colonel Patrick Rakotomamonjy
Michaël Randrianirina – Patrick Rakotomamonjy : Guerre déclarée entre deux colonels

Le torchon brûle entre les deux frères d’armes qui portent le même grade.
Deuxième cavale en l’espace de dix mois pour le colonel Patrick Rakotomamonjy. Dans une vidéo publiée dans la nuit de dimanche, le désormais ancien directeur du Bureau des doléances auprès de la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar a annoncé qu’il a de nouveau choisi de quitter son foyer et de se cacher, car il craint pour sa vie et pour sa personne. Mais cette fois-ci, la menace ne vient pas de Ravatomanga ni des acteurs de l’ancien régime, mais plutôt de ses anciens compagnons de lutte au sein du régime de Refondation. Il s’est adressé particulièrement à l’actuel PRRM, le colonel Michaël Randrianirina, en dénonçant un harcèlement à son encontre, et appelle ce dernier à prendre ses responsabilités.
Selon ses dires, c’est la quatrième fois, depuis Noël 2025, qu’il est visé par une enquête. On l’accuserait notamment de fomenter un coup d’État contre le régime actuel. Un officier général de la gendarmerie l’aurait avisé de l’existence d’un projet d’arrestation à son encontre. Le colonel Patrick Rakotomamonjy menace de faire un ampamoaka sur des cas de corruption. « Je n’accepterai jamais de travailler avec la mafia », a-t-il martelé, tout en avertissant que, pour le moment, il s’abstient de publier les noms et les dossiers. « Entre colonels, on ne se craint pas », a-t-il lancé. Une menace à peine voilée adressée à l’actuel homme fort du pays. Il a d’ailleurs profité de cette occasion pour appeler ses frères d’armes, notamment les membres du bureau du COSOFAM, à se tenir prêts pour lutter contre la corruption, ou contre les corrupteurs (c’est selon).
Succession d’événements.
Et la réponse ne s’est pas faite attendre. Au lendemain de la publication de la vidéo du colonel Patrick Rakotomamonjy, le colonel Michaël Randrianirina riposte, tout en expliquant toutefois qu’il n’existe aucun mandat d’arrêt contre son ex-directeur du Bureau des doléances. En tout cas, le chef de l’État n’est pas au courant de l’existence de ce mandat d’arrêt. La question est donc de savoir si l’ancien directeur technique de l’HOMI s’est fait manipuler par ses informateurs. Mais face à la presse, le locataire d’Iavoloha a rappelé à l’ordre le colonel Patrick Rakotomamonjy, en citant la discipline interdisant à tout militaire de s’exprimer en public, sauf s’il bénéficie d’une autorisation formelle.
Pour rebondir à la déclaration du colonel Patrick, le colonel Michaël Randrianirina a déclaré qu’« en politique, il n’y a pas de hasard. Tout est calculé ». Et d’ajouter dans la foulée que la succession d’événements de ces derniers temps, notamment l’accueil de l’ancien président Andry Rajoelina en Eswatini, n’est pas le fruit du hasard. Est-ce une manière d’accuser son frère d’armes d’être de mèche avec le président en exil ? En tout cas, ces deux déclarations confirment que la guerre est désormais déclarée entre les deux grandes figures du mouvement ayant conduit au renversement de l’ancien régime.
(source: Davis R – Midi M/kara)
Colonel Patrick Rakotomamonjy : Limogé du bureau des doléances de la Présidence

Le couperet est tombé. Le compte-rendu du Conseil des ministres de mardi dernier a acté l’abrogation de la nomination du colonel Patrick Rakotomamonjy. Un départ qui interpelle par sa soudaineté, puisque le médecin-militaire n’aura passé que huit semaines à ce poste stratégique, où il avait été nommé le 26 novembre dernier. Pour l’heure, l’Exécutif n’a fourni aucun motif officiel ni désigné de successeur pour diriger ce bureau censé traquer la corruption et les abus au sein de l’administration. Ce limogeage intervient alors que le nom du colonel a récemment défrayé la chronique.
Fin décembre, il aurait été impliqué dans une affaire d’agression physique près de l’hôpital de Soavinandriana (HOMI), un établissement qu’il connaît bien pour y avoir été directeur technique adjoint avant son exil. Mais le colonel Rakotomamonjy est surtout connu pour son bras de fer avec l’homme d’affaires Maminirina Ravatomanga. Condamné par le passé à 20 ans de travaux forcés pour une affaire de cocktail Molotov à la Villa Pradon, il avait fui à l’étranger avant de revenir sur le devant de la scène avec cette mission d’investigation à la Présidence. Ce retour en grâce aura été de courte durée.
Entre dossiers brûlants et frasques personnelles, le colonel Rakotomamonjy quitte ses fonctions par la petite porte, laissant le Bureau des doléances en quête d’un nouveau souffle.
(source: Julien R. – Midi M/kara)
Fandaharana Solanga: Colonel Patrick Rakotomamonjy
Mitantara ny ampahan’ireo tsiambaratelo (« cavale ») nampanantenainy fa tsy maintsy hivoaka ny Colonel Patrick Rakotomamonjy.
Affaire des « cocktails Molotov » : Le colonel Patrick Rakotomamonjy, condamné à 20 ans de travaux forcés et visé par un mandat d’arrêt international

