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Culture

Tournée en Afrique de Macron : « un mélange de Tintin au Congo et d’OSS 117 », dénonce Taché

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Le député écologiste Aurélien Taché a critiqué la tournée en Afrique d’Emmanuel Macron lors des questions au gouvernement à l’Assemblée.

POLITIQUE – Lors des questions au gouvernement de ce mardi 7 mars, le député écologiste Aurélien Taché a épinglé la tournée africaine d’Emmanuel Macron du 1er au 5 mars, et comprenant pas moins de quatre pays, en dénonçant un « double standard en matière de droits humains et de démocratie en Afrique ». La ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna a répondu en revendiquant la création de « partenariats équilibrés (…) sans arrogance, mais sans complexe », comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Débutant par le Gabon, pour participer au One Forest Summit, un forum sur la préservation des forêts tropicales, le chef de l’État a rencontré Ali Bongo, dont les deux élections présidentielles sont contestées. Une entrevue qu’a dénoncée Aurélien Taché en introduction de sa prise de parole : « Au Gabon, sous prétexte d’un sommet sur la forêt boycotté par la société civile et les ONG, le président n’a fait que renforcer Ali Bongo, cœur battant de la Françafrique, à la veille d’une élection présidentielle.»

Une conférence de presse tendue

«  Au Congo-Brazzaville, il s’affiche tout sourire avec Denis Sassou Nguesso, président militaire et responsable d’une guerre civile ayant entraîné le massacre de milliers d’opposants, » a-t-il poursuivi. Denis Sassou Nguesso dirige le pays depuis près de 40 ans et des organisations congolaises de défenses des droits humains avaient notamment demandé à Emmanuel Macron de relayer leurs préoccupations. Si la teneur des échanges entre les deux hommes d’État n’ont pas filtré, le président français avait déclaré l’avoir rencontré « parce qu’il ne faut humilier personne. »

Aurélien Taché a aussi cité le passage du président de la République en Angola, où il n’a pas mentionné le projet EACOP controversé de TotalEnergies. La dernière étape du voyage du chef de l’Élysée en RDC a été marquée par un point presse avec le président Félix Tshisekedi. Ce dernier dénonce une agression du Rwanda dans l’est du pays, qu’Emmanuel Macron n’a pas condamnée clairement, préférant appeler chacun « à prendre ses responsabilités, y compris le Rwanda ».

La conférence était par moment tendue et Félix Tshisekedi a notamment été applaudi par la presse locale après un tacle contre son homologue : « Regardez-nous autrement, en nous respectant, en nous considérant comme de vrais partenaires et non pas toujours avec un regard paternaliste, avec l’idée toujours de savoir ce qu’il faut pour nous » a-t-il lancé.

 

Sur les réseaux sociaux, des images d’Emmanuel Macron dans une soirée à Kinshasa aux côtés du chanteur congolais Fally Ipupa ont également fait réagir. On y voit le président une bière à la main et saluant la foule. « Si certains se demandent ce que fait Emmanuel Macron pendant que le pays se lève contre sa retraite à 64 ans » a tweeté le député LFI François Ruffin en relayant des vidéos de la soirée.

« Approfondir le dialogue »

« Cette tournée d’Emmanuel Macron, c’est un peu un mélange de Tintin au Congo et d’OSS 117 en Afrique » a finalement asséné le député du Val-d’Oise qui considère que c’est « avec les diasporas, la société civile et surtout la jeunesse que de nouvelles coopérations doivent se construire ». Il a conclu en adressant sa question à la ministre des Affaires étrangères : « Qu’avez-vous pensé de cette tournée du professeur Macron en Afrique ? »

Catherine Colonna s’est alors attelée à défendre les choix du président en rappelant que l’Afrique est un continent « qui présente d’immenses potentialités ». « Nous voulons y créer des partenariats équilibrés, dans le respect réciproque et sans arrogance, mais sans complexe » a fait valoir la ministre.

Cet équilibre, le gouvernement affirme le mettre en œuvre en n’imposant : ni « de solution, ni notre vision du monde. » La présence économique de la France en Afrique doit être d’après elle encouragée dans « un esprit gagnant-gagnant », tout en misant sur des partenariats futurs permettant : « la préservation des forêts, la lutte contre le changement climatique, la lutte contre les pandémies, la défense du multilatéralisme. » En bref, l’exécutif ne souhaite pas « être dans la prise de distance, mais au contraire dans l’approfondissement du dialogue. »

(source: huffingtonpost.fr)

 

Changement d’heure : quelles date et règles pour le passage à l’heure d’été 2023 ?

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CHANGEMENT D’HEURE D’ETE. Quelles sont les infos clés sur le changement d’heure d’été ? Date et heure mais aussi règles, ou encore dernières données sur la fin du changement d’heure… Consultez notre page spéciale passage à l’heure d’été 2023 pour vous mettre dans le bain !

