Marc Ravalomanana
Marc Ravalomanana : « L’affaire des Boeing est une trahison d’Etat »

Alors que le régime fait le nécessaire pour apporter des éclaircissements à propos de l’affaire des cinq Boeing 777, l’opposition dénonce une corruption d’une grande envergure.
« Le peuple ne s’est pas trompé de pays, mais il s’est trompé de dirigeants ». Lors d’une conférence à Faravohitra, la plateforme Firaisankina dénonce vivement le scandale des cinq Boeing 777. Dans un contexte où la misère est généralisée, les hôpitaux sont délaissés et l’insécurité est rampante, cette affaire choque l’opinion publique. Les dirigeants sont accusés de vivre coupés des réalités du peuple, tout en profitant du pouvoir au détriment de la Nation. L’ancien président Marc Ravalomanana parle d’une trahison d’État, illustrant l’ampleur de l’indignation.
Souveraineté nationale
Le dossier des Boeing est qualifié de point de non-retour. Des avions de cette envergure ne peuvent pas se poser sans alerter les radars, ni mobiliser des ressources logistiques importantes. « Qui peut croire que ni le président ni le Premier ministre n’étaient pas au courant ? », s’est indigné le député Todisoa Andriamampandry. Selon lui, Lire la suite »
Affaire des cinq avions : le ministre des Transports objet d’une accusation grave
Niantso mpanao gazety ireo minisitra tompon’andraikitra
Un nouveau rebondissement secoue l’affaire des cinq aéronefs liés à Madagascar Airlines, dont le transfert suspect vers l’Iran alimente une vive controverse. Cette fois, c’est Rinah Rakotomanga, ancienne présidente du Conseil d’administration de Madagascar Airlines et figure influente du régime Rajoelina, qui monte au créneau et met directement en cause le ministre des Transports et de la Météorologie, Valéry Ramonjavelo.
Dans un message aux accents de dénonciation, Rinah Rakotomanga accuse publiquement le ministre d’avoir obligé l’Aviation civile de Madagascar (ACM) à délivrer précipitamment de documents provisoires — les certificats d’immatriculation (CIP) et de navigabilité (CDN) — pour les appareils en question. Elle évoque une « manipulation orchestrée » visant à faire croire que les appareils étaient destinés à la relance d’Air Madagascar, alors qu’ils auraient, selon elle, été expédiés en Iran dans le cadre d’un plan préétabli. Elle dénonce également des promesses trompeuses faites aux employés d’Air Madagascar, une compagnie pourtant sous redressement judiciaire, ainsi qu’un projet de détournement d’actifs au profit de Madagascar Airlines, une entité créée récemment.
Ces révélations interviennent après que l’ACM a publié, samedi dernier, un communiqué officiel dans lequel elle dément toute implication de l’État malgache dans une opération aéronautique vers l’Iran. L’autorité affirme que les immatriculations avaient été délivrées « selon les normes en vigueur » et qu’aucune irrégularité n’était à signaler au moment des procédures. Mais, il y aurait finalement des falsifications des documents et que la partie malgache aurait déjà porté plainte.
Mais les informations relayées par plusieurs médias internationaux la semaine dernière jettent une ombre persistante sur cette version. Selon leurs enquêtes, cinq avions ayant transité administrativement par Madagascar auraient été livrés à l’Iran, contournant potentiellement des sanctions internationales. Cette opération a aussitôt éveillé des soupçons d’abus de pouvoir, de falsification administrative, voire de compromission diplomatique.
La sortie médiatique de Rinah Rakotomanga donne un nouvel écho politique à cette affaire. Elle appelle le président et le Premier ministre à faire toute la lumière sur ce qu’elle qualifie de dérive grave, dénonçant un climat de « cupidité excessive » qui, selon elle, « précipite le pays vers le gouffre ».
(source: madagascar-tribune.com)
Nandefa taratasy misokatra ho an’ny Filoha ankehitriny ny Filoha teo aloha Marc Ravalomanana
Affaire Boeing 777 : Marc Ravalomanana interpelle publiquement Andry Rajoelina
L’ancien président Marc Ravalomanana sort de son silence et adresse une lettre ouverte au président Andry Rajoelina, exprimant de vives inquiétudes à la suite des révélations autour de l’immatriculation de cinq avions Boeing 777 sous pavillon malgache. Il dénonce un « scandale d’immatriculation internationale » aux implications diplomatiques, juridiques et sécuritaires pour Madagascar. Lire la suite »
Marc Ravalomanana : L’ancien président interpelle la France

Près d’une semaine après la célébration du 14 juillet, tout en saluant les valeurs universelles portées par la République française, Marc Ravalomanana a dressé un constat sans détour de la situation actuelle de Madagascar.
