Mois: janvier 2023
Copenhagen vs Many Worlds Interpretation of Quantum Mechanics
Physicists know how to use the equations of quantum mechanics to predict things, but don’t really understand what is fundamentally going on. The primary challenge is that according to the equations of QM, all particles exist in a state of superposition. In fact, before it is measured, the particle is said to be in many states at once.
How does one explain the transition from the behavior of objects at quantum scales to their classical behavior upon measurement? The various interpretations of quantum mechanics are attempts to explain this transition.
The standard is the Copenhagen interpretation because if was devised in Copenhagen, Denmark by Niels Bohr and Werner Heisenberg. This is taught to most students in college. But even a majority of physicists do not agree that this is the correct interpretation. There is no single interpretation that has a consensus agreement.
Most interpretations focus on the Schrodinger equation and the wavefunction to explain quantum behavior. This equation was developed by Irish-Austrian physicist Erwin Schrodinger in 1926. It contains a wave function, represented by the Greek letter psi. German physicist Max Born formulated the interpretation of psi, which is that the square of the norm of psi is the probability of finding a particle in any one particular state if we were to measure it.
The concept of measurement was introduced to explain what we actually see when we make an observation.
Pacte National sur l’Alimentation et l’Agriculture – La BAD et le FIDA accordent à Madagascar une enveloppe de 534 millions de dollar

Le Pacte national pour l’alimentation et l’agriculture de Madagascar convainc la BAD et la FIDA. À l’issue d’un conseil présidentiel durant le sommet de Dakar, les deux entités se sont engagées à octroyer une enveloppe d’un total de 534 millions de dollars.
Éliminer l’extrême pauvreté, la faim et la malnutrition en Afrique, d’ici 2023. Tel est l’objectif global du sommet des chefs d’État et de gouvernement sur l’alimentation et l’agriculture, à Dakar. Dans cette optique, chaque pays du continent se doit d’avoir un “Pacte national pour l’alimentation et l’agriculture afin de stimuler l’action et d’obtenir des résultats à grande échelle pour atteindre les objectifs d’autosuffisance alimentaire”, selon les explications.
Le Pacte national pour l’alimentation et l’agriculture de Madagascar est le dossier majeur dans l’escarcelle de la délégation malgache présente au sommet de Dakar. Un dossier mis en avant par Andry Rajoelina, président de la République, pendant le conseil présidentiel qu’il a présidé durant l’événement qui se tient dans la capitale du Sénégal. De prime abord, les arguments mis en avant par le locataire d’Iavoloha ont convaincu la Banque africaine de développement (BAD), et le Fonds international de développement agricole (FIDA).
Selon les informations qui ressort de ce conseil présidentiel de mercredi, la BAD et le FIDA se sont “engagés”, respectivement, à contribuer à hauteur de 334 millions de dollars pour la première et 200 millions de dollars pour le second, “pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire de Madagascar, à travers la mise en oeuvre son pacte national pour l’alimentation et l’agriculture”. Ce qui fait un total de 534 millions de dollars.
Augmenter le rendement de chaque agriculteur est l’un des points soulignés par le président de la République, pour vaincre l’insécurité alimentaire et atteindre l’autosuffisance alimentaire. Un argument qu’il a soutenu dans sa prise de parole lors du panel des chefs d’État à Dakar. “(…) j’ai tenu à rappeler les actions lancées par l’État pour abattre la faim dans notre pays”, est la première partie d’un tweet du locataire d’Iavoloha sur le conseil présidentiel.
Il a ainsi exposé à ses interlocuteurs les actions étatiques pour augmenter le rendement des agriculteurs. Le soutien à l’accès aux intrants agricoles et la mise à disposition des terres sont en première ligne. La dernière décision dans ce sens a été actée durant le conseil des ministres du 11 janvier. Il s’agit du Programme de distribution de sulfate d’ammonium (PDSA).
Action
Le PDSA consiste en la distribution d’engrais mélangés avec du NPK dans onze régions, pour la saison 2022 – 2023, dans l’optique d’augmenter le rendement rizicole jusqu’à 5 tonnes par hectares. Durant la réunion qu’il a présidée au sommet de Dakar, Andry Rajoelina a aussi expliqué les tenants et aboutissants du projet Titre vert et la mise à disposition de terres agricoles aux agriculteurs, par le biais des certificats fonciers. De même pour la conjugaison de la politique agricole à Madagascar, avec celle de l’industrialisation.
