Mélanie Trump

Jill Biden et Melania Trump : les États-Unis et leurs drôles de (premières) dames

Publié le

Melania Trump et Jill Biden, l’autre campagne. Sipa USA via Reuters Connect/Reuters

Alors que Donald Trump et Joe Biden sont bien partis pour s’affronter en novembre, les deux premières dames ont, chacune à leur manière, bousculé la conception traditionnelle de la fonction de «first lady», comme le révèle un livre d’une journaliste du New York Times.

La fonction de «first lady» est ingrate. Certes, l’épouse du président américain mène une vie dorée et a un certain pouvoir. Mais elle est censée aussi accomplir une série de tâches officieuses et mal définies. Tout cela sans recevoir la moindre rémunération. «Les Américains attendent beaucoup de nos premières Dames», résume Katie Rogers, une journaliste du New York Times, dans son livre Femme américaine: la transformation de la First Lady moderne d’Hillary Clinton à Jill Biden.

La plus iconoclaste est sans aucun doute Melania Trump. Elle a refusé de s’installer pendant des mois à la Maison-Blanche après l’élection de son mari en 2016, préférant rester à New York jusqu’à la fin de l’année scolaire de son fils. Une fois en place, selon Katie Rogers, elle a gardé un emploi du temps très allégé et a boudé les responsabilités traditionnelles. Elle s’est plainte d’avoir à organiser les illuminations de Noël à la Maison-Blanche. «Qui en a à foutre des décorations de Noël? Mais je dois m’en charger», s’énerve-t-elle, un jour, devant une conseillère.

Pendant le mandat de son époux, elle n’a quasiment jamais mis les pieds dans le bureau réservé aux femmes de présidents à tel point que la pièce est devenue… un endroit pour emballer les cadeaux. En revanche, elle semble avoir passé beaucoup de temps à renégocier avec ses avocats son contrat de mariage dans des termes plus favorables. La journaliste raconte également les tensions avec Donald Trump. Furieux qu’elle regarde CNN, il aurait donné l’ordre que la télé soit branchée partout sur Fox News. Fin 2018, après l’annonce de ses frasques avec une star du porno dont il a acheté le silence, Melania avait manifesté sa colère en annulant un voyage officiel avec lui.

Melania, meilleure opposante de Donald Trump ?

Rarissime pour une «first lady». «Ça ne semble pas la déranger de se démarquer de son mari», écrit Katie Rogers. En 2017, par exemple alors que Donald Trump prend la défense de la manifestation néo nazie qui a dégénéré à Charlottesville en Virginie, Melania décourage, via Twitter, les actes de violence. Au fil du mandat, elle apparaît de plus en plus distante. La faute sans doute aux scandales de son époux, mais également à ses propres bourdes de com.

Lire la suite »