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Mise en garde contre un éventuel transfert de l’ambassade britannique à Jérusalem

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L’archevêque de Westminster a avertit la nouvelle Première ministre britannique qu’une telle décision compromettrait les chances d’une solution à deux États

L’archevêque de Westminster et président de la Conférence des évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles Vincent Gerard Nichols devant la basilique Saint-Pierre lors d’une réception pour la canonisation du cardinal Newman au Collège urbain pontifical, au Vatican, le 13 octobre 2019. (Crédit : Franco Origlia/AP)

Le plus haut dirigeant catholique d’Angleterre a écrit à la nouvelle Première ministre britannique, Liz Truss, pour l’exhorter à ne pas déplacer l’ambassade du pays de Tel Aviv à Jérusalem.

« Un tel transfert de l’ambassade du Royaume-Uni serait gravement préjudiciable à toute possibilité de paix durable dans la région et à la réputation internationale du Royaume-Uni », a écrit le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, jeudi sur Twitter.

Les responsables du Parti conservateur ont indiqué à plusieurs reprises qu’ils envisageraient de transférer l’ambassade à Jérusalem, tout récemment lors de la conférence des Conservative Friends of Israel à Birmingham, dimanche.

Lors d’une réception organisée par Conservative Friends of Israel à l’occasion de cette conférence, Truss a déclaré qu’elle était « une grande sioniste et une grande partisane d’Israël » et s’est engagée à « renforcer les relations entre le Royaume-Uni et Israël ».

Le président du Parti conservateur, Jake Berry, a promis de soutenir Israël « dans sa lutte pour assurer sa sécurité et pour que la capitale, Jérusalem, soit le siège de notre nouvelle ambassade ».

Mais le cardinal Nichols a réitéré la conviction de l’Église que la ville sainte devrait être internationale, et non détenue par l’une ou l’autre des parties.

« Le pape François et les dirigeants des églises de Terre Sainte demandent depuis longtemps que le statu quo international sur Jérusalem soit maintenu, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies. La ville doit être partagée comme un patrimoine commun, sans jamais devenir le monopole exclusif d’une partie », a-t-il écrit.

« Je ne vois aucune raison valable d’envisager un déménagement maintenant. Je demande sincèrement à la Première ministre de reconsidérer l’intention qu’elle a exprimée et de concentrer tous les efforts sur la recherche d’une solution à deux États, dans laquelle Jérusalem aurait un statut spécial garanti », a déclaré Nichols.

Lundi, le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Mohammad Shtayyeh, a fait part de son inquiétude quant à l’éventualité d’un déménagement.

(source: fr.timesofisrael.com)

Moshe Edri : « L’Iran est le principal facteur d’instabilité au Moyen-Orient »

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« Les troubles actuels au Moyen-Orient constituent une menace pour la paix et la sécurité dans le monde entier », a déclaré le directeur de l’IAEC à la Conférence de l’AIEA.

Le directeur de la Commission israélienne de l’énergie atomique, Moshe Edri, s’adressant à la Conférence générale annuelle de l’AIEA à Vienne, le 28 septembre 2022. (Autorisation)

Le directeur de la Commission israélienne de l’énergie atomique (IAEC) à déclaré mercredi à la Conférence générale annuelle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) que l’Iran est « le principal facteur » d’instabilité au Moyen-Orient, et qu’Israël n’acceptera pas que Téhéran se dote de l’arme nucléaire.

« Les troubles actuels au Moyen-Orient constituent une menace pour la paix et la sécurité dans le monde entier et requièrent l’attention de tous les États membres », a déclaré le général de brigade (à la retraite) Moshe Edri, directeur de la Commission israélienne de l’énergie atomique. « Ce pays constitue à lui seul le principal facteur d’instabilité de la région. »

Dans son discours à la Conférence générale annuelle de l’AIEA à Vienne, Edri a rappelé à l’organisme que l’Iran « a continuellement échoué à fournir des explications crédibles, ou des clarifications, concernant la nature de ces activités passées, et continue de tromper l’Agence et la communauté internationale concernant ses activités nucléaires clandestines ».

