Mois: mars 2023
La mobilisation historique des juifs américains face à la dérive d’Israël
La réforme judiciaire engagée par le gouvernement Nétanyahou suscite un rejet inédit dans la diaspora aux Etats-Unis, où de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer le tournant extrémiste de la coalition au pouvoir.

Une contestation, une révolution, ou un réveil ? On peine à trouver les mots justes, face au débat qui embrase les communautés juives libérales aux Etats-Unis. L’adjectif adéquat, lui, ne fait aucun doute : historique. Tribunes, lettres ouvertes, émissions, manifestations… La réaction de la diaspora aux projets du gouvernement Nétanyahou résonne en solidarité avec les manifestants dans les rues israéliennes. Ces citoyens américains frissonnent encore à l’évocation de l’assaut donné le 6 janvier 2021 contre le Capitole par les partisans de Donald Trump. Aujourd’hui, ils assistent à une offensive d’ampleur en Israël pour écraser les contre-pouvoirs – à commencer par la Cour suprême – au nom d’un programme extrémiste et d’une acception restrictive de l’identité juive.
L’image la plus frappante de cette mobilisation a été l’intervention du rabbin américain Rick Jacobs, fin février à Tel-Aviv, devant la foule des opposants. Le président de l’Union pour le judaïsme réformé, qui regroupe deux millions de personnes aux Etats-Unis, a été acclamé lorsqu’il a exprimé, en hébreu, toute la préoccupation de la diaspora. « Nous parlons par amour, explique-t-il par téléphone au Monde. C’est le moment de s’engager pour un Etat juif et démocratique. Ces deux termes sont aujourd’hui menacés par la coalition composée d’ultraorthodoxes et d’ultranationalistes, qui a une vision suprémaciste du judaïsme, et non pas inclusive pour les laïcs et les réformistes. Je ne peux imaginer un Etat juif non démocratique. Eux, oui. Avec ces changements dramatiques, toutes les minorités seraient menacées, faute de Constitution et d’une Cour suprême ne pouvant plus les défendre. »
Il serait exagéré de parler d’unanimité chez les quelque 7,5 millions de juifs américains qui composent un paysage culturel et religieux complexe. Mais la tendance est claire. Selon une étude du Pew Research Center, en 2020, environ 70 % se disaient démocrates. A leurs yeux, les valeurs de justice et d’égalité importent bien plus que la loi religieuse. Ils n’étaient que 26 % à se déclarer du bord républicain. « Les juifs américains se considèrent comme pro-israéliens, mais il ne s’agit pas d’un enjeu majeur au moment de voter, explique Halie Soifer, présidente du Jewish Democratic Council. Ils ont un lien émotionnel avec Israël, mais se déterminent surtout en fonction de questions intérieures, comme la santé, le contrôle des armes ou la politique climatique. »
(source: lefmonde.fr)
Éric-Emmanuel Schmitt : La traversée des temps
Cette « Traversée des temps » affronte un prodigieux défi : raconter l’histoire de l’humanité sous la forme d’un roman. Faire défiler les siècles, en embrasser les âges, en sentir les bouleversements, comme si Yuval Noah Harari avait croisé Alexandre Dumas.
Depuis plus de trente ans, ce projet titanesque occupe Eric-Emmanuel Schmitt. Accumulant connaissances scientifiques, médicales, religieuses, philosophiques, créant des personnages forts, touchants, vivants, il lui donne aujourd’hui naissance et nous propulse d’un monde à l’autre, de la préhistoire à nos jours, d’évolutions en révolutions, tandis que le passé éclaire le présent.
« Paradis perdus » lance cette aventure unique. Noam en est le héros. Né il y a 8000 ans dans un village lacustre, au cœur d’une nature paradisiaque, il a affronté les drames de son clan le jour où il a rencontré Noura, une femme imprévisible et fascinante, qui le révèle à lui-même. Il s’est mesuré à une calamité célèbre : le Déluge. Non seulement le Déluge fit entrer Noam-Noé dans l’Histoire mais il détermina son destin. Serait-il le seul à parcourir les époques ?
