Inde

Inde-Maldives : un séjour de Modi aux Laquedives dégénère en crise diplomatique

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La polémique intervient sur fond d’une intense lutte d’influence entre New Delhi et Pékin dans l’océan Indien.

Le président indien, Narenda Modi (au centre), aux Laquedives, sur une photo postée sur son compte X, le 4 janvier 2023. X / @NARENDAMODI

Peu de gens savent sans doute le situer sur une carte. L’archipel des Laquedives, un chapelet d’îles du sud de l’Inde situé dans la mer d’Arabie, au large du Kerala, se trouve au cœur d’une crise entre l’Inde et les Maldives, après la diffusion d’images du premier ministre indien, Narendra Modi, dans cet atoll, destinées à y promouvoir le tourisme.

Les deux pays étaient déjà à couteaux tirés depuis l’avènement du nouveau président maldivien, Mohamed Muizzu, un prochinois élu en octobre 2023 avec pour slogan « India out ». L’une de ses premières décisions a été de demander le départ de troupes indiennes de son sol, 70 militaires déployés pour assurer la maintenance de trois avions de surveillance et de sauvetage maritimes donnés aux Maldives. Il avait déjà mis fin à un accord bilatéral permettant à Delhi de collaborer à la cartographie des fonds marins dans les eaux territoriales maldiviennes.

Voilà quelques années que les autorités indiennes souhaitent promouvoir les Laquedives, concurrencées par les Maldives. A cet effet, Narendra Modi y a nommé, en décembre 2020, un ancien député et ministre du Parti du peuple indien (BJP, nationaliste hindou, au pouvoir) du Gujarat, Praful Patel, qui, dès son arrivée, a lancé un plan de développement permettant à l’administration d’acquérir autoritairement des terres, malgré l’hostilité des habitants et des écologistes, conscients de la fragilité de ces atolls.

Pour l’heure, l’accès à l’archipel est conditionné à un permis d’entrée et ses capacités hôtelières sont limitées. Beaucoup d’îles sont encore vierges de toute habitation. Les Indiens préfèrent de loin les plages paradisiaques des Maldives, où ils représentent le nombre de visiteurs le plus important avec les Russes.

Le 4 janvier, Narendra Modi a posté sur les réseaux sociaux des images et vidéos le montrant dans l’archipel des Laquedives, lisant sur un fauteuil en osier face à une mer turquoise, marchant au ralenti sur le sable blanc et s’initiant à la plongée avec masque et tuba, accoutré d’un gilet de sauvetage – un usage peu commun pour cette activité. La médiatisation de cette étape avait fait rire sous cape en Inde, où les opposants du nationaliste hindou ont raillé son goût pour la mise en scène, se souvenant d’une scène similaire avant les élections de 2019, où le candidat premier ministre s’était fait photographier, seul, méditant dans une grotte de l’Himalaya, drapé dans une couverture safran.

L’affaire a dégénéré quand trois ministres maldiviens ont moqué en termes fort peu diplomatiques le déplacement de Narendra Modi, qualifiant le premier ministre indien de « clown » et de « terroriste » sur les réseaux sociaux. Mariyam Shiuna, la ministre de la jeunesse, après avoir moqué « la marionnette d’Israël, M. Narendra Diver [plongeur], avec son gilet de sauvetage », a comparé l’Inde à une « bouse de vache ». Ses collègues ont déclaré que la visite du premier ministre indien dans les Laquedives visait à remettre en question le tourisme maldivien.(… la suite dans lemonde.fr)

map from: widipedia

Inde – Narendra Modi: « s’émanciper de son passé colonial »

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«Bharat» : pourquoi l’Inde pourrait-elle changer de nom ?

L’inde va accueillir le G20 et les invitations officielles adressées aux pays membres présentent Narendra Modi comme étant le dirigeant «du Bharat». [Adobe]
A quelques jours de la réception des pays du G20, le Premier ministre indien Narendra Modi s’est présenté comme étant «président du Bharat» sur les invitations officielles destinées aux différents pays membres, ce qui interroge sur un potentiel changement de nom du pays le plus peuplé au monde.

Un changement symbolique, mais pas vide de sens pour autant. Alors que l’Inde s’apprête à recevoir les pays du G20 ce samedi 9 septembre, le pays qui compte près d’1,5 milliard d’habitants pourrait changer de nom pour «Bharat».

