Vatican
Le président algérien reçu pour la première fois au Vatican

Vatican News
Le Pape a reçu en audience fin de matinée ce jeudi 24 juillet le président de la République d’Algérie, Abdelmajid Tebboune. Cela faisait 26 ans qu’un chef d’état de ce pays d’Afrique du Nord n’avait pas foulé le sol du Palais apostolique. La dernière visite officielle remonte à novembre 1999, lorsque le président Abdelaziz Bouteflika fut reçu par le Pape Jean-Paul II.
Le président Tebboune a ensuite rencontré le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, accompagné de Mgr Daniel Pacho, Sous-Secrétaire pour le Secteur multilatéral de la Section pour les Relations avec les États et les Organisations internationales. «Au cours des entretiens cordiaux qui se sont déroulés à la Secrétairerie d’État, l’importance des bonnes relations diplomatiques entre le Saint-Siège et l’Algérie a été soulignée» précise le communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège. L’attention s’est ensuite portée «sur certains aspects de la vie de l’Église dans le pays». Dans la suite de la conversation, précise le communiqué, «il a également été fait référence à l’actuelle situation géopolitique et à l’importance du dialogue interreligieux et de la collaboration culturelle dans la construction de la paix et de la fraternité dans le monde».
Saint Augustin en commun
Cette première visite officielle du président Tebboune au Vatican intervient moins de trois mois après l’accession au trône de Pierre du premier Souverain pontife augustin, dont le maître spirituel fût évêque d’Hippone, ville aujourd’hui connue sous le nom d’Annaba, au nord-est de l’Algérie.
Rencontre avec le Pape François lors du G7 en 2024
En marge du sommet du G7 de juin 2024, organisé par l’Italie dans les Pouilles, le Pape François avait déja, et pour la première fois, rencontré le président de la République d’Algérie. Deux ans plus tôt, Abdelmadjid Tebboune avait reçu en Algérie, le Secrétaire pour les Relations avec les États, Mgr Paul Gallagher, à l’occasion du 50e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la République algérienne et le Saint Siège. L’accueil réservé par les plus hautes autorités de l’État témoignait, selon l’archevêque d’Alger, Mgr Jean-Paul Vesco, de l’attention accordée à la petite minorité catholique du pays. Le cardinal Vesco à qui Abdelmadjid Tebboune a accordé en personne la nationalité algérienne en février 2023.
(source: vaticannews.va/fr)
Tebboune au Vatican
L’Algérie « haut lieu méconnu de la chrétienneté ».
Le Pape réaffirme la disponibilité du Saint-Siège au président ukrainien
Salvatore Cernuzio – Castel Gandolfo
Les chemins d’une paix «juste et durable», le dialogue pour mettre fin aux hostilités, la prière et la proximité avec le peuple ukrainien, les efforts pour libérer les prisonniers et «la disponibilité à accueillir au Vatican les représentants de la Russie et de l’Ukraine pour des négociations». Tels sont les thèmes qui ont été au centre des entretiens entre le Pape Léon XIV et le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Castel Gandolfo ce mercredi 9 juillet.
Le président est venu de Kiev à Rome pour le 4e rendez-vous international de la Conférence sur le redressement de l’Ukraine qui se tient les 10 et 11 juillet. Dès son atterrissage à Rome, il a tenu à se rendre dans la petite municipalité du Latium pour y rencontrer Léon XIV, qui s’y est installé dimanche dernier pour y passer quinze jours. Il s’est ensuite dirigé vers le centre de Rome pour rencontrer le président italien Sergio Matarella.

La réception à la Villa Barberini et la conversation avec le Pape
Le cadre de la rencontre -la deuxième entre les deux hommes- était la Villa Barberini. Volodymyr Zelensky est arrivé avec un long cortège de voitures blindées à travers les rues médiévales de Castel Gandolfo, bouclées quelques heures plus tôt. Peu après 13h30, le président est entré dans les jardins de la Villa, devant le piquet des gardes suisses. Entièrement vêtu de noir, il a été accueilli par le régent de la préfecture de la Maison pontificale, Mgr Leonardo Sapienza, qui l’a accompagné jusqu’à l’entrée de la résidence. Lire la suite »
Mise en œuvre du Synode, une assemblée prévue en octobre 2028