Le changement d’heure d’été en France est pour bientôt : il a lieu dans la nuit du samedi au dimanche du dernier week-end complet de mars, et plus précisément dimanche 26 mars prochain. De l’origine du dispositif amené à disparaître aux règles du passage à l’heure d’été, en passant par l’hypothèse d’une heure d’été toute l’année en France et ce qu’elle entraînerait, naviguez dans notre page spéciale pour vous éclairer sur le changement d’heure.

Pourquoi change-t-on d’heure en France ?

Le changement d’heure saisonnier existe depuis plus de 45 ans et vise ainsi à économiser de l’énergie électrique en s’adaptant aux heures d’éclairage naturel. S’il est aujourd’hui appliqué par l’ensemble des Etats membres de l’UE et 70 pays au total, ce changement d’heure obligatoire est aussi vivement controversé depuis des années. Ses détracteurs pointent avant tout des gains énergétiques trop limités et des effets négatifs sur la santé, le sommeil et la sécurité routière. Plusieurs votes importants sur le changement d’heure ont déjà eu lieu et un processus est en cours pour mettre un terme à cette mesure.

A quelles date et heure a lieu le changement d’heure d’été 2023 ?

Le changement d’heure d’été 2023 a lieu dans la nuit de samedi 25 au dimanche 26 mars 2023 en France, avec une avancée de l’heure. Chaque année depuis 1976, la date du passage à l’heure d’été se situe ainsi fin mars (plus précisément le dernier dimanche du mois), une date immuable pour que les Français puissent se souvenir de cet instant.

Comment s’effectue le passage à l’heure d’été ?

Lors du changement d’heure d’été, à 2 heures du matin, il faut toujours faire partir les aiguilles de sa vieille montre ou de son horloge ancestrale en avant d’une heure. À 2 heures du matin, la France entière repasse donc à 3 heures. Bien évidemment, les smartphones comme tous les appareils connectés passent à l’heure d’été automatiquement, sans qu’aucune intervention ne soit nécessaire. La manœuvre fait artificiellement perdre une heure de sommeil, mais gagner également une heure de luminosité naturelle en fin de journée, en plus du rallongement naturel et progressif des journées à l’approche du solstice d’été, en juin.

En quoi consisterait l’heure d’été toute l’année ?

La France se dirige vers la suppression du (double) changement d’heure et vers le maintien de heure d’été toute l’année, même si ce choix reste à confirmer. En tenant compte des fuseaux horaires existants, le 20 décembre, soit la journée la plus courte de l’année, le soleil se lèvera à 10h06 pour Brest et 9h18 pour Strasbourg, au lieu de respectivement 9h06 et 8h18 en heure d’hiver. le décalage sera aussi visible en soirée, ce qui n’est pas sans impact sur la vie quotidienne.

Avantages. Le maintien de l’heure d’été toute l’année nous permettrait de synthétiser plus de vitamine D vitale à notre organisme, puisque nous profiterions de plus de lumière naturelle en fin de journée. La convivialité serait aussi renforcée, avec des soirées apéros en plein air plus longues. Dixit Olivier Fabre, fondateur de l’association européenne pour l’heure d’été et maire de la commune de Mazamet (Tarn) qui s’est exprimé dans Le Parisien le 24 mars 2019, l’heure d’été (pour rappel, +2 heures de décalage par rapport à l’heure légale) favorise aussi l’économie du tourisme « car les gens sortent et consomment plus quand il fait jour ». Les sportifs pratiquant leur loisir à l’extérieur devraient aussi opiner du chef.

Inconvénients. Si on se base sur l’heure réelle (astronomique), le coucher du soleil a lieu à 20h en France lors des jours les plus longs de la deuxième quinzaine de juin, avec évidement des disparités de quelques minutes selon l’endroit où l’on se trouve sur le territoire. La nuit quant à elle ne tombe pas avant 21h et il ne fait pas nuit noire avant 23h. Si les Français peuvent alors bénéficier de très longues soirées ensoleillées, les enfants de 6-7 ans doivent, eux, se coucher en plein jour (vers 20h30, soit plus de deux heures avant la tombée de la nuit), et les personnes âgées qui dînent tôt se voient servir leur dîner à l’heure « réelle » du goûter.

En hiver, le maintien de l’heure d’été aurait aussi des conséquences non-négligeables sur le lever des enfants. En heure astronomique, aux mois de décembre-janvier, le soleil retarde son lever jusqu’à environ 7h30, le jour commençant à montrer le bout de son nez une heure avant, vers 6h30. Sous l’heure d’été, la levée du jour sera donc artificiellement reportée à 9h ou 10h du matin. L’heure de lever et le chemin des enfants vers l’école se fera donc totalement dans la nuit, et il ne fera pas complètement jour quand ils commenceront leurs activités scolaires. Quant au petit-déjeuner, un des seuls moments des journées d’hiver où l’on peut profiter de la lumière naturelle non-électrique, il se fera encore davantage à la lumière électrique qu’avec l’heure d’hiver.