La communication qui découle du conseil présidentiel, à Dakar, rapporte qu’il a été expliqué aux partenaires multilatéraux que “le programme ODOF [One district, one factory] est effectif avec la dotation aux paysans d’unités semi-industrielles pour leur permettre de transformer dans leurs propres localités leurs produits agricoles”. La mise en place de l’usine NUTRISUD, en renfort à la lutte contre le kere dans le Sud, a aussi été soulignée.
Nitsangana ny Vovonana « C’ LERA », nanao Fanambarana
« Vonona ny higadra indray aho » hoy Atoa Voninahitsy Jean Eugène « raha izay no takian’ny fanavotam-pirenena ».. Sokajin’olom-panjakana maro sy Antoko politika ary olom-pirenena tsotra no mitambatra anatin’nyVovonana « C’ LERA’. nanho hevitra teny amin’ny Espace Mahatehotia.
Daniel Kahneman, lauréat du Prix Nobel, redoute la refonte judiciaire en Israël
Selon l’économiste, ces réformes marquent « la fin de la démocratie » : « Ce n’est pas l’Israël dans lequel je souhaite que mes petits-enfants grandissent »

Le professeur Daniel Kahneman, lauréat du Prix Nobel, déclare dans un entretien publié mercredi dans The Marker que le plan de refonte judiciaire avancé par le nouveau gouvernement de la ligne dure du Premier ministre Benjamin Netanyahu marque « la fin de la démocratie israélienne », ajoutant qu’il transformera radicalement le pays.
« J’ai le sentiment d’être dans un pays qui m’est étranger. Je suis totalement sous le choc. Pour moi, la fin de la démocratie, ce n’est pas rien. C’est la fin d’un rêve », explique-t-il dans l’interview.
« Je veux croire qu’il y a encore de l’espoir mais… ce n’est plus l’Israël que je connais, ce n’est pas le pays dans lequel j’ai grandi. Ce n’est pas l’Israël où je souhaite que mes enfants et mes petits-enfants grandissent », ajoute-t-il.
Le psychologue et économiste israélien qui, en 2002, avait remporté le Prix Nobel en Sciences économiques, a été l’un des signataires – il y en a eu plusieurs centaines – d’une « lettre d’urgence » qui a été publiée mercredi, avertissant que la refonte judiciaire, une enveloppe de réformes à la portée considérable, pourrait avoir de graves implications pour l’économie.
« Je demande à tout le monde s’il y a des raisons de garder espoir mais je n’ai rien entendu de prometteur… J’espère vivement que le pire n’arrivera pas », poursuit Kahneman dans l’interview.
Cet expert en prise de décision estime que les manifestations citoyennes massives contre le gouvernement sont susceptibles d’avoir un impact, ainsi que les pressions internationales.
« Les pressions publiques entraînent parfois des résultats et de la durabilité. Mais les pressions publiques au sein d’Israël ne seront pas toutes seules – les pressions à l’international vont aussi se renforcer. Certains s’en fichent au sein du gouvernement, mais l’État d’Israël est en train de se mettre au ban, de son propre fait, du monde auquel il appartient. Et ce n’est pas rien », note-t-il.

« Concernant les manifestations – je suppose qu’elles ne vont pas s’apaiser. Le danger est tellement grand que les Israéliens ne vont pas garder le silence », dit-il.
Afrique, Ukraine : la marche sanglante des Wagner
Après le Mali, le Burkina Faso vient de demander à l’armée française de quitter son territoire. Arrivée au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat, le 30 septembre 2022, le deuxième en huit mois, la junte burkinabée dénonce l’accord qui permet aux forces spéciales françaises d’être présentes dans le pays pour lutter contre les groupes jihadistes. Ouagadougou dit notamment vouloir diversifier ses partenaires et envisagerait un rapprochement avec… Moscou. Paris a répondu attendre des clarifications de la part du président de transition, le capitaine Ibrahim Traoré.
