a member of the French Confederation of Christian Workers. He has joined the administrative service in 1956 as an Attaché in the office of René Coty, then President of the Assembly of the French Union. From 1958 to 1960 he was the President of the commission of African countries associated with the Economic and Social Council of Common Market and EURATOM.

After the independence, he was appointed as the technical counsellor of his personal friend Jacques Rabemananjara, then State Minister in charge of National Economy. He was also appointed as the chairman of the board of the company “Energie de Madagascar” in May 1961

From September 1961 to September 1964, he became the first Secretary-General of the Organisation Commune Africaine et Malgache (OCAM), grouping French-speaking African territories created in september 1961. He was the Director-General of the Ministry of Foreign Affairs led by Albert Sylla from 1964 to 1965

On April 2, 1965 he was appointed as the Ambassador to Britain – the position was vacant since 1964 – and was also accredited in Italy, Greece and Israel. Two years later, he became the State Secretary of Foreign Affairs in charge of African and External economic affairs (1967-1970). In Italy, he has contributed to the creation of the « Association de l’Amitié Italo-Malgache » in 1970.

SEM l’ambassadeur Jules Razafimbahiny reçu dans les locaux de la Communauté Economique Européenne à Bruxelles

Afterwards, he was appointed as the second Malagasy Ambassador to the United States in February 1970, succeeding to Louis Rakotomalala. After the political crisis of 1972, he became a senior adviser of the Foreign Ministry in June 1972, then led by Capt. Didier Ratsiraka. In November 1973, he became the Malagasy Ambassador to Belgium and the Permanent Representative to the European Economic Community in Bruxelles, also accredited to Luxemburg, Netherlands, Switzerland, Holy See and the German Democratic Republic. He held this position until 1978, then became a top international civil servant once again.

After being an Interregional Adviser at the UN Department of Co-operation (DTCD, New York) and a Director at the World Food Programme in 1979, he became the UNDP Representative in Burundi from 1979 to 1983, assuming the Coordination of the UN System’s activities in 1981.

A renowned analyst of international relations, he was a member of the Editorial board of the Society for Institute Development (Washington, D.C.), and of the College of Economic and Social Studies, Institut d’Etudes de Développement Economique et Social of Paris. A member of the “Club of Dakar”, he was also part of the economic council of the ORSTOM. During the mid-80s, he created an international foundation called FIDAEM (based in London) in order to support the economic development of Madagascar.

Also a leader of the liberal and catholic wing of the Social Democratic Party (PSD) of Philibert Tsiranana, he has represented Madagascar at the 56th Congress of the French Section of the Workers’ International (SFIO, which later became the Socialist Party) in 1967.

A great pianist, he was the son of Marguerite Ramasinoro and Alphonse Razafimbahiny. The latter was shot on Mey 8, 1947 for his participation to the insurrection of March 1947 and was a descendant of Ambassador Andriantsitohaina and King Andriambelomasina.

#UKMadagascar #history #internationalrelations

Photo: https://buff.ly/38lwnTa

Chevening Alumni Madagascar

Double attentat terroriste à Bruxelles

Publié le Mis à jour le

Plus de 34 personnes sont mortes et 230 ont été blessées.

Selon les derniers bilans provisoires :

> A l’aéroport international de Zaventem, 14 morts et 106 ont été blessés, selon les pompiers belges, dans deux explosions (dont au moins un attentat-suicide) survenues vers 8h ce mardi 22 Mars 2016. Une troisième bombe, qui n’a pas explosé, a été désamorcée.

Vue de l’aéroport international de Zaventem, Bruxelles

> Dans le métro Maelbeek : une vingtaine de morts et 130 blessés (source : centre de crise) dans une explosion survenue vers 9h10 dans une rame de métro à la station Maelbeek, près des institutions européennes. Mais le bilan devrait s’alourdir. Le bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur a évoqué « probablement une vingtaine de décès » dans le métro.

L’Etat islamique a revendiqué des attaques « menées avec des ceintures et des engins explosifs », selon le site américain spécialisé SITE.

Une photo de suspects qualifiée de « pertinente » par des sources judiciaires circule.

Des perquisitions sont en cours, mais le parquet demande de ne pas en communiquer les détails pour le bon déroulement de l’enquête.

L’ensemble du pays est placé en niveau d’alerte maximum, le niveau 4.

3 jours de deuil national ont été décrétés

(source: Journal Le Soir)