Dans une note publiée ce lundi 7 juillet, le secrétariat général du Synode a indiqué les différentes phases de mise en œuvre du document final de l’assemblée synodale d’octobre 2024. Après des parcours de mises en œuvre, plusieurs assemblées d’évaluation seront réunies d’abord au niveau des diocèses, des pays et des continents avant une assemblée au Vatican en octobre 2028.
Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican
Le Pape Léon XIV avait salué les membres du Secrétariat général du Synode lors d’une rapide visite le 26 juin dernier et avait souligné la «centralité» de la synodalité dans l’Église. À l’issue des travaux de ce cénacle du 26 au 29 juin, des «Pistes pour la phase de mise en œuvre du Synode» ont été rendues publiques, dressant un chemin jusqu’à l’automne 2028, prochaine assemblée ecclésiale au Vatican.
D’ici là, des parcours de mise en œuvre dans les Églises locales et leurs regroupements seront testés, entre juin 2025 et décembre 2026. Des évaluations seront ensuite effectuées en 2027, d’abord par des assemblées dans les diocèses puis au second semestre dans les Conférences épiscopales nationales et internationales, les structures hiérarchiques orientales et les autres regroupements d’Églises. Enfin, des assemblées continentales d’évaluation auront lieu au premier trimestre 2028.
Mettre en œuvre le «Document final» du Synode
Dans le préambule de ces «Pistes», le cardinal Mario Grech, Secrétaire général du Synode, rappelle que «la forme synodale de l’Église est au service de sa mission et tout changement dans la vie de l’Église vise à la rendre plus apte à proclamer le Royaume de Dieu et à témoigner de l’Évangile du Seigneur aux hommes et aux femmes de notre temps». Tel est l’objectif de cette phase de mise en œuvre, qui s’appuiera sur le Document Final de la XVIᵉ Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, «Pour une Église synodale: communion, participation, mission», qui a été approuvé à la fin de la deuxième session de l’Assemblée synodale, le 26 octobre 2024.
Le document «fait désormais partie du magistère ordinaire, et il lui est demandé de le mettre en pratique pour appliquer ces fruits avec créativité dans la diversité du contexte des églises locales», précise sœur Nathalie Becquart, sous-secrétaire du Secrétariat général du Synode, qui insiste sur la co-responsabilité de chaque baptisé pour la mission de l’Église. «L’évêque n’est pas seul dans cette phase de mise en œuvre», assure-t-elle.
La réception du Synode Lire la suite »
En juillet, le Pape invite à prier à la formation au discernement
Augustine Asta – Cité du Vatican
«Ô Dieu qui êtes toujours le même, faites que je me connaisse, faites que je vous connaisse!». C’est avec la célèbre supplication de saint Augustin dans ses Confessions que le Pape invite l’Église universelle en ce troisième jour du mois de juillet à prier à la formation au discernement. S’appuyant sur les propos saint Augustin, le Successeur de Pierre rappelle que pour discerner, «il faut se tenir dans la vérité face à Dieu, entrer en soi-même, reconnaître ses propres faiblesses et demander au Seigneur de nous guérir». Une condition sine qua none pour «renaître dans une relation authentique avec Dieu».
L’art du discernement
Saint Paul aborde la question du discernement à plusieurs reprises dans ses lettres: «Je vous exhorte […], transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu: ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire» (Rm 12,1-2). Dans un monde aujourd’hui en perpétuel changement, avec une quantité massive d’informations disponibles (souvent peu fiables ou erronées) une réalité apparente créée par l’intelligence artificielle, et la complexité des défis mondiaux, entre autres, le discernement est plus que jamais nécessaire afin de prendre les bonnes décisions qui «nous permettent de nous rapprocher de Dieu». C’est pourquoi Léon XIV adresse cette prière inédite pour demander à l’Esprit Saint la grâce d’apprendre à discerner. «Prions pour que nous apprenions à être toujours plus en mesure de discerner, pour choisir des chemins de vie et rejeter tout ce qui nous éloigne du Christ et de l’Évangile», formule le Saint-Père.
Discerner, pour suivre le bon chemin
La Vidéo du Pape du mois de juillet – réalisée par le Réseau Mondial de Prière du Pape en collaboration avec le diocèse de Brooklyn – montre une jeune femme qui marche dans une forêt, se perd et a besoin de s’orienter. Et dans le silence et l’écoute, la prière de Léon XIV lui indique alors le bon chemin.
L’arrivée du Pape à Castel Gandolfo
C’est en effet une supplique qui invitent les fidèles à demander à l’Esprit Saint, «lumière de notre intelligence» et «douceur dans nos décisions», mais aussi la grâce de savoir faire une pause pour l’écouter attentivement et prendre conscience «de leurs propres sentiments, pensées et façons d’agir». «Je désire que mes choix – déclare ainsi le Pape – me conduisent à la joie de l’Évangile. Même si je dois passer par des Lire la suite »
Thousands pay their Final Respects to Pope Francis in St. Peter’s Basilica
Funérailles du Pape, le déroulé d’un jour historique