Le Burkina Faso héberge actuellement un contingent de près de 400 hommes de la force française « Sabre ». Ce scénario rappelle celui de Bamako, dans un contexte qui a vu depuis le putsch de septembre, les manifestations contre la présence militaire française se multiplier à Ouagadougou sur fond de désinformation qui émanerait d’organisations financées par Moscou, avec un objectif : faire de la Russie la puissance d’influence au Sahel à la place de la France.
Des dessins animés de propagande russe circulent ainsi sur les réseaux sociaux. Dans l’un d’eux, on peut voir des soldats français représentés en zombies et en serpents, se présentant comme des « démons de Macron ». De l’autre côté, les mercenaires du groupe russe Wagner, eux, sont dépeints comme des libérateurs. Véritable cheval de Troie de l’influence de la Russie sur le continent africain, les hommes de Wagner, un groupe paramilitaire russe sans existence légale, ont été signalés au Burkina Faso mais leur présence n’est pas confirmée. Ils sont en revanche désormais bien implantés au Mali ainsi qu’en Centrafrique. Dans ce dernier pays, les mercenaires russes, proches de Vladimir Poutine, « intimident et harcèlent les civils », créant un climat de peur.
À tel point que, selon l’ONU, les victimes des violences de ces paramilitaires sont terrifiées à l’idée de saisir la justice par crainte de représailles. Wagner, une armée de l’ombre qui vient d’être classée par les Etats-Unis « organisation criminelle transnationale », sème la violence partout sur la planète depuis 2013. Avec souvent une même méthode pour s’implanter dans un pays : assurer la sécurité des pouvoirs en place en échange d’une prise de contrôle des mines d’or et de diamant. Avec derrière ces juteux contrats : Evgueni Prigojine. Surnommé le « cuisinier de Vladimir Poutine », le patron de Wagner est sorti de l’ombre pendant la guerre en Ukraine. Il a reconnu en septembre dernier avoir fondé le groupe de mercenaires et il multiplie depuis les apparitions dans les médias ainsi que sur le front ukrainien où ses hommes sont présents. Des déclarations et une omniprésence qui questionnent sur les ambitions de l’homme devenu milliardaire, qui n’a pas hésité ces derniers temps à critiquer l’efficacité de l’armée russe.
Alors Evgueni Prigojine serait-il en train de concurrencer son ami Vladimir Poutine ? Quelles sont les ambitions du patron de Wagner ? Que se passe-t-il au Burkina Faso ? Comment les hommes de Wagner sont-ils devenus incontournables en Afrique ? Enfin si RT France ferme, la chaîne russe est très active en Afrique. Quelle est sa stratégie sur le continent africain ?
Experts : – François Clemenceau, rédacteur en chef international Le Journal du Dimanche – Guillaume Ancel, ancien officier de l’armée française – Daphné Benoit, correspondante Défense à l’AFP – Paul Gogo, correspondant en Russie
Invasion de l’Ukraine: la Russie exclue des commémorations de la libération d’Auschwitz
Jusqu’à présent, Moscou a toujours participé aux cérémonies qui se tiennent chaque année le 27 janvier, son représentant prenant la parole lors de la cérémonie principale

Les représentants de la Russie n’ont pas été invités aux commémorations du 78e anniversaire de la libération par l’Armée Rouge du camp de la mort nazi d’Auschwitz-Birkenau, à la suite de l’agression russe contre l’Ukraine, a annoncé mercredi le musée du site.
« Compte tenu de l’agression contre une Ukraine libre et indépendante, les représentants de la Fédération de Russie n’ont pas été invités à participer à la commémoration de l’anniversaire de la libération d’Auschwitz de cette année » qui doit se dérouler ce vendredi, a indiqué à l’AFP Piotr Sawicki, porte-parole du musée.
Jusqu’à présent, la Russie a toujours participé aux cérémonies qui se tiennent chaque année le 27 janvier, son représentant prenant la parole lors de la cérémonie principale.
Selon le directeur du musée, Piotr Cywiński, il était évident qu’il ne pouvait « signer aucune lettre à l’ambassadeur russe sur le ton d’une invitation », dans le contexte du conflit.

