Le rapport se contente de noter « l’intérêt croissant des Etats-Unis pour le Groenland et son importance pour la sécurité nationale américaine », estimant qu’il « augmente la menace d’espionnage, y compris le cyberespionnage, et les tentatives d’influence sur toutes les parties du royaume du Danemark ».
Culture
Toliara – Début de la concertation régionale
Une pré-concertation régionale pour Atsimo Andrefana s’est tenue à Toliara hier. La mise en place de l’État fédéral y a été demandée.

Le débat a quelque peu dépassé le cadre de la première consultation d’hier. L’hôtel des Finances de Toliara a abrité la pré-concertation régionale sur la refondation de la République pour Atsimo Andrefana. Une consultation qui a pris l’allure d’une présentation d’aspirations longtemps refoulées, plutôt que d’une réflexion sur la manière de mener la concertation régionale pour Atsimo Andrefana, laquelle devra durer six mois, selon les explications.
Une centaine de personnes a répondu à l’invitation tardive envoyée par le ministère d’État en charge de la refondation auprès de la Présidence de la refondation de la République. «Les forces vives de la région Atsimo Andrefana et même de Toliara ne sont pas toutes présentes. C’est une organisation un peu à la va-vite. La concertation devrait être ouverte au plus grand nombre», souligne un participant.
Quatre représentants du ministère d’État en charge de la Refondation ont présenté les objectifs de la concertation régionale et ont donné la parole afin de recueillir les idées et les aspirations. Les questions portaient sur les demandes de changement d’orientation politique depuis la base ; d’autres ont revendiqué des états des lieux locaux, et beaucoup ont insisté sur la mise en place d’un État fédéral. L’assistance était notamment composée de représentants d’associations locales. Il y avait peu de jeunes et seulement une dizaine de femmes.
État fédéral
Fitahia Miller, enseignant en droit constitutionnel à l’université de Toliara, a indiqué en prenant la parole que, dès le renversement de l’ancien régime, la Constitution de Madagascar était devenue caduque. «Nous ne devons plus nous appuyer sur la Constitution. Nous devons plutôt établir rapidement une feuille de route. L’Assemblée nationale doit être dissoute et, enfin, il est à noter que la laïcité de l’État n’est pas respectée actuellement avec l’implication exclusive du FFKM», détaille-t-il. Lire la suite »
Hauts emplois de l’État – Des anciens de L’Express de Madagascar aux manettes
Des anciens journalistes de L’Express de Madagascar occupent désormais des postes clés dans l’administration. Leur parcours illustre le rôle du journal comme école de futurs hauts responsables.

Des anciens journalistes de L’Express de Madagascar ont été nommés à des postes clés au sein de l’administration publique, lors du Conseil des ministres du 8 décembre. Stéphan Razafindehibe a été nommé directeur général de l’Autorité pour la protection contre les inondations dans la plaine d’Antananarivo (Apipa), tandis que Andry Drouot Faralahy devient chef de district d’Antanimora Atsimo, dans la région d’Androy. Mahefa Rakotomalala a quant à lui été nommé directeur général de la Communication, auprès du ministère de la Communication et de la Culture, lors du Conseil des ministres du 12 novembre.
Deux de ces hauts responsables ont déjà exercé des fonctions similaires après leur passage à L’Express de Madagascar.
Polyvalent
Journaliste polyvalent, Stéphan Razafindehibe, qui avait couvert les rubriques Société, Politique, Économie, Faits divers et Culture, entre 2004 et 2010, a également occupé le poste de directeur des ressources humaines dans plusieurs ministères, notamment au ministère des Affaires étrangères sous Pierrot Rajaonarivelo, ou encore au ministère des Travaux publics, avant ce nouveau poste. La passation de service avec son prédécesseur, Andria- mahafaly Ramanantsoa, s’est tenue hier.
Andry Drouot Faralahy, ancien responsable des rubriques Société et Culture de 2004 à 2007, a auparavant exercé les fonctions de directeur de la Communication au ministère du Travail et de la Fonction publique. Mahefa Rakotomalala, quant à lui, assurait les rubriques Économie et Politique, puis est devenu chef d’édition, avant cette nomination.
Ces nominations soulignent une fois de plus le rôle de L’Express de Madagascar comme une véritable école, qui forme non seulement des journalistes compétents, mais aussi de futurs hauts responsables de l’État.
(source: Miangaly Ralitera – lexpress.mg)
Le Danemark considère désormais les Etats-Unis comme une menace pour sa sécurité
Dans son rapport annuel, le renseignement militaire danois compare les Etats-Unis à la Russie et à la Chine et met en garde contre le fait que Washington « n’exclut plus le recours à la force militaire même contre [ses] alliés ».