L’heure européenne se verrait également sérieusement perturbée l’hiver : la France afficherait alors potentiellement l’heure légale de la Grèce, deux heures de plus que l’Angleterre et une heure de plus qu’en Allemagne. De quoi mettre à mal l’organisation des communications et des transports, et obliger les Etats concernés à modifier leur propre système horaire pour plus de cohérence. Enfin, l’environnement ne serait pas à la fête : le Sénat précise dans un texte sur le choix de l’heure suite à la suppression du changement d’heure que les économies d’énergies estimées sur l’ensemble de l’année via le changement d’heure actuel, soit 1,5 milliard de kilowatts-heure, seraient surpassées par les dépenses de chauffage et d’éclairage impliquées par les sombres matinées d’hiver.

Le changement d’heure 2023 est-il le dernier ?

Non, le changement d’heure 2023 n’est pas le dernier. En mars 2019, le Parlement européen a adopté un projet à la majorité pour mettre fin au changement d’heure, mais elle ne sera pas mise en place avant plusieurs années. Ledit projet de directive prévoyait une suppression du changement d’heure rapide : pour ce faire, chaque Etat membre devait trancher entre restrer à l’heure d’hiver ou rester à l’heure d’été. Le Parlement européen avait d’ailleurs plaidé pour une coordination entre les Etats membres, et la Commission européenne pour que l’application des heures permanentes (d’hiver et d’été) dans les différents pays ne perturbe pas le fonctionnement du marché intérieur. La directive devait être adoptée par le Conseil à la fin 2020, puis transposée par les Etats membres, souligne le site officiel Vie Publique. Seulement, à cause de la crise sanitaire liée au Covid-19, du Brexit, puis par des bouleversements occasionnés par la guerre en Ukraine, sans oublier les hésitations des dirigeants européens, le texte en question sur la fin du changement d’heure n’est plus à l’ordre du jour « et ne devrait pas être discuté dans un avenir proche », conclut le site de l’administration française. Et une fois remis sur la table, les débats devraient être longs : « C’est à chaque Etat membre de décider de l’heure légale qu’il souhaite adopter » a ainsi confirmé la Commission européenne à Euronews à l’automne 2022.

(source: linternaute.com)

Aux États-Unis, le prix exorbitant des études à l’université

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Des manifestants brandissant des pancartes lumineuses : « L’allègement des prêts étudiants est légal »devant la Cour suprême à Washington, DC, le 27 février 2023, BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Lors de sa campagne, Joe Biden a promis de s’attaquer à la dette étudiante qui n’en finit pas de s’alourdir devenant un véritable obstacle au lancement de la vie active des Américains.

La suppression d’une partie de la dette étudiante aux États-Unis est examinée par la Cour suprême à partir du 28 février. C’est une promesse de campagne de Joe Biden qui fait actuellement débat mais dont l’enjeu est considérable. Selon le Congressional Budget Office (CBO), au 30 juin 2022, cette dette s’élevait à plus de 1600 milliards de dollars. Ce que le président Biden souhaite, c’est de l’alléger en effaçant jusqu’à 10.000 dollars par tête pour des millions d’Américains qui gagnent moins de 125.000 dollars par année et jusqu’à 20.000 pour ceux qui bénéficient de la bourse Pell Grant, accordée aux plus démunis. La décision de la Cour suprême est attendue avant le 30 juin.

Véritable problème de société, cette dette étudiante est un important poids économique et concerne une grande partie des individus. En 2022, pas moins de 43,4 millions d’Américains ont une dette d’études. À échelle individuelle, cela représente une somme moyenne de 37.358 dollars, selon les données de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed).

Hausse du coût des études

Il n’existe pas d’études gratuites aux États-Unis. Contrairement à la France où le prix d’une année à l’université publique ne dépasse pas les 170 euros en licence, le coût d’un cursus universitaire outre-Atlantique implique un réel investissement pour les étudiants et les familles américaines. Esther Cyna, maîtresse de conférences en civilisation des États-Unis à l’université de Versailles Saint-Quentin, «le prix d’une année peut varier de 30.000 à 45.000 dollars par an rien que pour une université publique».

Ces coûts exorbitants nécessitent pour la majorité de faire une demande de prêts. Ricardo Mondolfi est un étudiant en master «energy and environemnt policy» (politiques énergétiques et environnementales) à l’université de Columbia (New York). Il a dû faire un prêt de 120.000 dollars pour financer ses deux ans de master. «Pour moi, le remboursement de ma dette n’est pas réellement une source d’angoisse contrairement à d’autres jeunes de mon âge car je sais que mes études me mèneront à un poste bien payé. Néanmoins je ne peux pas me permettre de travailler dans le public, au sein du gouvernement par exemple car le privé est mieux rémunéré et me permettra de rembourser ma dette», confie-t-il au Figaro.