C’est en tout cas une interrogation légitime puisque les invitations officielles adressées aux pays membres du G20 présentent Narendra Modi comme étant le «président du Bharat», alors que la mention Inde (ou India) n’est inscrite nulle part et quand bien même le dirigeant indien est officiellement Premier ministre.

Reste que Narendra Modi lui-même recourt généralement, quand il parle de l’Inde, au mot «Bharat» qui renvoie aux anciens textes hindous écrits en sanscrit et qui est l’un des deux noms officiels du pays en vertu de sa Constitution.

Le gouvernement a enfin convoqué une session extraordinaire du Parlement dans le courant du mois de septembre. Et d’après la chaîne News18, se basant sur plusieurs sources gouvernementales, cette rencontre profiterait au parti nationaliste BJP, qui a déjà fait campagne contre l’utilisation du mot «Inde» et qui s’appreterait à présenter une résolution spéciale afin de lui préférer Bharat.

Une émancipation étymologique 

Le BJP, parti d’extreme droite nationaliste hindou duquel est issu l’actuel Premier ministre Narendra Modi, milite depuis longtemps pour que l’Inde perde ainsi «India» comme nom officiel, qui fait inévitablement référence à l’Empire britannique, qui avait colonisé le territoire qu’il avait appelé «l’Inde Britannique» vers la moitié du 18e siècle.

Pour autant, chez les adversaires politiques de Narendra Modi, ce potentiel changement semble être sujet à la critique. «J’espère que le gouvernement ne sera pas assez stupide pour se passer complètement de « l’Inde », dont la valeur de marque incalculable s’est construite au fil des siècles. Nous devrions continuer à utiliser les deux mots plutôt que de renoncer à notre prétention à un nom chargé d’histoire, un nom reconnu dans le monde entier», a réagi Shashi Tharoor, ex-ministre des Affaires étrangères dans un message posté sur X (anciennement Twitter). Issu du Congrès national indien (INC), dont était issu Mahatma Gandhi, l’ancien responsable politique a posté l’invitation officielle reçue par les pays membres du G20, où l’absence de la mention India a été remarquée. Lire la suite »

Après la Lune, l’Inde vise le Soleil avec le lancement réussi de la sonde Aditya-L1

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Cette mission transporte des instruments scientifiques qui vont permettre d’observer les couches extérieures du Soleil, au cours d’un voyage de quatre mois.

/ AFP Le vaisseau spatial Aditya-L1 décollant du centre spatial Satish Dhawan à Sriharikota, pour un voyage de quatre mois en direction du Soleil.

ESPACE – L’Inde a fait décoller ce samedi 2 septembre la dernière mission de son ambitieux programme spatial pour un voyage vers l’étoile au centre du système solaire. Un nouveau succès indien qui intervient seulement une semaine après avoir réussi à poser un véhicule sans équipage près du pôle Sud de la Lune.

La sonde Aditya-L1, « Soleil » en hindi, a été lancée à 11H50, et une retransmission télévisée en direct a montré des centaines de spectateurs applaudissant à tout rompre dans le bruit assourdissant de l’ascension de la fusée.

« Félicitations à nos scientifiques et ingénieurs », a déclaré le Premier ministre Narendra Modi sur Twitter (récemment rebaptisé X). « Nos efforts scientifiques inlassables se poursuivront afin de développer une meilleure compréhension de l’Univers », a-t-il salué.

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L’Inde offre un billet pour le G20 à l’Union africaine

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Associated Press Le premier ministre indien, Narendra Modi

Le premier ministre indien, Narendra Modi, a déclaré que le rôle du pays en tant qu’hôte du G20, cette année, se concentrerait sur la mise en évidence des préoccupations des pays en développement. Il a aussi proposé à l’Union africaine de devenir membre permanent du forum.

« Nous avons une vision d’inclusion, et avec cette vision, nous avons invité l’Union africaine à devenir membre permanent du G20 », a affirmé M. Modi, dimanche, lors d’un discours prononcé à New Delhi, à l’occasion du sommet Business 20 (B20).

Le B20 est un événement de l’industrie privé et se déroule dans le cadre du sommet du G20, qui se tiendra dans la capitale indienne le mois prochain.

