Gaza
Faute d’horizon politique, de jeunes Palestiniens renouent avec la lutte armée contre Israël
Une nouvelle génération voit dans les armes le seul moyen de résister à l’occupation israélienne, souvent hors du jeu des factions palestiniennes traditionnelles.

Le dernier attentat a eu lieu dans la nuit du samedi 13 août au dimanche 14. Un Palestinien de 26 ans a tiré sur un bus qui revenait du mur des Lamentations, à Jérusalem, blessant huit personnes, dont une femme enceinte. L’assaillant, résident de la partie orientale de la ville, s’est rendu à la police quelques heures plus tard ; il ne semble être affilié à aucun mouvement.
Depuis le début du printemps, une série d’attaque ont fait dix-huit victimes en Israël et aux abords d’une colonie israélienne de Cisjordanie occupée. Les auteurs, de jeunes hommes, ont pour beaucoup un profil de loups solitaires. Mais la multiplication de ces attaques est en lien avec la montée d’une nouvelle résistance armée en Cisjordanie ces derniers mois. En réponse, l’armée israélienne a intensifié les arrestations violentes en Cisjordanie et mené une opération à Gaza.
Le 5 août, Israël a bombardé l’enclave palestinienne, lançant une confrontation meurtrière de trois jours avec le Jihad islamique lors de laquelle 49 Palestiniens ont été tués, en grande majorité des civils, selon les sources palestiniennes. Le 9 août, l’armée israélienne a encore abattu trois Palestiniens lors d’une incursion à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie. Parmi eux, Ibrahim Al-Nabulsi, 19 ans, était l’un des symboles de cette nouvelle génération.
(source: lemonde.fr)
Israël et le Jihad islamique poursuivent leur affrontement à Gaza
Plus d’une vintaine de personnes ont été tuées dans des échanges de tirs. Un regain de tension inédit depuis un an.
PROCHE-ORIENT – Le Jihad islamique palestinien dans la bande de Gaza et Israël poursuivent, ce samedi 6 août, leurs échanges de tirs commencés la veille dans ce qui représente la pire flambée de violence entre les deux ennemis depuis une année.
En début de journée, tandis que les alertes aux roquettes continuaient de retentir dans des localités israéliennes adjacentes au territoire palestinien sous blocus, les journalistes de l’AFP ont pu constater que la ville de Gaza sous le feu depuis vendredi était comme paralysée ; les rues sont désertées et les magasins fermés dans cette enclave sous blocus de 2,3 millions d’habitants minée par la pauvreté et le chômage.
Vingt-quatre personnes dont six enfants sont mortes dans la bande de Gaza depuis le début de la flambée de violences entre Israël et le groupe Jihad islamique, a annoncé samedi le ministère de la Santé dans l’enclave palestinienne. Le ministère a affirmé que ces victimes avaient été tuées dans des frappes israéliennes depuis vendredi.
Les autorités israéliennes contredisent ce bilan et assurent que plusieurs enfants palestiniens ont été tués samedi soir à Jabalia (nord) par un tir de roquette raté du Jihad islamique vers Israël, et non par l’armée. « Les forces de sécurité israéliennes n’ont pas frappé Jabalia ces dernières heures », a indiqué le bureau du Premier ministre israélien Yaïr Lapid dans un communiqué.
Une vingtaine d’arrestations en Cisjordanie
La branche armée du Jihad islamique, les brigades Al-Qods, avait affirmé vendredi après une salve de plus de 100 roquettes vers le sol israélien qu’il ne s’agissait que d’une « première réponse » à l’assassinat d’un de ses chefs dans une frappe israélienne. Dans la nuit, les forces israéliennes ont également arrêté en Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967 par l’État hébreu, 19 membres du Jihad islamique, organisation islamiste considérée comme terroriste par Israël, les États-Unis et l’Union européenne. Lire la suite »
Avant de rencontrer le Meretz, Mahmoud Abbas appelle des parents de terroristes
Ces entretiens ont eu lieu avant une rencontre avec les ministres issus de la formation pacifiste dimanche ; l’opposition israélienne s’insurge contre ces discussions à Ramallah.