Pour les trois quarts des cas, c’est l’État fédéral qui émet ces prêts. Selon la Fed, ils constituent depuis 2010 le deuxième poste d’endettement des ménages américains, après les prêts immobiliers. Pour Esther Cyna, ces sommes sont astronomiques et représentent un véritable problème, notamment pour les personnes qui se retrouvent en défaut de paiement. «Aux États-Unis, il existe un “credit score” qui est sous forme de points et reflète la fiabilité financière d’une personne. Si on ne peut rembourser ce prêt, alors une spirale d’endettement arrive avec des emprunts qui ne sont pas accordés pour acheter une maison par exemple ou qui coûtent plus cher.» Ce défaut de paiement n’est pas un phénomène minoritaire. Le Federal Student Aid estime qu’aujourd’hui, 16% des personnes endettées ne sont plus capables de payer leurs mensualités.

Ce phénomène concerne particulièrement les étudiants ayant contracté des prêts mais qui ne sont pas allés au bout de leurs études. Résultat, ils se retrouvent souvent dépourvus de diplôme et avec une dette pharaonique à rembourser. Mais «la facilité pour les étudiants à obtenir ces crédits fait que ce système peut encore continuer, alors que le coût des études est beaucoup trop élevé et difficile à supporter», explique Ricardo Mondolfi.

Comment expliquer ces coûts ?

Le poids de la dette est d’autant plus important qu’il s’accroît au fil des années. La cause, une flambée des prix de l’enseignement supérieur. Cette hausse du prix des universités est liée à deux phénomènes : la baisse des subventions de l’État et l’augmentation du nombre d’étudiants dans le secondaire. Pour Esther Cyna, «un véritable marché lucratif s’est développé et l’inflation est aujourd’hui incontrôlée, avec des prix qui augmentent tous les ans». Ainsi, pour répondre à une demande étudiante toujours plus importante, de nouveaux établissements privés ont vu le jour et un marché concurrentiel est né. Campus luxueux, professeurs de renom avec des salaires plus qu’attractifs… «Les universités américaines proposent des prestations beaucoup plus fournies que celles en France avec d’importants investissements dans le personnel, les laboratoires de recherche», poursuit Esther Cyna. Tout est fait pour obtenir la meilleure réputation.

En parallèle, les politiques néolibérales marquées par la présidence de Reagan dans les années 80 et qui se sont perpétuées les décennies suivantes, ont organisé le retrait de l’État dans le financement de ces universités. Elles ont donc augmenté les frais de scolarité pour compenser cette baisse de rentrée d’argent. Les parts de financement à la charge des étudiants sont passées de 25% en moyenne en 1990 à 60% aujourd’hui.

Joe Biden tient donc à honorer sa promesse de campagne pour sortir de l’eau ces étudiants les plus précaires. Mais la mesure divise. D’un côté, la facture qui est estimée à 400 milliards de dollars est très critiquée par les Républicains qui voient rouge pour les caisses. De l’autre, pour Ricardo Mondolfi, «cet effacement de la dette est une solution temporaire mais ne répond pas au problème structurel du coût exorbitant des études américaines».

(source: lefigaro.fr)

Démantèlement d’un réseau de voleurs de terrain : Dix personnes déférées hier au PAC, l’une d’elles a tenté de se suicider

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Le BIANCO a diligenté des investigations suite à l’appel du président de la République.

Le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) a découvert le mode opératoire en matière de spoliation foncière. 

Corruption

Premier invité de notre nouvelle rubrique « A vous la parole » le 14 mai 2022, le président Andry Rajoelina avait saisi l’occasion pour souligner la nécessité de mettre en place un Tribunal Spécial Foncier, face aux affaires – au propre comme au figuré – enregistrées dans ce… domaine. « Les litiges fonciers touchent bon nombre de Malagasy à travers tout le pays », a-t-il fait remarquer. En rapportant que durant ses tournées, « il n’y a pas de région sans que les gens ne se plaignent d’abus de pouvoir et/ou de faits de corruption en matière de litige foncier ». Le président de la République d’ajouter que « certaines personnes en font même leur métier, en usant d’abus de pouvoir pour s’accaparer les terres d’autrui ».

Investigations

Lors du colloque national sur l’assainissement du secteur foncier qui s’est tenu début juin 2022 au CCI Ivato, le chef de l’Etat a déclaré que « derrière tout cela, il y a des réseaux composés d’élus, de responsables ministériels, d’opérateurs économiques, de magistrats… ». Et d’appeler le BIANCO à mener des investigations aux fins de démantèlement de ces réseaux mafieux. L’appel lancé au CCI Ivato est parvenu jusqu’à la Villa La Piscine à Ambohibao, siège du BIANCO qui a publié hier sur son site, le « mode opératoire en matière de spoliation foncière qui a été obtenu à l’aide d’une cartographie préventive des risques de corruption croisée avec des investigations judiciaires. Ce schéma simplifie le processus de spoliation bien rodé d’un propriétaire de terrain privé convoité par un réseau de faussaires ». 