« J’espère que cela va changer à l’avenir, mais nous avons un long chemin à parcourir. (…) La Russie aura besoin d’un temps extrêmement long et d’une très profonde introspection après ce conflit pour revenir dans les salons du monde civilisé », a-t-il déclaré, cité par l’agence PAP.
Le jour de l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février, le musée a qualifié l’attaque russe d’ »acte de barbarie ».
« Cet acte de barbarie sera jugé par l’histoire, et ses auteurs – il faut l’espérer – par la Cour internationale de justice », avait indiqué le musée sur Twitter.
Construit en Pologne occupée, Auschwitz-Birkenau est le symbole du génocide perpétré par l’Allemagne nazie à l’encontre de six millions de Juifs européens, dont un million sont morts dans le camp entre 1940 et 1945, avec plus de 100 000 non-Juifs.
Ce camp où quelque 80 000 Polonais non-juifs, 25 000 Roms et 20 000 soldats soviétiques ont également trouvé la mort, a été libéré par l’Armée Rouge le 27 janvier janvier 1945.
-source: fr.timesofisrael.com avec AFP)
Guerre en Ukraine : Biden annonce l’envoi de 31 chars à Kiev
Le président américain a annoncé ce mercredi depuis la Maison Blanche l’envoi de 31 chars Abrams à l’Ukraine, soit l’équivalent d’un bataillon.
Guerre en Ukraine : en annonçant l’envoi de chars à Kiev, Joe Biden privilégie l’unité avec les Européens
Les 31 Abrams M1 ne seront pas livrés avant plusieurs mois, mais la décision du président américain constitue un revirement majeur et a permis de débloquer l’aide de l’Allemagne.
L’unité des alliés avant tout, au-delà des évaluations militaires : c’est cette priorité stratégique qui a poussé Joe Biden, contre l’avis initial du Pentagone, à accepter la livraison de chars Abrams M1 à l’Ukraine. Le président américain a confirmé, mercredi 25 janvier, que son pays fournirait 31 chars de ce type à Kiev, un nombre équivalent à un bataillon ukrainien complet. Mais il faudra « des mois, plutôt que des semaines », selon un haut responsable de l’administration, avant que ces équipements n’arrivent sur la ligne de front. Il est probable qu’ils n’y parviendront même pas en 2023. En revanche, un programme de formation pour les spécialistes ukrainiens devrait démarrer dans les plus brefs délais.
Les Abrams seront acquis au travers de l’Initiative d’aide à la sécurité de l’Ukraine, au lieu d’être simplement prélevés sur les stocks déjà disponibles. Ce char est considéré comme un atout de premier ordre de l’armée américaine. Mais son déploiement ne va guère de soi. Il nécessite une initiation pointue, à la fois pour parvenir à maîtriser son usage sur un théâtre de guerre et pour assurer son entretien continu. Les chars ne peuvent pas avancer longtemps de façon autonome. Ils ont besoin d’être soutenus à l’arrière par une chaîne logistique, allant de camions de maintenance au ravitaillement en fioul. Les Etats-Unis vont notamment fournir huit chars de dépannage M88, en accompagnement des Abrams.
Les Pays-Bas souhaitent envoyer des avions de guerre à Kiev
Mohammed Benjilany : « L’offre de coopération marocaine se veut être une offre multidimensionnelle »

Le Maroc est en pleine offensive en Afrique. Le royaume chérifien est une économie à forte progression pour qui l’Afrique est un terrain à privilégier pour les investissements. A Madagascar, la coopération avec ce deuxième pays le plus industrialisé en Afrique avance à grand pas ces dernières années. Les relations sont également au beau fixe, telles que l’ambassadeur marocain à Antananarivo, Mohammed Benjilany, l’explique à notre rédaction. Entretien.
Midi Madagasikara : En quelques phrases, comment voulez-vous résumer ces six années que vous avez passées à Madagascar ?
Mohammed Benjilany : Je suis arrivé ici à Madagascar, en 2016, la veille de la visite de Sa Majesté le Roi. Cela fait un peu plus de six ans maintenant. Je vais être franc avec vous, c’était, à tous les égards, six années pleines de travail et de résultats dont le rapprochement de Madagascar et du Maroc. Nous avons réussi à renforcer ce rapprochement ici avec nos interlocuteurs. Ce sont aussi six années pleines sur le plan personnel. Car j’ai eu l’occasion de découvrir un pays magnifique au niveau des paysages, au niveau des gens. C’est un pays très singulier et particulier avec une biodiversité qui l’est tout autant.