Chaque année, au mois de décembre, les services de renseignements militaires danois (Forsvarets Efterretningstjeneste, FE) publient un rapport détaillé, évaluant les menaces qui pèsent contre la sécurité du royaume. La Chine, la Russie et diverses organisations terroristes figurent dans les dernières éditions. Elles y sont toujours dans le document présenté mercredi 10 décembre. Mais pour la première fois, les Etats-Unis, alliés historiques du Danemark depuis la seconde guerre mondiale, sont aussi ajoutés à la liste.
Intitulé « Udsyn » (« Perspectives »), le rapport décrit un monde où trois grandes puissances se disputent l’influence au détriment des autres pays et où les Etats-Unis « utilisent leur puissance économique, notamment sous la forme de menaces de droits de douane élevés, pour imposer leur volonté et n’excluent plus le recours à la force militaire, même contre leurs alliés ».
L’Arctique fait l’objet d’un chapitre entier. Là encore, les Etats-Unis sont comparés à la Chine et la Russie, sans aucune mention de l’alliance entre Washington et Copenhague, formalisée dans l’accord de défense sur le Groenland signé en 1951, qui permet pourtant à l’armée américaine d’être présente sur l’île.
Fanokafana ny « Dinika ho an’ny Fanavaozana » teny amin’ny CCI-Ivato tarihin’ny FFKM – Famintinana
CCI – IVATO – Ouverture officielle de la concertation nationale
La concertation nationale a débuté hier au CCI Ivato, réunissant acteurs politiques, société civile et organisations religieuses. Cependant, le processus reste flou, sans calendrier ni garanties claires.

La concertation nationale a été officiellement lancée hier au Centre de conférences international (CCI) d’Ivato, dans une atmosphère mesurée. Réunissant responsables politiques, représentants de la société civile et autorités religieuses, cette première étape a surtout permis de poser un cadre encore imprécis, en l’absence de calendrier et de garanties claires sur la suite du processus.
La cérémonie d’ouverture, marquée par un culte œcuménique conduit par le Conseil des Églises chrétiennes à Madagascar (FFKM), a donné le coup d’envoi d’un processus présenté comme une étape importante de la refondation politique. La participation est restée contenue, traduisant un dispositif encore en phase de mise en place, dont les contours restent à préciser.
Les représentants des formations politiques, de la société civile, des notables traditionnels et des organisations religieuses étaient présents. Mais cette première journée a davantage servi à installer le cadre qu’à insuffler un réel élan. Les attentes demeurent élevées, tandis que les observateurs restent prudents, notamment en raison de l’absence d’un calendrier clairement défini pour la suite des travaux.
Un processus encore interrogé
Plusieurs questions demeurent. La valeur ajoutée de cette nouvelle concertation, au regard des précédentes initiatives souvent restées sans effets concrets, constitue l’un des principaux points d’interrogation. Les participants s’interrogent aussi sur le devenir des propositions formulées: seront-elles intégrées au processus décisionnel ou rejoindront-elles la liste des recommandations restées sans suite? Les modalités de sélection des participants, la méthode de travail et les résultats attendus restent, eux aussi, à clarifier.
Face à ces réserves, les autorités ont rappelé le cadre général de la démarche. La concertation relève d’une initiative de l’État, menée sous directive gouvernementale, le FFKM intervenant uniquement comme médiateur. Il a par ailleurs été assuré que les revendications issues du mouvement de la Génération Z seraient examinées.
C’est toutefois le Haut conseiller à la Refondation, le colonel Gervais Andriamiarisoa, qui a donné la tonalité la plus structurante des échanges. Il a insisté sur le fait que les discussions ne se limiteraient pas aux seuls enjeux politiques et institutionnels. Lire la suite »
Coopération militaire : Les USA renforcent leurs liens avec les nouvelles autorités

