Vatican
Message de Noël et Bénédiction Urbi et Orbi 25 décembre 2024- Pape François
Depuis la loge centrale de la basilique Saint-Pierre, message du Pape François, et bénédiction Urbi et Orbi
Le président ukrainien reçu pour la troisième fois au Vatican

Arrivé légèrement en retard au Vatican, escorté par de nombreux véhicules dans une Rome blindée, le chef d’État ukrainien a été reçu par François pour la troisième fois ce vendredi 11 octobre au palais apostolique. Au terme de l’entretien qui a duré 35 minutes, Volodymyr Zelensky a offert en cadeau au Saint-Père un tableau sur le massacre de Boutcha. Le président a ensuite échangé avec des membres de la Secrétairerie d’État sur la manière de parvenir à une «paix juste et stable» en Ukraine.
Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican
L’horreur de Boutcha a été mise en avant par le président ukrainien lors de l’audience accordée par le Pape François à Volodymyr Zelensky ce vendredi matin. Le président ukrainien, après un entretien privé d’environ 35 minutes dans la salle de la bibliothèque, a offert au Pape une peinture à l’huile représentant une petite fille, Marichka, qui, avec ses yeux ternes, son écharpe et son manteau marron, voit des soldats russes tuer sa famille sous ses yeux. L’enfant imaginaire représente tous les habitants de Boutcha qui ont dû assister aux scènes de pillages, de torture, d’enlèvements ou de viols, y compris sur des mineurs. Il y a deux ans, plus de 630 civils ont été massacrés dans la petite ville, située à quelques kilomètres au nord de Kiev; un massacre que les autorités ukrainiennes qualifient de «génocide» et pour lequel elles ont demandé une enquête approfondie à la Cour pénale internationale. Une brochure reconstituant les événements en détails accompagnait la peinture.
En offrant cette œuvre au Pape, Volodymyr Zelensky a voulu attirer une fois de plus l’attention du monde sur les atrocités vécues par son peuple. Un peuple qui, depuis plus de deux ans et demi, espère la paix. La paix est «une fleur fragile» indique l’inscription sur le bronze offert par le Pape au dirigeant ukrainien.
Appel à l’aide pour les prisonniers ukrainiens
Lors de leur entretien, le retour des prisonniers ukrainiens dans leur pays fut également abordé. «Pour nous tous en Ukraine, la question des personnes capturées et déportées reste incroyablement douloureuse. Il s’agit d’adultes et d’enfants, de nombreux civils qui sont aujourd’hui détenus dans des prisons et des camps en Russie». Sur sa chaîne Télégram, puis sur le réseau social X, le président Zelensky évoque la mort il y a deux jours de Viktoria Roshchina, pigiste de 27 ans, dans une prison russe dans des circonstances qui n’ont pas encore été élucidées. «Nous comptons sur l’aide du Saint-Siège pour ramener les Ukrainiens qui ont été faits prisonniers par la Russie», écrit le dirigeant à l’issue de son audience avec François. Cette demande d’aide fait suite à l’appel lancé l’année dernière en faveur du retour des milliers de mineurs ukrainiens emmenés de force en Russie.

Le Pape annonce 21 nouveaux cardinaux

Lors de l’Angélus, François donne la liste des cardinaux qu’il créera lors du Consistoire du 8 décembre prochain. Ils viennent du monde entier, y compris d’Iran, d’Indonésie et d’Amérique latine. Parmi les francophones, Mgr Jean Paul Vesco d’Alger et Mgr Ignace Bessi Dogbo d’Abidjan.
Salvatore Cernuzio, Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican
De l’Iran à l’Indonésie, du Japon aux Philippines, de la Côte d’Ivoire à l’Algérie, jusqu’en Italie, y compris le nouveau vicaire du diocèse de Rome. De manière surprenante, comme c’est devenu la coutume au cours des douze dernières années de son pontificat, le Pape François a lu depuis la fenêtre du Palais apostolique, après l’Angélus, la liste des nouveaux cardinaux auxquels il accordera le pourpre le 8 décembre, en la solennité de l’Immaculée Conception.
Les périphéries du monde avec les grands archidiocèses ou les personnalités de la Curie romaine s’entremêlent dans la liste rendue publique par le Souverain Pontife qui, également pour son dixième Consistoire, entend renforcer le visage d’une Église universelle qui embrasse toutes les latitudes.