Avant une rencontre organisée avec les ministres issus du parti du Meretz dans la journée de dimanche, le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas s’est entretenu avec les parents de deux Palestiniens qui ont été tués récemment alors qu’ils commettaient des attentats à l’encontre des forces israéliennes de sécurité.
L’agence de presse officielle palestinienne, Wafa, a fait savoir qu’Abbas avait appelé le père d’Israa Khuzaimia qui, selon la police, aurait été abattue jeudi dernier alors qu’elle tentait de poignarder des policiers dans la Vieille Ville de Jérusalem. Abbas a présenté ses condoléances suite à la mort de Khuzaimia, 30 ans, qui était mère de quatre enfants.
Abbas s’est aussi entretenu avec le père d’Alaa Nassar Shafik Zayoud, membre du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien, qui a été tué jeudi après avoir ouvert le feu sur des soldats et sur des agents de la police des frontières à Kfar Bourkin, à proximité de Jénine, en Cisjordanie.
Israël : Yaïr Lapid propose un plan de développement pour la bande de Gaza
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, a dévoilé dimanche un plan visant à « améliorer » les conditions de vie des Palestiniens dans la bande de Gaza en échange d’un engagement au « calme » du mouvement Hamas. Un projet qui doit encore être approuvé par le gouvernement de coalition israélien.
Le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid a présenté, dimanche 12 septembre, un projet visant à « améliorer » les conditions de vie des Palestiniens dans la bande de Gaza en échange d’un engagement au « calme » du mouvement Hamas au pouvoir dans cette enclave paupérisée.
« Pendant trop longtemps, les seules deux options étaient conquérir Gaza ou des violences sans fin. Or ce sont deux mauvaises options », a déclaré Yaïr Lapid en présentant son initiative nommée « l’économie en échange de la sécurité » lors d’une conférence sur la sécurité à Jérusalem.
Plus concrètement, il propose un plan en deux temps, sans toutefois passer par des négociations directes avec le Hamas, le mouvement islamiste considéré comme « terroriste » par Israël.
Dans une première phase, « les lignes électriques seraient réparées, le gaz connecté et une usine de dessalement d’eau construite » à Gaza, territoire sous blocus israélien depuis plus de 15 ans qui compte en moyenne 12 heures d’électricité par jour et peu d’eau potable.
En échange, les dirigeants du Hamas devraient s’engager à un « calme de longue durée », a ajouté le ministre, précisant qu’en cas de violences, la réplique d’Israël serait « plus forte que par le passé ».
Dans un second temps, un port et un « lien » routier seraient construits entre la bande de Gaza et la Cisjordanie occupée, où siège l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, deux territoires séparés géographiquement par le territoire israélien.
Ce plan, qui doit encore être approuvé par le gouvernement de coalition israélien, ne vise pas à régler le conflit israélo-palestinien, mais à « agir dès maintenant » pour « améliorer » les conditions de vie dans la bande de Gaza et à « créer de meilleures conditions pour de futurs pourparlers », a fait valoir Yaïr Lapid.
La reconstruction en attente
Israël et le Hamas se sont livré quatre guerres depuis 2008, la dernière en mai ayant fait 260 morts à Gaza et 13 en Israël.
Nouveaux dans l’arsenal de l’Iran : un drone de combat « Gaza » et un radar « Quds »
L’engin peut transporter 13 bombes, voler à plus de 10 000 m d’altitude à 350 km/h avec 20h d’autonomie; Un nouveau système de radar facile à déplacer et baptisé « Quds » (Jérusalem)

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont dévoilé vendredi un nouveau drone de combat baptisé « Gaza », quelques heures après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre Israël et les groupes terroristes palestiniens de la bande de Gaza après 11 jours de combats.
L’engin est capable de transporter treize bombes et de voler à plus de 10 000 mètres d’altitude à une vitesse de 350 km/h avec une autonomie de 20 heures, est-il précisé sur le site.
Le nom du drone est un « honneur éternel pour ceux qui aujourd’hui à Gaza résistent à l’invasion et l’agression sionistes », a déclaré le chef de l’armée idéologique de la République islamique, le général de division Hossein Salami, cité par le site officiel des Gardiens Sepah News.
Steinitz : « Personne ne désarmera le Hamas à moins que nous ne le fassions »
Le ministre du Likud, qui réclame un cessez-le-feu unilatéral, a précisé que le moment n’était pas venu pour l’armée de démanteler tous les groupes terroristes de la bande

