docteur de l’église

Le cardinal John Henry Newman sera proclamé docteur de l’Église

Publié le Mis à jour le

Une note de la salle de presse du Saint-Siège indique que le titre sera prochainement décerné au cardinal qui vécut au XIXe siècle, après que Léon XIV a confirmé l’avis de l’assemblée plénière des cardinaux et évêques, membres du dicastère des Causes des Saints.

Alessandro De Carolis – Cité du Vatican

C’est l’un des grands penseurs modernes du christianisme, protagoniste d’un parcours spirituel et humain qui a marqué l’Église et l’œcuménisme du XIXe siècle, auteur de réflexions et de textes qui montrent comment vivre la foi est un dialogue quotidien «cœur à cœur» avec le Christ. Une vie consacrée avec énergie et passion à l’Évangile -qui a culminé en 2019 avec la canonisation- qui va bientôt valoir au cardinal anglais John Henry Newman la proclamation de docteur de l’Église.

La nouvelle a été annoncée jeudi 31 juillet, par un communiqué de la salle de presse du Saint-Siège, qui rapporte que lors de l’audience accordée au cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère pour les Causes des Saints, Léon XIV «a confirmé l’avis favorable de la session plénière des cardinaux et évêques, membres du dicastère pour les Causes des saints, concernant le titre de docteur de l’Église universelle qui sera prochainement conféré à saint John Henry Newman».

«Des ombres et des silhouettes à la Vérité»

«Guide-moi, douce Lumière; dans les ténèbres, guide-moi. La nuit est noire, la maison est loin : guide-moi… Ta puissance m’a toujours béni; aujourd’hui encore, elle me guidera à travers les marais et les landes, jusqu’à ce que la nuit s’évanouisse et que l’aube sourie sur mon chemin». John Henry Newman, né en 1801, a 32 ans lorsqu’il revient en Angleterre après un long voyage en Italie et que cette prière poignante monte dans son cœur. Depuis huit ans, il est prêtre anglican, mais il est surtout l’un des esprits les plus brillants de son Église. C’est un homme qui fascine par ses paroles, prononcées et écrites. Lire la suite »

L’épiscopat polonais demande que saint Jean-Paul II devienne docteur de l’Église

Publié le Mis à jour le

Le président de la Conférence des évêques de Pologne, Mgr Stanisław Gądecki, a demandé au Pape François, au nom de l’épiscopat du pays, que saint Jean-Paul II soit proclamé docteur de l’Église et co-patron de l’Europe. Sa requête a été appuyée par le cardinal Stanisław Dziwisz ce 22 octobre, en la fête liturgique du Souverain Pontife polonais, dont il fut le secrétaire particulier.

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican 

Saint Jean-Paul II deviendra-t-il un jour le 37e docteur de l’Église catholique et le 6e saint patron de l’Europe? 

L’année 2020 semble un horizon opportun pour envisager sérieusement ces reconnaissances exceptionnelles. Cette année-là seront célébrés le centenaire de la naissance du Souverain Pontife polonais et le 15e anniversaire de sa mort. Dans la lettre qu’il a adressée au Pape François, Mgr Stanisław Gądecki, archevêque de Poznan et président de la conférence épiscopale polonaise, a souligné que «le pontificat du Pape polonais était rempli de décisions révolutionnaires et d’événements importants qui ont changé le visage de la papauté et influencé le cours de l’histoire européenne et mondiale». D’où la pertinence de ces deux requêtes.

Mgr Gądecki estime que «la richesse du pontificat de saint Jean Paul II […] est née de la richesse de sa personnalité – poète, philosophe, théologien et mystique -, qui s’est réalisée dans plusieurs dimensions, depuis le travail pastoral et pédagogique, en guidant l’Église universelle, jusqu’au témoignage personnel de la sainteté de la vie». L’archevêque de Poznan met également en valeur la contribution de Jean-Paul II à la réunification de l’Europe, après plus de cinquante ans de divisions symbolisées par le Rideau de fer. Il observe qu’«après l’annonce unificatrice et culturelle de l’Évangile par les saints Cyrille et Méthode et saint Adalbert, plus de mille ans plus tard, les fruits de leurs activités – non seulement sur le plan social mais aussi religieux – ont trouvé protection et continuité dans la personne du Pape polonais».

