Lumen Gentium

Audience générale: redécouvrir la dimension eschatologique de l’Église

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Le Pape Léon XIV lors de l’audience générale de ce mercredi 6 mai 2026, place Saint-Pierre. (ANSA)
Poursuivant son cycle de catéchèses portant sur une relecture de la constitution conciliaire Lumen Gentium, Léon XIV s’est arrêté ce mercredi lors de l’audience générale, sur la dimension eschatologique de l’Église. Pour le Saint-Père, l’Église vit «dans l’histoire au service de l’avènement du Royaume de Dieu dans le monde». «En elle, tout doit renvoyer au salut en Christ», «elle doit prononcer des paroles claires contre tout ce qui mortifie la dignité humaine».

Augustine Asta – Cité du Vatican

Après avoir consacré l’audience générale de mercredi dernier à son récent voyage apostolique en Afrique, qui l’a conduit en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale, le Pape a poursuivi ce mercredi 6 mai son cycle de catéchèse portant sur la relecture des documents conciliaires, s’arrêtant aujourd’hui encore sur la Constitution dogmatique Lumen Gentium. Devant de milliers de fidèles, réunis place Saint-Pierre malgré un temps capricieux, Léon XIV a centré sa réflexion sur une partie du chapitre VII de la constitution du Concile Vatican II consacré à l’Église, méditant sur l’une de ses caractéristiques fondamentales: «La dimension eschatologique».

Une Église tournée vers l’horizon ultime

En effet, a-t-il dit, «l’Église chemine dans cette histoire terrestre en restant toujours tournée vers son but ultime, qui est la patrie céleste.» Il s’agit d’une dimension essentielle que pourtant «nous négligeons ou minimisons souvent», car «nous sommes trop concentrés sur ce qui est immédiatement visible et sur les dynamiques plus concrètes de la vie de la communauté chrétienne», a encore ajouté le Souverain pontife.

Citant des passages de Lumen Gentium, le Pape a ensuite rappelé que l’Église est le «peuple de Dieu en marche dans l’histoire, qui a pour but de toute son action le Royaume de Dieu». Il a par ailleurs estimé que Jésus a «fondé l’Église précisément en annonçant ce Royaume d’amour, de justice et de paix». C’est pourquoi «nous sommes donc appelés à considérer la dimension communautaire et cosmique du salut en Christ» et à tourner «notre regard vers cet horizon final, afin de mesurer et d’évaluer tout dans cette perspective», a-t-il enjoint.

Pour le Saint-Père, l’Église vit «dans l’histoire au service de l’avènement du Royaume de Dieu dans le monde». Elle annonce à «tous et en tout temps les paroles de cette promesse, en reçoit un gage dans la célébration des sacrements, en particulier de l’Eucharistie, et les met en œuvre et en expérimente la logique dans les relations d’amour et de service», a insisté le Successeur de Pierre.

Entre le «déjà-là» et le «pas encore»  Lire la suite »