Pendant trois jours, des dirigeants industriels et politiques du monde entier ont discuté de thèmes tels que la création de chaînes d’approvisionnement résilientes, la transformation numérique, le surendettement auquel font face les pays en développement, et la manière de progresser dans la réalisation des objectifs en matière de changements climatiques. Leurs recommandations seront partagées avec les gouvernements du G20, ont indiqué les organisateurs.

En tant qu’hôte du G20 cette année, l’Inde a eu du mal à aplanir les divergences entre les pays membres sur la guerre en Ukraine. Aucune des nombreuses réunions tenues dans le pays n’a réussi à produire un communiqué, ce qui soulève des questions quant à savoir si la réunion des dirigeants du mois prochain permettra de sortir de l’impasse.

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L’Inde réussit l’exploit de poser une sonde spatiale sur la Lune

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ESPACE – Seulement trois autres pays y étaient arrivés. L’Organisation indienne pour la recherche spatiale (ISRO) a annoncé que sa sonde Chandrayaan-3 a réussi son alunissage près du pôle Sud de la Lune, ce mercredi 22 août. L’Inde atteint ainsi son objectif lune et intègre le club très fermé des grandes puissances spatiales. Jusqu’à présent, seuls la Russie (à l’époque de l’URSS), les États-Unis et la Chine avaient réussi un atterrissage contrôlé à la surface lunaire.

« C’est un jour historique pour le secteur spatial indien », a réagi le Premier ministre Narendra Modi sur le réseau social X (anciennement Twitter), partageant en visioconférence depuis le sommet des Brics à Johannesburg l’allégresse de la salle de contrôle de Bangalore.

La fusée Chandrayaan-3 avait été lancée il y a six semaines, ce qui en fait la plus lente à avoir atteint la Lune. À titre de comparaison, les missions américaines habitées Apollo des années 1960 et 1970, qui y étaient parvenues en quelques jours.

Cette réussite spatiale contraste cependant avec l’échec récent de l’alunissage de la sonde russe Luna-25, première sonde lancée par la Russie vers la Lune depuis 1976. La mission russe avait également tenté d’atterrir sur le pôle Sud de la Lune, une région jusqu’à maintenant peu explorée.

(source: huffpost.fr)

 

L’Inde et le Sri Lanka envisagent de se relier par un pont terrestre et un oléoduc

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Le président du Sri Lanka, Ranil Wickremesinghe (à gauche), serre la main du premier ministre indien, Narendra Modi, avant une réunion à Hyderabad House, à New Delhi, le 21 juillet 2023. MONEY SHARMA / AFP

Le Sri Lanka, où la présence chinoise est grandissante, poursuit son rapprochement avec son voisin indien.

L’Inde et le Sri Lanka sont convenus vendredi d’envisager la construction d’un pont terrestre entre les deux pays, à l’occasion d’une visite officielle à New Delhi du président sri-lankais Ranil Wickremesinghe, la première depuis son accession au pouvoir en 2022.

Établir «une connexion terrestre» à travers le détroit de Palk dans l’océan Indien, large par endroits de quelque 25 kilomètres, donnerait à l’Inde un accès aux ports clés de Trincomalee et de Colombo et conduirait à renforcer «une relation millénaire», ont précisé les deux États voisins, dans un document stratégique, qui évoque aussi la construction d’un oléoduc.

4 milliards de dollars d’aide

Alors que la présence chinoise grandit au Sri Lanka, des études de faisabilité pour ce pont terrestre et un oléoduc, vont être menées, a précisé le premier ministre, Narendra Modi, après leurs entretiens. La visite de Ranil Wickremesinghe intervient un an presque jour pour jour après son accession à la présidence du Sri Lanka. Cet ancien premier ministre a succédé à Gotabaya Rajapaksa, poussé à l’exil par des manifestations contre la crise économique sans précédent au Sri Lanka, marquée par des pénuries de denrées essentielles, nourriture, essence, médicaments.

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International. BRICS: L’adversaire qui fait peur à l’Ouest

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Le premier sommet du BRIC s’est tenu à Ekaterinbourg, en Russie, le 16 juin de la même année, où les chefs d’État en question ont convenu de renforcer le dialogue et la coopération entre eux.

L’année suivante, à Brasilia, au Brésil, en avril 2010, s’est tenu le deuxième Sommet, où les dirigeants de ces pays ont souligné la nécessité d’un système intergouvernemental mondial multidimensionnel.