Un gardien des valeurs européennes

Le cardinal Stanisław Dziwisz s’est fait l’écho et le soutien de cette demande depuis Varsovie, ce 22 octobre, où il participait au Congrès du mouvement « Europa Christi ». Dans son discours, l’archevêque émérite de Cracovie a souligné Lire la suite »

Sainte Catherine de Sienne

Publié le Mis à jour le

Catherine de Sienne, une analphabète: Première femme docteur de l´Église, patronne de l´Europe, cette religieuse dominicaine du 14e siècle fut aussi bien une femme de prière qu´une femme d´action, aussi bien une femme recluse qu´une femme publique.

La Foi prise au mot vous propose d´évoquer une très belle figure de mystique, de femme et de théologienne :

Catherine connut en à peine 33 ans plus de vies que n´importe qui : recluse et visionnaire, elle fut aussi une femme publique accompagnant le pape et l´aidant à réformer l´Église ; femme de prière et de contemplation, elle laissa derrière elle un nombre considérable d´écrits et de lettres.

Alors qui fut Catherine de Sienne ? C´est la question que Régis Burnet posera à ses deux invités : le frère François Daguet, professeur de théologie, qui appartient au couvent des dominicains de Toulouse, et Christiane Rancé, romancière, essayiste et journaliste.

Catherine de Sienne ou la conduite du monde

Vie et Oeuvres

An English recap version of her unique extraordinary Life and role in saving Christ’s Church during the XIVth century.


 

La Vie de Sainte Catherine de Sienne
Appendice

ELOGE DE CATHERINE COMPOSÉ PAR LE BIENHEUREUX RAYMOND POUR SERVIR DE PREMIER PROLOGUE A L’HISTOIRE DE LA SAINTE.

L’Ange de l’Apocalypse. Cet Ange est la figure de Catherine et de Notre-Seigneur. Pourquoi Notre-Seigneur est descendu sur terre. L’œuvre du Verbe Incarne. Il se donne aux petits pour confondre les orgueilleux. Catherine est une merveille de grâce. Comment le bienheureux a connu la sainte. Cette sainte est un  » ange de la terre « . Comment elle descend du ciel et y remonte. Comment  » elle a la clef de l’abîme « . Caractère merveilleux de ses écrits. Éloquence irrésistible de ses paroles. Comment  » elle possède la chaîne des vertus ». Elle se croit responsable de tous les maux du monde. Comment elle porte en son cœur  » la chaîne des fidèles « . On peut la comparer aux plus grands saints. Comment elle lie Satan.

 

LAUS DEO OMNIPOTENTI ET BEATAE VIRGINI MARIAE
Voix inspirée est la voix de l’Aigle ( St Jean l’Evangéliste) , qui, porté par de L’Ange son vol, au sommet du plus sublime des cieux, manifeste à l’Église militante les secrets du divin Conseil et nous dit au livre de ses révélations (Apocalypse, chap. xx) :  » J’ai vu un Ange, descendant du ciel, avec la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. » Lire la suite »

Catherine de Sienne: Vie et Oeuvres

Publié le Mis à jour le

Sainte Catherine de Sienne
docteur de l’église catholique
1347 – 1380

Télécharger gratuitement les livres de sainte Catherine de Sienne* Plan de tous les livres de Sainte Catherine de Sienne

Les Dialogues de Sainte Catherine de Sienne se composent de 4 traités:
Traité de la Discrétion de Sainte Catherine de Sienne
Traité de la Prière de Sainte Catherine de Sienne
Traité de la providence de Sainte Catherine de Sienne
Traité de l’obéissance de sainte Catherine de Sienne
Traité de la Perfection de Sainte Catherine de Sienne
Prières de Sainte Catherine de Sienne

télécharger toutes les lettres de sainte Catherine de Sienne

Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 1 à 19
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 20 à 38
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 39 à 55
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 56 à 77
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 78 à 91
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 92 à 109
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 110 à 129
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 130 à 149
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 150 à 165
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 166 à 179
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 180 à 199
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 200 à 219
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 220 à 239
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 240 à 261
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 262 à 290
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 291 à 324
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 325 à 349
Lettres de sainte Catherine de Sienne – lettres 350 à 373

La Vie  de sainte Catherine de Sienne par Raymond de Capoue
première partie        seconde partie        troisième partie        appendice
les Raisons du titre de docteur de l’Eglise de sainte Catherine de Sienne

Merci à Dominique Stolz, moine bénédictin suisse, de l’abbaye de saint Benoit Port Valais qui a réalisé cette magnifique édition umérique.  https://www.abbaye-st-benoit.ch/  cliquez sur Bibliothèque

Bibliographie :

Lucienne PORTIER, CATHERINE DE SIENNE, LE DIALOGUE, Coll. Sagesses Chrétiennes Cerf 1992

Sainte Catherine de Sienne, LE LIVRE DES DIALOGUES suivi de lettres. Préface et traduction de Louis Paul-GUIGUES, éditions du Seuil 1953

LE DIALOGUE DE SAINTE CATHERINE DE SIENNE, traduction nouvelle de l’italien (reproduction offset) par le R.P. J. HURTAUD, O.P., éditions P. TEQUI 1976.