M-M : Madagascar et le Maroc ont conclu plusieurs protocoles d’accord de coopération sur différents domaines, entre autres, sur le secteur financier, l’agriculture durable, le développement touristique et les infrastructures. Où en est-on avec tous ces projets actuellement ?
M-B : Je voudrais rappeler que le Royaume du Maroc et la République de Madagascar sont liés par une relation très forte gravée dans l’histoire de nos deux pays. Cette relation a connu plusieurs évolutions. L’année 2016 a marqué un tournant dans le renforcement du cadre juridique de coopération entre le Royaume du Maroc et la République de Madagascar à l’occasion de la visite de Sa majesté le Roi Mohammed VI. Ce même cadre juridique qui a vu la signature de 22 accords et s’est enrichi davantage en mars 2019 à l’occasion de la 1ère réunion de la commission mixte Maroc-Madagascar à Marrakech par la signature de 9 nouveaux accords dans de nouveaux domaines.
Ce que je peux vous affirmer c’est que tous ces accords ont connu une mise en œuvre très rapide à travers la mise en place de comités de suivi ou de pilotage de part et d’autre et l’organisation d’échanges de visite d’experts des deux pays. La pandémie de Covid-19 a beaucoup ralenti cet élan mais malgré tout, nous avons pu, avec quelques départements techniques malgaches, maintenir le rythme à travers des visio-conférences
Certains accords, déjà mis en oeuvre, ont vu des éléments nouveaux y être intégrés et j’évoquerai, à titre d’exemple, le secteur de la santé où la coopération initiale concernait une coopération technique et administrative entre le CHU Ibn Sina à Rabat et l’Hôpital HJRA d’Antananarivo et qui a évolué vers un programme de formation de médecins et de chirurgiens en matière de transplantation rénale pour répondre à une priorité de l’Etat malgache. Tout cela naturellement est le fruit de la relation fraternelle mais aussi de la confiance que se font deux pays africains pour avancer ensemble dans un esprit de coopération sud-sud efficiente.
En matière de formation universitaire, notre programme de bourses se poursuit. A partir de novembre 2016, le nombre de bourses marocaines a doublé passant de 35 à 70 bourses par an à laquelle se sont ajoutées une vingtaine de bourses dédiées à la formation professionnelle.
Je voudrais, également, évoquer les projets de la Fondation Mohammed VI pour le Développement Durable à Antsirabe dont l’avancement a été très impacté par deux années de pandémie et leurs conséquences multiples sur les voyages, le transport de marchandises etc et sur lesquels nous essayons d’avancer pour rattraper les retards.
Enfin, je ne saurais terminer cette partie sans parler de la solidarité du Maroc à Madagascar. En effet, à chaque fois que la République sœur, Madagascar, a été affectée par une catastrophe naturelle, une épidémie, une invasion des criquets pélerins et même pendant la Covid, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a toujours donné ses hautes instructions pour que l’aide marocaine soit dirigée vers Madagascar en appui à l’Etat malgache afin de soulager les populations affectées.
M-M : Le Maroc figure parmi les premiers pays africains qui investissent le plus en Afrique. En termes de volume d’investissements, quels sont les investissements marocains à Madagascar ?
M-B : Je peux vous dire qu’il y a quatre investissements majeurs marocains à Madagascar, notamment le secteur des banques avec la BOA et l’entrée dans le capital de la BMOI. Aussi, la reprise de la Banque de Madagascar et des Mascareignes. Nous avons aussi deux investisseurs marocains qui investissent beaucoup en Afrique à savoir Intelcia qui emploie environ 1 500 personnes et Outsourcia qui emploie environ 700 personnes. Nous travaillons et nous essayons de faire venir d’autres investisseurs, de les intéresser à venir investir à Madagascar. En 2022, le président de la République a rencontré à Paris, le patronat marocain. Nous poursuivons les discussions sur une éventuelle mission économique et commerciale marocaine ici à Madagascar. Et pourquoi pas, une mission économique et commerciale malgache au Maroc.