L’agence enquête sur des traces d’uranium découvertes sur des sites nucléaires non déclarés en Iran. Téhéran a exigé que l’AIEA mette fin à l’enquête avant d’accepter de réintégrer l’accord, mais le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a déclaré lors de son discours lundi que son agence n’arrêterait pas l’enquête.

Les trois sites non déclarés constituent un point de friction essentiel dans les négociations visant à rétablir l’accord nucléaire conclu en 2015 entre l’Iran et les puissances mondiales.

L’organisme a fait pression pour obtenir des réponses sur la présence de matériel nucléaire sur les sites et la question a conduit à l’adoption d’une résolution critiquant l’Iran lors d’une réunion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, en juin.

Mohammad Eslami, directeur de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), s’exprimant lors de la 66e Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne, en Autriche, le 26 septembre 2022. (Crédit : AP Photo/Theresa Wey)

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Michel Aoun : « Les pourparlers avec Israël en sont à leur phase finale »

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 Dans un tweet, le président libanais a affirmé que les pourparlers se concluent « d’une manière qui garantit les droits du Liban à explorer du gaz et du pétrole »

Le président libanais, Michel Aoun, a affirmé lundi que les pourparlers indirects avec Israël pour mettre fin au différend frontalier maritime en étaient à leur « phase finale ».

Dans un tweet, Aoun a écrit que les pourparlers se finalisaient « d’une manière qui garantit le droit du Liban à mener des activités d’exploration de gaz et de pétrole ».

En réponse, un haut-fonctionnaire israélien anonyme a déclaré à Ynet que « le sentiment est que nous sommes proches d’un accord. »

Cet optimisme intervient malgré les menaces proférées par le chef mouvement terroriste du Hezbollah, Hassan Nasrallah, d’attaquer le champ gazier offshore de Karish si Israël commençait à en extraire du gaz.

Le médiateur américain Amos Hochstein mène des négociations depuis plus d’un an pour tenter de résoudre ce différend frontalier qui porte sur les droits maritimes des deux pays, impliquant une zone où Israël explore le champ gazier de Karish.

La semaine dernière, le ministère de l’Énergie a annoncé qu’il était prêt à effectuer des tests dans le champ maritime contesté, en prévision de son raccordement au réseau gazier israélien.

Une corvette Saar Class 5 israélienne montant la garde autour de la plateforme installée par Energean dans le champ gazier de Karish, le 2 juillet 2022. (Crédit : Armée israélienne)

En réponse, Nasrallah a averti vendredi que les missiles du Hezbollah étaient « rivés » sur Karish.

« La ligne rouge pour nous, c’est qu’il ne doit pas y avoir d’extraction à Karish », a-t-il déclaré, selon le site d’information Naharnet.

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La reine Elizabeth, Israël et les Juifs britanniques

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La communauté lui a été loyale. Elle a accueilli des dirigeants juifs et israéliens, mais elle ne s’est jamais rendue en Israël, au grand désarroi d’une partie de la communauté.

Britain’s Queen Elizabeth II, right, is shown the Codex Valmadonna I book by Jewish guests, from left, President of Board of Deputies of British Jews Vivian Wineman, Chairman of Ostro Minerals Schweiz AG Maurice Ostro and Chief Rabbi of the United Hebrew Congregations of the Commonwealth Jonathan Sacks as they attend a multi-faith reception to mark the Diamond Jubilee of the Queen’s Accession at Lambeth Palace in London, Wednesday, Feb. 15, 2012. (AP Photo/Matt Dunham, Pool)

La reine Elizabeth II, qui a régné durant 70 ans jusqu’à sa mort, hier jeudi, a entretenu une relation longue et chaleureuse avec la communauté juive britannique depuis le début de son règne, en 1952, jusqu’à ces toutes dernières années.

En mai 1952, quelques mois seulement après la mort de son père, le roi George VI, la reine rencontre le grand rabbin britannique et les dirigeants de la communauté juive britannique. Un mois plus tard, de hauts dignitaires juifs – ainsi que l’ambassadeur d’Israël – assistent à son couronnement dans l’abbaye de Westminster.