Puis, lors de leur troisième réunion à New York en septembre 2010, les BRIC se sont mis d’accord sur l’entrée de l’Afrique du Sud. L’Afrique du Sud a réussi à adhérer après un effort soutenu du fait de sa politique étrangère active, cette coalition d’Etats la faisant passer de « BRIC » à « BRICS ».

Lors du quatrième sommet en mars 2012 à New Delhi, en Inde, une première annonce a été faite de la création d’une nouvelle banque de développement (NDB), qui a été officialisée lors de leur cinquième sommet à Durban, en Afrique du Sud, en 2013, avec l’intention claire de l’indépendance des BRICS par le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, les États-Unis et l’Union européenne. L’accord pour sa création, après avoir résolu des différends sur des questions d’organisation, a finalement été conclu en 2014, lors de la sixième réunion des BRICS à Fortaleza, au Brésil.

Les pays BRICS représentent 40 % de la population mondiale, soit plus de 3,1 milliards de personnes. Les BRICS font coexister des pays avec différents degrés de développement et différentes stratégies.

Le Brésil est le plus grand pays d’Amérique du Sud, tant en population (environ 213 millions) qu’en superficie, puisqu’il occupe à lui seul 1/3 de l’Amérique du Sud. C’est aussi le quatrième pays le plus riche des Amériques en termes de PIB. Cependant, il ne dispose pas d’infrastructures appropriées (réseau routier et ferroviaire insuffisant, infrastructures portuaires insuffisantes, etc.) et en combinaison avec des inégalités économiques extrêmes (1 citoyen sur 4 vit dans la pauvreté absolue) ne lui permettent pas d’émerger comme une superpuissance économique.Selonl’indice de compétitivité mondiale du Forum économique mondial, le Brésil se classait au 108e rang sur 137 économies en 2017 en termes de qualité générale de ses infrastructures.Des scandales de corruption sont également présents dans le pays. Le Brésil traite des questions régionales. Lire la suite »

Aide post-cyclones – Don de 5000 tonnes de riz du Gouvernement indien

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Un moment fort et une étape supplémentaire, des relations d’amitié, de fraternité et de coopération qui lient Madagascar et l’Inde. Le Gouvernement indien a remis un nouveau don pour la République de Madagascar. 5.000 tonnes de riz ont été remises, hier, à la population malgache par l’ambassadeur de l’Inde Abhay Kumar, au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée au Palais d’Iavoloha.

Ce don a été réceptionné par le Président de la République Andry Rajoelina. Dans une brève allocution, le Chef de l’Etat a tenu à exprimer sa gratitude envers l’Inde et saluer ce geste fraternel et généreux qui est une réponse à l’appel à l’aide lancé par le Gouvernement malgache après la série d’intempéries en début de l’année. Le Président Rajoelina rappelle que 178 000 hectares de rizière ont été détruits après le passage des cyclones et des intempéries qui ont balayé la Grande île et occasionné des difficultés pour les paysans touchés.

L’Inde vient ainsi de témoigner, une fois encore, de sa solidarité agissante. Ce geste confirme la citation du Philosophe Cicéron qui dit, ‘‘c’est dans l’adversité et les périodes difficiles qu’on reconnait ses vrais amis’’. Le locataire d’Iavoloha assure que ce riz sera distribué dès la semaine prochaine aux familles vulnérables et en difficulté. Ce don n’est pas le premier de la République de l’Inde en faveur de Madagascar. Il y a quelques semaines, L’ambassadeur de l’Inde avait remis 15 000 bicyclettes au Gouvernement malgache dans le cadre de la célébration du 75e anniversaire de l’indépendance de l’Inde. Des vélos destinés à des enseignants et des élèves malgaches méritants.

Mis à part les dons, l’Inde par le biais de son Ambassade fournit également son appui dans divers domaines pour ne citer que la culture, l’échange d’informations, l’environnement, le changement climatique, la santé, l’éducation. L’ambassadeur Abhay Kumar s’est activement impliqué pour le développement de ces domaines. Ce diplomate arrive bientôt au terme de sa mission. Reconnaissant, le Président de la République Andry Rajoelina assure que les portes de Madagascar seront toujours grandes ouvertes pour cet Ambassadeur.

