Inde
La Chine, la Russie et la mystérieuse « OCS »
Née en 1996 pour régler les questions frontalières entre la Chine et l’ex-URSS, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) est une structure intergouvernementale de sécurité et de coopération économique regroupant Moscou, Pékin, la plupart des pays centrasiatiques (Tadjikistan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Kazakhstan) et, depuis 2017, l’Inde et le Pakistan.
Alors que les ambitions chinoises se font plus pressantes en son sein, faut-il y voir l’émergence d’un autre modèle de relations internationales, par opposition à l’ordre du monde conçu par les Occidentaux après la Seconde Guerre mondiale?
La Chine, la Russie et la mystérieuse « OCS », une émission du Dessous des cartes.
L’Inde a révoqué l’autonomie du Cachemire pour le libérer du « terrorisme », selon Modi
Depuis le début de la semaine, New Delhi affirme que le statut d’autonomie du Cachemire, dont le gouvernement indien a annoncé la fin brutale, était un obstacle aux investissements privés dans la région. Argumentaire repris par le Premier ministre jeudi soir lors d’une adresse à la nation. (…)
Ce qui est sûr, c’est que cette réforme permet à New Delhi d’obtenir un contrôle plus direct sur les affaires du Cachemire. Et le gouvernement pourra ainsi lancer des plans de grands travaux publics et subventionner certains secteurs.
De quoi effectivement dynamiser potentiellement la croissance à court terme. Mais les investisseurs privés, eux, ne viendront qu’après, si la révolte séparatiste se tarit.
Le conflit au Cachemire entre le Pakistan et l’Inde
A l’instar des relations entre les deux Corées, le conflit à caractère ethnique, politique et religieux entre l’Inde et le Pakistan remonte à l’orée de la partition de l’ex-colonie britannique en 1947.
Biographie: Saint François Xavier, Sj – patron des Missions
Saint François Xavier est le fondateur, avec son condisciple à l’université de Paris Ignace de Loyola, de l’ordre jésuite. Missionnaire en Inde et au Japon, il obtient de nombreuses conversions et meurt dans l’attente du bateau qui devait l’emmener en Chine.

Saint François Xavier, Francisco de Jasso en espagnol, est né en 1506 au château de Xaver, dans une famille de la noblesse de Navarre. Il part étudier à Paris et partage sa chambre avec un étudiant plus âgé, Ignace de Loyola, qui le convainc de rejoindre l’ordre qu’il est en train de fonder, la Compagnie de Jésus. Tous deux prononcent leurs voeux à Montmartre en 1534. Il est ordonné prêtre à Venise en 1537. Le pape Paul III désire, à la demande du roi de Portugal, envoyer des missionnaires dans le comptoir portugais de Goa en Inde. François Xavier part en 1541, obtient de spectaculaires conversions et fonde le premier collège jésuite, Saint Paul en 1542. Il longe ensuite la côte, des Moluques à Ceylan et convertit les paravers, pêcheurs de perles de Ceylan.
La rencontre de Japonais à Malacca décide de son étape suivante : il débarque à Kagoshima dans l’île de Kiushu en 1549 et va, malgré la résistance des moines bouddhistes, obtenir un millier de conversions et fonder les premières communautés chrétiennes du pays. Là il comprend, grâce à ses contacts avec les autorités du pays que pour toucher véritablement l’Asie, il faut aller en Chine dont l’influence sur la pensée et les croyances est considérable. Il rejoint donc Malacca pour préparer son expédition, mais abandonné sur l’île de Sancian par les marchands portugais qui devaient l’emmener en Chine, il y meurt d’épuisement en 1552. Le pape Grégoire XV le canonise en même temps qu’Ignace de Loyola en 1622.
La « Statue de l’Unité »: la plus grande statue du monde inaugurée en Inde
La plus grande statue du monde, représentant Vallabhbhai Patel, un des pères fondateurs du pays en 1947, vient d’être inaugurée en Inde. Avec 240 mètres de hauteur en incluant la base et 180 mètres sans, (plus de deux fois la statue de la Liberté), elle dépasse la statue du Bouddha du temple de la Source, dans le Henan, en Chine (128 mètres).