Alors que le colonel Patrick Rakotomamonjy est toujours en cavale, l’affaire des « cocktails Molotov » a été jugée par la cour criminelle ordinaire d’Antananarivo.
Le couperet de la justice est tombé. Le médecin colonel Patrick Rakotomamonjy a été condamné à 20 ans de travaux forcés, au terme d’un procès conduit par la cour criminelle ordinaire d’Antananarivo. Les faits qui lui sont reprochés sont lourds. Selon les éléments retenus par la Cour, menace de mort, atteinte à l’ordre public et diffamation publique figurent parmi les chefs d’accusation à son encontre. Une seconde personne, considérée comme complice, a été également reconnue coupable et condamnée à 10 ans de travaux forcés. Deux condamnations donc, dans une affaire jugée sensible. Les autres personnes citées dans cette affaire ont été relaxées au bénéfice du doute. Étant donné qu’il s’agit d’une condamnation par contumace, Patrick Rakotomamonjy conserve néanmoins la possibilité de faire appel s’il se présente à la justice. Reste à savoir s’il prendra ce risque.
Mandat d’arrêt international
Le colonel Patrick Rakotomamonjy est désormais dans le viseur de la justice internationale. Un mandat d’arrêt international a été émis à son encontre, alors que son lieu de résidence actuel demeure inconnu des autorités malgaches. En tout cas, l’affaire avait, dès le départ, soulevé un vif émoi dans l’opinion, en raison du profil du principal accusé, un médecin militaire haut gradé, détenteur du grade de colonel, Lire la suite »
Affaire Colonel Patrick : Liberté provisoire pour l’épouse du fugitif
Randrianatoandro Harinomenjanahary Minoasina a été placée sous mandat de dépôt par le juge d’instruction qui a statué en toute indépendance lors de la première comparution le mardi 29 avril 2025 pour les besoins de l’enquête. Elle a formé opposition le mercredi 30 avril 2025.
En vertu du principe de la subordination hiérarchique des membres du Parquet prévu par l’article 110 de la Constitution, la Procureure de la République a reçu l’ordre de la part du ministre de la Justice, de ne pas s’opposer à la mise en liberté provisoire de la prévenue laquelle décision relève de la compétence de la Chambre de détention préventive qui a également statué en toute indépendance. Et ce, suite à la demande pour des considérations visiblement humanitaires ou familiales du président de la République. L’épouse du Colonel Simon Patrick Rakotomamonjy est ainsi sortie hier de la maison centrale d’Antanimora pour rentrer chez elle hier. Il appartient à la justice de voir les éléments à charge et à décharge à son endroit. S’il est établi qu’elle n’a rien à voir avec cette affaire, elle ne sera pas inquiétée. Dans le cas contraire, elle risque d’être poursuivie pour complicité et/ou non dénonciation de crime comme la femme de l’ex-Chef d’Escadron Paul Rafanoharana. Si cette dernière a fait l’objet d’une évacuation sanitaire en France, son époux est toujours incarcéré à Tsiafahy. A l’inverse du Colonel Patrick Rakotomamonjy qui a réussi à quitter le pays alors que sa femme est restée au pays.
Kolonely manao antso avo amin’ny Filoha sy ny Praiminisitra
Crise au sein de l’armée : Le colonel Patrick Rakotomamonjy dénonce et entre en cavale

Une nouvelle affaire secoue l’institution militaire du pays. Le colonel Patrick Rakotomamonjy est accusé d’avoir tenu des allégations mensongères et de désertion par le ministère des Forces armées.
Le colonel Patrick Rakotomamonjy, directeur technique adjoint du Centre hospitalier universitaire de Soavinandriana (CENHOSOA) et officier de l’armée, est devenu l’épicentre d’une tempête politico-militaire après la diffusion d’une vidéo explosive sur les réseaux sociaux, dans laquelle il dénonce des faits présumés de corruption et de prétendus dysfonctionnements au sein du ministère des Forces armées.
Dans cet enregistrement largement relayé en ligne, l’officier cite nommément le ministre des Forces armées, le général Monja Delphin Sahivelo, ainsi que le secrétaire général du ministère, le vice-amiral Bemarivo Jeannot Assany. Il évoque notamment la gestion du CENHOSOA, des soupçons de détournements liés à la caisse de retraite militaire, et même un projet confidentiel de directoire militaire, suggérant de fortes tensions internes.
La vidéo survient dans un contexte tendu. Le colonel Patrick Rakotomamonjy avait été auditionné par la gendarmerie, selon le communiqué du ministère des Forces armées. Il aurait toutefois échappé à la surveillance des forces de l’ordre, ce qui soulève de nombreuses interrogations sur les conditions de sa garde-à-vue. Depuis, il est activement recherché par les autorités, mais reste introuvable, bien qu’il ait trouvé dans les réseaux sociaux un moyen d’expression inhabituel pour un officier en activité. Ce médecin militaire est en cavale et depuis un certain temps, il ne s’est plus présenté à son poste, selon les informations du ministère des Forces armées. Dans sa vidéo, il affirme également avoir bénéficié de soutiens dans le corps diplomatique pour échapper à cette audition, un point particulièrement sensible qui pourrait compliquer davantage l’affaire.