À plus d’un mois après le changement de régime dans le pays, les États-Unis ont publié les rencontres avec les nouvelles autorités militaires malgaches.
Washington n’a pas mis fin à sa coopération avec Madagascar. Du moins sur le domaine militaire et sécuritaire. Les 13 et 18 novembre derniers, alors que le pays est en plein basculement politique, faisant suite à la chute du régime d’ Andry Rajoelina et la prise de pouvoir des nouvelles autorités militaires, le major-général Matthew Trollinger, chef d’état-major du Commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM), a séjourné à Madagascar. Ce haut responsable militaire américain, qui gère un portefeuille important dans la région australe d’Afrique, était dans le pays du 13 au 18 novembre dans le cadre d’une mission visant à approfondir la coopération sécuritaire avec le gouvernement malgache et à soutenir les efforts de partenariat maritime dans une zone stratégique de l’Océan Indien. L’information a été officiellement publiée, hier, à un presque un mois de ce voyage, par Africom.
Capacités bilatérales
La présence de l’ambassadrice américaine, Claire Pierangelo, lors de la prestation de serment du colonel Michaël Randrianirina, à la Haute Cour Constitutionnelle, le 17 octobre dernier, a déjà lancé un signal à l’endroit des nouvelles autorités. Vient en plus la visite de l’officier américain de l’Africom, marquée par une série d’entretiens et d’activités officielles, qui illustre la volonté des États-Unis de consolider leur présence dans la région tout en accompagnant les initiatives malgaches et régionales en matière de sécurité maritime. Lire la suite »
Litige foncier à Sakatia : les baux officiellement annulés, l’État garde la réserve foncière touristique

Le ministre de l’Aménagement du Territoire et des Affaires foncières (MATSF), le général de division Lylyson René de Rolland, a choisi Nosy Be pour porter une annonce très attendue : les baux contestés sur l’île de Sakatia seront annulés. Déclaration faite sur place, le 8 décembre 2025, au terme d’une visite destinée à constater directement les tensions foncières qui secouent l’archipel. Dans la foulée, le ministre a précisé que la « réserve foncière touristique » (RFT) restera sous propriété de l’État. Autrement dit : fin des contrats litigieux, mais maintien du statut stratégique du site.
Sakatia n’est pas une île comme les autres. Depuis 2023-2024, elle est devenue le centre d’une confrontation ouverte entre une partie de ses habitants et l’ancien régime d’Andry Rajoelina. À l’origine, l’attribution à la société Green Mada Land d’un bail emphytéotique de longue durée sur une portion de l’île, destinée à un projet hôtelier. Plusieurs médias ont rapporté que le périmètre concerné s’inscrivait dans une zone classée RFT depuis le début des années 2000, immatriculée sous le titre n°1807-BO pour environ 17,3 hectares. Ce classement interdit la vente pure et simple des terrains et encadre les investissements via des baux.
Pour la population locale, ces arguments juridiques n’ont jamais suffi à apaiser la colère. Soutenus par des organisations telles que le Collectif TANY et Natural Justice, les habitants affirmaient ne pas avoir été consultés, dénonçaient une tentative d’accaparement et craignaient un déplacement forcé. Les protestations se sont durcies après des passages répétés d’équipes techniques et de représentants liés au projet, perçus comme la préparation d’un bornage et d’études préalables. En face, Green Mada Land s’est défendue en soutenant que le bail avait été acquis légalement et que le projet se voulait écologique, rejetant l’idée d’expulsions. Lire la suite »
Faha-70 Taona ny Arsidiosezin’Antananarivo – Fitokanana ny Paroisse Victoire Rasoamanarivo, Ambohipo
Sorona Masina sy Lanonana manetriketrika famaranana ny Taon-Jobily Masina 2025, notarihan’i Mgr Jean de Dieu Raoelison sy ny Nonce apostolique Tomasz Grysa.
Me Hanitra Razafimanantsoa: Ministre d’Etat auprès de la Présidence chargée de la refondation de la République
Fanazavana ny fanomanana ny Fanavaozana ny Repoblika izay nankinin’ny Filoha Michaël Randrianirina amin’ny FFKM ny Fitarihana ny Fikaonandoham-pirenena, miainga any amin’ny Fokontany.
Edgard Razafindravahy : Le Secrétaire général de la COI épargné par le cyclone politique à Madagascar.

