Culture
Union Européenne: le Traité de Nice

Le traité de Nice est un traité signé le par les États membres de l’Union européenne (UE), entré en vigueur le . Il fixa les principes et les méthodes d’évolution du système institutionnel au fur et à mesure que l’UE s’élargit avec l’entrée des Pays d’Europe centrale et orientale (« PECO »).
En effet, dans la perspective d’un élargissement à 28 États membres à l’horizon 2007, les modalités de prise de décision au sein des institutions ont dû faire l’objet d’adaptations. Une nouvelle répartition des voix attribuées à chaque État au Conseil, ainsi que la définition d’un nouveau calcul de la majorité qualifiée, ont paru nécessaires au bon fonctionnement de cette instance décisionnelle menacée de paralysie.
Le traité de Nice et l’élargissement ont fait l’objet d’un référendum en en Irlande. Les Irlandais avaient alors dit « non » le 2 ; après un second référendum, ils ont finalement ratifié le traité.
Période pré-traité
Début 2004, le système de répartition des voix au Conseil de l’Union européenne est le suivant :
- Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni : 10 voix.
- Espagne : 8 voix.
- Belgique, Grèce, Pays-Bas, Portugal : 5 voix.
- Autriche, Suède : 4 voix.
- Danemark, Finlande, Irlande : 3 voix.
- Luxembourg : 2 voix.
La majorité qualifiée nécessite de rassembler 62 voix sur 87, soit 71,2 % des voix, alors que la minorité de blocage est atteinte avec 26 voix. C’est le système de votes pondérés : un acte est adopté lorsque le total des voix qu’il recueille est au moins égal au nombre de voix définissant le seuil de majorité qualifiée, soit 62 voix (correspondant au vote favorable d’au moins 10 États membres). La minorité de blocage peut être obtenue par trois grands États membres, ou même par deux grands États membres et l’Espagne. Lire la suite »
Medical research: Human augmentation with robotic body parts is at hand, say scientists
Extra parts, from a thumb to an arm, could be designed to help boost our capabilities

Whether it is managing childcare, operating on a patient or cooking a Sunday dinner, there are many occasions when an extra pair of arms would come in, well, handy.
Now researchers say such human augmentation could be on the horizon, suggesting additional robotic body parts could be designed to boost our capabilities.
Tamar Makin, a professor of cognitive neuroscience at the MRC cognition and brain unit at Cambridge University, said the approach could increase productivity.
“If you want an extra arm while you’re cooking in the kitchen so you can stir the soup while chopping the vegetables, you might have the option to wear and independently control an extra robotic arm,” she said.
The approach has precedence: Dani Clode, a designer and colleague of Makin’s at Cambridge University, has already created a 3D-printed thumb that can be added to any hand. Clode will be discussing the device as part of panel on “Homo cyberneticus: motor augmentation for the future body” at the annual meeting of the American Association for the Advancement of Science (AAAS) in Washington DC on Friday.
Makin said the extra thumb could be helpful for waiters holding plates, or for electrical engineers when soldering, for example, and other robotic body parts could be designed for particular workplace needs. For example, extra arm could help a builder hammer a nail while holding a joist in place.

“We spoke with a surgeon [who] was really interested in holding his camera whilst he’s doing shoulder surgery, rather than his assistant holding his camera,” said Clode. “He wanted to be in full control of the tools that he’s using with the two hands whilst also holding that camera and being able to manipulate that as well.”
The team say robotic body parts could allow far more control than a simple mounted device, with their operation inspired by our natural mechanisms of agency. “We want something that we’d be able to control [very] precisely without us having to articulate what it is exactly that we want,” said Makin. Lire la suite »
6.22 m WORLD RECORD – Mondo Duplantis clears 6.22m | All Star Perche, Clermont-Ferrand, France
Duplantis makes history again
For Wanda Diamond League champion Mondo Duplantis, breaking world records is fast becoming just another part of the job.
The Swedish pole vault star cleared 6.22m in Clermont-Ferrand on Saturday to add one centimetre to his previous best and set a new world record for the sixth time in his young career.
All six of those records have come in the last three years, a period in which Duplantis has also established an iron grip on the Diamond Trophy.

The 23-year-old has notched up an astonishing total of 18 victories on athletics’ premier one-day circuit since 2020, cruising to the Wanda Diamond League title in both 2021 and 2022.
Saturday’s world-record effort was the 60th time that Duplantis has cleared the six-metre mark, with 16 of those jumps coming on the Diamond League stage.
Unsurprisingly, every one of those six-metre-plus jumps was also a meeting record, meaning Duplantis now holds the pole vault record in more than half of the Wanda Diamond League meetings.
The Swede has also broken the Diamond League record three times since 2020.
His first came in Lausanne back in 2020, when he cleared 6.07m to record the highest outdoor jump in 26 years.
A few weeks later, he went even better, clearing 6.15m in Rome to become the greatest outdoor vaulter in history.
Then, last season, he delighted his home crowd in Stockholm with 6.16m, a performance which foreshadowed his world record at the World Athletics Championships in Oregon the following month.