Acquisition suspecte

Les cas d’accaparement frauduleux en matière foncière gagnent effectivement du… terrain.

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Disney : sur le chemin de la présidentielle, le gouverneur de Floride Ron DeSantis recueille une nouvelle victoire dans sa stratégie de guerre culturelle

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Critiqué par le groupe après le vote de sa loi sur l’enseignement de l’homosexualité et la question du genre, le républicain a définitivement révoqué, lundi, le statut spécial permettant à l’entreprise de gouverner seule l’immense domaine de Disneyworld.

Un supporteur du gouverneur républicain de Floride Ron DeSantis devant l’entrée du parc Walt Disney World d’Orlando, le 16 avril 2022. OCTAVIO JONES / REUTERS

« Il y a de nouveau un shérif en ville » : le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, avait un ton jubilatoire, lundi 27 février, lorsqu’il a signé la loi mettant fin aux privilèges de Disney. Depuis 1967, le groupe bénéficiait d’un statut spécial lui permettant de gouverner seul l’immense domaine de Disneyworld, près d’Orlando. « Aujourd’hui, le royaume d’entreprise touche enfin à sa fin », a affirmé le probable candidat à la primaire républicaine pour l’élection présidentielle de 2024.

M. DeSantis mène depuis des mois une guerre culturelle contre l’entreprise, accusée de dérive « woke » et progressiste. Dans de multiples tweets, le gouverneur se réjouit de forcer l’entreprise à respecter les règles de construction et de sécurité de l’Etat de Floride, de payer ses impôts et de ne plus avoir de traitement privilégié. Il a surtout mis fin à la quasi-extraterritorialité dont bénéficie le parc ouvert au public en 1971 : il a ainsi nommé un conseil de cinq personnes pour superviser le site, alors que ces personnalités étaient jusqu’à présent choisies par Disney. Son président sera Martin Garcia, patron d’une société d’investissement de Tampa et donateur républicain. M. DeSantis a également nommé Bridget Ziegler, cofondatrice du groupe conservateur Moms for Liberty (Les mamans pour la liberté).

(source: lemonde.fr)


Aire protégée – Des possibilités de sauvetage de Menabe-Antimena avancées

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Crédit photo : FAPBM

 

Régression. C’est de cet ordre que l’ONG Fanamby, en charge de la protection d’une partie du Menabe-Antimena, qualifie la perte en couverture forestière dans l’aire protégée ainsi que du nombre de points de feu observés. Pour rappel, il y a encore quelques années, la sonnette d’alarme a été tirée à propos de la situation environnementale dans la Région du Menabe avec un rythme de 50 hectares de surfaces boisées détruites quotidiennement. Face à cette situation, les intervenants du Menabe- Antimena agissent tous dans sa conservation et selon leurs zones spécifiques avec actuellement une coordination de leurs activités pour plus d’impact. Ainsi, ces responsables de la conservation affirment qu’il existe une fenêtre de possibilité pour sauver les forêts restantes de Menabe- Antimena et des autres aires protégées et que chaque effort des acteurs de la conservation locale dans la réalisation de patrouilles mixtes et de lutte contre le feu a abouti à ce résultat que beaucoup qualifient de miracle. Pour rappel, l’aire protégée de Menabe -Antimena fait partie des forêts les plus décriées en termes de déforestation et de points de feu. Avec près de 2400 ha de perte en couverture forestière dans son noyau dur en 2018, cette perte est actuellement maintenue à 514 ha – anciens et nouveaux défrichements confondus.

Actions combinées

Les intervenants se répartissent selon les sortes d’écosystème. Le paysage de mangrove à l’ouest d’environ 13 947 ha ou le « mangrove landscape » est géré par le WWF. Il y a la zone tampon de 138 268 ha constituée par les zones humides avec le lac  Bedo de 1 000 ha qui fait partie du site Ramsar, le lac Kimanaomby de 1 900ha. La zone tampon voit la présence de propriétés privées telles que la GSM (Grande saline de Madagascar) avec 357 ha, la Saline FIDA avec 663 ha, la propriété De Haulme avec 16 000 ha et l’Aquamen qui occupe 3 868 ha. La forêt sèche est gérée par l’ONG Durell et le CNFEREF, tandis que la réserve spéciale de 6 620 ha est gérée par Madagascar National Parks (MNP). Pour l’ONG Fanamby, la stratégie de restauration forestière passive consiste à laisser la forêt se régénérer en laissant la terre en jachère, c’est-à-dire au repos et sans perturbations humaines. Les actions de répression des infractions aident donc la forêt de Menabe- Antimena à se régénérer naturellement. Il est de ce fait indispensable de sensibiliser la population d’arrêter la culture sur brûlis même en dehors du noyau dur pour éviter toute extension de feu. En effet, il existe des zones à vocation agricole dans l’aire protégée de Menabe- Antimena, qui, rappelons-le, est d’une superficie totale de 210 000 ha. Il existe des zones à occupation autorisée permettant une vie en harmonie avec la nature et le secteur agricole devrait également promouvoir des techniques agricoles qui n’utilisent pas le feu pour préparer les terrains de culture.