Eric-Emmanuel Schmitt : le pape l’a envoyé en Terre sainte

Sur un conseil émanant directement du Vatican, l’écrivain s’est rendu, à bord d’un car, au bord du lac de Tibériade, à Capharnaüm, au pied du mont Thabor, puis à Nazareth et Bethléem. Il a écrit un livre de ce voyage, Le défi de Jérusalem.
«Nous apprécions votre foi et votre liberté, cher Eric-Emmanuel Schmitt. Nous aimerions vous envoyer en Terre Sainte. Vous pourriez peut-être revenir de cette expérience avec un livre ?». L’appel téléphonique depuis le Vatican, de Lorenzo Fazzini, l’un des proches collaborateurs du Pape François a surpris le romancier qui savait qu’Oscar et la dame rose avait été un succès en Italie, mais n’en avait jamais véritablement mesuré la dimension.
Ce coup de téléphone inattendu a également bouleversé un emploi du temps, établi deux ans à l’avance . Quatre semaines de liberté professionnelle entre les délibérations du Prix Goncourt et l’écriture d’un nouveau roman lui ont permis d’effectuer, quelques mois plus tard, un voyage organisé en trois parties. Il a commencé par se mêler à un groupe de pèlerins et s’est rendu, à bord d’un car, au bord du lac de Tibériade, à Capharnaüm, au pied du mont Thabor, puis à Nazareth et Bethléem.
Mgr Scicluna: « Vos estis lux mundi » est maintenant une loi universelle
L’archevêque maltais, secrétaire adjoint du dicastère pour la Doctrine de la Foi et expert en matière de lutte contre les abus, commente les amendements faits par le Pape François au Motu proprio « Vos estis lux mundi ». «Le changement le plus important est d’avoir introduit une procédure détaillée pour rapporter et enquêter sur les allégations concernant les laïcs à la tête d’associations internationales», affirme-t-il.

Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican
Mgr Charles Scicluna, secrétaire adjoint du dicastère pour la doctrine de la foi depuis 2018, impliqué dans la lutte contre le phénomène des abus commis par le clergé, illustre l’importance des nouveautés introduites aujourd’hui par le Pape avec une mise à jour de « Vos estis lux mundi », le motu proprio promulgué en 2019, dans lequel François a introduit de nouvelles règles de procédure pour lutter contre les abus sexuels, et garantir que les évêques et les supérieurs religieux soient responsables de leurs actes.
Excellence, quelle est la principale nouveauté apportée à « Vos estis lux mundi » pour favoriser sa meilleure application près de quatre ans après son entrée en vigueur?
Le premier point fondamental est le fait même que le Pape confirme la loi promulguée en 2019, comme une loi universelle de l’Église, et non plus ad experimentum. Il s’agit d’une loi très importante car, entre autres, certains éléments nouveaux sont introduits dans l’histoire du droit canonique, comme la pertinence pénale de l’abus d’un adulte vulnérable.
Parmi les changements, il y a une clarification de l’identité des victimes d’abus. Auparavant, nous parlions de mineurs et de personnes vulnérables. Maintenant, on parle aussi «d’adultes vulnérables» et de «personnes qui ont habituellement un usage imparfait de la raison». Que signifie cette spécification?
Il s’agit d’une harmonisation entre deux lois de 2021. Il y a deux ans, le Pape François promulguait une nouvelle version de la loi particulière qui énumère les droits réservés à la compétence du dicastère pour la Doctrine de la Foi, ainsi qu’un Motu proprio dans lequel il révisait le chapitre du code de droit canonique qui parle des sanctions pénales. Il y a donc une harmonisation entre ces lois qui traitent d’un sujet très douloureux, mais aussi très important pour la pastorale.
