Charles Michel
Charles Michel, le président du Conseil européen, se replie sur la politique belge
L’ancien premier ministre conduira la liste du Mouvement réformateur (libéral) en Belgique pour les élections européennes de juin. Il quittera ses actuelles fonctions au plus tard le 16 juillet.

Jusqu’au bout, Charles Michel a cherché un poste qui lui donnerait des responsabilités internationales. Le président du Conseil européen, qui était le premier ministre belge avant de prendre la tête de l’institution en décembre 2019, ne s’imaginait pas faire son retour sur la scène politique nationale.
« J’ai décidé de me porter candidat aux élections européennes », a-t-il pourtant annoncé, samedi 6 janvier, aux quotidiens Le Soir et La Libre Belgique, quelques jours après avoir fêté ses 48 ans. Charles Michel mènera la liste du Mouvement réformateur (MR), le parti libéral francophone belge dont il est issu, comme son père, l’ex ministre des affaires étrangères Louis Michel, et son frère, l’actuel secrétaire d’Etat fédéral à la digitalisation Mathieu Michel. « C’est de ma responsabilité à la fois de rendre compte du travail assumé ces dernières années, et de porter un projet pour l’avenir de l’Europe », explique-t-il.
Il exercera donc sa fonction jusqu’à sa « prestation de serment comme député européen, le 16 juillet », précise Charles Michel, alors que son mandat s’achève fin novembre et qu’il comptait l’honorer jusqu’à la fin, assuraient ses proches il y a encore quelques semaines.
Un bilan mitigé
En fonction des résultats des élections européennes, prévues du 6 au 9 juin, les chefs d’Etat et de gouvernement européens devront choisir les prochains présidents de la Commission, du Conseil et du Parlement européen. Le remplacement du secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, prévu au 1er octobre, devrait également faire partie du grand marchandage qui accompagne d’ordinaire ces tractations.
Fin juin, début juillet, « le Conseil européen [prendra] des décisions, notamment pour désigner mon successeur. [Il] aura à décider du moment de l’entrée en fonctions de mon successeur », précise Charles Michel. Les Vingt-Sept auront à cœur de le choisir avant son départ pour Strasbourg.
Le règlement intérieur du Conseil prévoit qu’en cas de vacance, le poste revienne, temporairement, au dirigeant du pays qui occupe la présidence tournante du conseil de l’Union européenne (UE). Au deuxième semestre, il s’agira de la Hongrie, dirigée par l’ultranationaliste Viktor Orban. « Les Européens feront tout pour éviter qu’Orban soit le président du Conseil ! », assure un diplomate européen.
(source: lemonde.fr)
L’Union européenne affiche son unité avant le G7 au Japon
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Charles Michel, ont présenté leurs priorités pour cette rencontre.
Le président du Conseil européen évoque tous les dossiers avec la Chine
Charles Michel demande à la Chine de s’impliquer dans le jeu diplomatique pour arrêter la guerre en Ukraine. Il a aussi évoqué la question des droits de l’homme lors de sa rencontre avec le président chinois Xi Jinping.
German Chancellor Scholz and French President Macron speak after EU crisis summit
EU leaders are meeting at the Versailles Palace in France in a crisis summit over the war in Ukraine. « Russia’s war of aggression constitutes a tectonic shift in European history, » a draft of the meeting’s final declaration said. Leaders will discuss « how the EU can live up to its responsibilities in this new reality, protecting our citizens, values, democracies, and our European model. » Diplomats said that they would discuss ways to boost Europe’s self-reliance, especially in the field of energy. The EU imports about 40% of its natural gas from Russia.
Turquie: à Ankara, les Européens posent leurs conditions
Ursula von der Leyen et Charles Michel ont rencontré le président turc après une pénible année 2020.