LETTRES DE SAINTE CATHERINE DE SIENNE, tome I et II, traduites de l’italien(reproduction offset), par E. CARTIER, éditions P. TEQUI, 1976.

LE LIVRE DES DIALOGUES, suivi d’un choix important de lettres, trad., intr. et table analytique de L.-P. Guigues, Seuil, Paris (1953) 1981.

Comtesse de FLAVIGNY, SAINTE CATHERINE DE SIENNE, Paris 1895

Bienheureux Raymond de Capoue, VIE DE SAINTE CATHERINE DE SIENNE, traduit par le R.P. HUGUENY, éd. P. LETHIELLEUX, Paris 1903. (Rééditon Téqui 2000).

Johannes Joergensen, SAINTE CATHERINE DE SIENNE, éd. BEAUCHESNE, Paris 1919

J. Leclercq, Sainte Catherine de Sienne, Casterman, Tournai-Paris 1947.

S. Undset, Catherine de Sienne, (trad. du norvégien) Biblis, Bruxelles 1953.

Arrigo Levasti, La vie de Sainte Catherine de Sienne, combattante de la paix, éd. du Seuil, 1953, 438pp.

SAINTE CATHERINE DE SIENNE, JESUS-CHRIST NOTRE RESURRECTION, Oraisons et élévations, traduit de l’Italien par Augustin Bernard, éditions du Cerf, 1980

LES ORAISONS, trad. et intr. de L. Portier, coll. « Sagesses chrétiennes », Cerf, Paris 1992.

Dominique de Courcelles, LE « DIALOGUE » DE CATHERINE DE SIENNE, Ed. du Cerf, 1999, Coll. « Classiques du Christianisme », 140pp., 95 ff

Bernard Sesé, CATERINE DE SIENNE, coll. « Petite vie de… », Paris, DDB, 2000, 1185 pp. (68 FF).

DIVERS

Catherine de Sienne, une femme dans l’Eglise, Fêtes et Saisons n° 349, Cerf, 1980

Catherine de Sienne, Dieu est amour n°73, Téqui, Paris 1985.

Collectif, L’Eglise et les hommes, t.2, coll,. « Les chemins de la foi », Droguet-Ardent/Fayard, 1984, article de N. Echivard, Sainte Catherine de Sienne, pp. 111-131.

C. Feldmann, Les rebelles de Dieu, (trad. de l’allemand), Ed. Paulines, Montréal 1987, présentation en style journalistique de plusieurs saints, dont Catherine : pp. 43-83.

A. Champdor, Catherine de Sienne et son temps, A. Guillot, Lyon 1982.

Collectif, Catherine de Sienne, La vie spirituelle n° 640-641, Cerf, Paris 1980.

Collectif, Catalogue de l’exposition « Catherine de Sienne », édité par le Conseil Général du Vaucluse et réalisé par un comité scientifique présidé par A. Vauchez et J. Chiffoleau, Avignon (Petit Palais), 1992.

Collectif, Catherine de Sienne et Thérèse d’Avila, la vie spirituelle n°718, Cerf, Paris 1996.

J. M. Perrin, O.P., CATHERINE DE SIENNE, CONTEMPLATIVE DANS L’ACTION, Téqui, Paris 1980.

Ch. van der Plancke, « De la peur qui enchaîne à la crainte qui délivre. Catherine de Sienne (1347-1380) », dans Lumen Vitae, 1994/2, « Traverser les peurs », pp. 177-187.

Denise Pépin, CATHERINE RACONTE…

C. van der Plancke et A. Knockaert, Prier 15 jours avec SAINTE CATHERINE DE SIENNE, éditions Nouvelle Cité.

LE ROSAIRE, Textes de Sainte Catherine de Sienne, édité par le Monastère de Chambarand.