Les normes s’appliquent désormais non seulement aux clercs et aux religieux, mais aussi aux laïcs qui, lit-on, sont ou ont été modérateurs d’associations internationales reconnues par le Siège apostolique. Cela concerne-t-il également les mouvements et les réalités ecclésiales?
Certainement. Cette insert est l’une des nouveautés les plus importantes de cette version de « Vos estis lux mundi ». Nous sommes dans la deuxième partie qui donne à l’Église une procédure détaillée sur le signalement et l’investigation d’allégations contre des personnes dans les hautes sphères de l’Église. Une sphère qui, dans le document de 2019, comprend les cardinaux, les patriarches, les évêques, les clercs nommés comme pasteurs dans les églises particulières, tandis que dans le texte d’aujourd’hui, le Pape introduit deux nouvelles catégories: les clercs qui ont été à la tête d’une association publique, cléricale, avec faculté d’incardination, puis les fidèles laïcs qui ont été modérateurs d’associations internationales reconnues par le Saint-Siège.
Dans quelle mesure les récents faits divers impliquant des responsables de réalités ecclésiales ont-ils influencé cette nouvelle précision?
Il faut dire que certains faits du domaine public ont déjà eu leur plainte et leur procès. Cette loi concerne l’avenir et dit très clairement que lorsqu’il s’agit d’une plainte à l’encontre d’un laïc à la tête d’une association internationale, il faut se référer à cette loi particulière, et universelle à partir de maintenant.
Le document précise que les diocèses et les éparchies doivent être dotés d’organismes et de bureaux – auparavant désignés sous le terme générique de « systèmes stables » – qui doivent être facilement accessibles au public pour signaler les cas d’abus. Il s’agit là aussi d’une nouvelle étape. À quoi cela est-il dû?
C’est la demande d’une présence généralisée comme un signe d’attention de l’Église particulière, mais aussi de l’Église universelle, qui souhaite faciliter la réalisation de ce qui est indiqué dans l’article 5 sur l’attention aux personnes. En effet, l’article en question établit que les autorités ecclésiastiques doivent s’engager à faire en sorte que les personnes qui se disent offensées, ainsi que leurs familles, soient traitées avec dignité et respect, et se voient offrir l’accueil, l’écoute et l’accompagnement à travers des services spécifiques d’assistance spirituelle, médicale, thérapeutique et psychologique selon les cas. Il ne s’agit donc pas seulement de centres d’écoute où les personnes peuvent se présenter, mais aussi de lieux où la prise en charge peut être facilitée.
Mais qu’est-ce qui change en ce qui concerne la responsabilité des évêques?
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Le Honduras rompt avec Taïwan et reconnaît Pékin

La Chine et le Honduras ont établi dimanche des relations diplomatiques, un revers pour Taïwan qui perd encore un allié et dénonce les «coercitions et intimidations» de Pékin. Tegucigalpa avait annoncé quelques heures auparavant la rupture de ses liens avec Taipei, lequel n’est désormais plus reconnu que par 13 États dans le monde. «La Chine et le Honduras viennent d’établir des relations diplomatiques», a tweeté Hua Chunying, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Elle accompagne son court message d’une photo du ministre chinois des Affaires étrangères, Qin Gang, serrant la main à son homologue hondurien Enrique Reina, actuellement à Pékin.
La Chine estime que l’île de Taïwan, peuplée de 23 millions d’habitants, est l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise. Achevé en 1949, le conflit a opposé les communistes (qui ont finalement pris le pouvoir en Chine continentale) à l’armée nationaliste (contrainte de se replier sur l’île).
En sept décennies, l’armée communiste n’a jamais pu conquérir l’île, laquelle est restée sous le contrôle de la République de Chine – qui autrefois gouvernait toute la Chine et ne gouverne plus aujourd’hui que Taïwan.