Duplantis will be hoping to claim his third Diamond League title in 2023, an achievement which would move him within four titles of his old friend Renaud Lavillenie.
Lavillenie, who organises the Clermont Ferrand meet and was right there to congratulate Duplantis as he hit the mat on Saturday, is the most successful athlete in the series’ history with seven Diamond Trophies to his name.
And while it may take at least another six years for Duplantis to break that record, few would bet against him doing so.
Breaking records is, after all, just what Mondo Duplantis does.
(source: diamondleague.com)
France – Retraites: pourquoi à 20 ans ils sont déjà préoccupés par la réforme ?
ls ont 19, 20 ou 21 ans, sont actuellement étudiants et ne partiront à la retraite que dans les années 2070. Pourtant la réforme voulue par Emmanuel Macron les préoccupe déjà. Dans les manifestations, les jeunes sont nombreux aux côtés des travailleurs à protester contre la réforme.
C’était encore le cas ce jeudi 16 février 2023. Le HuffPost les a donc interrogé sur les raisons de leur mobilisation. « Ça va toucher les étudiants, les étudiantes et surtout les personnes les plus précaires. Et en tant que femme, je pense que c’est vraiment important de se mobiliser sur cette réforme qui va précariser l’ensemble des femmes », expose Léa, 23 ans. D’autant plus que l’entrée sur le marché du travail est de plus en plus compliqué pour les jeunes, explique Samya, 25 ans et vice-présidente du syndicay étudiant Unef. « Quand on termine nos études, c’est aux alentours de 23-24 ans. Pourtant, trouver un emploi stable et qui correspond à notre niveau de qualification c’est aux alentours de 27 ans », pointe-t-elle. Alors cotiser durant 43 ans, pour elle, ça n’est pas acceptable.
Tournée en Afrique de Macron : « un mélange de Tintin au Congo et d’OSS 117 », dénonce Taché
Le député écologiste Aurélien Taché a critiqué la tournée en Afrique d’Emmanuel Macron lors des questions au gouvernement à l’Assemblée.
POLITIQUE – Lors des questions au gouvernement de ce mardi 7 mars, le député écologiste Aurélien Taché a épinglé la tournée africaine d’Emmanuel Macron du 1er au 5 mars, et comprenant pas moins de quatre pays, en dénonçant un « double standard en matière de droits humains et de démocratie en Afrique ». La ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna a répondu en revendiquant la création de « partenariats équilibrés (…) sans arrogance, mais sans complexe », comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.
Débutant par le Gabon, pour participer au One Forest Summit, un forum sur la préservation des forêts tropicales, le chef de l’État a rencontré Ali Bongo, dont les deux élections présidentielles sont contestées. Une entrevue qu’a dénoncée Aurélien Taché en introduction de sa prise de parole : « Au Gabon, sous prétexte d’un sommet sur la forêt boycotté par la société civile et les ONG, le président n’a fait que renforcer Ali Bongo, cœur battant de la Françafrique, à la veille d’une élection présidentielle.»
Une conférence de presse tendue
« Au Congo-Brazzaville, il s’affiche tout sourire avec Denis Sassou Nguesso, président militaire et responsable d’une guerre civile ayant entraîné le massacre de milliers d’opposants, » a-t-il poursuivi. Denis Sassou Nguesso dirige le pays depuis près de 40 ans et des organisations congolaises de défenses des droits humains avaient notamment demandé à Emmanuel Macron de relayer leurs préoccupations. Si la teneur des échanges entre les deux hommes d’État n’ont pas filtré, le président français avait déclaré l’avoir rencontré « parce qu’il ne faut humilier personne. »
Aurélien Taché a aussi cité le passage du président de la République en Angola, où il n’a pas mentionné le projet EACOP controversé de TotalEnergies. La dernière étape du voyage du chef de l’Élysée en RDC a été marquée par un point presse avec le président Félix Tshisekedi. Ce dernier dénonce une agression du Rwanda dans l’est du pays, qu’Emmanuel Macron n’a pas condamnée clairement, préférant appeler chacun « à prendre ses responsabilités, y compris le Rwanda ».
La conférence était par moment tendue et Félix Tshisekedi a notamment été applaudi par la presse locale après un tacle contre son homologue : « Regardez-nous autrement, en nous respectant, en nous considérant comme de vrais partenaires et non pas toujours avec un regard paternaliste, avec l’idée toujours de savoir ce qu’il faut pour nous » a-t-il lancé.
Sur les réseaux sociaux, des images d’Emmanuel Macron dans une soirée à Kinshasa aux côtés du chanteur congolais Fally Ipupa ont également fait réagir. On y voit le président une bière à la main et saluant la foule. « Si certains se demandent ce que fait Emmanuel Macron pendant que le pays se lève contre sa retraite à 64 ans » a tweeté le député LFI François Ruffin en relayant des vidéos de la soirée.