Le samedi 19 juillet 2025, l’ancien président de Madagascar, Marc Ravalomanana, s’est exprimé pour saluer avec respect le discours de Son Excellence Monsieur l’ambassadeur de France. M. Arnaud Guillois avait rappelé avec force les valeurs républicaines de Liberté, d’Égalité et de Fraternité, principes chers à la République française et qui trouvent un écho particulier dans le cœur des Malgaches. Pour l’ex-chef d’État, ces valeurs universelles résonnent aujourd’hui plus que jamais dans un pays où la population aspire à plus de justice, de liberté et de dignité. Il s’est réjoui de la coopération dynamique entre Madagascar et la France, notamment dans les secteurs de l’éducation, des infrastructures et de la valorisation de la mémoire commune. Un partenariat précieux, selon lui, qui doit continuer à accompagner la jeunesse, renforcer les capacités locales et soutenir les collectivités, véritables piliers de l’avenir national.
Situation préoccupante
Malgré l’engagement franco-malgache, Marc Ravalomanana alerte sur la situation préoccupante à Madagascar : 80% des habitants vivent dans la pauvreté, l’accès à l’électricité est limité et l’eau potable rare, même dans les écoles. Le système de santé est insuffisant, forçant beaucoup à renoncer aux soins. L’insécurité croissante et la corruption généralisée fragilisent le pays et minent la confiance. La liberté d’expression est restreinte, avec des pressions judiciaires abusives, incluant la détention controversée d’un ressortissant français.
Avenir meilleur
Dans un message chargé d’amitié mais ferme, Marc Ravalomanana rappelle la formule prononcée par l’Ambassadeur : « Pas d’ingérence, mais pas d’indifférence ». Il invite la France, pays des droits humains, à ne pas se contenter d’un soutien économique, mais à s’engager résolument pour la justice sociale, la bonne gouvernance, la liberté d’expression et l’éducation. Il conclut en affirmant que c’est dans un esprit d’amitié sincère et de courage que se construira un avenir meilleur pour Madagascar. Un appel vibrant à la solidarité et à la démocratie au service du peuple malgache.
(source: Julien R – Midi M/kara)
Crise à la JIRAMA : Marc Ravalomanana réclame un audit international

Alors que des employés de la Jirama ont mis en exécution leurs menaces de grève, Marc Ravalomanana a appelé à des mesures fermes pour débloquer la situation.
L’ancien président de la République, Marc Ravalomanana, a lancé un avertissement ferme hier, mardi 9 juillet 2025, face à la situation que traversent la Jirama et ses employés. Il a souligné que cette société publique, tout comme son personnel, constitue une pierre angulaire du pays et mérite d’être respectée, restructurée et valorisée de manière durable. Malgré une gouvernance jugée défaillante et diverses pressions, les agents de la Jirama continuent d’assurer quotidiennement la fourniture d’eau et d’électricité à la population. « Ils n’exercent pas un pouvoir, ils protègent leurs concitoyens », a déclaré Marc Ravalomanana, réaffirmant son soutien total et inconditionnel aux travailleurs de l’entreprise.
Perte annuelle
Depuis 2019, sous l’administration d’Andry Rajoelina, la crise structurelle au sein de la JIRAMA ne cesse de s’amplifier. Alors que l’entreprise réalisait des bénéfices en 2009, elle enregistre actuellement une perte annuelle estimée à 823 milliards d’ariary, selon un rapport de la Banque mondiale publié en 2023. La dette globale s’élève à 1 800 milliards d’ariary, soit 5 % du PIB national. Aucun rapport financier officiel n’a été rendu public depuis 2009, renforçant le climat d’opacité autour de l’entreprise. La gouvernance de la Jirama s’est caractérisée par une instabilité chronique : cinq ministres et huit directeurs généraux se sont succédé en six ans. À chaque changement, les stratégies en place sont interrompues. « Comment redresser la Jirama sans une gestion rigoureuse et pérenne ? », s’interroge l’ancien président.