NE DORMONS PLUS, IL EST TEMPS DE SE LEVER, Catherine de Sienne (1347-1380), Elisabeth J. Lacelle, éd. Cerf – Fides 1998

Francine de Martinoir, CATHERINE DE SIENNE ou la traversée des apparences, Editions du Rocher 1999

A paraître prochainement du même auteur, un ouvrage sur Catherine et le Pape

Emilia Granzotto, CATHERINE DE SIENNE, UNE SAINTE DE NOTRE TEMPS, Médiaspaul, 1999, 87p.

Bénédicte Jeancourt , CATHERINE N’A PEUR DE RIEN, in rev. Grain de soleil n°122, mars 2000, éd. Bayard Presse.
Petite vie de  sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

Vierge et docteur de l’Eglise. fête le  29 avril.

Catherine Benincasa ( sainte Catherine de Sienne ) est née à Sienne (Italie) le 25 mars 1347, dimanche des rameaux et Annonciation. En 1352,  sainte Catherine de Sienne a une vision du Christ-Pontife et  sainte Catherine de Sienne fait vœu de virginité. A l’âge de quinze ans, Sainte Catherine  de sienne revêt l’habit des sœurs de la Pénitence de Saint Dominique (les Mantellate). L’origine de ce groupement remonte à saint Dominique qui avait réuni et organisé des laïcs en une milice chargée de récupérer et de défendre les biens de l’Eglise usurpé par des laïcs et de résister aux hérétiques. Les Soeurs de la pénitence de saint Dominique à l’époque de  sainte Catherine de Sienne  ne réunissait normalement que des veuves, mais avait la permission d’entendre les Offices dans les églises des Frères Prêcheurs. Elles suivaient une règle qui n’était pas vraiment religieuse puisque ces soeurs ne prononçaient pas de voeux.

Après la mort de sa soeur Bonaventura, va commencer la vie d’ascèse de  sainte Catherine de Sienne . En 1368, après le retour à Dieu du père de  sainte Catherine de Sienne  et du mariage mystique  de  sainte Catherine de Sienne avec le Christ,  sainte Catherine de Sienne  sauve ses frères pendant un coup d’état à Sienne. Deux ans après,  sainte Catherine de Sienne  donne son coeur à Jésus pour l’Eglise. De la même année datent les premières lettres de  sainte Catherine de Sienne  et les premières conversions opérées par  sainte Catherine de Sienne .  sainte Catherine de Sienne  provoque quelques émotions dans sa cité et dans l’Ordre des dominicains.  sainte Catherine de Sienne  doit comparaître devant le Chapitre général des dominicains à Florence en 1374. sainte Catherine de Sienne  rencontre alors le Bienheureux Raymond de Capoue qui deviendra son directeur spirituel.

Avignon

A partir de 1375 commence une période de la vie de  sainte Catherine de Sienne durant laquelle  sainte Catherine de Sienne prend de manière plus publique, la défense des intérêts du Pape et  sainte Catherine de Sienne manifeste son souci de l’unité et de l’indépendance de l’Eglise, ainsi que du retour du Pape d’Avignon à Rome.  sainte Catherine de Sienne  rencontre le pape Grégoire XI à Avignon. En septembre 1376,  sainte Catherine de Sienne  retourne à Sienne et Grégoire XI prend le chemin de Rome.  sainte Catherine de Sienne  continue son service d’ambassadrice du pape auprès des villes italiennes toujours en pleine ébullition. En 1378, après le décès de Grégoire XI, Urbain VI est élu pape. 5 mois après cette élection tumultueuse et les maladresses de l’élu, malgré les appels à la patience et les mises en garde de sainte Catherine de Sienne, survient le Grand Schisme d’Occident et l’élection de l’antipape Clément VII (Robert de Genève).  sainte Catherine de Sienne  se bat pour que soit reconnu Urbain VI. La même année 1378,  sainte Catherine de Sienne commence la rédaction de ses Dialogues, qui, rapporte une tradition, auraient été composés en cinq jours d’extase, du 9 au 14 octobre.  sainte Catherine de Sienne  vient s’établir définitivement à Rome. Deux ans après, après avoir reçu dans une vision, la nef de l’Eglise sur ses épaules, dans l’église du Vatican,  sainte Catherine de Sienne  meurt à Rome à l’âge de 33 ans. Bien que ne sachant pas écrire et ne connaissant pas le latin,  sainte Catherine de Sienne  laisse derrière elle une œuvre considérable. L’importance de l’ œuvre de  sainte Catherine de Sienne pour la langue italienne moderne est reconnue.