Le ministre de l’Énergie Yuval Steinitz, issu du Likud au pouvoir du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a déclaré que de son point de vue, Israël devrait, à un moment donné, reprendre la bande de Gaza pour désarmer le groupe terroriste du Hamas.
Il a tenu ces propos après que les groupes terroristes palestiniens de l’enclave côtière ont tiré des milliers de roquettes en direction d’Israël depuis lundi dernier. L’État juif a riposté par des centaines de frappes aériennes sur des cibles de l’enclave palestinienne, dans un contexte de pressions internationales croissantes en faveur d’un cessez-le-feu.
« Personne ne désarmera le Hamas à moins que nous ne le fassions nous-mêmes en utilisant la force », a dit Steinitz au site Ynet, suggérant qu’il s’agirait d’une escalade significative du conflit, les actions militaires israéliennes s’étant limitées jusqu’à présent à des frappes aériennes.
« Il sera impossible d’éviter de reprendre le contrôle temporaire, un jour, de la bande de Gaza », a-t-il poursuivi. « Ce jour n’est pas arrivé pour toutes sortes de raisons. Je pense que ce jour viendra – et si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera dans les prochaines années ».
Steinitz a reconnu que d’autres personnalités, au sein du gouvernement, ne partageaient pas ce point de vue.
« Cette idée aurait un prix élevé ; c’est la raison pour laquelle je comprends qu’on puisse penser différemment », a-t-il continué.
Steinitz a noté que pour le moment, il favorisait la perspective d’un cessez-le-feu unilatéral – écartant la conclusion d’un accord avec le Hamas, qui gouverne Gaza – dans la mesure où, selon lui, il n’est pas possible de faire confiance aux Palestiniens concernant le respect d’un cessez-le-feu.
Aussitôt qu’émanera une rivalité interne au sein de l’enclave côtière, « chaque partie voudra montrer qu’elle est plus violente ou plus audacieuse que l’autre et l’accord que nous aurons conclu sera violé sans ciller », a-t-il expliqué.
« Je suis contre les conditions », a ajouté le ministre de l’Énergie. « Je fais partie de ceux qui pensent qu’il n’est pas nécessaire de chercher un nouvel accord avec le Hamas ».
Il s’est refusé à spéculer sur la fin des hostilités afin de « ne pas donner un calendrier à l’autre partie ».
« Je ne dirai pas si cela peut se compter en jours, en semaines ou en mois », a-t-il déclaré. « L’incertitude de l’adversaire est un outil dans cette guerre. »
Des acteurs variés, à l’international, continuent à mener des initiatives ayant pour objectif la conclusion d’un cessez-le-feu.
(source: timesofisrael)
Tsahal : le Hamas « se cache derrière » les bureaux des organes de presse: l’armée détruit la tour Al Jalaa à Gaza
L’armée israélienne a détruit la tour Al Jalaa à Gaza. Le bâtiment abrite plusieurs médias à Gaza, dont Al Jazeera et l’Associated Press (AP).
Tsahal affirme que le Hamas « se cache derrière » les bureaux des organes de presse dans la tour Al Jalaa et de « les utiliser comme boucliers humains ».
« Le groupe terroriste du Hamas place intentionnellement ses moyens militaires au cœur des populations civiles de la bande de Gaza », dit l’armée dans un communiqué.
L’armée a appelé les occupants plus tôt et leur a dit que le bâtiment serait bombardé dans l’heure.
Il a également envoyé un missile « roof-knocking » pour prévenir les occupants du bâtiment afin qu’ils quittent les lieux à temps.
Israël et le Hamas au bord de la guerre totale
REPORTAGE – Entre tirs de roquette et frappes de représailles sur la bande de Gaza, l’affrontement entre le mouvement islamiste et Israël ne donne aucun signe de désescalade.