Déséquilibre structurel
Plusieurs projets énergétiques majeurs, censés renforcer l’approvisionnement en électricité, sont aujourd’hui à l’arrêt. Il s’agit entre autre de Sahofika (205 MW) : reste en chantier, de Volobe (120 MW) : suspendu, et de Mandraka III (16 MW) : n’a pas démarré. Si ces projets avaient été menés à terme, le pays aurait pu économiser jusqu’à 500 milliards d’ariary par an et éviter l’émission de 900 000 tonnes de CO₂. Entre 2020 et 2023, la Jirama a versé en moyenne 227 millions de dollars par an aux producteurs d’énergie privés utilisant du fuel lourd, représentant 56 % des coûts de production. Le prix de revient moyen est de 2 946 ariary/kWh, contre un tarif de vente de seulement 599 ariary/kWh. Un déséquilibre structurel criant.
Mesures fermes
Marc Ravalomanana appelle à des mesures fermes : une enquête internationale, complète et transparente sur la dette de la Jirama et ses contrats ; des poursuites judiciaires contre les responsables de la faillite de l’entreprise ; la fin des menaces et pressions contre les employés et les syndicats ; l’annulation des accords conclus dans la discrétion, sans consultation du peuple ni du Parlement et l’exigence, auprès des bailleurs de fonds, d’un audit complet et d’un plan de redressement validé par le Parlement avant tout nouveau financement. En conclusion, Marc Ravalomanana affirme la nécessité d’une Jirama forte, publique, transparente et durable, capable de fournir de l’eau et de l’électricité à tous les citoyens. « Ce sont des droits fondamentaux, essentiels à la santé, à l’éducation et à l’avenir de toute la nation », a-t-il martelé.
(source: Julien R. -Midi M/kara)
Forum MEDEF International – Afrique du Sud : Marc Ravalomanana, en quête de partenaires africains à Paris

Marc Ravalomanana a quitté le pays en fin de semaine dernière. Il est actuellement en déplacement à Paris pour participer au Forum d’investissement entre le patronat français du MEDEF et l’Afrique du Sud.
Mettant de côté temporairement sa veste de politicien, selon ses proches, Marc Ravalomanana affirme être présent en tant qu’entrepreneur à la rencontre organisée conjointement par la branche internationale du Medef et le gouvernement sud-africain qui se tient à Paris depuis hier. Il s’est donc armé d’arguments économiques durant ce déplacement dans la capitale française et compte plaider pour des partenariats entre entreprises.
Rattrapé par son passé de businessman, il cherche à établir des « coopérations concrètes » avec des entreprises sud-africaines dans plusieurs domaines stratégiques pour « le développement durable de Madagascar » soutient-on dans le communiqué de l’ancien président. Cette fois-ci, le voyage de Marc Ravalomanana est « strictement » économique, précise-t-on dans la missive. Aucune rencontre à caractère politique, ni avec la diaspora malgache ni avec les autorités françaises, n’est prévue à son agenda toujours selon ce communiqué de l’ancien président.
L’événement se tient dans le prestigieux Pavillon Vendôme, au cœur de la capitale française. Il réunit une délégation sud-africaine de haut niveau, conduite par le vice-président de la Nation arc-en-ciel, Paul Mashatile, accompagné de plusieurs ministres et de 75 chefs d’entreprises sud-africaines représentant des secteurs clés de l’économie. Ce forum a pour objectif de renforcer les échanges économiques entre la France, l’Afrique du Sud et les autres pays du continent africain engagés dans des projets communs de développement.
Modèle sud-africain
La digitalisation figure parmi les « axes de coopération » que Marc Ravalomanana tente d’explorer durant ce forum d’investissement, selon toujours le communiqué. L’Afrique du Sud, en avance sur les solutions numériques, pourrait représenter une source d’inspiration pour Madagascar dans les domaines de la cybersécurité, des services financiers mobiles, de la traçabilité des produits agricoles et de la formation des PME aux outils digitaux. Le tourisme durable, qui figure également dans le panel, offre des opportunités de coopération. Fort de plus de 10 milliards de dollars de recettes touristiques en 2024, le modèle sud-africain en matière de gestion des aires protégées et de promotion de l’écotourisme pourrait contribuer à la valorisation du patrimoine naturel malgache, défend l’ancien président.