La fable du « libéralisme qui sauve le monde »
Le chercheur en philosophie politique, Bruno Guigue, critique la sacralisation du libéralisme qui passe en Occident «pour une doctrine indépassable». Il remet ainsi en cause le succès présumé du libéralisme.
A croire ses adeptes les plus enthousiastes, les recettes libérales sauvent le monde ! Un éditorialiste français, par exemple, peut affirmer lors d’un débat télévisé – sans être contredit – que «le libéralisme a éradiqué la pauvreté en Chine». Devant une telle assurance, la raison défaille.
Comment convaincre des croyants aussi fanatisés qu’une doctrine prônant la libre concurrence et prohibant l’intervention de l’Etat dans l’économie, en Chine, est une denrée introuvable ? On y voit en revanche un Etat souverain dirigé par le Parti communiste et chargé de planifier le développement à long terme du pays. Un Etat fort qui s’appuie sur un secteur privé florissant, certes, mais aussi sur un puissant secteur public détenant 80% des actifs dans les industries-clé. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore remarqué, en Chine, l’Etat maîtrise la monnaie nationale, le système bancaire est contrôlé par l’Etat et les marchés financiers sont sous haute surveillance.
« Dans les faits, la réussite économique de la Chine doit davantage à la main de fer de l’Etat »
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Cette économie mixte pilotée par le Parti communiste chinois a porté ses fruits. En trente ans, le PIB a été multiplié par 17 et 700 millions de personnes ont été extraites de la pauvreté.
L’Inde et la Chine, deux pays aux destins différents
Du point de vue des rapports entre libéralisme et développement, la comparaison entre les deux géants asiatiques est également instructive. En 1950, l’Inde et la Chine se trouvaient dans un état de délabrement et de misère extrêmes. La Chine connaissait d’ailleurs une situation pire que celle de son voisin, avec un PIB par habitant inférieur à celui de l’Afrique sub-saharienne et une espérance de vie moyenne de 42 ans.
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Pour qu’un économiste indien (Amartya Sen, Prix Nobel d’économie 1998) dise que l’Inde aurait dû faire comme la Chine – sur le plan économique, s’entend – il faut qu’il ait de bonnes raisons de le penser. Et ce qu’il dit est extrêmement clair : l’Inde, contrairement à la Chine, a manqué d’un investissement massif de la puissance publique dans l’éducation et la santé. L’Inde n’a pas souffert d’un surplus, mais d’un déficit d’Etat.
A. Lamballe: Géopolitique de l’Inde, du Pakistan et de l’Afghanistan
Géopolitologue spécialiste de l’Asie du Sud, le général de brigade (cr) Alain Lamballe pointe les grandes idées à retenir au sujet de l’Inde, du Pakistan et de l’Afghanistan. Il aborde notamment les conséquences possibles des élections de l’été 2018 au Pakistan. Il répond aux questions de Pierre Verluise, docteur en géopolitique, fondateur du Diploweb.com.
QUESTIONS : . Quelles sont les principales idées fausses à propos de l’Inde ? . L’Inde est-elle un pays émergent ou une puissance mondiale ? . Dans les prochains mois quels sont les signaux faibles à surveiller ? . Qui sont les Pachtouns, à cheval sur l’Afghanistan et le Pakistan ?
L’Inde dans une bataille identitaire

Qu’est-ce qu’être indien ? Dans un pays peuplé de 1,3 milliard d’habitants qui ne parlent pas la même langue et qui n’ont ni la même histoire ni la même religion, la question fait à nouveau débat. « Tous les Indiens sont hindous », a tranché, fin février, Mohan Bhagwat, le chef du Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), l’organisation nationaliste hindoue dont est issu le premier ministre indien, Narendra Modi. Soixante et onze ans après l’indépendance, l’idée d’une Inde séculière vit sans doute ses derniers jours.
