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Concertation Nationale – Le colonel Randrianirina dénonce des blocages politiques

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Le colonel Michaël Randrianirina dénonce le blocage du processus de concertation nationale. Selon lui, les querelles politiques et les luttes d’influence freinent les réformes prévues.

Le colonel Michaël Randrianirina a dénoncé des querelles politiques internes qui minent la concertation nationale.

Le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, reconnaît en filigrane que le processus de concertation nationale est actuellement au point mort. Lors de son déplacement à Antsiranana, lundi, le Chef de l’État a évoqué ce blocage dans son discours, dénonçant des calculs politiques et des querelles internes qui, selon lui, freinent la mise en œuvre des réformes. Il a également pointé du doigt des campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux, reflet d’un climat politique tendu.

« Nous avons lutté ensemble, mais ensuite nous nous déchirons et nous nous dénigrons sur les réseaux sociaux », a-t-il déclaré lors de sa rencontre avec les membres du secteur privé à Antsiranana.

Sans le mentionner explicitement, le colonel Randrianirina a fait référence aux acteurs politiques qui ne se concentrent plus sur les réformes prévues dans le cadre de la Refondation, mais sur d’autres objectifs, notamment électoraux. Selon lui, certains nuisent mutuellement pour prendre l’avantage sur leurs adversaires, ce qui illustre les querelles internes qui minent le processus. Lire la suite »

Processus électoral : L’Observatoire Safidy alerte sur des risques majeurs et appelle à une refondation concertée

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(©madagascar-tribune.com)

La plateforme SAFIDY tire la sonnette d’alarme sur les conditions actuelles du processus électoral à Madagascar. Dans un communiqué de presse rendu public hier, l’organisation estime que l’absence d’actions urgentes expose le pays à des élections non inclusives et dépourvues de crédibilité, appelant les autorités en place à tirer les enseignements des échecs électoraux passés.

SAFIDY replace son analyse dans le contexte politique né des événements de septembre, marqués par une mobilisation populaire d’ampleur nationale portée notamment par le mouvement Gen Z. À la suite de cette contestation, un nouveau pouvoir s’est installé le 14 octobre 2025, après la constatation de la vacance de la présidence de la République et du Sénat, ainsi que l’incapacité du gouvernement à assurer la continuité institutionnelle. L’organisation souligne que l’autorité de l’État est exercée par des officiers des forces armées, dans un cadre reposant sur des arrangements politiques plutôt que sur un mandat électif direct.

Le communiqué dresse une liste de préoccupations majeures. SAFIDY pointe notamment une application jugée sélective de la Constitution, en particulier de l’article 53 relatif aux délais d’organisation des élections, arrivés à échéance sans mesures concrètes. L’organisation relève également l’absence d’un cadre constitutionnel clair permettant d’encadrer juridiquement la transition actuelle et d’en fixer les limites.

D’autres facteurs aggravants sont mis en avant, tels que les débats controversés autour de l’organisation des Assises nationales, perçues comme potentiellement peu inclusives, ainsi qu’un climat politique fragilisé par des pratiques de marchandage politique, de nominations contestées et d’alliances circonstancielles. L’Observatoire souligne aussi que la légitimité de certaines institutions électorales, dont la CENI et la HCC, demeure fortement remise en question, au moment même où de nouvelles désignations y sont opérées.

Face à ce constat, SAFIDY formule plusieurs recommandations. L’organisation plaide pour l’ouverture d’une concertation nationale inclusive afin d’aboutir à une feuille de route claire et engageante pour l’ensemble des acteurs. Elle appelle également à la tenue d’assises nationales élargies, à la refonte du cadre électoral et à la mise en œuvre de campagnes d’éducation citoyenne, notamment à destination des jeunes électeurs.

Seule une transition concertée et juridiquement sécurisée permettra d’organiser, à terme, des élections libres, crédibles et apaisées, affirme SAFIDY qui exhorte les autorités à privilégier le dialogue et la co-construction.

(source: madagascar-tribune.com)

Concertation Nationale – Un comité de coordination à mettre en place

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La concertation nationale reste en phase préparatoire, en attendant la mise en place d’un comité de coordination. En parallèle, les consultations régionales et sectorielles se poursuivent.

Les prochaines étapes ainsi que le calendrier de la concertation nationale restent à préciser.

La concertation nationale en est encore à sa phase préparatoire. Une semaine après son lancement officiel, les contours opérationnels du processus restent à préciser. Contactée, une source au sein du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) indique qu’un comité de coordination devrait être mis en place dans les prochains jours afin d’en assurer le pilotage.