La transition énergétique et l’électrification inclusive sont également au cœur des préoccupations de ce déplacement de Marc Ravalomanana, affirme-t-on. « Madagascar, confronté à des défis majeurs en matière d’accès à l’électricité, peut tirer profit des expériences sud-africaines en matière d’énergies renouvelables, de mini-réseaux solaires et de financement de solutions hors réseau » soutient le communiqué. Sur le plan des infrastructures, l’Afrique du Sud pourrait se constituer en partenaire sur la modernisation des ports, le développement de corridors logistiques vers l’Afrique australe et l’amélioration de l’habitat à travers des technologies de construction résilientes et accessibles.
(source: Rija R. – Midi M/kara)
Ny Filoha teo aloha Ravalomanana M. sy Rajaonarimampianina H.: nihaona tao Paris, ary nanao fanambarana iombonana
Ravalomanana – Rajaonarimampianina : Déclaration commune en France sur la situation à Madagascar

Alors que Madagascar fait face à un contexte socio-économique un peu compliqué avec une ambiance politique tendue, les deux anciens présidents se sont rencontrés en France afin de trouver une solution commune pour débloquer la situation.
« Nous sommes convaincus que le développement de Madagascar passe par un sursaut collectif ». C’est ce qu’on peut lire sur le communiqué conjoint des anciens présidents de la République de Madagascar, réunis hier à Paris afin de s’échanger sur la situation qui prévaut au pays. En effet, Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina ont exprimé leur « profonde préoccupation face aux défis majeurs auxquels Madagascar est aujourd’hui confronté ». Ils citent entre autres « l’aggravation de la pauvreté, frappant durement les familles malgaches, aussi bien en milieu urbain que rural », ou encore « la montée inquiétante de l’insécurité sur l’ensemble du territoire, affectant la quiétude des citoyens et l’activité économique ».
Liberté d’expression
Les deux anciens présidents ne cachent pas non plus leur inquiétude sur l’existence « des tensions sociales persistantes, en particulier autour de certains projets d’infrastructures ou de développement qui suscitent des inquiétudes légitimes au sein de la population », mais surtout « l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques notamment à l’encontre des membres de l’opposition ». Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina se disent par ailleurs interpellés par les atteintes aux droits humains fondamentaux, aggravant les violations répétées de la Constitution des textes réglementaires, notamment en matière de liberté d’expression, de rassemblement, et de respect de la dignité des citoyens et particulièrement à l’endroit des partis d’opposition et les personnes et organisations considérées comme des opposants. « Ces derniers n’ont plus le droit d’organiser des réunions publiques faute d’autorisation délivrée par le Préfet d’Antananarivo dont la neutralité et l’impartialité sont contestables », peut-on lire sur le communiqué.
Solidarité
Afin de débloquer la situation, les deux anciens locataires d’Iavoloha espèrent un sursaut collectif, fondé, selon eux, sur un esprit d’unité nationale, dépassant les clivages politiques ou sociaux, le respect des fondements de la culture malgache notamment du Fihavanana, qui nous enseigne la solidarité, le respect mutuel et le vivre-ensemble, c’est à ce titre que doivent cesser immédiatement toutes poursuites à l’endroit des opposants et des partis d’opposition et la mobilisation de toutes les parties prenantes – institutions, partis politiques, société civile, secteur privé, syndicats, confessions religieuses – pour explorer ensemble les voies et les solutions durables permettant de répondre efficacement aux défis du pays. Quoi qu’il en soit, Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina ont exprimé leur disponibilité pour soutenir et accompagner toute initiative allant dans le sens de la paix, de la stabilité et au progrès de Madagascar.
(source: Julien R. – Midi-M:kara)
Marc Ravalomanana : Aucun deal avec le pouvoir – « Cavalier seul »

Le parti Tiako i Madagasikara prévoit un changement de stratégie. Lors de sa rencontre avec ses partisans dans le district d’Avaradrano, l’ancien président Marc Ravalomanana a déclaré que désormais, le TIM (Tiako i Madagasikara) allait renforcer ses bases pour mieux préparer les mouvements de l’opposition. Selon ses propos, il semble que l’ancien parti au pouvoir envisage de faire cavalier seul après les échecs des alliances avec les partis membres du Firaisankina. Marc Ravalomanana a même pointé du doigt les « petits partis qui essaient d’imposer leur diktat ». Il reste convaincu que les jeux d’alliance ont fragilisé Tiako i Madagasikara, entraînant ainsi la chute du nombre d’élus TIM lors des élections législatives et communales. À l’allure où vont les choses, le Firaisankina risque de voler en éclats.