L’Algérie avec Mgr Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, et la Côte d’Ivoire avec la nomination de Mgr Ignace Bessi Dogbo, l’archevêque d’Abidjan sont à l’honneur. Le troisième francophone est Mgr Joseph Mathieu, belge de nationalité, mais archevêque de Téhéran. Une nomination, cette dernière, significative et susceptible de renforcer le dialogue avec l’Iran -pays avec lequel le Saint Siège entretient des relations diplomatiques depuis 1954- surtout dans le contexte actuel de guerre au Proche Orient.
Les périphéries occupent toujours une bonne place dans les choix du Pape, puisque des futurs cardinaux viennent du Japon, d’Indonésie et de Serbie. 5 autres viennent d’Amérique latine, 1 du Canada, et 10 sont européens. Parmi les italiens figure Mgr Roberto Repole, archevêque de Turin, théologien et l’un des membres du Synode sur la synodalité. Le Pape revient ainsi donner une pourpre à un grand archidiocèse italien, après ce qui, pendant des années, a semblé être une tradition non écrite.
Trois futurs cardinaux sont issus de la Curie. Tout d’abord, le père Fabio Baggio, scalabrinien, sous-secrétaire du dicastère pour le Service du développement humain intégral, puis l’archevêque Mgr Rolandas Makrickas, lituanien, 51 ans, en 2021 nommé commissaire extraordinaire pour la basilique papale Sainte-Marie-Majeure, et Mgr George Kovakaad, indien, figure connue du grand public puisqu’il est l’organisateur des voyages pontificaux.
Le Sacré Collège comptera au soir du 8 décembre 256 cardinaux dont 141 électeurs. À noter qu’au cours de ce 10ème consistoire de François, seront créés à la fois le plus jeune cardinal Mykola Bychok, 44 ans, éparche gréco-catholique de Melbourne des Ukrainiens et le plus âgé, le nonce apostolique Angelo Acerbi, 99 ans.
Voici la liste complète des futurs cardinaux:
Vatican: Réévaluer aujourd’hui la doctrine de la guerre juste

Un catholique peut-il prendre les armes? L’Église se pose la question depuis au moins le IVe siècle quand saint Augustin définissait le premier les critères éthiques d’un engagement militaire. Aujourd’hui, dans un contexte de mondialisation, d’extension des conflits et compte-tenu du développement d’armements toujours plus sophistiqués, le Pape interroge la doctrine de la “guerre juste”, selon lui inadaptée. Décryptage avec le père Bourdin, philosophe politique et historiens des religions.
Entretien réalisé par Marie Duhamel – Cité du Vatican
Ardent défenseur d’une culture de la rencontre et de la fraternité comme «fondement et route pour la paix» -titre de son premier message pour la Journée mondiale de la paix en 2014- le Pape François a assisté depuis 2013 à la guerre en Syrie, à l’avancée de Daech en Irak, à l’agression russe en Ukraine, à la guerre des généraux au Soudan, sans oublier aux conflits du Proche-Orient et aux guerres civiles au Yémen ou en Birmanie. Une «troisième guerre mondiale par morceaux» qui pourrait, craint-il, se muer en «véritable conflit mondial».
«On fait facilement la guerre sous couvert de toutes sortes de raison», écrivait-il en 2020 dans son encyclique Fratelli tutti, dénonçant les prétendues justifications des guerres avancées toutes ces dernières décennies. Or, pour lui, au motif que toute guerre est une défaite pour l’humanité, «il n’existe pas de “guerre juste”», comme il le défendra dès le début de son pontificat puis avec force en mars 2022 devant les membres de la Fondation pontificale Gravissimum educationis.
Dans Fratelli tutti, François juge, «très difficile aujourd’hui de défendre les critères rationnels, mûris en d’autres temps, pour parler d’une possible “guerre juste”».
Énoncée par saint Augustin, formalisée par saint Thomas d’Aquin et réenvisagée lors de la conquête de l’Amérique latine ou plus tard à l’aune des deux Guerres mondiales, la doctrine de la “guerre juste” enseigne que, pour entrer en guerre, une autorité légitime doit en prendre la décision en ultime recours, pour le bien commun et non son intérêt propre, et au nom d’une cause juste, telle que la légitime défense -ce que stipule avec précision le Catéchisme- ou pour réparer une injustice. Il faut que des dommages graves et certains soient constatés. Autres conditions nécessaires: une proportionnalité entre les maux évités et les maux provoqués, des chances raisonnables de succès et toujours avoir pour objectif le retour à la paix.
Des conditions que le Pape juge inadaptées au monde actuel, alors que des armes peuvent détruire massivement des populations. «Le concept de guerre juste” est en cours de révision», confirmait début juillet le cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin.