La messe des funérailles du 266e Pape de l’Église débutera à 10 heures samedi 26 avril sur le parvis de la place Saint-Pierre. Elle sera présidée par le cardinal Re et se terminera par la translation du cercueil à Sainte Marie-Majeure où aura lieu l’inhumation.
Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican
Environ 250 cardinaux, une multitude d’évêques, de prêtres, religieux et religieuses participeront à la messe des funérailles du Saint-Père François samedi 26 avril à partir de 10 heures. Le cercueil de bois et de zinc du Souverain pontife défunt, scellé dans la soirée de vendredi, sera déposé sur le parvis de la basilique, juste devant l’autel. Il fera face à une foule immense, de plusieurs centaines de milliers de personnes, attendue pour ce dernier hommage en provenance de tous les horizons géographiques, sociaux, politiques et culturels. Cette foule hétéroclite, c’est l’Église de François, celle qui accueille «tous, tous, tous», comme il n’a eu cesse de le répéter.
Première messe des novemdiales
Comme le prévoit l’Ordo Exsequiarum Romani Pontificis, la messe des funérailles est la première des neuf messes qui seront dites tous les jours en la basilique Saint-Pierre jusqu’au dimanche 4 mai. La liturgie funéraire sera présidée par le cardinal Giovanni Battista Re, doyen du Collège des cardinaux. Les patriarches et cardinaux se distingueront des évêques par le pourpre de leur vêtement liturgique et leur mitre en tissu blanc damassé contre une simple mitre blanche que porteront les évêques.
La messe prévoit des lectures propres: les actes des apôtres, la lettre de Saint Paul aux Philippiens, et l’évangile de Jean. L’homélie a été préparée par le doyen du Collège cardinalice qui en donnera lecture. Suivront les intentions pour la prière universelle en français, arabe, portugais, polonais, allemand et chinois, avant la liturgie eucharistique, la communion des fidèles et le rite du dernier adieu. La célébration sera accompagnée par le chœur de la Chapelle sixtine, qui une dernière fois, chantera pour François.

Vers Sainte-Marie-Majeure
Dans le respect du testament spirituel de l’évêque de Rome, le cercueil sera ensuite transporté vers la basilique pontificale Sainte-Marie-Majeure. Le cortège funèbre parcourra lentement une distance d’environ quatre kilomètres dans les rues de la capitale. Le parcours sera l’occasion pour les Romains de saluer leur évêque sur un chemin qu’il a de nombreuses fois emprunter pour aller se recueillir devant l’icône de la Vierge Salus Populi Romani avant et après chacun de ses 47 voyages apostoliques, et jusqu’à il y a peu, après son hospitalisation des mois de février et mars.
Arrivé devant la basilique libérienne, toujours accompagné par le chœur de la chapelle Sixtine qui alternera antiennes et psaumes, le cercueil sera accueilli par les «derniers», un groupe de personnes démunies pour lesquelles il a toujours porté la plus grande attention. Les pauvres ont été pour lui une priorité indéfectible. C’est à eux que sera réservé le dernier hommage avant que le cercueil ne soit emmené jusqu’à l’autel de Sainte Marie Majeure. L’inhumation se déroulera de façon privée. Le cardinal Camerlingue marquera le cercueil pontifical de son sceau, et de ceux de la Préfecture de la maison pontificale, du Bureau des célébrations liturgiques du Souverain pontife, et de celui du Chapitre libérien. La dépouille du Successeur de Pierre sera déposée dans la tombe et aspergée d’eau bénite. Après la prière du Regina Cæli, le notaire du Chapitre libérien rédigera l’acte authentique faisant fois de l’effective inhumation et le lira aux personnes présentes. L’acte sera signé par le cardinal camerlingue, le Régent de la maison pontificale, le Maitre des célébrations liturgiques pontificales et enfin par le notaire.
La fin de la cérémonie est prévue aux alentours de 14 heures.
Le monde à Rome
La messe des funérailles du Pape François sera retransmise en mondovision. Il sera aussi possible de la suivre, commentée en français sur notre site internet vaticannews.va/fr, sur la page Facebook et la chaine YouTube des Médias du Vatican.
Sur la place Saint Pierre, des délégations d’au moins 130 pays sont attendues au sein desquelles seront présents dix souverains régnants et environ cinquante chefs d’état. Et pour rendre compte de l’événement dans la presse, plus de 4 000 journalistes ont demandé à être accrédités par le Saint Siège.
(source: vaticannews.va/fr)
Robert Sarah : un cardinal ultraconservateur en lice pour devenir Pape
Dans un peu plus de deux semaines débutera, au Vatican, le fameux conclave destiné à élire le prochain pape de l’Église catholique. Et à peine 24 heures après le décès de François, plusieurs noms semblent déjà favoris pour lui succéder.
- ← Précédent
- 1
- 2
- 3
- …
- 9
- Suivant →