«Incitations financières»
Au nom du principe d’«Une seule Chine», Pékin ne permet pas aux pays étrangers de maintenir des relations diplomatiques avec Taipei. L’île a toutefois noué des partenariats à l’international via d’autres canaux. Lire la suite »
Trouble au sein du PAC : La Société civile quitte le CSE
Une quinzaine d’organisations de la Société civile (OSC) annoncent avoir pris la décision collective de démissionner du comité de suivi-évaluation des Pôles anti-corruption (CSE PAC). Elles dénoncent les dysfonctionnements engendrés par la loi n°2021-015 du 05 août 2021 (dite loi Idealson) tendant vers l’anéantissement des efforts entrepris depuis de longues années dans la mise en place du système anti-corruption, et en particulier des Pôles anti-corruption (PAC). Les OSC soutiennent qu’elles refusent d’être complices du démantèlement des acquis, du renforcement des impunités en raison des demandes de poursuite non-concluante ou encore la procédure de mise en accusation de la HCJ n’ayant pas abouti. D’après leurs explications, la Société civile n’exerce plus qu’une participation symbolique au CSE PAC et son avis est de plus en plus ignoré.
A rappeler que le Comité de Suivi-Évaluation des Pôles Anti-Corruption (CSE PAC) a pour mission de garantir le bon fonctionnement des PAC : servir de garant de l’indépendance des PAC, et constituer le comité de recrutement des magistrats des PAC en collaboration avec les représentants du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM). Or, la composition du CSE PAC telle qu’elle est définie par l’article 39 de la loi Idealson ne garantit plus l’indépendance des PAC, selon ces organisations de la Société civile. En effet, le BIANCO et le SAMIFIN sont désormais cantonnés au rôle de simples observateurs. De plus, cette loi a également modifié l’avis afférent au CSE PAC en simple avis consultatif quant au renouvellement du mandat du Coordonnateur des PAC.
Les OSC qui viennent de démissionner du CSE PAC dénoncent également les pressions visant à museler les PAC ; à l’exemple de la récente affaire de la libération de la maire de Vavatenina Marie Aurèlie Volanimanana par une intervention musclée de la ministre de la Justice. La maire qui est pourtant impliquée dans une affaire de détournement de deniers publics, de faux et usage de faux. Une intervention qu’on peut qualifier d’ingérence et d’abus de pouvoir de la Garde des sceaux. Les détails peuvent être lus en suivant le lien http://www.lagazette-dgi.com/?p=93881. On peut dire que l’indépendance et la neutralité des pôles anti-corruption sont donc à revoir.
(source: La Gazette)
Henri Ratsimbazafy 90 ans
Airtel Madagascar accompagne le rendez-vous inédit pour la célébration des 90 ans de cet artiste
Henri Ratsimbazafy, un homme de valeur et fort d’une énergie qui lui est propre. Du haut de ses 90 ans, ce chanteur et compositeur, garde toujours ce charme qui l’a fait aimer des jeunes des années 60 et continu de transcender les générations. Airtel Madagascar accompagne cet évènement majeur du 2 avril prochain.
Le 2 avril prochain au CC ESCA, l’artiste nous fera le privilège de nous faire vivre plus de 250 de ses œuvres qui parlent d’un peu de tout, d’amour, d’amitié, mais aussi de la vie quotidienne de ses compatriotes. Un auteur-compositeur interprète de la chanson malgache qui a dépassé les frontières de la Grande île de l’Océan Indien. Il a commencé sa carrière musicale dans les années 50 et ce n’est que 10 ans plus tard que Dear Henry a fait ses premières apparitions sur scène.
Sa particularité : il fait partie des rares artistes qui ne chantent que ses propres compositions.
Ami de la culture et de l’art, Airtel Madagascar sera aux côtés de cette icône de la chanson malgache en tant que sponsor officiel. L’opérateur a annoncé son soutien lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 14 mars au Pho resto Ankorondrano et met un point d’honneur à maintenir ses engagements en faveur de la promotion de la culture et des talents nationaux.