Si l’année 2021 devait confirmer le redoux dans les rapports turco-européens, la rencontre de mardi marquera, a posteriori, une étape importante. Le président du Conseil européen Charles Michel et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont voyagé jusqu’à Ankara pour échanger de vive voix avec Recep Tayyip Erdogan, qui sait toute la symbolique d’un tel déplacement et y tenait particulièrement.
Le chef de l’État turc avait préparé le terrain. Depuis novembre, il n’a pas eu un mot de travers pour ses homologues européens, qu’il accusait de tous les maux quelques semaines auparavant. «L’année 2020 n’a pas été facile pour les relations Turquie-UE. Nous avons dû gérer des questions déplaisantes créées, pour la plupart, de manière artificielle», affirmait-il en janvier aux ambassadeurs européens dans son pays, maniant l’euphémisme avec aplomb. Recep Tayyip Erdogan s’était dit prêt à «remettre nos relations sur les rails», à «ouvrir une nouvelle page». Charles Michel et Ursula von der Leyen sont donc venus lui exposer les conditions de ce possible réchauffement.
«L’Union européenne a un intérêt stratégique à développer une relation mutuellement bénéfique avec la Turquie. Nous tendons la main en proposant un agenda positif, et c’est à la Turquie de saisir cette opportunité», a insisté le président du Conseil européen au cours d’une conférence de presse à l’issue de la rencontre. «Nous ne sommes qu’au début de ce chemin. Les mois et semaines à venir montreront jusqu’où nous pouvons aller», a renchéri la présidente de la Commission.
«Désescalade»
Les dirigeants de l’UE ont laissé entrevoir à Recep Tayyip Erdogan
Europe: Accord des 27 dirigeants de l’UE sur un plan de relance de 750 milliards d’euros
Au cinquième jour d’une bataille acharnée à Bruxelles entre les pays « frugaux » et le couple franco-allemand, les 27 ont trouvé un accord, mardi matin, sur un plan de relance post-coronavirus de 750 milliards d’euros, basé pour la première fois sur une dette commune. Emmanuel Macron a aussitôt salué un « jour historique pour l’Europe ».
« Nous avons un accord. Et un bon accord ! Avec un budget 2021-2027 de 1 074 milliards et un plan de relance de 750 milliards, jamais l’Union européenne n’avait décidé d’investir de manière aussi ambitieuse dans l’avenir », a expliqué la Première ministre belge Sophie Wilmes.
Pour soutenir l’économie européenne, qui affronte une récession historique, le plan prévoit un fonds de 750 milliards d’euros, qui pourront être empruntés par la Commission sur les marchés. Il se décompose en 390 milliards de subventions, qui seront allouées aux États les plus frappés par la pandémie. Ce sera la dette commune à rembourser par les 27.
Cette émission de dette commune, une première, repose sur une proposition franco-allemande, qui suscitait une farouche opposition de la part des pays dits « frugaux » (Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède) rejoints par la Finlande.
Outre ces subventions, 360 milliards d’euros seront disponibles pour des prêts, remboursables par le pays demandeur. Le plan est adossé au budget à long terme de l’UE (2021-2027), qui prévoit une dotation de 1 074 milliards d’euros, soit 154 milliards d’euros par an.
Charles Michel, président du « bon sens » européen
Le nouveau président du Conseil européen cultive sa prudence sur les principaux dossiers européens.

De Bruxelles à Bruxelles, mais un fameux pas en avant, quand même, pour ce dirigeant âgé de 43 ans seulement : vendredi 29 novembre, Charles Michel, ex-premier ministre belge et futur président du Conseil européen, s’est fait symboliquement remettre par son prédécesseur, Donald Tusk, les pouvoirs… et la clochette servant à annoncer le démarrage des réunions de l’instance où siègent les chefs d’Etat et de gouvernement.
Quel sera le style de ce libéral francophone, proche d’Emmanuel Macron et adoubé par Angela Merkel ? « Elle a été la toute première à me demander si j’étais intéressé par la fonction », dit-il, comme pour se démarquer (déjà ?) d’une tutelle française qui serait trop marquante. Se mettra-t-il dans les pas de son compatriote Herman Van Rompuy, premier président du Conseil, nommé en 2009, l’homme des coulisses et de la discrétion, ou dans ceux de Donald Tusk qui, à la fin de son mandat, plaidait clairement contre le Brexit et pour l’élargissement de l’Union ?
Les dirigeants européens se mettent d’accord sur l’attribution de certains postes clés
Ursula von der Leyen, une fidèle de Merkel à la tête de la Commission européenne, et Chrstine Lagarde à la BCE.

Si le Parlement européen donne son feu vert, elle serait la première femme à occuper ce poste, le belge Charles Michel devrait obtenir la présidence du Conseil européen et Josep Borrell le poste de la diplomatie européenne. Ce dernier est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol.
Mère de sept enfants, fille du ministre-président de Basse-Saxe, Ernst Albrecht, Ursula von der Leyen est considérée comme une conservatrice modérée. C’est le président français qui a suggéré à la chancelière allemande de la nommer. « C’est la première femme » à la tête de la Commission et « la première fois depuis cinquante-deux ans que l’Allemagne » occupe la présidence de cette institution, s’est réjouie Angela Merkel.
Belgique: Le roi accepte la démission de son premier ministre
Philippe, le roi des Belges, a accepté la démission du premier ministre Charles Michel.
Le roi a accepté la démission du premier ministre. Il a toutefois demandé à son administration de rester en place pour expédier les affaires courantes, a annoncé vendredi le Palais royal dans un communiqué
Le Premier ministre démissionnaire avait perdu le 8 décembre dernier le soutien de la plus importante composante de sa coalition, les nationalistes flamands de la N-VA. Ces derniers ont rompu à cause d’un désaccord touchant au pacte de l’ONU sur les migrations.

Charles Michel dirigeait depuis lors un gouvernement minoritaire où son parti, le Mouvement réformateur (MR, libéraux francophones), n’était plus épaulé que par deux partis flamands, le CD&V (centre droit) et Open VLD. Il ne pouvait ainsi plus s’appuyer que sur 52 des 150 députés à la Chambre.
(ats/nxp)