Durant ce déplacement dans l’Avaradrano, l’ancien président a également laissé entendre l’existence de mercenaires politiques au sein de l’opposition. Il a aussi démenti les accusations selon lesquelles il aurait signé un accord avec le pouvoir en place. Par ailleurs, le numéro un de l’Empire Tiko a martelé qu’actuellement, aucun autre parti politique ne pourrait rivaliser avec Tiako i Madagasikara pour diriger l’opposition. Il a appelé ses partisans à renforcer la solidarité. En tout cas, cette déclaration de l’ex-Chef d’État risque de compromettre la solidarité au sein du Firaisankina.
(source: Davis R – Midi M/kara)
Marc Ravalomanana : Candidature à la mairie d’Antananarivo, rejetée par l’OVEC

Trois jours avant la fermeture officielle du dépôt de candidature pour les élections communales et des conseillers municipaux du 11 décembre, Marc Ravalomanana a vu son dossier recalé par l’OVEC.
Prémédité. Dès l’annonce de sa candidature le 16 août, la crainte d’une manœuvre politique afin d’empêcher, par tous les moyens, le retour de Marc Ravalomanana à la tête de la mairie de la capitale, tremplin pour se hisser de nouveau à la direction du pays, était bien présente. Cela a ensuite été renforcé par un communiqué de la Direction générale des impôts (DGI), signé par son directeur, Germain, en personne, en date du 19 août, rappelant que le respect des obligations de déclaration et de paiement des impôts et taxes dans les délais fixés par loi, ainsi que le paiement des arriérés fiscaux, sont indispensables afin de certifier la régularité fiscale du candidat. Ce samedi, ce qui était prévisible s’est produit. L’Organe de vérification et d’enregistrement de candidatures (OVEC) d’Antananarivo a pris la décision de refuser l’enregistrement de la candidature de la liste de candidats TIM. Le motif indiqué par ce démembrement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est « l’absence du certificat délivré par l’Administration fiscale attestant la régularisation fiscale du candidat au maire ».
Difficultés
En effet, conformément à l’article 245 de la loi n°2041.020 du 27 septembre 2014, le candidat doit « être en règle vis-à-vis de la réglementation et de la législation fiscale et avoir acquitté notamment tous les impôts et taxes exigibles de toute nature des trois dernières années précédentes ». L’attestation délivrée en date du 4 septembre 2023 par l’Administration fiscale lors des élections présidentielles de 2023 relève que le candidat est en règle vis-à-vis de ses obligations fiscales pour les trois dernières années précédentes, 2023, 2022, 2021. En 2024, selon les explications, Marc Ravalomanana s’est de nouveau acquitté de ses obligations fiscales dont impôts immobiliers, IRSA, etc. En tout cas, l’ancien président avait déjà évoqué la difficulté de se faire délivrer ce certificat de régularité fiscale. Il regrette la décision des responsables de l’administration fiscale de ne pas lui livrer ce document, alors qu’il avait pu l’obtenir au mois de septembre de l’année dernière lorsqu’il était candidat à la présidentielle.
Coup politique
S’il ne s’agit pas d’un coup politique comme un autre, cela y ressemble et la DGI n’est qu’un moyen pour un régime qui n’arrive pas à trouver un candidat à la hauteur de l’ancien président pour lui mettre des bâtons dans les roues. Trois jours avant la fermeture officielle du dépôt des candidatures, les « oranges » n’ont pas encore arrêté leur choix. Quoi qu’il en soit, dans son émission en date du 20 août, Fidèle Razara Pierre, député Firaisankina d’Ambatondrazaka, avait mis en garde Germain, directeur général des impôts, de ne pas entrer dans le jeu politique des « oranges ». « Que les problèmes ne viennent pas de vous. Nous savons très bien ce que ce régime veut faire mais n’impliquez pas la DGI dans cette affaire car nous ne nous laisserons plus faire », a-t-il souligné. Ce mercredi, en marge du dépôt de sa candidature à l’OVEC Isotry, l’ancien président, quant à lui,
Filoha 4 dahy – Fomba fanaovana ady hevitra [tsiahy]
Marc Ravalomanana, Andry Rajoelina, Zafy Albert, Didier Ratsiraka: FAMPIELEZANKEVITRA tamin’ny fotoan’andro mba handresen-dahatra ny mpifidy.
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