Macky Sall

Macky Sall ouvre le dialogue national au Sénégal

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Le dialogue national lancé par Macky Sall doit durer 15 jours et doit rassembler de nombreux acteurs politiques et économiques mais aussi des membres de la société civile. © FRANCIS KOKOROKO/REUTERS

Pour s’en convaincre, il suffit de constater qu’en parallèle à ce dialogue national organisé par le président Macky Sall, un contre-dialogue devait démarrer également ce mercredi soir (31.05.2023) sous l’égide du F24, cette jeune coalition qui regroupe plus d’une centaine de partis d’opposition et d’organisations de la société civile.

Le coordinateur du F24, Mamadou Mbodj, explique pourquoi il n’attend rien du dialogue côté pouvoir. Pour lui, le principal problème réside dans la possible candidature de Macky Sall à un troisième mandat. Or, il doute fort que cette question soit abordée : « Si ce problème n’est pas posé dans le dialogue, il n’apportera rien au Sénégal parce que c’est le statu quo qui va prévaloir. S’il y a une violence permanente, une insécurité totale, tout cela a pour origine le troisième mandat. Au-delà des questions de la cherté de la vie, il y a la question de la sécurité et la question des libertés publiques. Et c’est ça qui préoccupe les populations parce que là où il n’y a pas de paix, il n’y a pas de stabilité. Et donc si cette question là n’est pas réglée, rien ne sera réglé dans ce pays. »

Le pouvoir n’a pour le moment pas dit grand chose sur le contenu des discussions : on en saura peut-être plus dans les jours à venir. Le président Sall a pris soin de convier officiellement de larges pans de la société pour « échanger et bâtir des consensus sur des questions majeures relatives à la vie nationale et à l’avenir du pays ». Le problème c’est qu’une grande partie de l’opposition a décidé de boycotter le dialogue à commencer par le Pastef d’Ousmane Sonko. Et c’est d’ailleurs ce dernier qui fait sans-doute planer la plus grosse ombre sur le dialogue national voulu par le pouvoir.

(source: DW)

Au Sénégal, lancement d’une coalition contre un troisième mandat du président Macky Sall

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Le chef de l’Etat maintient ouverte la question de sa candidature en faisant valoir que seuls des facteurs politiques, et non pas constitutionnels, l’empêcheraient de se représenter.

Le président sénégalais Macky Sall arrive à la 36e session ordinaire de l’assemblée de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie, le 19 février 2023. AMANUEL SILESHI / AFP

Plus de cent organisations politiques et de la société civile ont lancé dimanche 16 avril à Dakar une coalition pour faire barrage à un éventuel troisième mandat du président Macky Sall, à dix mois de l’élection présidentielle, a constaté un journaliste de l’AFP. Le « Mouvement des forces vives du Sénégal F24 », en référence à la présidentielle prévue en février 2024, a été lancé en présence de plusieurs chefs de l’opposition, dont Ousmane Sonko.

La coalition est formée notamment de partis, d’organisations de la société civile et de personnalités indépendantes. Elle vise « le respect par le président Macky Sall [élu en 2012 et réélu en 2019] de la Constitution et de la parole donnée et son renoncement à présenter sa candidature pour un troisième mandat illégal et illégitime », selon sa déclaration publiée dimanche.

Le président Sall, après plusieurs déclarations dans lesquelles il affirmait qu’il ne se représenterait pas en 2024, reste aujourd’hui muet sur ses intentions par rapport à ce scrutin, alors que ses opposants estiment qu’il finit ses deux mandats légaux. Le dirigeant sénégalais a maintenu ouverte la question de sa candidature en faisant valoir que seuls des facteurs politiques, et non pas constitutionnels, l’empêcheraient de se présenter, dans un entretien publié mi-mars par le magazine français L’Express.