Selon cette source, le comité de coordination sera composé de représentants de la Présidence de la Refondation de la République, de la Primature, du ministère d’État auprès de la Présidence chargé de la Refondation, ainsi que du FFKM. Cette instance aura notamment pour mission de définir le calendrier de la concertation nationale et de déterminer les prochaines étapes à suivre.

« Ce sera au comité de préciser le calendrier ainsi que les étapes à venir dans le cadre de la concertation nationale. Nous attendons la mise en place effective de ce comité », précise notre interlocuteur.

Des consultations en parallèle

En attendant la formalisation de cette structure, le ministère en charge de la Refondation poursuit l’organisation de réunions préliminaires dans plusieurs régions du pays. Des rencontres ont déjà eu lieu, entre autres, dans les régions Diana, Itasy, Anôsy, Atsimo-Andrefana et Boeny. Ces consultations régionales visent à préparer le terrain en associant les forces vives locales au processus. Elles ont également permis de recueillir les attentes et propositions des participants sur les thématiques jugées prioritaires dans le cadre de la concertation nationale. Les contributions collectées sont destinées à alimenter et affiner les sujets qui seront débattus au niveau national.

Parallèlement à ces consultations initiées par les autorités, plusieurs entités ont déjà conduit leurs propres démarches de concertation. Lire la suite »

Fanokafana ny « Dinika ho an’ny Fanavaozana » teny amin’ny CCI-Ivato tarihin’ny FFKM – Famintinana

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CCI –  IVATO – Ouverture officielle de la concertation nationale

La concertation nationale a débuté hier au CCI Ivato, réunissant acteurs politiques, société civile et organisations religieuses. Cependant, le processus reste flou, sans calendrier ni garanties claires.

La concertation nationale a démarré sous l’égide du FFKM.

La concertation nationale a été officiellement lancée hier au Centre de conférences international (CCI) d’Ivato, dans une atmosphère mesurée. Réunissant responsables politiques, représentants de la société civile et autorités religieuses, cette première étape a surtout permis de poser un cadre encore imprécis, en l’absence de calendrier et de garanties claires sur la suite du processus.

La cérémonie d’ouverture, marquée par un culte œcuménique conduit par le Conseil des Églises chrétiennes à Madagascar (FFKM), a donné le coup d’envoi d’un processus présenté comme une étape importante de la refondation politique. La participation est restée contenue, traduisant un dispositif encore en phase de mise en place, dont les contours restent à préciser.

Les représentants des formations politiques, de la société civile, des notables traditionnels et des organisations religieuses étaient présents. Mais cette première journée a davantage servi à installer le cadre qu’à insuffler un réel élan. Les attentes demeurent élevées, tandis que les observateurs restent prudents, notamment en raison de l’absence d’un calendrier clairement défini pour la suite des travaux.

Un processus encore interrogé

Plusieurs questions demeurent. La valeur ajoutée de cette nouvelle concertation, au regard des précédentes initiatives souvent restées sans effets concrets, constitue l’un des principaux points d’interrogation. Les participants s’interrogent aussi sur le devenir des propositions formulées: seront-elles intégrées au processus décisionnel ou rejoindront-elles la liste des recommandations restées sans suite? Les modalités de sélection des participants, la méthode de travail et les résultats attendus restent, eux aussi, à clarifier.

Face à ces réserves, les autorités ont rappelé le cadre général de la démarche. La concertation relève d’une initiative de l’État, menée sous directive gouvernementale, le FFKM intervenant uniquement comme médiateur. Il a par ailleurs été assuré que les revendications issues du mouvement de la Génération Z seraient examinées.

C’est toutefois le Haut conseiller à la Refondation, le colonel Gervais Andriamiarisoa, qui a donné la tonalité la plus structurante des échanges. Il a insisté sur le fait que les discussions ne se limiteraient pas aux seuls enjeux politiques et institutionnels. Lire la suite »

Concertation Nationale – Le porte-parole du gouvernement dément l’invitation de Rajoelina

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Le porte-parole du gouvernement affirme que l’information selon laquelle Andry Rajoelina est invité à la concertation nationale est fausse. Le FFKM confirme pourtant l’avoir convié, lui et son épouse, à l’événement.

Le ministre Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, porte-parole du gouvernement.

Un démenti formel. C’est ce qu’Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, ministre de la Communication et de la Culture, a fait dans une déclaration diffusée à la télévision nationale, hier soir. Il dément ainsi l’information selon laquelle Andry Rajoelina, ancien président de la République, ferait partie des invités à la concertation nationale, dont le coup d’envoi sera donné ce jour, au Centre de conférence internationale (CCI) d’Ivato.