Appartenant au tiers-ordre dominicain,  sainte Catherine de Sienne est canonisée en 1461 par le pape Pie II,  sainte Catherine de Sienne est patronne de l’Italie et  sainte Catherine de Sienne a été déclarée docteur de l’Eglise par le pape Paul VI, le 4 octobre 1970 en même temps que Sainte Thérèse d’Avila.
Bibliographie de sainte Catherine de Sienne venant de http://www.home.ch/~spaw2744/catherine

Biographie: Saint Augustin, Docteur de l’Eglise

Publié le Mis à jour le

Qui était Augustin, Evêque d’Hippone?

Saint Augustin, né le 13 novembre 354, est l’un des trois enfants de Patrice et Monique, petits exploitants agricoles à Thagaste (aujourd’hui Souk Ahras, aux confins de l’Algérie et de la Tunisie). Augustin, son frère et sa sœur vécurent là une enfance heureuse. Il n’aimait pas l’école et ses brutalités. Mais son intelligence y brilla rapidement ; et ses parents firent tout ce qu’ils pouvaient pour favoriser sa réussite, dont ils espéraient profiter eux aussi. Il fit donc d’excellentes études primaires, secondaires, et finalement universitaires à Carthage ; et il devint bientôt professeur de lettres.

Saint Augustin dans son cabinet de travail (Botticelli, Ognissanti) (vers 1480).

Sa mère, la future sainte Monique, était une bonne chrétienne. Son père, Patrice, était quant à lui un païen qui ne fit pas obstacle à ce que la mère donnât une éducation chrétienne aux enfants. Bébé, Augustin reçut le sacrement des catéchumènes : le signe de la croix sur le front, les grains de sel sur les lèvres, ce qu’on appelait naguère les «rites préliminaires» du baptême. Plus tard, vers sept ans, il tomba gravement malade ; en danger de mort, il réclama instamment le baptême. Mais il se rétablit et on différa la cérémonie. Il y avait, en effet, à l’époque, deux catégories de chrétiens, les «fidèles», qui avaient reçu le baptême et promis de vivre en chrétiens, et les «catéchumènes» qui préféraient se tenir confortablement sur le seuil, en se disant qu’il serait toujours temps de faire le nécessaire plus tard.

Augustin fut donc toujours chrétien : il avait bu, dit-il dans ses Confessions, le nom de son Sauveur avec le lait de sa mère et il le retenait au fond de son cœur d’enfant. Mais il est bien probable qu’il n’y pensa guère au cours des années un peu folles de son adolescence.

Entre sagesse et passion

A 17-18 ans, étudiant à Carthage, il se lia à une compagne qui lui donna un enfant. Ils le prénommèrent Adéodat, «Dieudonné». Adéodat reçut le baptême à 15 ans, en même temps que son père, dans la nuit pascale de 387. Mais il mourut prématurément vers l’âge de 18 ans.

Entre temps, enthousiasmé par un dialogue philosophique de Cicéron, tiraillé entre son amour de la Sagesse (la philosophie) et ses passions de jeune homme ardent et ambitieux, Augustin se lança dans une longue quête de la Vérité. Il tenta de lire la Bible, mais fut rebuté par le mauvais latin de vieilles traductions. Il lisait tout ce qu’il trouvait d’ouvrages philosophiques, séduit tantôt par le scepticisme, tantôt par l’épicurisme. Il était en recherche.

Il fut ensuite séduit par la secte des manichéens, qu’il fréquenta pendant presque neuf ans.Le manichéisme était une religion orientale, fondée par Mani, qui professait un dualisme radical: l’opposition du Bien et du Mal, de la Lumière et des Ténèbres etc… Cette secte qui prétendait offrir une explication rationnelle du monde, eut une grande influence sur les cercles aristocratiques du IVè siècle en Afrique du Nord. Après sa conversion, à travers les Confessions et dans les autres ouvrages, saint Augustin s’attacha à combattre vivement le manichéisme dans et hors de l’ Eglise.

