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Erdogan fulmine contre les sanctions de son allié américain de l’OTAN

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Recep Tayyip Erdogan a vivement critiqué la décision de son allié américain au sein de l’OTAN d’émettre des sanctions contre la Turquie pour avoir fait l’acquisition de S-400 russes. Il évoque une «attaque ouverte» contre la souveraineté d’Ankara

Le président turc Recep Erdogan lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche à Washington, le 13 novembre 2019.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé ce 16 décembre les sanctions imposées par Washington contre la Turquie pour avoir acquis le système de défense aérienne russe S-400. «De quel type d’alliance s’agit-il ? Cette décision est une attaque ouverte contre notre souveraineté», s’est indigné le chef d’Etat lors d’un discours, en faisant référence à l’appartenance de la Turquie et des Etats-Unis à l’OTAN.

« C’est un prétexte. Le vrai but est de stopper l’élan de notre pays dans l’industrie de défense et de nous rendre de nouveau complètement dépendants »

Dans son discours, le chef d’Etat a rejeté l’argument américain selon lequel les S-400 représentaient un «danger pour la sécurité» des systèmes de l’OTAN. «C’est un prétexte. Le vrai but est de stopper l’élan de notre pays dans l’industrie de défense et de nous rendre de nouveau complètement dépendants», a-t-il affirmé.

Selon Recep Erdogan, Ankara a opté pour les missiles russes faute d’accord avec Washington pour acheter l’équivalent américain de ce système ultrasophistiqué, les Patriot. «La Turquie a depuis longtemps dépassé le point où elle aurait pu être entravée par ce type de sanctions», a ajouté le président turc sur un ton de défi. Et de poursuivre : «Nous allons redoubler d’efforts pour rendre notre industrie de défense indépendante.»

Invoquant une loi adoptée en 2017 par le Congrès, quasiment à l’unanimité, pour «contrer les adversaires de l’Amérique à travers les sanctions» (Caatsa), Washington a interdit le 14 décembre l’attribution de tout permis d’exportation d’armes au SSB, l’agence gouvernementale turque en charge des achats militaires, pour punir Ankara de l’acquisition du système de défense anti-aérienne russe S-400. La décision prévoit aussi des sanctions contre le président de SSB, Ismail Demir, ainsi que d’autres dirigeants de cette institution.

Moscou a de son côté dénoncé des sanctions américaines «illégitimes» envers la Turquie. «Il s’agit d’une nouvelle manifestation d’une attitude arrogante à l’égard du droit international, une manifestation des mesures coercitives unilatérales et illégitimes que les Etats-Unis utilisent depuis de nombreuses années, depuis des décennies à droite et à gauche», a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, cité par l’agence Ria Novosti.

(source: rt.com

Terrorisme: trois morts dans une attaque au couteau à Nice, un suspect interpellé

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Trois personnes sont mortes et plusieurs autres ont été blessées, jeudi, à Nice après une attaque au couteau à la basilique Notre-Dame. L’auteur présumé des faits a été interpellé. 

La Turquie, en froid avec la France depuis la publication commémorative des dessins de Charlie Hebdo représentant Mahomet, a condamné l’attentat de Nice. Cependant Ankara reste impliqué dans le financement de nombreux réseaux terroristes en Syrie et en Irak selon l’analyse de Pascal Le Pautremat, expert du jihadisme.

  • Une attaque au couteau à la basilique Notre-Dame de l’Assomption à Nice a fait trois morts et plusieurs blessés, jeudi 29 octobre. Une femme a été assassinée et décapitée, un homme a été tué de coups portés à la gorge. Une troisième victime, grièvement blessée, a réussi à fuir vers un bar, mais est également décédée, selon des sources policières. Un suspect a été interpellé.
  • Une réunion de crise s’est tenue place Beauvau avec le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, le président de la République, Emmanuel Macron, et le Premier ministre, Jean Castex. Le chef de l’État et Gérald Darmanin se sont ensuite rendus à Nice.
  • Le Parquet national antiterroriste a annoncé se saisir de l’enquête pour « assassinat » et « tentative d’assassinat ».
  • Une minute de silence a été observée à l’Assemblée nationale, juste après le discours de Jean Castex sur le reconfinement.

Turquie : une confrontation inéluctable avec Erdogan ?

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Libye, Syrie, Méditerranée, migrants, Basilique Sainte Sophie … : nombreux sujets de discorde.

Comment les Ottomans ont-ils pris Constantinople ?

La justice turque donne son feu vert à la reconversion de la basilique Sainte-Sophie en mosquée

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Le Conseil d’État turc a ouvert la voie vendredi à la reconversion en mosquée de l’ex-basilique Sainte-Sophie d’Istanbul, en annulant un décret gouvernemental de 1934 qui avait transformé l’édifice en musée. Une décision soutenue par le président Recep Tayyip Erdogan et plusieurs associations conservatrices.