Nombreuses arrestations

« Sur le plan juridique, le débat est tranché depuis longtemps » en sa faveur, déclare-t-il dans cet entretien. « Maintenant, dois-je me porter candidat pour un troisième mandat ou non ? (…) Je n’ai pas encore apporté ma réponse. Le moment venu, je ferai savoir ma position ». Plus de cent-vingt entités ont signé dimanche la charte du Mouvement F24, selon ses initiateurs.

La coalition réclame aussi la libération des « détenus politiques » arrêtés lors des manifestations liées au procès en diffamation intenté contre Ousmane Sonko par le ministre du tourisme Mame Mbaye Niang, également responsable du parti présidentiel.

Des centaines de personnes ont été ces dernières semaines arrêtées lors de ces manifestations, selon le parti de M. Sonko, à qui le ministre Niang reprochait d’avoir déclaré qu’il avait été épinglé par un rapport d’une institution de contrôle pour sa gestion d’un fonds pour l’emploi des jeunes.

Instrumentaliser la justice ?

M. Sonko doit être jugé en appel lundi, après avoir été condamné le 30 mars à deux mois de prison avec sursis et 200 millions de francs CFA (300 000 euros) de dommages et intérêts. L’opposant conserve cependant son éligibilité pour la présidentielle de 2024, selon ses avocats. Le parquet et la partie civile ont fait appel de ce jugement.

M. Sonko et ses soutiens accusent le pouvoir d’instrumentaliser la justice pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle de 2024. Le parti présidentiel accuse de son côté M. Sonko de vouloir paralyser le pays et de se servir de la rue pour échapper à la justice.

En mars 2021, la mise en cause de M. Sonko dans une autre affaire, de viols présumés, et son arrestation sur le chemin du tribunal avaient contribué à déclencher les plus graves émeutes depuis des années au Sénégal, îlot de stabilité dans une région ouest-africaine troublée. Elles avaient fait au moins une douzaine de morts. Le procès n’a pas encore eu lieu.

Le Monde avec AFP

Macky Sall, Président en exercice de l’Union Africaine et le président Andry Rajoelina

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Ouverte dimanche 6 novembre 2022 à Charm el-Cheikh en Egypte, la COP27 se poursuit jusqu’au 18 novembre. Et pour éviter la disparition de la planète suite au réchauffement climatique, les pays pollueurs doivent aider financièrement les États faisant face à une écrasante pauvreté pour qu’ils réussissent à mettre en place une politique environnementale.


Président Andry Rajoelina: « Accélérer l’adaptation en Afrique »

Suite du discours

Nations unies : le président du Sénégal Macky Sall s’exprime à la 77è Assemblée générale

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Revivez le discours de Macky Sall, le président sénégalais, à la tribune des Nations Unies lors de la 77eme assemblée générale, le mardi 20 septembre. Il est également le président de l »Union Africaine, et beaucoup de ses propos le reflètent.


Discours du Président Emmanuel Macron à l’Assemblée générale des Nations unies 2022

Macky Sall demande l’intégration de l’Union africaine au G20

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Discours de S.E. Macky Sall, Président en exercice de l’Union Africaine à l’occasion de la quatrième Réunion de Coordination de l’Union Africaine

juillet 17, 2022

Monsieur le Président Hakainde Hichilema,

Chers collègues,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Monsieur le Président du Conseil européen, cher Charles,

Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine,

Messieurs les Chefs de secrétariats des Communautés économiques et mécanismes régionaux,

Mesdames, Messieurs,

En votre nom et en mon nom personnel, je tiens d’abord à remercier vivement notre frère Hakainde Hichilema pour l’accueil chaleureux qui nous a été réservé, dans la pure tradition d’hospitalité zambienne.

Thank you very much brother Hakainde for hosting us in your beautiful city of Lusaka. We really feel at home.

Je voudrais souhaiter la bienvenue à notre ami Charles Michel qui a exprimé le souhait de s’adresser à notre réunion, dans l’esprit du partenariat euro-africain.

Charles soutient nombre de nos initiatives, y compris notre position sur la transition énergétique juste et équitable, et notre candidature pour l’octroi d’un siège à l’Union Africaine au sein du G20.