À l’occasion de son jubilé de platine en juin dernier, Marie van der Zyl, présidente du Board of Deputies of British Jews, écrivait que la reine Elizabeth avait « été un roc pour la nation » et s’était montrée « très impliquée vis-à-vis de la communauté juive ».

À la même occasion, le grand rabbin britannique Ephraim Mirvis saluait les « 70 glorieuses années de règne » de la reine, louant « son humilité, son sens du devoir, le service rendu à la nation [et] son altruisme ».

Durant toutes ces années à la tête de l’État britannique, la reine Elizabeth a entretenu des relations amicales avec des personnalités de la communauté juive et des relations cordiales avec les dirigeants israéliens. Mais bien qu’elle ait effectué des visites officielles dans des dizaines de pays tout au long de son règne, elle ne s’est jamais rendue en Israël.

En fait, aucun membre de la famille royale ne s’est jamais rendu en Israël à titre officiel avant 2018, date à laquelle le prince William a effectué une visite officielle sans précédent, levant une sorte de boycott officieux.

Le prince Philip s’était rendu en Israël, en 1994, à titre privé, pour honorer sa mère, la princesse Alice de Grèce, inhumée au mont des Oliviers à Jérusalem. Le prince Charles s’était, pour sa part, rendu en Israël en 1995 et en 2016 pour assister aux funérailles d’Yitzhak Rabin et de Shimon Peres. Ces séjours n’étaient cependant pas des visites royales officielles. Il a aussi assisté au 75 ans de la libération d’Auschwitz, commémorée à Jérusalem lors d’un forum sur la Shoah où il avait prononcé un discours à Yad Vashem.

La reine Elizabeth II d’Angleterre assiste à la cérémonie du dimanche du Souvenir, au cénotaphe de Londres, le 11 novembre 2018. (Crédit : Alastair Grant/AP)

Le long refus de la famille royale d’entreprendre une quelconque visite officielle en Israël a irrité de nombreux politiciens israéliens et membres de la communauté juive britannique, la famille royale n’ayant pas eu ce genre de préventions avant de se rendre dans des monarchies autoritaires telles que l’Arabie saoudite ou le Qatar. Lire la suite »

Steinmeier (président allemand): « Honteux » que Berlin ait mis 50 ans pour indemniser les proches des victimes des JO de Munich

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Steinmeier: « Honteux » que Berlin ait mis 50 ans pour indemniser les proches des victimes des JO de Munich

 

Frank-Walter Steinmeier prononce un discours à la veille des 50 ans de l’attentat meurtrier qui a tué 11 athlètes israéliens aux JO de Munich de 1972. (Crédit : capture d’écran YouTube AFP)

Le chef de l’Etat allemand, Frank-Walter Steinmeier, a reconnu dimanche qu’il était « honteux » que l’Allemagne ait mis 50 ans à conclure un accord d’indemnisation des proches des victimes israéliennes de la prise d’otages lors des Jeux olympiques de Munich en 1972.

« Qu’il ait fallu 50 ans pour arriver à cette réconciliation ces derniers jours est vraiment honteux », a admis M. Steinmeier devant le président israélien, Isaac Herzog, qu’il recevait lors d’une visite officielle à l’occasion des commémorations de ce drame prévues lundi.

Après des décennies de négociations confidentielles, le gouvernement allemand a annoncé mercredi un accord sur les indemnisations, in extremis avant les cérémonies que les familles des victimes avaient menacées de boycotter.

Ces dernières jugeaient jusqu’alors trop faibles les montants proposés par Berlin. Lire la suite »

Iran : Les pressions d’Israël sur la Maison Blanche ont porté leurs fruits – Lapid

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Alors que la conclusion d’un accord nucléaire semble proche, le voyage du conseiller national à la Sécurité aux États-Unis aurait eu un effet positif sur la position de Washington.

Le Premier ministre Yair Lapid évoque l’Iran lors d’un point-presse sécuritaire pour les médias étrangers au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 24 août 2022. (Crédit : Kobi Gideon / GPO)

Le Premier ministre Yair Lapid a indiqué, jeudi, que les pressions exercées par Israël sur les États-Unis dans le cadre des négociations sur l’accord nucléaire iranien avaient d’ores et déjà eu des effets positifs.