Aux yeux des étrangers, l’identité indienne a longtemps été une énigme. Rien de ce qui définit les vieilles nations européennes ne peut s’appliquer à l’Inde – ni la langue ni la religion, encore moins l’ethnicité. Pour John Strachey (1823-1907), ancien gouverneur général des Indes sous l’Empire britannique, il n’y avait pas l’ombre d’un doute. « Il n’y a pas, il n’y a jamais eu d’Inde, ni même de pays indien possédant, selon les critères européens, une forme quelconque d’unité physique, sociale ou religieuse ; pas de nation, pas de “peuple de l’Inde” dignes de ce nom. » Une idée reprise en 1931 par Winston Churchill : « L’Inde n’est pas plus une nation unie que ne l’est l’équateur terrestre. »
Une idée plus qu’une identité ?Comment imaginer ce pays si fragmenté, qui s’étire des chaînes de l’Himalaya aux mers chaudes de l’océan Indien, devenant un jour une nation ? Comment penser l’unité de cette contrée qui, avant son indépendance, était morcelée en Etats princiers et hiérarchisée en castes ? « Chacune de ces castes forme une petite nation à part, qui a son esprit, ses usages, ses lois, son gouvernement à part, observait déjà, au XIXe siècle, Alexis de Tocqueville. C’est dans la caste que s’est renfermé l’esprit national des Indous. La patrie, pour eux, c’est la caste, on la chercherait vainement ailleurs, mais là, elle est vivante. »
Foire des pierres précieuses de Madagascar en Inde
L’Inde est l’un des plus grands consommateurs de pierres précieuses dans le monde. Mais les Indiens se procurent ces gemmes en Chine, en Hong Kong ou au Sri-Lanka alors qu’ils savent parfaitement que ceux-ci viennent de Madagascar. C’est pourquoi l’Ambassade de l’Inde à Madagascar a pris l’initiative d’organiser une Foire « Spécial Madagascar » sur les pierres précieuses et les minéraux dans son pays du 8 au 10 Janvier 2018, et ce, en collaboration étroite avec le Bureau de Cadastre Minier de Madagascar (BCMM) l’Institut de Gemmologie de Madagascar (IGM), deux organismes rattachés au ministère auprès de la Présidence en charge des Mines et du Pétrole, afin de booster l’exportation.
L’Inde se met à la grande vitesse ferroviaire japonaise
Une première ligne de train à grande vitesse va être construite entre Ahmedabad et Bombay. Elle va être financée par le Japon, qui cherche à contrer l’influence chinoise dans la région.

C’est un chantier gigantesque, dont la pierre a été posée, jeudi 14 septembre, dans la ville d’Ahmedabad, en Inde. Il s’agit de construire la première ligne ferroviaire à grande vitesse du pays. Soit 500 kilomètres, pour relier la ville industrielle d’Ahmedabad, située dans l’État du Gujarat à Bombay, la capitale financière de l’Inde. Le tout, en trois heures et demie, contre huit heures actuellement, grâce à une vitesse de pointe pouvant atteindre 350 km/heure.
Le coût du projet est estimé à 19 milliards de dollars (22 milliards d’euros) et devrait être achevé théoriquement en décembre 2023. Mais l’Inde fera « tout son possible » pour achever la ligne en août 2022, ont affirmé les autorités indiennes.
Les risques de dérapages, notamment financiers, sont malgré tout probables, compte tenu de l’ampleur du projet, qui prévoit notamment la construction d’un tunnel de 20 km, dont 7 sous la mer.
Un réseau ferroviaire vétuste
Cette première ligne à grande vitesse s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan de rénovation du réseau, promis par le gouvernement. Le réseau ferré indien est le quatrième plus important du monde en termes de longueur. C’est aussi le principal mode de transport à grande distance du pays. Mais, construit pour l’essentiel à l’époque de la domination britannique, il a grand besoin d’être modernisé.
Quelques trains seulement atteignent les 160 km/h et plusieurs catastrophes ferroviaires ont eu lieu ces dernières années.
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