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Chagos : l’île Maurice défend l’accord avec Londres face aux critiques de Donald Trump sur la restitution de l’archipel de l’océan Indien

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Le président américain fustige l’accord sur les Chagos, tandis que Maurice met en avant la légitimité internationale de sa souveraineté sur cet archipel stratégique.

Donald Trump s’adresse aux journalistes avant d’embarquer à bord d’Air Force One à l’aéroport international de Palm Beach, en Floride, le 19 janvier 2026. ANDREW CABALLERO-REYNOLDS/AFP

Après le Royaume-Uni, l’île Maurice a défendu, mardi 20 janvier, l’accord conclu en mai 2025 avec Londres sur la restitution de sa souveraineté sur l’archipel des Chagos, siège d’une base militaire américaine. « La souveraineté de la République de Maurice sur l’archipel des Chagos est déjà reconnue sans ambiguïté par le droit international et ne devrait plus être sujette à débat », a affirmé le ministre de la justice de Maurice, Gavin Glover, dans un communiqué.

Dans la matinée, Londres avait défendu sa décision de restituer à l’île Maurice l’archipel des Chagos, siège d’une base militaire américaine, après que Donald Trump l’a qualifiée de « grande stupidité », dans une nouvelle attaque verbale contre l’un de ses plus proches alliés.

Cette critique, faite alors que l’administration Trump avait précédemment approuvé la décision britannique, intervient au moment où le président républicain menace de rallumer une guerre commerciale avec l’Europe en raison de l’opposition européenne à sa volonté de prendre possession du Groenland, territoire autonome danois.

« Le fait que le Royaume-Uni abandonne une terre extrêmement importante est un acte de GRANDE STUPIDITÉ, et s’ajoute à une très longue liste de raisons de sécurité nationale pour lesquelles le Groenland doit être acquis », a affirmé Donald Trump sur son réseau Truth Social. « De façon stupéfiante, notre “brillant” allié de l’OTAN, le Royaume-Uni, envisage actuellement de céder l’île de Diego Garcia, site d’une base militaire américaine vitale, à Maurice, et de le faire SANS AUCUNE RAISON », a-t-il également écrit. Lire la suite »

Camille Vital, ambassadeur de Madagascar à l’Île Maurice démissionne

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L’ambassadeur de Madagascar à l’Île Maurice est suspecté d’avoir joué un rôle décisif dans l’arrivée du Cessna de Mamy Ravatomanga à Plaisance. Le jet privé avait permis au milliardaire, à l’ancien Premier ministre et leurs familles de quitter la Grande île dans la nuit du 11 au 12 octobre 2025.

L’ambassadeur de Madagascar à l’île Maurice, Albert-Camille Vital a démissionné, mardi dernier, de son poste. Une mise en retrait qui serait liée à l’affaire Mamy Ravatomanga. · ©Capture d’écran L’Express de Maurice

L’affaire « Mamy Ravatomanga » continue de faire des vagues dans l’île sœur. La démission soudaine, de l’ambassadeur de Madagascar à l’île Maurice, Albert-Camille Vital, serait directement liée à l’arrivée du Cessna transportant l’homme d’affaires malgache, l’ancien Premier ministre, Christian Ntsay et leurs familles.

Le diplomate, ancien officier de l’armée de la Grande île, avait participé comme Premier ministre (du 20 décembre 2009 au 1er novembre 2011) au gouvernement de transition dirigé par Andry Rajoelina.

Un rôle décisif dans l’arrivée du Cessna à l’Île Maurice

La démission de l’ambassadeur de Madagascar à l’Île Maurice, un fidèle de l’ancien président de la République, n’est pas une surprise. Cependant, celle-ci serait directement liée à l’atterrissage du Cessna de Mamy Ravatomanga, sur le tarmac de l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam.

L’Express de Maurice écrit : « Certains chuchotent qu’il aurait joué un rôle discret mais décisif dans les heures qui ont suivi l’atterrissage controversé de l’ancien Premier ministre malgache, Christian Ntsay, et de Mamy Ravatomanga à l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam, dans la nuit du 11 au 12 octobre. À ce stade, cette information n’a pu être confirmée ».

Une explication plausible qui expliquerait cette démission présentée, le mardi 28 octobre 2025.