« Les Américains ont accepté une grande partie de ce que nous voulions qu’ils incluent dans la proposition d’accord », a dit Lapid en réponse à une question posée lors d’une conférence de presse organisée au début d’une réunion de la faction Yesh Atid. « C’est un changement bienvenu et le dialogue avec les Américains est bon, et nous allons le continuer ».

Lapid a répété que « l’actuel accord est un mauvais accord », notant les nombreux efforts israéliens livrés, cette semaine, dans l’objectif d’influencer les négociations – alors même que les pourparlers sur l’accord sur le nucléaire iranien, le JCPOA, semblent sur le point d’aboutir entre l’Iran et les grandes puissances mondiales.

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Après le rétablissement des relations avec Ankara, Herzog (Israël) espère « aller plus loin »

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Lors d’un échange téléphonique, le président turc a remercié Herzog pour sa « contribution majeure » au rétablissement des relations bilatérales

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à droite, indique le chemin au président Isaac Herzog lors d’une cérémonie de bienvenue, à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2022. (Crédit : AP Photo/Burhan Ozbilici)

Le président Isaac Herzog et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan se sont entretenus par téléphone, vendredi, quelques jours après l’annonce du rétablissement de relations diplomatiques complètes, après des années pour le moins tendues.

Les dirigeants ont évoqué l’accréditation des ambassadeurs et la reprise des vols israéliens vers la Turquie, selon un communiqué publié par le cabinet du président.

Herzog a également félicité Erdogan pour sa médiation entre Moscou et Kiev, soulignant sa « contribution essentielle » à l’accord pour l’exportation du blé ukrainien et ses récentes rencontres avec le président russe Vladimir Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Erdogan, à son tour, a remercié le président Herzog pour sa « contribution majeure » au rétablissement des relations bilatérales, selon le compte-rendu des autorités israéliennes.

Après cet échange téléphonique, Herzog a publié sur Twitter une photo d’Erdogan et lui, prise lors de son voyage à Ankara en mars dernier, exprimant son souhait « d’aller plus loin ».

Depuis sa prise de fonctions, Herzog a joué un rôle diplomatique actif dans les relations d’Israël avec la Turquie.

Le président Isaac Herzog et le président turc Recep Tayyip Erdoğan devant le complexe présidentiel à Ankara, le 9 mars 2022. (Crédit : Haim Zach/GPO)

En annonçant la reprise de relations diplomatiques complètes, mercredi, le cabinet du Premier ministre Yair Lapid en a grandement crédité Herzog.

« Le rétablissement des relations diplomatiques s’inscrit dans la continuité des efforts déployés tout au long de l’année écoulée, de la visite diplomatique du président Herzog à Ankara à celle des ministres des Affaires étrangères à Jérusalem et Ankara », indique le communiqué.

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Lapid : le monde doit « se retirer » des négociations sur le nucléaire iranien

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Un haut responsable israélien a déclaré que la poursuite des négociations était un signe de faiblesse après que Téhéran a rejeté l’offre qui était « à prendre ou à laisser »

Le Premier ministre Yair Lapid, à droite, et le Premier ministre suppléant Naftali Bennett lors d’une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 31 juillet 2022. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool) Le Premier ministre Yair Lapid, à droite, et le Premier ministre suppléant Naftali Bennett lors d’une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 31 juillet 2022. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool)

Le temps est venu pour les puissances occidentales de se retirer de la table des négociations avec l’Iran sur le retour à l’accord nucléaire, disent de hauts responsables israéliens à leurs homologues à Washington et dans les capitales européennes.

« Les Européens ont envoyé à l’Iran une proposition finale, qui ne répond même pas aux exigences auxquelles les Américains se sont engagés, et ont établi que cette offre était ‘à prendre ou à laisser’ », a déclaré jeudi un haut responsable israélien au plus haut niveau de décision.

« L’Iran a refusé l’offre, le moment est donc venu de se lever et de partir », a poursuivi le responsable. « Toute autre attitude envoie un message fort de faiblesse. »

Le haut fonctionnaire, lors d’un briefing avec des journalistes israéliens, a déclaré que le monde devait maintenant discuter de ce qui devait être fait pour empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire.