« Depuis de nombreuses années, l’industrie culturelle a toujours été au centre de nos préoccupations. Elle porte les valeurs de savoir-faire, d’excellence et de créativité. A ce titre, ce secteur et les artistes, qui en sont les artisans, méritent toute notre attention et notre soutien. C’est donc tout naturellement que l’opérateur a décidé d’accompagner l’illustre Henri Ratsimbazafy », a fait savoir Anna Ratsimbarison, responsable communication auprès d’Airtel Madagascar.
« Admiratif de son talent et de son parcours artistique, notre accompagnement n’est que la traduction de notre profond respect à son égard, de ses confrères et de l’univers artistique en général », a-t-elle réitérée.
Toujours est-il que l’accompagnement d’Airtel à cet événement demeure en cohérence avec ses valeurs : Respect, Dynamisme, Solidarité.
Il est à rappeler que les billets sont déjà en vente sur www.ticketplace.io �payables à distance via Airtel Money.
(source: lakroa.mg)
Quel est cet astéroïde 2023 DZ2 qui passera près de la Terre ce samedi
2023 DZ2 surnommé « City killer » passera à portée du moindre astronome amateur, même équipé d’une simple paire de jumelles.
ESPACE – Véloce, avec ses 28.000 kilomètres/heures, d’une carrure solide allant entre 40 et 90 mètres diamètres, il jouit même d’un petit nom à faire frémir : le « City killer », en français le destructeur de villes… Alors que manque-t-il à l’astéroïde 2023 DZ pour laisser sa trace dans l’histoire de notre planète Terre ? Un brin de précision, c’est tout.
Le caillou stellaire a pourtant de quoi être fier de son approche. Samedi 25 mars, l’astéroïde repéré un mois plus tôt passera à 168.300 kilomètres de la planète bleue, ce qui dans les standards de la discipline est très, très peu. La moitié de la distance qui nous sépare de la Lune ! Pour en prendre la mesure, il faut rappeler que les agences spatiales internationales considèrent qu’un objet stellaire est qualifié de « géocroiseur », c’est-à-dire qu’il passe près de la Terre, lorsqu’il est à moins de 50 millions de kilomètres. Soit près de 500 fois plus loin que notre 2023 DZ.
Très près, c’est presque trop pour le simulateur d’orbites The Sky Live
Échouer si près du sol doit coûter à notre voyageur spatial, tant ils sont peu d’élus à s’approcher si près de notre atmosphère : sa rareté est d’un tel ordre de grandeur qu’on n’en voit qu’un par décennie… Pour un objet de cette taille. Car les astéroïdes qui évoluent dans notre voisinage immédiat sont nombreux, mais bien peu cumulent une taille imposante et une course aussi serrée avec l’orbite terrestre.
L’« incident de Tungunska »
Avec son diamètre de plus de 40 m2, 2023 DZ est en effet assez volumineux pour vitrifier une ville entière et sa région, si sa course l’avait conduit un peu plus dans notre direction. Pour prendre un exemple resté célèbre : l’« incident de Tungunska ». Cet épisode qui avait vu un astéroïde atomiser plus de 2000 kilomètres carrés de forêt sibérienne en 1908, était le fait d’un « caillou » dont le diamètre était estimé à seulement 50-60 mètres. Comment a-t-il pu causer autant de dégâts sur une telle surface ? Au contact avec l’air, les astéroïdes explosent au-dessus du sol, créant une onde de choc aux proportions dantesques.

Ici, pas de danger d’après les calculs de l’Agence Spatiale Européenne, qui a sorti le caillou de la liste des objets potentiellement dangereux. Cela n’a pas empêché son cousin d’outre-atlantique, la NASA, de rouler subtilement des mécaniques. « Une bonne occasion de mettre en œuvre la défense planétaire, si jamais on découvrait une menace pour la Terre », précisait l’un des comptes Twitter officiels de l’agence, rappelant qu’il y a quelques mois à peine, un exercice de déviation d’astéroïde avait eu lieu avec succès.