M-M : Sur le plan économique, le Maroc figure parmi les économies qui ont connu une forte progression. Notamment si on parle de l’agriculture, votre pays est parmi les principaux pays fournisseurs du marché européen. Sans parler du tourisme où le Maroc est une destination phare depuis plusieurs années. Monsieur l’ambassadeur, si vous pouviez vous permettre de donner des conseils au gouvernement malgache, que diriez-vous ?
M-B : Comme vous le savez, un ambassadeur n’a pas vocation à donner de conseils. Mon travail, dans le cadre de notre partenariat avec Madagascar, consiste à travailler avec nos partenaires et interlocuteurs malgaches pour mettre en œuvre les coopérations existantes, consolider les acquis et identifier de nouveaux axes de coopération.
Comme vous l’avez dit, le Royaume du Maroc connaît depuis deux décennies un rythme de développement très important qui touche de nombreux secteurs tels que les infrastructures routières et portuaires, l’agriculture, le tourisme, les énergies renouvelables et tant d’autres
En Turquie, face au président Erdogan, l’opposition en ordre dispersé
A quatre mois de l’élection présidentielle, prévue le 14 mai, la coalition de six partis n’a toujours pas trouvé son candidat.

Sur le papier, l’affaire était entendue. Vingt ans de règne sans partage de Recep Tayyip Erdogan et de son Parti de la justice et du développement (AKP) allaient finir par user l’incroyable résilience des Turcs. Avec une inflation oscillant entre 50 % et 85 % selon les mois, une monnaie en chute libre et des signes chaque jour un peu plus visibles d’un accroissement de la pauvreté, le temps semblait compté pour le président sortant, qui remettra son mandat en jeu lors de l’élection présidentielle prévue le 14 mai. Si on ajoute à cela la dérive autoritaire toujours plus prononcée du pouvoir et l’alliance de six partis de l’opposition rassemblés pour la première fois autour d’un agenda commun de démocratisation, l’épilogue allait de soi.
Seulement voilà, en Turquie, la politique n’est jamais linéaire. Après avoir dévissé dans les sondages au printemps, le chef de l’Etat a repris plus de sept points sur ses adversaires. La « table des six », la coalition anti-Erdogan, n’a toujours pas trouvé de dynamique porteuse, après dix mois de conciliabules. Contrairement aux élections municipales de 2019, quand elle s’était rassemblée contre les candidats de l’AKP et leurs alliés du Parti d’action nationaliste (MHP, extrême droite), « elle semble aujourd’hui se battre contre elle-même plutôt que contre le gouvernement », résume Murat Yetkin, ancien éditorialiste du journal Hürriyet, fin commentateur de la vie politique turque.
Les obstacles se sont accumulés. Recep Tayyip Erdogan, maître de tous les leviers de l’Etat, a fait, une nouvelle fois, et comme avant chaque échéance électorale, un usage immodéré de la puissance publique. Le pouvoir judiciaire n’a eu de cesse de harceler ses opposants et les caisses de l’Etat ont été très largement mises à contribution. A l’automne, le président a promis la construction de 500 000 logements sociaux accessibles à des taux plus qu’attractifs. Près d’un demi-million de personnes employées comme vacataires dans la fonction publique ont été titularisées. Le salaire minimum a été revalorisé de 50 % fin décembre, soit la troisième augmentation en un an. Et plus de deux millions de travailleurs ont vu l’âge de leur retraite abaissé, sans qu’un des ténors de l’opposition n’y trouve à redire, ou presque.
« Quand on pose la question, personne n’est convaincu que l’opposition soit en mesure de rétablir l’économie », Özer Sencar, directeur de la société de sondages MetroPOLL
« Erdogan est en campagne depuis l’été dernier, souligne Özer Sencar, le directeur de la société de sondages MetroPOLL. Il met en application une économie électoraliste. Il utilise les ressources publiques, qui existent ou non, pour distribuer des avantages aux électeurs. En ce moment, il y en a pour tout le monde. Erdogan est certes très affaibli au vu de la situation du pays, mais quand on pose la question, personne n’est convaincu que l’opposition soit en mesure de rétablir l’économie. »
(source: lemonde.fr)