L.A. – laverite.mg

New Delhi lance son premier porte-avions « made in India »

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La mise en service du « Vikrant » marque, selon le premier ministre, Narendra Modi, une « étape importante » vers une autonomie plus affirmée de l’Inde, avec, en ligne de mire, le grand rival chinois. Le pays dispose désormais de deux porte-avions.

Sur le pont du porte-avions indien « Vikrant », lors de son inauguration au chantier naval de Cochin (Inde), le 2 septembre 2022. ARUN SANKAR / AFP

L’Inde, acteur militaire régional de premier plan, vient de démontrer sa volonté de hisser plus haut le pavillon de ses ambitions maritimes. En lançant, vendredi 2 septembre, depuis les chantiers navals de Cochin (sud-ouest du pays), le premier porte-avions entièrement « made in India », le chef du gouvernement, Narendra Modi, s’est enorgueilli du fait que son pays a « rejoint la ligue des quelques nations qui peuvent construire des porte-avions de cette taille dans leur pays ».

Pour le premier ministre d’un pays qui devrait devenir en 2023 le plus peuplé de la planète, devançant la Chine, le lancement du Vikrant marque une « étape importante » vers une autonomie plus affirmée de l’Inde quant à sa capacité de projection maritime. New Delhi a bien sûr en ligne de mire le grand rival chinois, avec lequel la compétition n’est pas seulement démographique, mais surtout militaire et géopolitique.

Le Vikrant ( « courageux », en sanskrit) est un bâtiment de 262 mètres, d’une quarantaine de milliers de tonnes – soit l’équivalent du Charles-de-Gaulle. Il peut accueillir 1 600 hommes d’équipage et emporter une trentaine d’avions, dont les MIG-29K russes de l’aviation indienne. Le navire fait son entrée dans la marine en prenant le nom du premier porte-avions de l’Inde, aujourd’hui hors service, qui avait pris part au conflit indo-pakistanais de 1971.

L’Indo-Pacifique, « priorité absolue »

New Delhi possède déjà un autre porte-avions, le Vikramaditya, mais c’est un navire d’origine soviétique, acheté en 2004. D’un coût de 3 milliards de dollars (autant en euros), le nouveau fleuron de la marine indienne a été officiellement mis à flot après dix-sept ans de construction et de nombreux essais, ralentis par des retards incessants, les derniers en raison de la pandémie de Covid-19.

(source: lemonde.fr)

L’Inde réautorise le financement étranger d’une organisation créée par mère Teresa

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L’organisation caritative Missionnaires de la charité s’était vu refuser le 25 décembre le renouvellement de sa licence. L’ONG Ofxam faisait face à la même situation la semaine dernière.

L’Inde a réautorisé le financement étranger d’une organisation caritative fondée par mère Teresa, a annoncé samedi 8 janvier Sunita Kumar, porte-parole des Missionnaires de la charité, quelques jours après une interruption interprétée comme une preuve supplémentaire du harcèlement des chrétiens sous le gouvernement nationaliste hindou.

Le 25 décembre, l’organisation caritative s’était vu refuser le renouvellement de sa licence lui permettant de recevoir des financements étrangers, selon le ministère de l’intérieur indien. La décision soulignait que les Missionnaires de la charité ne remplissaient plus les conditions d’éligibilité, sans donner plus de détails. Ce revers était intervenu quelques semaines après l’ouverture d’une enquête visant les Missionnaires de la charité dans l’Etat du Gujarat (ouest de l’Inde) pour « conversions forcées ». L’organisation avait démenti farouchement de tels faits.

Les Missionnaires de la charité sont un ordre catholique fondé en 1950 par mère Teresa, religieuse catholique romaine qui a vécu et travaillé en Inde pendant la majeure partie de sa vie, aidant notamment les démunis dans la ville de Calcutta. La religieuse, Prix Nobel de la paix 1979 et canonisée par le pape François en 2016, a consacré une grande partie de sa vie à aider les plus démunis en Inde.

Discriminations contre les minorités religieuses

L’organisation gère des foyers d’accueil à travers l’Inde. Selon le quotidien Hindu, elle a obtenu environ 750 millions de dollars (662 millions d’euros) de financements étrangers au cours de l’exercice 2020-2021. Le gouvernement de Narendra Modi a été accusé de bloquer l’accès aux financements étrangers des organisations caritatives et de défense des droits travaillant en Inde.

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