Le « spoils system » érigé en principe de gouvernance par les dirigeants de la Refondation n’a jusqu’à présent pas atteint l’initiateur du programme One District One Factory (ODOF) malgré certain “MIC mac” contre l’ancien ministre de l’Industrialisation, du Commerce et de la Consommation.
Mi-mandat
Élu par les États membres de la Commission de l’Océan Indien le 15 juillet 2024 et investi officiellement dans ses fonctions le 30 septembre de la même année, le 10ème Secrétaire Général de la Commission de l’Océan Indien se trouve à mi-mandat à Maurice où la langue de bois n’a d’ailleurs pas droit de cité à… Ebène, siège de la COI. Edgard Razafindravahy car il s’agit de lui, est jugé par son programme au niveau régional, notamment le renforcement de la sécurité alimentaire et l’amélioration de la connectivité maritime qui impactent positivement sur Madagascar.
Pas de condamnation
Après le changement de régime qui n’a d’ailleurs pas fait l’objet de condamnation ni d’objection par l’organisation régionale, le pays continue de bénéficier des actions principales de la COI comme la gestion durable des ressources naturelles et la mise en place de systèmes d’alerte précoce et prévention contre les pollutions et les catastrophes naturelles. Des questions d’actualité en cette saison des pluies durant laquelle la Grande Île ne sera pas à l’abri des activités cycloniques. En revanche, Edgard Razafindravahy est épargné par le cyclone politique qui souffle sur le territoire, afin de ne pas compromettre les avancées réalisées par la COI dans les domaines de la sécurité alimentaire, l’économie, l’environnement, la santé entre autres.
Programme ODOF
C’est à l’instar de la continuité des négociations sur la prorogation de l’AGOA qui a dissuadé les autorités de la Refondation à abroger la nomination de l’ambassadrice de Madagascar aux États-Unis, Lantosoa Rakotomalala. Celle-là même qui était précisément la prédécesseure d’Edgard Razafindravahy au ministère de l’Industrialisation, du Commerce et de la Consommation où il avait lancé le programme « One District, One Factory » plus connu sous l’abréviation ODOF.
Africa Cup 3×3 2025 : Les Ankoay hommes et dames conservent leur couronne africaine

Les sélections malgaches masculines et féminines ont une nouvelle fois remporté le titre continental lors de la FIBA 3×3 Africa Cup 2025. Cela confirme leur domination après leur sacre de 2024 et portant haut les couleurs nationales face aux meilleures nations du continent.
Deux finales intenses face à l’Égypte
L’or reste bel et bien à la maison. Portés par un public en liesse, les Ankoay dames et hommes ont offert une performance exceptionnelle en décrochant chacun la médaille d’or de la FIBA 3×3 Africa Cup 2025. Les deux équipes ont affronté l’Égypte en finale, dans des matchs serrés qui ont tenu la salle de Mahamasina en haleine jusqu’à la dernière seconde.
Chez les dames, Madagascar s’est imposé 17 à 16 au terme d’une rencontre maîtrisée, marquée par une défense solide et une adresse décisive dans les derniers instants. Du côté des hommes, les Ankoay ont arraché la victoire 21 à 20, confirmant leur suprématie régionale dans ce format de jeu dynamique et spectaculaire.
Toujours de la victoire
La compétition, qui s’est déroulée du 5 au 7 décembre, a réuni 14 nations chez les hommes telles que l’Égypte, l’Algérie, le Rwanda ou encore le Kenya, et 10 équipes féminines, dont l’Ouganda, la Tunisie, les Comores et le Bénin. Tout au long du tournoi, les Ankoay sont restés invaincus, affichant une constance remarquable.
En demi-finale, les Ankoay dames ont arraché une victoire serrée face au Kenya (21–20), tandis que la sélection masculine s’est imposée avec autorité contre l’Algérie (21–14). D’un côté, Madagascar avait déjà affirmé sa supériorité dès les premiers matchs. Chez les femmes, les victoires face à la Tunisie (20–18) puis à la RD Congo (20–13) ont illustré une cohésion remarquable et une discipline tactique exemplaire. Du côté des hommes, les Ankoay ont entamé la compétition avec la même intensité, dominant successivement le Rwanda (21–18) et le Botswana (18–13), confirmant ainsi une montée en puissance constante jusqu’à la finale.
Pari réussi pour Madagascar qui a encore visé ce sacre. Avec ce doublé historique, Madagascar réaffirme son statut de référence continentale du 3×3.
(source: moov.mg)