En l’absence de tout danger, c’est surtout l’occasion pour les astronomes amateurs (et les autres) d’étudier de très près un rocher spatial. À 20 h 50, ce samedi 25 mars, les possesseurs de lunette astronomique, ou même d’une simple paire de jumelle, pourront chercher l’objet brillant en mouvement en se repérant aux étoiles environnantes, grâce au guide du site Earthsky.org. Les autres pourront se connecter au site Virtual Telescope pour apprécier les mêmes images dans leur canapé.
(source: huffingtonpost.fr)
Anders Fogh Rasmussen : «Le risque d’une guerre dans le Caucase du Sud est réel et ne peut servir l’Europe»

ENTRETIEN – L’ancien secrétaire général de l’Otan, qui s’est rendu en Arménie mi-mars, estime crucial que les États européens s’engagent pour la paix dans le conflit autour du Haut-Karabagh, victime de l’attitude belliqueuse de l’Azerbaïdjan.
Ancien premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen a été secrétaire général de l’Otan de 2009 à 2014. Il dirige désormais le cabinet de conseil Rasmussen Global, qui travaille en étroite collaboration avec la présidence ukrainienne.
LE FIGARO.- Vous revenez d’un déplacement en Arménie, où vous avez alerté d’un risque réel d’escalade. Pourquoi la situation dans le Caucase vous inquiète-t-elle ?
A. V. RASMUSSEN. – Le risque d’une guerre ouverte entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan dans un futur proche est réel et sous-estimé. Il existe une unique route reliant l’enclave du Haut-Karabagh à l’Arménie. Une seule. Et cette route est bloquée depuis le 12 décembre. Des produits essentiels aux médicaments, plus rien ne passe. Des habitants sont coincés côté arménien et ne peuvent retourner chez eux. Cette situation peut aboutir à un désastre humanitaire. L’objectif, à terme, pourrait être un nettoyage ethnique, en rendant la vie des habitants si difficile que beaucoup d’entre eux quitteraient le territoire.
J’ai écrit un message au président azéri Ilham Aliev pour lui enjoindre de lever le blocus. Il ne m’a pas répondu, tout comme il n’a jamais réagi aux différentes déclarations de la communauté internationale. La Cour internationale de justice (organe judiciaire des Nations unies, ndlr) a ordonné elle-même à l’Azerbaïdjan de rétablir la circulation. Mais le blocus est toujours là. J’apprécie l’engagement fort d’Emmanuel Macron sur ce sujet, et j’espère que la France sera rejointe par les autres principaux États membres de l’Union européenne pour accentuer la pression sur le président Aliev.
Quel genre de pressions ?
La Commission européenne et l’Azerbaïdjan sont liés par un accord sur l’énergie. Évidemment, après avoir coupé l’approvisionnement en gaz russe, nous avons besoin d’alternatives. Mais cet accord peut justement être une excellente base pour accentuer la pression sur le président azéri. Il est important de signifier à Bakou que notre intérêt énergétique ne nous fera pas détourner le regard d’un drame humanitaire en puissance.
ll se pourrait qu’Ilham Aliev soit un autocrate, à l’instar de Vladimir Poutine. Mais je crois fermement qu’il est conscient du désavantage de passer pour un paria international, comme c’est le cas pour son homologue russe. À mon avis, Aliev calcule minutieusement les limites à ne pas dépasser dans les violations du droit international. Car le blocage du Haut-Karabagh est une violation du droit, de même que les attaques menées en septembre dernier sur le sol arménien, suivies de l’occupation de bouts de territoires. L’Union européenne doit signifier clairement au régime d’Aliev que ces violations ne resteront pas impunies.