(source: lexpress.mu)

Affaire Mamy Ravatomanga – Quatre médecins du ministère de la Santé confirment un problème cardiaque

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(©lexpress.mu)

L’homme d’affaires malgache, Maminiaina «Mamy» Ravatomanga, actuellement sous arrestation par la Financial Crimes Commission (FCC), souffre bien d’un problème cardiaque. C’est que l’express a appris de sources médicales concordantes.

Admis depuis plusieurs jours dans une clinique privée, son état de santé faisait l’objet de nombreuses spéculations. Selon les informations obtenues, des examens médicaux approfondis menés par un cardiologue ont révélé la présence d’une maladie cardiaque avérée. «Les résultats démontrent que Mamy Ravatomanga est effectivement malade», a précisé notre interlocuteur.

Pour garantir la transparence du processus et prévenir toute spéculation, le médecin traitant a sollicité un contreexamen par un board médical du ministère de la Santé. C’est ainsi qu’une équipe de quatre spécialistes du ministère a été dépêchée sur place. Le board médical a confirmé le diagnostic initial.

Pour rappel, mardi, des enquêteurs de la FCC se sont rendus à la clinique, où circulaient déjà des rumeurs sur une possible arrestation imminente de l’homme d’affaires. Le même jour, à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Navin Ramgoolam a déclaré : «Il est facile de dire qu’on a un problème cardiaque pour éviter des interrogatoires. Des fonctionnaires de la Santé seront envoyés pour s’assurer de la véracité de ces allégations.»

Les résultats médicaux confirment désormais que Mamy Ravatomanga souffre réellement d’un trouble cardiaque, ce qui pourrait influencer la suite des procédures engagées contre lui.

(source: lexpress.mu)

Afrique, 1960 : quatre visages de l’indépendance

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Il y a soixante ans, la plupart des colonies françaises d’Afrique subsaharienne accédaient à la souveraineté internationale. Entre le 1er janvier et le 31 décembre 1960, 17 pays, dont 14 sous administration française, acquièrent leur indépendance. Léopold Sédar Senghor désigne 1960 comme « l’année magique » et d’autres saluent une décolonisation pacifique.

D’autres, par contre, dénoncent de nos jours une « décolonisation inachevée » sous multiples formes.


Lire également:

L’île Maurice récupère l’Archipel des Chagos par jugement de la Cour Internationale de Justice (CIJ)

 

Andry Rajoelina invité d’Honneur à la Fête nationale de l’île Maurice

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Grave accident d’avion d’Ethiopian Airlines à Bishoftu (60 kms au sud de la capitale Addis Abeba) en partance pour Nairobi, Kenya: aucun survivant sur les 149 passagers et  8 membres d’équipage.


Andry Rajoelina évoque les îles éparses

« Iles Eparses » ! Ces termes ont été évoqués par Andry Rajoelina à Maurice, dimanche, au premier jour d’une visite d’Etat qui entre dans le cadre de la célébration du 51ème anniversaire de l’Indépendance de l’île soeur. « Le triomphe de votre combat (pour la restitution de l’archipel des Chagos, ndlr), nous sert d’exemple de courage et renforce notre volonté à mener le même combat pour la restitution des Iles Eparses à Madagascar », a-t-il déclaré lors de sa rencontre avec le président mauricien intérimaire, Paramasivum Pillay Vyapoory.

Source de tension entre la France et les chefs d’Etat malgaches qui se sont succédé au pouvoir, les Iles Eparses continuent d’alimenter le débat politique. Des candidats comme le pasteur Mailhol se sont surtout servis de ce sujet pour séduire l’opinion lors de la campagne électorale de la présidentielle. Le sujet a même été débattu entre les deux finalistes de la présidentielle, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana. Et voilà que Rajoelina y revient, en tant que président démocratiquement élu cette fois-ci.

(…–>> lire l’intégralité)

Zone Economique Spéciale (Z.E.S.): devoir de sauvegarde des intérêts des citoyens malgaches

En ce début de l’année 2019, le secteur textile mauricien traverse une crise qui pourrait faire perdre leurs emplois à « 3.000 travailleurs » . Selon un article de presse qui cite le Mauritius Export Association (MEXA) « La principale raison de ce déclin est la délocalisation de certaines entreprises textiles vers Madagascar ». Les données présentées ne suffisent pas à convaincre de l’explication de cette crise et provoquent des questions sur le bien-fondé de la mise en place de ZES à Madagascar pour l’industrie textile. De plus, divers analystes ont émis des réserves sur la réussite et l’efficacité des ZES y compris dans le cas de celle créée sur l’île Maurice en 1971.