Le 24 novembre 1934, Mustafa Kemal Atatürk, le fondateur de la jeune République turque, versait la basilique-mosquée de Sainte-Sophie au pot commun de l’humanité, en décrétant sa transformation en musée. Quatre-vingt-six ans plus tard, vendredi 10 juillet 2020, le président Recep Tayyip Erdogan a rendu le joyau d’Istanbul au culte musulman, pour le plus grand bonheur des franges les plus religieuses de son électorat et de ses alliés d’extrême droite.

Saisi par une association menant depuis une quinzaine d’années un combat pour le retour à l’islam de tous les lieux de culte musulmans déconsacrés pendant les premières décennies de la république laïque, le Conseil d’Etat a annoncé vendredi qu’il invalidait le décret signé par Atatürk au motif que Sainte-Sophie, devenue une mosquée après la prise de Constantinople par Mehmet le Conquérant, en 1453, ne pouvait pas être utilisée à d’autres fins que celle qui lui avait été assignée par le sultan.

Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan annoncent un cessez-le-feu à Idleb

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Le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, affirment avoir conclu, jeudi, un accord de cessez-le-feu visant à mettre fin aux combats dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. La trêve doit entrer en vigueur à partir de minuit.

La Turquie a-t-elle des ambitions hégémoniques en Libye ?

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ISTANBUL, 5 janvier (Xinhua) — Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé dimanche soir que la Turquie allait « progressivement » envoyer des troupes en Libye dans le cadre d’un accord signé avec le gouvernement d’union nationale (GNA), le gouvernement libyen reconnu par l’ONU.

« Nos soldats partiront progressivement », a indiqué M. Erdogan à la chaîne CNNTurk au cours d’une interview télévisée, affirmant que la mission des soldats turcs serait « de faire respecter le cessez-le-feu, et non de se battre ».

« Ce que nous allons faire en Libye, c’est de renforcer le gouvernement légitime », a-t-il ajouté, soulignant qu’un centre des opérations allait être établi dans ce pays d’Afrique du Nord.

La Libye est actuellement déchirée par une guerre civile qui oppose le GNA basé à Tripoli, la capitale libyenne, et l’armée basée dans l’est du pays.

Jeudi, le parlement turc a adopté une motion autorisant le déploiement de troupes en Libye pour soutenir le GNA.

Le chef de l’ONU met en garde la Turquie contre l’envoi de troupes en Libye

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a affirmé vendredi 3 janvier, sans mentionner explicitement la Turquie, que « tout soutien étranger aux parties en guerre » en Libye « ne fera[it] qu’aggraver un conflit et compliquer les efforts pour une solution pacifique ».

Visant clairement une éventuelle intervention militaire turque en Libye en soutien au gouvernement d’union nationale (GNA) installé à Tripoli, Antonio Guterres souligne dans un communiqué que « les violations continues de l’embargo sur les armes imposé par le Conseil de sécurité ne font qu’empirer les choses ».

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Les grands axes du Sommet de l’OTAN à Londres

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Les 29 membres de l’Otan se sont efforcés mercredi d’afficher leur unité, lors du sommet du 70e anniversaire d’une l’Alliance confrontée aux divergences exposées au grand jour entre les dirigeants américain, français et turc.

L’alliance, qui célèbre cette année ses 70 ans, vise à résoudre les désaccords concernant les dépenses de l’organisation ainsi que les menaces futures auxquelles elle doit faire face, dont la montée en puissance de la Chine et les répercussions de l’offensive de la Turquie en Syrie.

Changement de cap

La France et l’Allemagne veulent que l’alliance envisage de jouer un rôle plus important au Moyen-Orient, voire même en Afrique. Une démarche qui marque un changement de la position historique de l’OTAN, qui jusqu’à présent était plus orientée vers l’est, remarque Reuters. Pour ce faire, l’organisation vise à obtenir le soutien de tous ses membres pour la création d’un « comité d’experts » qui sera chargé d’élaborer des plans de réforme.

Les conclusions du Sommet

Dans un communiqué final, les membres de l’OTAN réaffirment leur engagement à se défendre mutuellement. Selon Reuters, la Grande-Bretagne prévoit de mettre six navires de guerre, deux escadrons de chasse et des milliers de soldats à la disposition de l’OTAN. Une mesure qui fait suite à la demande des États-Unis qui veulent que les armées européennes soient davantage prêtes au combat. En outre, le communiqué souligne que l’alliance a prévenu pour la première fois la Chine qu’elle compte surveiller sa puissance militaire croissante. Les dirigeants ont également annoncé qu’ils se préparent à de futurs conflits dans l’espace, dans l’Arctique et au niveau des réseaux informatiques, en plus des batailles terrestres, maritimes et aériennes traditionnelles.