Entretien avec le père Bernard Bourdin, historien des idées et des religions, il est responsable du troisième cycle et responsable de recherche de la Faculté de Sciences sociales, d’Économie et de Droit, à l’Institut catholique de Paris.
Papauté et diplomatie, grands principes et droits concrets

Traditionnels vœux au corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège. Devant 180 diplomates réunis au Palais apostolique, le Pape argentin fixe ce lundi 8 janvier les priorités internationales du Vatican pour l’année 2024, concernant les différents théâtres de guerre ou enjeux globaux. Retour sur les particularités historiques de la démarche diplomatique du Siège apostolique, faisant de l’Église catholique, universelle par essence, la seule confession à avoir accès aux relations diplomatiques.
Entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican
Seule institution religieuse à disposer d’un statut de droit international, le Saint-Siège jouit d’un réseau diplomatique couvrant la quasi-totalité de la planète. 184 États entretiennent aujourd’hui des relations diplomatiques avec le Vatican. Le premier en date fut le Royaume de France au XVe siècle, le dernier, le sultanat d’Oman en 2023.
L’intérêt manifeste des États à s’y rendre présent témoigne de la puissance d’influence du Pape et du réseau d’informations unique parvenant au Vatican par les Églises et communautés locales des quatre coins du monde. Le Saint-Siège ne défend d’intérêt ni temporel ni matériel, ses objectifs étant d’ordre moraux ou visant à protéger les communautés catholiques dans le monde. Comment l’originalité de cette diplomatie pontificale a-t-elle évolué au gré de l’histoire moderne et contemporaine? Rencontré aux Missions étrangères de Paris à la faveur d’un colloque portant sur la diplomatie pontificale, le professeur émérite Claude Prudhomme, historien de la stratégie missionnaire du Saint-Siège, en esquisse une physionomie.
Comment définir la diplomatie pontificale, quelles sont ses caractéristiques traditionnelles par rapport à une diplomatie d’État classique?
Depuis le XIXᵉ siècle, dès lors que le Pape n’avait plus d’État temporel, il a fallu qu’il redéfinisse sa fonction. Le premier ayant cherché à se poser de manière internationale a très vite compris que c’est en tant que référence spirituelle, en tant qu’homme de paix qu’il pouvait le faire. Léon XIII (Pape de 1878 à 1903) avait commencé en se proposant comme conciliateur dans des conflits armés, mais en se tenant au-dessus. La diplomatie pontificale se nourrit d’abord de cette nouvelle manière pour la papauté de trouver sa place dans le monde d’aujourd’hui. Pendant longtemps, ce fut limité car le Pape parlait sans support étatique lui permettant d’être présent dans les institutions. Sa voix portait, mais dès qu’il y avait une conférence internationale, il ne pouvait avoir de représentant. Cela commence à être possible le jour où l’État de la Cité du Vatican est créé en 1929, permettant au Saint-Siège d’être à la fois une entité religieuse et d’avoir un support étatique.
Quels ont été les traits permanents de la diplomatie pontificale à l’époque moderne et contemporaine?
La diplomatie vaticane a deux volets. Le premier rappelle les principes. Dans leur formation, on apprend aux diplomates qu’ils sont d’abord là pour rappeler les valeurs religieuses auxquelles un catholique doit pouvoir se référer. Le deuxième volet concerne l’adaptation de ces principes à des problèmes concrets. Les Églises d’hier comme d’aujourd’hui ont besoin de liberté religieuse et de garanties concrètes. Les diplomates sont à la manœuvre pour obtenir des droits reconnus par la loi et veiller à leur respect.
Vatican, bras de fer à la Curie
Au Vatican, le Pape François se retrouve face à une opposition de plus en plus virulente. Le clan conservateur de la Curie – le « gouvernement » du Saint-Siège – lui reproche une vision laxiste de la doctrine catholique, notamment en ce qui concerne la place faite aux couples homosexuels et aux personnes divorcées dans l’Eglise. Notre correspondante à Rome, Natalia Mendoza, a enquêté dans les couloirs du Vatican sur ce conflit qui prend de l’ampleur, entre partisans de la modernité et tenants de la tradition.
Vatican : le cardinal Becciu condamné à 5 ans et demi de prison, une première pour l’Église

Cet ancien proche du pape comparaissait avec neuf autres prévenus pour des fraudes commises dans le cadre d’investissements du Saint Siège.