Hary Rakoto – laverite.mg

L’Union interparlementaire arabe réitère son rejet de l’approche de tutelle et d’arrogance du PE envers nombre de pays arabes

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L’Union interparlementaire arabe réitère son rejet de l’approche de tutelle et d’arrogance du PE envers nombre de pays arabes © Agence Marocaine De Presse (MAP) قدمت بواسطة
Bagdad – L’Union interparlementaire arabe a réitéré son rejet de l’approche de tutelle et d’arrogance que le Parlement européen (PE) tente d’adopter envers nombre de pays arabes indépendants et souverains dans le but de s’immiscer dans leurs affaires intérieures et de leur imposer sa tutelle, de manière directe ou indirecte.

Au cours de sa 34-ème conférence, tenue à Bagdad, les 25 et 26 février, l’Union a affirmé son rejet catégorique et sans équivoque de toute forme d’agression ou d’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de tout pays arabe, qu’elle soit directe ou indirecte.

L’Union interparlementaire arabe a aussi mis en garde contre les répercussions de la politisation du dossier des droits de l’homme ou de tout autre dossier sur la base des informations erronées et dénuées de tout fondement.

Une délégation représentant le parlement marocain participe à la 34-ème conférence de l’Union interparlementaire arabe, organisée sous le signe « soutien arabe pour renforcer la stabilité et la souveraineté de l’Irak ».

Dans un communiqué, la Chambre des représentants avait indiqué que la participation de la délégation parlementaire marocaine à cet événement constitue une occasion d’échanger des expertises et de tenir des rencontres bilatérales, et de renforcer la position du Royaume du Maroc aux niveaux régional et international en matière des pratiques parlementaires dans ses différents aspects.

La délégation conduite par le vice-président de la Chambre des représentants, Hassan Benomar, est composée de Miloud Maasid, membre du bureau de la Chambre des conseillers, des membres de la division parlementaire nationale de l’Union interparlementaire arabe représentant la Chambre des représentants, à savoir Fatima Khair, et les représentants Lahcen Saadi, Abderrahim Ouaamrou, Abderrazak Ahlouch et Faiçal Zerhouni, ainsi que Cheikh Ahmadou Adbada et Fatiha Khortal de la Chambre des conseillers.

La 34ème conférence est marquée par une participation de haut niveau de 18 pays arabes, dont 14 présidents de parlement et 4 vice-présidents, ainsi que de nombreuses organisations et institutions parlementaires dotées du statut d’observateur auprès de l’Union, notamment l’Union interparlementaire internationale.

(source: Agence Marocaine De Presse (MAP)

François, «Nous devons tous faire de la politique pour le bien commun»

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La couverture du livre El Pastor, actuellement en librairie en Argentine.

El Pastor, le livre des journalistes Francesca Ambrogetti et Sergio Rubin, qui sort en Argentine, est le résultat de plusieurs entretiens avec le Pape sur les questions les plus importantes et urgentes de l’Église. De la politique à l’économie, des réformes de la Curie romaine aux menaces qui pèsent sur la maison commune. Une place est également accordée à certains aspects personnels: à propos d’un voyage en Argentine, «Il est injuste de dire que je ne veux pas y aller», note le Pape.

Benedetta Capelli – Cité du Vatican

De El jesuita, écrit en 2010, à El Pastor, un volume en cours de publication en Argentine. Francesca Ambrogetti, ancienne responsable d’Ansa en Argentine, et Sergio Rubin, du quotidien El Clarin, reviennent sur la figure de Jorge Mario Bergoglio. Dans le premier livre, ils avaient recueilli les réflexions du cardinal-archevêque de Buenos Aires, dans ce second, l’approche porte sur le magistère du Pape François: les défis relevés au cours des dix années de son pontificat et les perspectives d’avenir comme «la revitalisation de l’annonce de l’Évangile», dit le Souverain pontife, «la réduction du centralisme du Vatican, la mise hors la loi de la pédophilie… et la lutte contre la corruption économique». Un programme de gouvernement, souligne-t-il, qui «consiste à exécuter ce qui a été déclaré par les cardinaux dans les congrégations générales à la veille du conclave».