Pour conclure les deux jours du sommet de l’OTAN, Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’alliance a déclaré : « Les désaccords attireront toujours plus l’attention que lorsque nous sommes d’accord. Nous sommes 29 pays différents des deux côtés de l’Atlantique. Bien sûr qu’il y a des divergences. Le contraire serait très étrange. Mais la force de l’OTAN est que nous avons toujours été capables de surmonter ces différences. Nous prouvons aujourd’hui que l’OTAN fait des progrès sur le fond et que nous continuons à nous adapter et à réagir », rapporte le Figaro.

Conférence de presse d’E. Macron

Les Etats-Unis reconnaissent enfin le génocide arménien par un vote du Congrès

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Génocide arménien : la reconnaissance américaine n’a « aucune valeur », selon le président turc Recep Tayip Erdogan.

Nouvel épisode dans le feuilleton des tensions entres les États-Unis et la Turquie. L’adoption par le Sénat américain jeudi d’une résolution reconnaissant le génocide arménien a vivement fait réagir Ankara, qui estime que cette décision «met en péril l’avenir des relations» entre les deux pays.

Syrie: après un entretien avec Poutine, Erdogan fait état d’un « accord historique »

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a fait état mardi d’un « accord historique » sur la Syrie conclu lors d’une réunion avec son homologue russe Vladimir Poutine à Sotchi, en Russie.

Recep Tayyip Erdogan, le 18 octobre 2019 à Istanbul. – STRINGER / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS OFFICE / AFP

« Aujourd’hui, avec M. Poutine, nous avons conclu un accord historique pour la lutte contre le terrorisme, l’intégrité territoriale et l’unité politique de la Syrie ainsi que pour le retour des réfugiés », a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d’une conférence de presse.

Une trêve arrivant à son terme ce mardi soir

La Turquie a suspendu jeudi son offensive dans le nord-est de la Syrie contre les forces kurdes des YPG aux termes d’une trêve expirant mardi à 19 heures GMT pour permettre à ces forces de se retirer des zones frontalières.

Selon Recep Tayyip Erdogan, l’accord conclu avec Valdimir Poutine, allié du régime de Damas, porte surtout sur les secteurs du nord-est de la Syrie dans lesquels les YPG sont présentes mais où l’offensive turque n’avait pas été étendue avant sa suspension.

Appelée à la rescousse par les YPG, l’armée du régime syrien s’était déployée dans ces zones, qui échappaient à son contrôle depuis des années. Le retrait des forces kurdes qui doit s’achever mardi soir concerne une zone longue de 120 km entre les localités de Tal-Abyad et Ras al-Aïn, principales cibles de l’offensive turque, dans le secteur central du nord-est de la Syrie.

S’agissant de la bande frontalière à l’est et à l’ouest de ce secteur, les forces des YPG doivent s’en retirer « dans un délai de 150 heures à partir du 23 octobre à 12 heures (9 heures GMT), au-delà de 30 km avec leurs armes », a affirmé Recep Tayyip Erdogan. « Les fortifications et positions de l’organisation seront détruites », a-t-il ajouté.

« Au terme des 150 heures, des patrouilles turques et russes vont commencer à une profondeur de 10 km à l’ouest et à l’est de la zone de l’opération Source de Paix. Les terroristes de Tal Rifat et Minbej sortiront de cette zone avec leurs armes », a-t-il ajouté

(source: bfmtv)

La Turquie renonce une seconde fois au Califat

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Au XVIIIème siècle, lors de la guerre de Crimée, le Tsar fut le premier chef d’État à reconnaître le double rôle politique et spirituel du calife. Constantinople avait perdu militairement, mais son sultan conservait un pouvoir sur les âmes des Tatars.

Les sultans s’étaient auto-proclamés successeurs de Mahomet au nom de la place qu’ils avaient conquise dans l’Histoire du monde musulman par la puissance de leur sabre. En l’absence de rivaux, ils assumaient la direction spirituelle de ces fidèles, y compris hors de leur Empire.

Message vidéo du président Erdoğan à l’occasion de la Fête du sacrifice 2019.

À la fin de la Première Guerre mondiale, lorsque celui-ci fut définitivement vaincu et dissout, Mustafa Kémal se trouva bien embarrassé de cet héritage. Il tenta de séparer le pouvoir temporel qu’il avait pris en main, du pouvoir spirituel, qu’il essaya vainement de transmettre successivement à une personnalité arabe, puis à une autre indienne. En définitive, il ne trouva d’autre issue que d’abolir le Califat, le 5 mars 1924, afin de pouvoir moderniser la Turquie [1]

Pour le roi d’Angleterre et chef de l’Église anglicane, George V, il devenait possible de récupérer le califat dans une de ses colonies et par là même de s’emparer du pouvoir spirituel sur l’ensemble des musulmans. C’est ce que tenta vainement le roi Fouad Ier en Égypte colonisée.

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