Chers collègues,

Mesdames, Messieurs,

Nous tenons notre réunion de coordination dans un contexte mondial très difficile.

Nous continuons de faire face à des défis politico sécuritaires majeurs, qui menacent la paix et la stabilité du continent.

Je réitère notre solidarité agissante avec tous les pays frères victimes du terrorisme ; et je renouvelle mon appel pour la résolution pacifique des différends.

C’est ainsi que nous pourrons mieux nous consacrer aux nombreux défis du développement qui nous interpellent alors que la conjoncture mondiale continue de se détériorer.

Depuis notre sommet ordinaire de février, la crise économique et sociale engendrée par la pandémie s’est en effet accentuée, avec l’impact de la guerre en Ukraine.

A ce sujet, j’ai rendu compte à notre réunion de Bureau élargi du 20 juin dernier de mes entretiens avec le Président Vladimir Poutine, et avec des dirigeants de pays et institutions partenaires afin de trouver des solutions pour atténuer les effets de la guerre sur nos pays.

Je remercie le Président Faki pour son accompagnement et l’encourage à poursuivre le suivi de cette question vitale pour nos économies.

Plus récemment au Sommet du G7 en Allemagne, j’ai renouvelé notre plaidoyer sur des sujets d’intérêt majeur pour le continent, à savoir :

  • La réallocation partielle des DTS et la mise en œuvre effective de l’Initiative du G20 de suspension du service de la dette pour soutenir nos efforts de résilience et de relance ;
  • Une transition énergétique juste et équitable, permettant à nos pays d’utiliser leurs ressources disponibles pour assurer l’accès universel à l’électricité ;
  • L’octroi d’un siège à l’Union Africaine au sein du G20 pour mieux prendre en charge les intérêts de nos pays ;
  • Enfin, la production de vaccins en Afrique et leur accès aux plateformes de commercialisation.

Je remercie particulièrement notre frère, le Président Cyril Ramaphosa, pour le temps et les efforts considérables qu’il consacre à ce dossier. Il y reviendra certainement tout à l’heure.

Brother Cyril, thank so much once again for your dedication to our common cause.

Sur les efforts de lutte contre le réchauffement climatique, notre plaidoyer pour une transition énergétique juste et équitable a plutôt reçu des échos favorables.

Du reste, le Rapport que l’Agence internationale de l’Energie vient de publier conforte notre position. En effet selon l’AIE, même dans l’hypothèse peu probable où l’Afrique exploiterait toutes ses découvertes gazières (plus de 5000 milliards de m3) sur 30 ans, le cumul de ses émissions représenterait à peine 3,5% des émissions mondiales.

Sur l’octroi d’un siège à l’Union Africaine au sein du G20, j’ai saisi formellement tous les membres de notre demande ; et nous commençons à rallier des soutiens.

S’agissant de la réallocation partielle des DTS et de l’Initiative sur la suspension de la dette en soutien à nos efforts de résilience et de relance économique, je dois dire qu’il n’y a pas encore d’avancées significatives.

Il en est de même du système de notation des agences d’évaluation et de la réforme des règles de crédit export de l’OCDE.

Ces questions, ajoutées à la faible rémunération de nos ressources minières et aux pratiques fiscales abusives de certaines compagnies sur le continent, handicapent lourdement nos pays en leur privant d’importantes ressources qui auraient pu largement contribuer à financer leurs budgets.

Ce sont là des enjeux fondamentaux. Il me semble important de leur consacrer plus de temps dans nos débats internes et avec les pays et institutions partenaires. C’est une façon de porter et intensifier le message pour un ordre économique mondial plus juste et plus équitable.

En outre, la crise actuelle nous renvoie aussi à nos propres responsabilités. Elle nous rappelle que nous devons davantage compter sur nous-mêmes pour nous libérer de certaines contingences que nous trainons depuis plusieurs décennies.

Il en est ainsi des entraves aux échanges intra africain que l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) devrait aider à résoudre en boostant l’intégration par le commerce et l’investissement.

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