Le Premier ministre Yair Lapid a exprimé ce même message lors de son entretien téléphonique avec le chancelier allemand Olaf Scholz plus tôt dans la journée de jeudi. Il a également plaidé sa cause jeudi auprès de l’ambassadeur américain Tom Nides et de Ted Deutch, membre du Congrès de Floride et président de la sous-commission de la Chambre des représentants sur le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et le contre-terrorisme mondial.

Lapid continuera à contacter les dirigeants et les diplomates occidentaux, a déclaré le responsable israélien.

Le chef de la politique étrangère de l’Union européenne, Josep Borrell, présidant une réunion du Conseil des affaires étrangères (CAE) au siège de l’UE, à Bruxelles, le 21 mars 2022. (Crédit : Kenzo Tribouillard/AFP)

Le conseiller à la sécurité nationale Eyal Hulata se rendra à Washington la semaine prochaine pour mener une série de réunions avec des responsables américains sur le programme nucléaire iranien.

Cette réunion a eu lieu un jour après qu’un responsable israélien anonyme a transmis aux médias locaux un message apparemment contradictoire, selon lequel Jérusalem pensait que l’Iran était sur le point de conclure un accord avec les puissances mondiales et avait commencé à se préparer à l’annonce d’un accord.

Le 26 juillet, le chef de la politique étrangère de l’Union européenne, Josep Borrell, a soumis à l’Iran une proposition de retour à l’accord nucléaire, avec une date limite de réponse avant lundi soir à minuit.

Selon un article de Politico citant un haut fonctionnaire occidental, la réponse iranienne a été reçue lundi soir et portait sur les questions restantes liées aux sanctions et aux « garanties autour de l’engagement économique ».

L’agence de presse iranienne IRNA n’a fourni aucun détail sur la teneur de la réponse, mais a laissé entendre que Téhéran n’acceptait toujours pas la proposition de l’Union européenne, malgré les avertissements selon lesquels il n’y aurait plus de négociations.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Reza Najafi, à gauche, et le porte-parole iranien de l’AEOI, Behrouz Kamalvandi, à droite, quittant le Palais Coburg où se déroulent les négociations nucléaires à huis clos, à Vienne, en Autriche, le 5 août 2022. (Crédit : AP Photo/Florian Schroetter)
cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 31 juillet 2022. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool)

Le conseiller à la sécurité nationale Eyal Hulata se rendra à Washington la semaine prochaine pour mener une série de réunions avec des responsables américains sur le programme nucléaire iranien.

 

Cette réunion a eu lieu un jour après qu’un responsable israélien anonyme a transmis aux médias locaux un message apparemment contradictoire, selon lequel Jérusalem pensait que l’Iran était sur le point de conclure un accord avec les puissances mondiales et avait commencé à se préparer à l’annonce d’un accord.

Le 26 juillet, le chef de la politique étrangère de l’Union européenne, Josep Borrell, a soumis à l’Iran une proposition de retour à l’accord nucléaire, avec une date limite de réponse avant lundi soir à minuit.

Selon un article de Politico citant un haut fonctionnaire occidental, la réponse iranienne a été reçue lundi soir et portait sur les questions restantes liées aux sanctions et aux « garanties autour de l’engagement économique ».

L’agence de presse iranienne IRNA n’a fourni aucun détail sur la teneur de la réponse, mais a laissé entendre que Téhéran n’acceptait toujours pas la proposition de l’Union européenne, malgré les avertissements selon lesquels il n’y aurait plus de négociations.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Reza Najafi, à gauche, et le porte-parole iranien de l’AEOI, Behrouz Kamalvandi, à droite, quittant le Palais Coburg où se déroulent les négociations nucléaires à huis clos, à Vienne, en Autriche, le 5 août 2022. (Crédit : AP Photo/Florian Schroetter)

« Les désaccords portent sur trois questions, dans lesquelles les États-Unis ont exprimé leur flexibilité verbale dans deux cas, mais cela devrait être inclus dans le texte », a indiqué l’article de l’IRNA. « Le troisième point est liée à la garantie de la poursuite de l’accord, qui dépend du réalisme des États-Unis. »

Au cours du briefing de jeudi, le haut fonctionnaire israélien a mis l’accent sur un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) daté du 30 mai, selon lequel l’Iran ne fournissait pas de réponses crédibles aux questions de l’organisme de surveillance nucléaire.