La responsabilité de l’ouverture du corridor n’incombe-t-elle pas également à la Russie ?
En effet, le corridor de Latchin est sous le contrôle des «soldats de la paix» russes depuis un accord en 2020. J’ai vu de mes propres yeux les soldats postés pour contrôler la route. Ils sont tout proches du lieu du blocus, mais ils ne font rien ! Moscou n’a absolument rien fait pour empêcher cette situation, comme elle n’a rien dit lorsque Bakou a attaqué l’Arménie en septembre. On ne peut exclure que Moscou, outre un manque de volonté d’aider son alliée historique, manque également de capacités pour le faire, étant pleinement engagé sur le front ukrainien. Quoi qu’il en soit, il y a manifestement un changement de paradigme dans le Caucase, avec un recul de l’influence et de l’impact russe. Les Arméniens sont profondément déçus de cette inaction. Voilà pourquoi ils cherchent des amis fiables, qu’ils pourraient trouver à l’Ouest.
Vous dites que l’Europe a une responsabilité particulière en Arménie, pourquoi ?
Je pense qu’un nouveau conflit dans cette région aux portes de l’Europe ne peut nous servir. Cela risque d’abord être compromettant pour notre approvisionnement en énergie. Aussi, la passivité de la Russie laisse présager l’existence d’une alliance informelle entre Moscou et Bakou, et, derrière, entre Moscou et Istanbul. Voilà pourquoi les États européens doivent s’engager dans le Caucase du Sud.
Je pense que l’Union européenne a saisi l’enjeu en déployant une mission d’observateurs à la frontière arménienne. Pour l’instant, le groupe est trop petit, les moyens trop limités, et les experts n’ont pas accès au côté azéri de la frontière. Mais c’est une bonne base. L’objectif est double : dans l’immédiat, contenir la menace – car l’Azerbaïdjan n’osera pas attaquer tant que des observateurs européens pourront constater les faits. Dans une perspective plus longue, j’encourage l’Union européenne à en faire une véritable mission d’enquête pour établir des faits documentés sur la situation humanitaire au Nagorny Karabagh.
Nous devons également presser le président Aliev d’engager des négociations de paix. Le premier ministre arménien a fait preuve d’une grande flexibilité en ce sens, en indiquant que pour lui et son gouvernement, des garanties sur les droits et la sécurité des habitants du Nagorny Karabagh primeraient sur tout débat quant au statut de l’enclave (qui se veut autonome mais que Bakou revendique, ndlr). En d’autres termes, l’Arménie serait potentiellement prête à accepter que l’enclave fasse partie de l’Azerbaïdjan, à condition que soient absolument garantis les droits des Arméniens qui y résident.
Si un tel scénario se matérialisait, un mécanisme international serait nécessaire pour contrôler le respect des garanties. Ceci est inimaginable sans une mission pacifique de maintien de la paix, qui puisse alerter en cas de risque imminent de nettoyage ethnique. Je plaide donc pour le déploiement d’une mission internationale et armée, sous mandat des Nations unies.
Sur un autre front, celui de la guerre en Ukraine, vous conseillez le président Zelensky sur le plan international. Comment voyez-vous l’avenir du conflit ?
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Why is All Life Carbon Based, Not Silicon? Three Startling Reasons!
Clearly taught complex objects by a sympathetic Arvin Ash.
Manhattan DA Says Trump Created False Expectation of Arrest
The district attorney of Manhattan is firing back at Donald Trump. He says the former president is to blame for this week’s grand jury chaos. « Donald Trump created a false expectation that he would be arrested, » Alvin Bragg wrote to congressional Republicans after they called for an investigation into Bragg’s prosecution of Trump. Bragg’s letter comes as the grand jury was postponed for the second time in a week.
House Speaker Kevin McCarthy urged calm Sunday and said Americans should not protest if former President Donald Trump is indicted and arrested in a hush-money investigation in New York.