« Nous tenons à déclarer officiellement qu’il est faux d’affirmer qu’Andry Rajoelina aurait reçu une invitation spéciale, qui l’amènerait à revenir à Madagascar demain, ou qu’il existerait une quelconque intention de l’inviter à participer à la concertation nationale que le peuple malgache prévoit d’organiser », déclare le ministre Mandrindrarivony, qui s’est présenté avec sa casquette de porte-parole du gouvernement.

Avant de conclure son propos sur le sujet, le ministre de la Communication et de la Culture renchérit : « En conséquence, nous affirmons officiellement que toute déclaration annonçant le retour de l’ancien président ou sa participation à la concertation nationale est totalement fausse et mensongère. De telles affirmations vont à l’encontre de l’esprit et des valeurs du soulèvement populaire qui a conduit à son éviction. »

Lundi, cependant, une source auprès du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) a affirmé que l’ancien président Rajoelina, au même titre que tous les anciens chefs d’État, fait partie des personnalités invitées à la concertation nationale, qui sera officiellement lancée ce jour. « Le but est que tous les acteurs, toutes tendances confondues, prennent part à la concertation nationale », a-t-elle expliqué.

Confirmation

La publication de cette information a entraîné un déluge de réactions mitigées sur Facebook. Dans sa déclaration télévisée, le porte-parole du gouvernement affirme avoir recoupé l’information auprès des quatre chefs des Églises au sein du Conseil œcuménique.

« À la suite d’un échange que nous avons eu avec les quatre dirigeants du FFKM, il est clair que l’initiative ne vient pas d’eux, mais d’un seul individu, membre du bureau du FFKM, qui a exprimé, à titre personnel, sa volonté et son intention d’inviter l’ancien président Andry Rajoelina à revenir au pays », assure le ministre Mandrindrarivony. Lire la suite »

Concertation Nationale – Les chrétiens veulent apporter leur vision de la refondation

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Les chrétiens se réunissent pour apporter leur contribution à la refondation nationale.Durant trois jours, ils formulent des propositions concrètes destinées à soutenir le développement du pays.

Des idées qui seront proposées pour la concertation nationale devront sortir de la conférence nationale chrétienne.

Les chrétiens entendent contribuer activement au chantier de la refondation nationale. Depuis hier, l’ISTS Mandrimena accueille pour trois jours la Conférence nationale chrétienne de Madagascar, un rendez-vous qui réunit des représentants d’églises, des associations chrétiennes venues de tout le pays, des membres de la diaspora ainsi que divers acteurs engagés dans la vie sociale et citoyenne. L’objectif est clair : formuler des propositions concrètes et applicables pour participer à la reconstruction institutionnelle, économique et sociale du pays. Selon Tiana Randrianasoloarimina, coordinateur national de l’événement, les travaux menés durant ces trois jours seront partagés avec les églises et les organisations chrétiennes afin que certaines idées puissent être mises en œuvre dès à présent.

« En attendant la concertation nationale, nous allons divulguer les idées recueillies afin qu’elles puissent déjà être appliquées au sein des églises et associations », souligne-t-il.

Les débats sont structurés autour de plusieurs thématiques majeures : l’économie, le social, la vie familiale, l’éducation, la politique, la communication, la religion, la culture, l’environnement, la jeunesse et la technologie.

Solutions réalistes

Chaque domaine fait l’objet de discussions spécifiques au sein de commissions composées de spécialistes. Leur mission consiste à analyser les défis, identifier les leviers de progrès et proposer des solutions réalistes adaptées au contexte malgache.

Sur le plan économique, les participants mettent l’accent sur la valorisation des ressources naturelles du pays. Des pistes d’innovation, comme la transformation de l’huile lourde de Tsimiroro en gasoil, sont mises en avant. Un prototype illustrant ce procédé a d’ailleurs été présenté sur place, témoignant de la volonté d’encourager des technologies développées localement. « L’idée est de promouvoir des produits fabriqués à Madagascar, conçus à partir de matériel produit à Madagascar et réalisé par des Malgaches », insiste encore Tiana Randrianasoloarimina.

À l’issue des trois jours, les différentes commissions devront formuler une synthèse de leurs travaux. Ces propositions seront regroupées en un document destiné à alimenter la future concertation nationale annoncée par le gouvernement. Hier, en marge de la conférence, le Président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, a rappelé que la concertation nationale officielle sera organisée dans les prochains semestres. Elle se déroulera sous l’autorité du ministère d’État chargé de la Refondation, avec l’appui du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), mandaté par l’État pour accompagner ce processus.

(source: Tsilaviny Randriamanga – lexpress.mg)