C’est une surprise et une première historique pour l’Église. Le cardinal Giovanni Angelo Becciu a été condamné samedi à cinq ans et demi de prison, à l’interdiction perpétuelle d’exercer une charge publique et à 8 000 euros d’amende. Bien peu s’attendaient au Vatican à ce qu’il soit condamné aussi lourdement. Le verdict est tombé samedi par la voix du juge Giuseppe Pignatone, après un interminable procès de 85 audiences sur deux ans et demi dans le cadre de la juridiction du Vatican.
Certes, le promoteur de justice du Vatican, Alessandro Diddi, avait requis contre le cardinal Becciu une peine de sept ans et trois mois de réclusion, une interdiction perpétuelle de charge publique, 10 329 € d’amende et la confiscation de 15 millions d’euros, pour trois motifs d’accusations : «détournement de fonds, abus de pouvoir et subordination de témoin».
«Nous déposerons certainement un recours»
Mais bien peu pensaient qu’une peine de prison soit finalement choisie pour un cardinal par la justice du Vatican. Les informations émanant de son entourage avant le verdict laissaient entendre qu’il accepterait la peine. Une intention à confirmer à présent mais l’un de ses avocats a aussitôt déclaré : «Nous respectons le verdict mais nous déposerons certainement un recours», a réagi Me Fabio Vignone.
De même, dans l’entourage du pape cette fois, circulait la rumeur que François, qui est aussi le magistrat suprême du Saint-Siège, une fois la sentence tombée, ne la ferait pas appliquer dans un geste de mansuétude, peut-être autour de Noël. Ce que n’accepterait pas forcément le cardinal Becciu, expliquait ses proches. Vu la sévérité de la peine toutes ces spéculations restent maintenant à vérifier.
En attendant, l’appel que devrait opposer la défense du cardinal Becciu rendra suspensif la peine de prison. Il existe des cellules de rétention au Vatican, sises dans les locaux de la Gendarmerie Vaticane, en charge de la sécurité de la Cité du Vatican. La Garde Suisse, elle, est plutôt affectée à la sécurité du pape et, symboliquement, du Saint-Siège.
Un des collaborateurs directs du pape
Le cardinal Becciu, 75 ans, fut l’un des ses collaborateurs directs de 2013 à 2018, en tant que « substitut », c’est-à-dire n°3 de la structure vaticane. Avec neuf autres personnes, principalement des laïcs, il était accusé d’avoir mal géré un investissement immobilier à Londres, pourtant décidé avec l’aval du pape, mais qui a fini par générer une perte avoisinant 150 millions.
Dans un second dossier, également jugé, il lui était reproché d’avoir subventionné à hauteur de 125 000 euros une coopérative humanitaire gérée par son frère en Sardaigne.
Un troisième dossier lui reprochait d’avoir fait confiance à une intermédiaire incertaine dans le cadre d’une rançon pour libérer une religieuse prise en otage en Afrique, qui avait détournée une partie des 500 000 euros.
Dans un communiqué du tribunal, publié par le Vatican, samedi soir, les raisons juridiques de l’attribution des peines ont été expliquées pour chacun des neufs accusés.
Un risque fort pour le capital
Il est reproché au Cardinal Becciu le «crime de détournement de fonds» (reato di peculato en italien) pour la «violation» des «règlements de l’administration des biens ecclésiastiques» lors de l’investissement d’une «somme de 200 500 000 dollars USA» dans l’achat d’un immeuble de rapport à Londres.
Cette somme, indique la note officielle, « correspondait, à l’époque, au tiers des disponibilités financières de la Secrétairerie d’État », l’administration centrale de l’Eglise à catholique. Mais le fonds choisi pour l’investissement par le cardinal Becciu avait des «caractéristiques hautement spéculatives et comportait, pour l’investisseur, un risque fort pour le capital, sans possibilité aucune de contrôle de la gestion.»
150 millions d’euros de perte
Le tribunal ne retient toutefois pas la responsabilité du cardinal Becciu dans les péripéties qui ont suivi cet investissement conduisant le Saint-Siège à remettre une cinquantaine de millions pour reprendre le contrôle de la situation et finalement revendre le bien pour une perte totale estimée à 150 millions d’euros en moyenne selon les analystes.
En ce qui concerne l’affaire Cécilia Margona, cette intermédiaire sarde qui devait faire libérer une religieuse kidnappée en Afrique, Mgr Becciu a été retenu «coupable» de lui avoir versé la somme de 570 000 euros pour un but qui ne correspondait pas à «la vérité» à savoir la libération de la religieuse.