Le responsable a également noté qu’Israël n’était lié par aucun accord avec l’Iran et a déclaré qu’il « fera tout ce qui est nécessaire pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et pour empêcher l’Iran d’utiliser ses mandataires terroristes dans la région ».

« Les États-Unis le savent et le reconnaissent », a déclaré le responsable.

L’Iran a signé son accord nucléaire en 2015 avec les États-Unis, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine. Dans le cadre de cet accord, l’Iran a accepté de limiter son enrichissement d’uranium sous la surveillance des inspecteurs de l’ONU en échange de la levée des sanctions économiques. Lire la suite »

Les Palestiniens revendiquent le statut d’État membre à l’ONU

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Une loi américaine y fait actuellement obstacle et est peu susceptible d’être remise en cause par l’Administration Biden ; les chances de cette nouvelle initiative sont minces.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas fait des déclarations aux médias avec le président américain après leur rencontre dans la ville de Bethléem en Cisjordanie, le 15 juillet 2022. (Crédit : MANDEL NGAN/AFP)

L’ambassadeur palestinien aux Nations unies, Riyad Mansour, cherche à nouveau à obtenir le statut d’État membre à part entière à l’ONU, mais la tâche est difficile pour Ramallah, sans le soutien des États-Unis, qui ont adopté des lois visant à contrecarrer cette perspective.

Dans une interview accordée au Times of Israel lundi, Mansour a fait valoir que la nouvelle initiative « sauverait la solution à deux États » en faisant contrepoids aux mesures unilatérales prises par Israël à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

« Peut-être que cela donnera aux dirigeants israéliens l’envie de revenir à la table des négociations », a déclaré Mansour.

Le diplomate palestinien considère que l’octroi du statut de membre à part entière serait conforme à la politique de l’administration Biden visant à promouvoir des « mesures concrètes » de nature à créer un terrain fertile pour une solution à deux États, en l’absence de négociations entre les parties.

Il a admis que le travail serait long pour convaincre les États-Unis et d’autres membres du Conseil de sécurité de soutenir l’initiative à l’Assemblée générale.  Lire la suite »

Faute d’horizon politique, de jeunes Palestiniens renouent avec la lutte armée contre Israël

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Une nouvelle génération voit dans les armes le seul moyen de résister à l’occupation israélienne, souvent hors du jeu des factions palestiniennes traditionnelles.

Ibrahim Al-Nabulsi, l’un des visages de cette génération de jeunes combattants, à Naplouse, en Cisjordanie, le 2 avril 2022. Il a été tué par l’armée israélienne le 9 août 2022. – / AFP

Le dernier attentat a eu lieu dans la nuit du samedi 13 août au dimanche 14. Un Palestinien de 26 ans a tiré sur un bus qui revenait du mur des Lamentations, à Jérusalem, blessant huit personnes, dont une femme enceinte. L’assaillant, résident de la partie orientale de la ville, s’est rendu à la police quelques heures plus tard ; il ne semble être affilié à aucun mouvement.

Depuis le début du printemps, une série d’attaque ont fait dix-huit victimes en Israël et aux abords d’une colonie israélienne de Cisjordanie occupée. Les auteurs, de jeunes hommes, ont pour beaucoup un profil de loups solitaires. Mais la multiplication de ces attaques est en lien avec la montée d’une nouvelle résistance armée en Cisjordanie ces derniers mois. En réponse, l’armée israélienne a intensifié les arrestations violentes en Cisjordanie et mené une opération à Gaza.

Le 5 août, Israël a bombardé l’enclave palestinienne, lançant une confrontation meurtrière de trois jours avec le Jihad islamique lors de laquelle 49 Palestiniens ont été tués, en grande majorité des civils, selon les sources palestiniennes. Le 9 août, l’armée israélienne a encore abattu trois Palestiniens lors d’une incursion à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie. Parmi eux, Ibrahim Al-Nabulsi, 19 ans, était l’un des symboles de cette nouvelle génération.

(source: lemonde.fr)