Dix-neuf chapitres en 346 pages divisés en un prologue signé par le Pape dans lequel, écrit-il, «je dois reconnaître une vertu à Francesca et Sergio: leur persévérance». Les journalistes proposent une analyse du magistère à travers des interviews périodiques réalisées pendant 10 ans. De nombreux sujets sont abordé : des questions relatives aux immigrés à la défense de la vie, en passant par l’impact des réformes de la Curie romaine et les abus sur les enfants. Sur ce point, François souligne que son pontificat «sera évalué en grande partie par la manière dont il aura traité ce fléau». Puis le mariage et la famille, la menace de la maison commune, le «génie féminin», le «carriérisme» dans l’Eglise. Sur l’homosexualité, il a souligné que «ceux qui ont souffert du rejet de l’Église, je voudrais faire savoir qu’ils sont des personnes dans l’Église».

L’Evangile pour convertir une mentalité

La politique est l’un des thèmes centraux. «Oui, je fais de la politique, répond le Pape, parce que tout le monde doit faire de la politique. Et qu’est-ce que la politique ? Un mode de vie pour la polis, pour la cité. Ce que je ne fais pas, et que l’Église ne devrait pas faire, c’est de la politique de parti. Mais l’Évangile a une dimension politique, qui consiste à transformer la mentalité sociale, voire religieuse, des gens » afin qu’elle soit orientée vers le bien commun.

Un autre thème fort concerne l’économie, François répète que le phare à suivre est la doctrine sociale de l’Eglise, qu’il ne s’agit pas d’une condamnation du capitalisme mais qu’il est nécessaire, comme l’a indiqué Jean-Paul II, de suivre une «économie sociale de marché». Aujourd’hui, ajoute-t-il, la finance prévaut et la richesse est de moins en moins participative, «Nous sommes tous d’accord sur fait que la concentration de la richesse et l’inégalité ont augmenté. Et qu’il y a beaucoup de gens qui meurent de faim».

Clarté dans les finances du Vatican

François s’attarde ensuite sur les affaires financières du Vatican, défendant la bonne foi de la «grande majorité» des membres de l’Eglise, «mais on ne peut nier, dit-il, que certains clercs et beaucoup, je dirais, de faux « amis » laïcs de l’Eglise ont contribué à détourner le patrimoine mobilier et immobilier, non pas du Vatican, mais des fidèles». Evoquant ensuite l’affaire de la propriété londonienne, il souligne que c’est précisément au Vatican que «l’achat suspect» a été détecté. «Je me suis réjoui, dit le Pape, parce que cela signifie qu’aujourd’hui l’administration du Vatican a les moyens de faire la lumière sur les choses laides qui se passent à l’intérieur». Sur les relations entre l’État et l’Église, il dit donc défendre «la laïcité de l’État, pas la laïcité qui, par exemple, n’autorise pas les images religieuses dans les espaces publics».

Prêt à aller en Chine

Concernant l’Argentine, le Pape souligne que «les accusations de péronisme sont monnaie courante» et appelle les syndicats à défendre la dignité des travailleurs et leurs droits. Il maintient également que son intention de se rendre dans le pays «reste valable», «Il est injuste de dire que je ne veux pas y aller». Concernant l’accord entre le Saint-Siège et la Chine, le Pape se dit conscient des problèmes et des souffrances locaux, se montrant disposé à se rendre dans le pays asiatique : «Demain, si c’était possible !».

L’Église n’est pas une mère par correspondance

Enfin, le Pape confesse avoir eu des crises de foi, surmontées avec l’aide de Dieu. «De toute façon, ajoute-t-il, une foi qui ne nous met pas en crise est une foi en crise. De même qu’une foi qui ne nous fait pas grandir est une foi qui doit grandir».

À propos de l’Église du futur, il explique que la proximité est la clé de tout. L’Église est une mère, et je ne connais pas de mères «par correspondance», «La mère donne de l’affection, elle touche, elle embrasse, elle aime. Quand l’Église n’est pas proche de ses enfants parce qu’elle est occupée par mille choses ou qu’elle communique avec eux par des documents, c’est comme si une mère communiquait avec ses enfants par lettre».

(source: vaticannews.va/fr)

Faces of Africa: The Jews of Madagascar

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Madagascar is the new home for the world’s newest Jewish community. The country was colonized by France and they introduced Christianity which is practiced by over 90% of its citizens. But in recent years, a group of Malagasy people led by Ashrey Dayves believe that one particular religion, Judaism, was the original religion in Madagascar.

They have converted to Judaism and they hope to get many Malagasy join the religion and find their true roots.

Young doctors are leaving Egypt in droves for better jobs abroad

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A medical worker treats a covid-19 patient at a hospital in Cairo in 2021. (Fadel Dawod/Getty Images)

CAIRO — When a hospital in Britain offered Mohamed a new job in 2020, he didn’t have to think twice: The proposed salary was 40 times higher than what he was making at home.