Enfin, le cardinal Becciu, est «retenu coupable de détournement de fonds» pour avoir fait verser sur un compte du secours catholique de son diocèse d’origine, en Sardaigne, la somme de «125 000 euros». Or, elle était «destinée en réalité à la coopérative SPES dont le président est le frère du cardinal, Antonino Becciu.
Même si la destination de cet argent est «licite», des œuvres caritatives, le tribunal a retenu que «la distribution des fonds de la Secrétairerie d’Etat» était «illicite» dans «ce cas d’espèce» parce qu’il violait l’article 176 qui sanctionne la poursuite d’un «intérêt privé dans un acte lié à l’exercice de la responsabilité d’une fonction officielle». ». C’est-à-dire que le cardinal Becciu, dans sa fonction de numéro 3 du Vatican, ne pouvait pas décider d’un tel versement d’argent dont un membre de sa famille était, même indirectement à travers une association, le bénéficiaire.
Un autre canon 1298 du Code de Droit canonique intervient également sur cette troisième affaire reprochée au cardinal Becciu qui «interdit l’aliénation de biens publics ecclésiastiques en faveur de parents jusqu’au quatrième rang».
(source: lefigarp.fr)
Ouverture de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques
Mercredi 4 octobre 2023, KTO retransmet la première session plénière du « Synode pour une Église synodale », en direct du Vatican, à 16h15.
Suivez les interventions du secrétaire général, le cardinal Mario Grech, du rapporteur général, le cardinal Jean-Claude Hollerich et du pape François.
Siteny Randrianasoloniaiko noraisin’ny Pape François tao Vatican
Ankatoky ny fifidianana: vavaka ho an’i Madagasikara sy ny vahoakany
Gérard Andrialemirovason: Directeur Général de la Présidence tamin’ny fitondran’ny Filoha Didier Ratsiraka, hafatra miantefa amin’ny Masoivoho Frantsay
Taiwan exprime son soutien aux échanges entre le Vatican et la Chine

Le voyage en Mongolie du pape François est une manière de consolider les liens entre le Vatican et l’Asie, avec en ligne de mire la pacification des relations avec Pékin.
Taïwan a déclaré samedi soutenir les efforts du Vatican pour tendre la main à Pékin et espérer que cette démarche jugulerait la «détérioration de la liberté religieuse et de la situation des droits de l’homme» en Chine.
«Notre pays respecte pleinement la liberté religieuse et soutient les efforts constants du Saint-Siège pour engager un dialogue avec la Chine afin de résoudre les problèmes religieux de l’Eglise catholique en Chine», a déclaré le ministère taïwanais des Affaires étrangères dans un communiqué. «Nous espérons que les échanges entre le Vatican et la Chine contribueront à améliorer la situation de la liberté religieuse et des droits de l’homme en Chine, qui se détériore, et à réaliser l’idéal de libéralisation religieuse en Chine», a-t-il ajouté.
Au moment où l’avion papal survolait la Chine, le pape François, qui est arrivé en Mongolie pour une visite inédite, a envoyé un télégramme de «bons voeux» au président Xi Jinping et au peuple chinois, suivant la tradition de saluer les dirigeants des pays dont il traverse l’espace aérien.
En réponse au télégramme du pape, Pékin a déclaré qu’il souhaitait «renforcer la confiance mutuelle» avec le Vatican et que les paroles du pape «reflétaient l’amitié et la bonne volonté».
Tensions
Le Saint-Siège est le seul allié diplomatique de Taipei en Europe et n’a pas de liens officiels avec Pékin qui considère Taïwan comme l’une de ses provinces à réunifier un jour avec le reste de son territoire, par la force si nécessaire.
En 2022, le Vatican a renouvelé avec Pékin un accord historique signé en 2018 sur l’épineuse question de la nomination des évêques en Chine, sur fond de tensions concernant la situation des catholiques sous le régime communiste.
Visite cruciale
La visite en Mongolie – 43e voyage de François au cours de sa décennie à la tête de l’Eglise catholique – est également cruciale pour maintenir la porte ouverte à l’amélioration des liens entre le Vatican et Pékin.
Mais de meilleures relations avec la Chine pourraient être synonymes de désagréments pour Taïwan, qui a vu neuf alliés diplomatiques débauchés par Pékin depuis l’arrivée au pouvoir de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen en 2016.
Pékin reproche à Mme Tsai de ne pas accepter son point de vue selon lequel Taïwan appartient à la Chine et abhorre toute ouverture diplomatique de la part des pays qui semblent considérer l’île comme une nation souveraine.
Seuls 13 pays dans le monde reconnaissent officiellement Taipei plutôt que Pékin.
(source: lefigaro.fr)