Suède

OTAN : la Russie menace la Finlande et la Suède

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La Russie menace la Finlande et la Suède pour les dissuader de rejoindre l’OTAN.


Le « nazisme » : l’obsession de Vladimir Poutine

Emmanuel Macron répond à Vladimir Poutine et dénonce « des crimes inqualifiables » au nom de l’Union européenne.

En Suède, un évêque infidèle démis de ses fonctions

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La révocation du prélat, accusé d’avoir nui à la réputation de sa fonction, fait débat dans le royaume, où les prêtres de l’Eglise luthérienne évangélique, hommes ou femmes, ont le droit de vivre en couple.

Thomas Petersson, l’évêque de Visby (Suède), à la cathédrale de Växjö, en mars 2013. WIKIPEDIA

LETTRE DE STOCKHOLM

L’événement est suffisamment rare pour avoir fait les gros titres de la presse suédoise. Le 1er février, l’évêque de Visby, sur l’île de Gotland, a été démis de ses fonctions par l’Eglise luthérienne évangélique. Ordonné en 1992, Thomas Petersson, 53 ans, ne perd pas seulement son diocèse. Il n’a plus le droit d’exercer en tant que prêtre, ni même diacre. Son crime : avoir eu une relation extraconjugale, pendant deux ans, avec une collègue.

Un crime digne d’un châtiment ou juste un faux pas relevant de la vie privée ? Rappelons que dans l’Eglise de Suède, séparée de l’Etat depuis 2000, les prêtres comme les évêques, hommes ou femmes – elles peuvent être ordonnées depuis 1958 –, ne font pas vœu de chasteté. Au contraire, ils ont tout à fait le droit de vivre en couple, marié ou non, avec le partenaire de leur choix. Précisons aussi que, dans le cas présent, la relation reprochée à l’évêque était consentie.

Une affaire embarrassante

Alors pourquoi cette réaction de l’Eglise, jugée « moralisante et vieux jeu » par les uns, défendue au contraire par les autres ?

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En Suède, la coalition chute sur la libéralisation des loyers

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Une majorité des députés ont voté, lundi, la motion de censure déposée par l’extrême droite et adoptée avec le soutien du Parti de gauche, des conservateurs et des chrétiens-démocrates, renversant ainsi le gouvernement en place.

Le premier ministre suédois, Stefan Löfven (au centre), quitte le Parlement après un vote de défiance, à Stockholm, le 21 juin 2021. NILS PETTER NILSSON / AFP

C’est un vote historique qui a eu lieu au Parlement suédois, lundi 21 juin. Pour la première fois dans l’histoire du pays, un gouvernement a été renversé par un vote de défiance des députés. Au pouvoir depuis 2014, le premier ministre social-démocrate Stefan Löfven a désormais deux options : démissionner et laisser le président du Parlement entamer des négociations pour trouver une majorité capable de former un gouvernement – éventuellement, de nouveau sous sa direction –, ou organiser des élections, afin d’élire une Assemblée temporaire, jusqu’aux législatives de septembre 2022.

Après le vote des députés, Stefan Löfven a constaté que la Suède se trouvait désormais « dans une situation politique très compliquée ». Car, comme il l’a rappelé, la majorité qui l’a démis lundi n’est que « temporaire » et constituée de partis « qui ont des points de vue différents sur les questions politiques et n’ont pas la volonté, ni la capacité, de présenter conjointement une alternative au gouvernement ». Stefan Löfven a jusqu’au 29 juin pour démissionner ou convoquer des élections.

Crise politique qui s’accélère

A quelques jours de la grande fête de Midsommar (la Saint-Jean), le 25 juin, et alors que les vacances scolaires ont débuté il y a une semaine, la crise politique s’est accélérée ces derniers jours, après l’ultimatum posé au gouvernement par la chef de file du Parti de gauche (Vänsterpartiet), Nooshi Dadgostar, le 15 juin. Visé : le projet de réforme prévoyant la libéralisation des loyers pour les nouvelles constructions. Le gouvernement avait quarante-huit heures pour retirer la réforme ou engager des discussions avec l’Association des locataires, elle aussi opposée à la libéralisation des loyers. Un délai qui n’a pas été mis à profit par M. Löfven pour surmonter le blocage.

Le sujet paraît presque anecdotique dans le contexte de la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 14 500 morts en Suède, et alors que l’insécurité et l’immigration dominent l’agenda politique.

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