Like other young doctors in Egypt, 34-year-old Mohamed had spent years in school and specialized training, only to be placed in a government hospital where he earned around $300 a month — barely enough to scrape by.

Mohamed spoke to The Washington Post on the condition that he be identified only by his first name, fearing government reprisals for criticizing the medical system.

By moving to the U.K, he joined more than 11,500 doctors who left Egypt’s public health sector between 2019 and 2022, many of them seeking better prospects abroad. Last year, more than 4,300 government-employed Egyptian doctors submitted their resignations, an average of 13.5 per working day.

The rapid exodus is fueling a shortage of qualified doctors in the country. The World Health Organization puts Egypt’s doctor-to-population ratio at 7.09 for every 10,000 people, well below its minimum recommendation of 10. The figure is 35 in the United States and double that in Sweden. But Egypt also lags behind some poorer nations, like Algeria (17) and Bolivia (10).

Mohamed said practicing medicine in Egypt felt like “hitting my head against a wall that never breaks.”

“I needed a place where I would wake up daily and care about nothing but supplying great medical care to my patients, and at the end of the month get paid enough to sustain a decent living,” he said. “I needed to leave.”

In Egypt, all medical graduates are mandated to work in the government sector for at least three, but up to five, years until they become specialists and can leave for better-paying work in private facilities.

During that time, they are paid 2,000 to 4,000 Egyptian pounds per month, a sum that has significantly decreased in value amid soaring prices and a recent currency devaluation. During the pandemic in March 2020, Egyptian President Abdel Fatah El-Sisi ordered a 75 percent increase in monthly pay, but the raises have not kept pace with the economic crisis.

A year ago, the exchange rate was around 15 pounds to the dollar. Now it has surpassed 30, leaving young doctors scrambling for side jobs in the private sector.

“How do they expect a person to survive [on that salary]? That is barely my transportation and breakfast costs for a month,” said Ekram El Azzazy, 28, a doctor in Cairo who works three jobs to make ends meet.

Ekram El Azzazy, a 28-year-old physician in Cairo, works three jobs to stay afloat. (Ekram El Azzazy)

She sleeps in hospital hallways. “Working seven days a week just to survive is really draining,” she lamented. Sometimes, she said, she has been so disoriented that she didn’t realize a patient had checked in or “why the patient’s family was screaming at me.”

The Doctors’ Syndicate medical association has blamed the exodus on low wages, as well as a poor work environment, including understaffed and under-resourced medical facilities.

Health Ministry spokesman Hossam Abdel-Ghaffar told The Post that Egypt has 5,426 primary-care units throughout the country, but only around half of them are “well-equipped,” with basic services such as radiology and a lab.

“For a time before, there was not enough care or attention paid to the primary-care units,” he said, adding that the ministry plans to renovate all such units by the end of next year.

Young doctors should be willing to make sacrifices, Abdel-Ghaffar said, because “the state bears 99.9 percent of the costs of their medical school fees.”

But efforts to make jobs in the industry more sustainable are not coming fast enough. And the shortage of medical staff in wealthier countries has made it simpler than ever for doctors in Egypt — and across the developing world — to find positions in Europe, the Persian Gulf region and the United States.

“It is more than easy for doctors in Egypt to leave,” said Ahmad Diaa, 34, an internal medicine resident in a Chicago hospital. “This is a problem that the government is not paying attention to.”

It took Diaa just two weeks of job hunting to land six offers outside Egypt.

In 2017, he accepted a position as a general practitioner in a primary care unit in Saudi Arabia. After just one year there, he had saved $20,000, which allowed him to travel to the United States to obtain his medical license.

In Saudi Arabia, Diaa said, his superiors understood that he had little experience and eased him into the job with basic tasks such as referring cases to hospitals and prescribing medications for clear symptoms.

The year before, fresh out of school in Egypt, he worked in a facility in the northern city of Monofeya that was in “depleted condition,” he said, where he was expected to shoulder much of the responsibility.

“It was a horrible experience. Without proper prior medical training, you are supposed to be responsible for a primary-care unit,” he said. “We had no ultrasound device, no X-ray, no lab.”

Late last year, Egypt’s Health Ministry opened several night clinics where doctors can work to earn additional income.

Ahmad Diaa, 34, left Egypt in 2017 to work at a hospital in Saudi Arabia. He works in Chicago now as a resident in internal medicine. (Ahmad Diaa)

But the government is aware, Abdel-Ghaffar said, that it is “racing against time” to slow the accelerating brain drain and keep young doctors in Egypt.

“I am willing to work at multiple places, one to learn and the other to barely make any money, but this all has to sustain a living,” El Azzazy said. “I need to eat.”

She tries to remind herself of all the reasons she loves Egypt: The late walks with friends, hearing her native language in the streets. It’s what made her stay even as “everyone else is leaving.”

She was once sure she would never join them. “But I am now considering it,” she said.

(source: washingtonpost.com)