Les islamistes du Hamas crient vengeance. En réponse aux tirs de représailles d’Israël, le mouvement palestinien a de nouveau lancé un barrage de roquettes vers l’État hébreu, dont les services affirment avoir ciblé des immeubles et une «dizaine» de responsables du Hamas. Les 130 roquettes tirées depuis Gaza ont tué, ce mercredi soir, un petit garçon de 6 ans seulement dans la ville de Sderot, près de la frontière, s’ajoutant aux plus de 70 morts déjà dénombrés des deux côtés du conflit.
Dans la nuit de mardi à mercredi déjà, des milliers d’habitants de Tel-Aviv s’étaient précipités, à la faveur de la nuit, dans les abris publics ou d’immeubles pour se protéger des explosions qui frappaient la cité israélienne. Au son lugubre des sirènes, la plupart avaient la peur au ventre. Certains ont craqué tant les détonations étaient puissantes et semblaient proches, tandis que d’autres prenaient leur mal en patience avec sérénité. «Sur le moment, on ne savait pas si c’étaient des missiles qui nous tombaient dessus ou le tonnerre provoqué par les interceptions en vol de ces engins, explique Viviane Rozenblum, une nouvelle immigrée d’une soixantaine d’années originaire de France. Mais là où il n’y avait pas de doute c’est que les murs de la maison se sont vraiment mis à trembler au point que j’ai même cru qu’un missile du Hamas avait atteint l’arrière de notre maison, un moment très impressionnant.»
La CPI peut enquêter sur les crimes commis dans les territoires palestiniens occupés
Légalement, la Cour pénale internationale peut désormais poursuivre les auteurs de crimes commis en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est.

La procureure Fatou Bensouda pourra enquêter sur les crimes commis dans les territoires palestiniens occupés par Israël, ont tranché les juges de la Cour pénale internationale (CPI) vendredi 5 février. Fin 2019, elle avait annoncé l’imminence d’une enquête, mais s’interrogeait sur sa compétence territoriale et avait renvoyé la question aux juges. Une façon, aussi, de partager le poids de l’un des dossiers les plus sensibles de la Cour. Légalement, la CPI peut donc désormais poursuivre les auteurs de crimes commis en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et à Gaza.
Jeudi soir, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a estimé que cette décision relevait de l’« acharnement judiciaire ». « Le tribunal a une nouvelle fois prouvé qu’il est un organe politique et pas une institution judiciaire », a-t-il ajouté, en s’attaquant à Israël « par pur antisémitisme », tout en « refusant d’enquêter sur les dictatures brutales d’Iran et de Syrie, qui commettent des atrocités presque chaque jour ».
Comme Washington, Tel-Aviv n’a pas adhéré à la Cour, créée par un traité en 1998, et estime donc que celle-ci « n’a pas compétence à l’égard d’Israël ». C’est ce qu’avait défendu le procureur général du pays, Avichai Mandelblit, dans un avis juridique remis à la procureure, jugeant que « toute action palestinienne devant la Cour est invalide » et que la Palestine n’étant pas un Etat, elle ne pourrait donc la saisir. Au printemps 2020, une quarantaine de professeurs, d’avocats, de diplomates et d’ONG avaient fourni des avis à la Cour. Certains s’inquiétaient que ses décisions n’influent sur l’avenir de négociations politiques israélo-palestiniennes, aujourd’hui in
« En statuant sur l’étendue territoriale de sa compétence, la Cour ne se prononce pas sur un différend frontalier en droit international ni ne préjuge de la question d’éventuelles frontières futures », écrivent les juges, assurant que « la création d’un nouvel Etat conformément au droit international (…) est un processus politique d’une grande complexité, très éloigné de la mission de cette Cour ». Reconnue en 2012 Etat observateur par l’Assemblée générale des Nations unies, l’Autorité palestinienne avait pu, sur cette base, adhérer à la Cour
À Gaza, une société israélienne transforme l’air en eau
Watergen, société appartenant à un homme d’affaires russo-israélien, a créé un générateur d’eau solaire qui extrait l’eau potable directement de l’air

Que fait la société Watergen d’un milliardaire russo-israélien dans la bande de Gaza, territoire contrôlé par les terroristes islamistes du Hamas ? Elle transforme l’air en eau potable pour atténuer la crise sanitaire dans cette enclave palestinienne que l’ONU prédisait « invivable » à partir de 2020.
Sur le toit d’un immeuble de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, une « révolution » se prépare discrètement. Une mosaïque de panneaux solaires alimente une énorme machine bourdonnante aux airs de groupe électrogène, venue d’Israël et qui retire l’humidité de l’air pour la transformer en eau potable.
Micro-territoire de deux millions d’habitants, Gaza est confrontée à une crise de l’eau potable dont les effets se font ressentir jusque dans les entrailles de la population qui présente des taux alarmants de calculs rénaux et de diarrhées, d’après des chercheurs.
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