A l’âge de 29 ans (en 383), il quitte Carthage pour Rome, puis pour Milan, résidence impériale, où il obtient une chaire. Il devient fonctionnaire : c’est le sommet de sa carrière ! Jeune, ambitieux, Augustin court après les honneurs, la richesse, le mariage. Il voudrait obtenir un poste de gouverneur de province pour commencer, puis entrer dans l’ordre sénatorial… Sa mère l’a rejoint à Milan et s’entremet pour lui trouver une riche épouse : il faut (déjà) de l’argent pour entrer en politique ! Augustin se résigne à répudier celle qui est sa compagne depuis seize ans : il dit que son cœur en fut déchiré…

La conversion et le baptême

Dès son arrivée à Milan, Augustin avait fait une visite de courtoisie à l’évêque, Ambroise, qui le reçut paternellement. Il prit l’habitude d’aller l’écouter le dimanche, d’abord pour évaluer le talent de l’orateur. Mais son coeur s’ouvrit peu à peu à la vérité du discours. Il découvrit le sens spirituel de l’Ancien Testament. Ce fut un événement de première importance : Augustin pouvait se trouver désormais chez lui dans la Bible.

A la lecture des philosophes platoniciens qui lui conseillaient de se retourner de l’extérieur vers l’intérieur, autrement dit de se «convertir», il entra en lui-même, sous la conduite de Dieu, et découvrit la pure spiritualité de l’âme et de Dieu, son créateur.

Mais Augustin s’interrogeait toujours sur la personnalité du Christ. Il l’imaginait comme un homme d’une éminente sagesse, qui, au témoignage des Évangiles, avait mangé et bu, dormi et marché, s’était réjoui et attristé, avait conversé avec ses amis, avait donc mené une vraie vie d’homme. Mais il n’avait aucune idée du mystère du «Verbe fait chair», jusqu’à ce que Simplicien, un grand intellectuel chrétien, lui présentât le Prologue de l’Évangile de Jean comme un condensé de la doctrine chrétienne : le Christ est à la fois le Verbe, la Parole de Dieu en Dieu, et la Parole faite chair, l’homme Jésus Christ, Médiateur de Dieu et des hommes. Ce fut un autre moment important : Augustin découvrit la cohérence de la pensée chrétienne.

Mais il lui restait encore à mettre sa vie en conformité avec le christianisme. Ce ne fut pas sans mal ! Vint un jour un crise décisive dans le jardin de sa résidence à Milan. Après un moment de forte agitation, il s’abattit sous un figuier et laissa libre cours à ses larmes. C’est alors qu’il entendit une voix d’enfant qui chantonnait : «Prends, lis ! prends, lis !» Il se saisit du livre des lettres de Paul, l’ouvrit au hasard et lut : «Pas d’orgies et de beuveries, pas de coucheries et de débauches, pas de disputes et de jalousies ; mais revêtez-vous du seigneur Jésus-Christ ; et n’ayez souci de la chair pour en satisfaire les convoitises» (Romains 13, 13-14). Cela suffit pour dissiper les ténèbres du doute.

A la fin de l’année universitaire, Augustin, sa famille et deux jeunes disciples firent retraite dans une villa, dans les collines au nord de Milan, qui était mise à leur disposition par un collègue. Ils passèrent là des mois paisibles, s’adonnant à des entretiens philosophiques, à des méditations personnelles, à des prières aux accents des Psaumes qui enthousiasmaient Augustin.

En mars 387, ils revinrent à Milan pour l’inscription sur le registre des candidats au baptême. Augustin, un de ses amis et son fils Adéodat suivirent la catéchèse d’Ambroise. Au cours de la nuit pascale du 24-25 avril 387, comme les autres, Augustin fut baptisé par Ambroise dans la piscine baptismale.

La retraite anticipée

Augustin n’avait désormais plus rien à faire en Italie. Il prit le chemin du retour avec sa famille. En automne 387, ils étaient à Ostie, en attente d’embarquement pour l’Afrique. C’est là qu’Augustin et Monique, accoudés à une fenêtre, connurent ensemble un moment de bonheur mystique, l’«extase» ou la «contemplation» d’Ostie. Cinq jours après, Monique fut prise de fièvre et mourut au bout de neuf jours, à l’âge de cinquante-six ans.

De retour au pays, en 388, Augustin et ses compagnons s’installèrent dans la maison familiale à Thagaste. De retour en Afrique du Nord, il fonde une petite communauté contemplative. Il est appelé comme prêtre, puis comme évêque à Hippone. Il combat continuellement les déviations de la foi chrétienne. Il meurt en 430, pendant le siège de sa ville Hippone par les Vandales. Docteur de l’Église, il est l’un des quatre «Pères de l’Église d’Occident» avec saint Ambroise, saint Jérôme et Grégoire Ier.

Ses oeuvres majeures