« Approfondir le dialogue »
« Cette tournée d’Emmanuel Macron, c’est un peu un mélange de Tintin au Congo et d’OSS 117 en Afrique » a finalement asséné le député du Val-d’Oise qui considère que c’est « avec les diasporas, la société civile et surtout la jeunesse que de nouvelles coopérations doivent se construire ». Il a conclu en adressant sa question à la ministre des Affaires étrangères : « Qu’avez-vous pensé de cette tournée du professeur Macron en Afrique ? »
Catherine Colonna s’est alors attelée à défendre les choix du président en rappelant que l’Afrique est un continent « qui présente d’immenses potentialités ». « Nous voulons y créer des partenariats équilibrés, dans le respect réciproque et sans arrogance, mais sans complexe » a fait valoir la ministre.
Cet équilibre, le gouvernement affirme le mettre en œuvre en n’imposant : ni « de solution, ni notre vision du monde. » La présence économique de la France en Afrique doit être d’après elle encouragée dans « un esprit gagnant-gagnant », tout en misant sur des partenariats futurs permettant : « la préservation des forêts, la lutte contre le changement climatique, la lutte contre les pandémies, la défense du multilatéralisme. » En bref, l’exécutif ne souhaite pas « être dans la prise de distance, mais au contraire dans l’approfondissement du dialogue. »
(source: huffingtonpost.fr)
Changement d’heure : quelles date et règles pour le passage à l’heure d’été 2023 ?
CHANGEMENT D’HEURE D’ETE. Quelles sont les infos clés sur le changement d’heure d’été ? Date et heure mais aussi règles, ou encore dernières données sur la fin du changement d’heure… Consultez notre page spéciale passage à l’heure d’été 2023 pour vous mettre dans le bain !
Le changement d’heure d’été en France est pour bientôt : il a lieu dans la nuit du samedi au dimanche du dernier week-end complet de mars, et plus précisément dimanche 26 mars prochain. De l’origine du dispositif amené à disparaître aux règles du passage à l’heure d’été, en passant par l’hypothèse d’une heure d’été toute l’année en France et ce qu’elle entraînerait, naviguez dans notre page spéciale pour vous éclairer sur le changement d’heure.
Pourquoi change-t-on d’heure en France ?
Le changement d’heure saisonnier existe depuis plus de 45 ans et vise ainsi à économiser de l’énergie électrique en s’adaptant aux heures d’éclairage naturel. S’il est aujourd’hui appliqué par l’ensemble des Etats membres de l’UE et 70 pays au total, ce changement d’heure obligatoire est aussi vivement controversé depuis des années. Ses détracteurs pointent avant tout des gains énergétiques trop limités et des effets négatifs sur la santé, le sommeil et la sécurité routière. Plusieurs votes importants sur le changement d’heure ont déjà eu lieu et un processus est en cours pour mettre un terme à cette mesure.
A quelles date et heure a lieu le changement d’heure d’été 2023 ?
Le changement d’heure d’été 2023 a lieu dans la nuit de samedi 25 au dimanche 26 mars 2023 en France, avec une avancée de l’heure. Chaque année depuis 1976, la date du passage à l’heure d’été se situe ainsi fin mars (plus précisément le dernier dimanche du mois), une date immuable pour que les Français puissent se souvenir de cet instant.
Comment s’effectue le passage à l’heure d’été ?
Lors du changement d’heure d’été, à 2 heures du matin, il faut toujours faire partir les aiguilles de sa vieille montre ou de son horloge ancestrale en avant d’une heure. À 2 heures du matin, la France entière repasse donc à 3 heures. Bien évidemment, les smartphones comme tous les appareils connectés passent à l’heure d’été automatiquement, sans qu’aucune intervention ne soit nécessaire. La manœuvre fait artificiellement perdre une heure de sommeil, mais gagner également une heure de luminosité naturelle en fin de journée, en plus du rallongement naturel et progressif des journées à l’approche du solstice d’été, en juin.
En quoi consisterait l’heure d’été toute l’année ?
La France se dirige vers la suppression du (double) changement d’heure et vers le maintien de heure d’été toute l’année, même si ce choix reste à confirmer. En tenant compte des fuseaux horaires existants, le 20 décembre, soit la journée la plus courte de l’année, le soleil se lèvera à 10h06 pour Brest et 9h18 pour Strasbourg, au lieu de respectivement 9h06 et 8h18 en heure d’hiver. le décalage sera aussi visible en soirée, ce qui n’est pas sans impact sur la vie quotidienne.
Avantages. Le maintien de l’heure d’été toute l’année nous permettrait de synthétiser plus de vitamine D vitale à notre organisme, puisque nous profiterions de plus de lumière naturelle en fin de journée. La convivialité serait aussi renforcée, avec des soirées apéros en plein air plus longues. Dixit Olivier Fabre, fondateur de l’association européenne pour l’heure d’été et maire de la commune de Mazamet (Tarn) qui s’est exprimé dans Le Parisien le 24 mars 2019, l’heure d’été (pour rappel, +2 heures de décalage par rapport à l’heure légale) favorise aussi l’économie du tourisme « car les gens sortent et consomment plus quand il fait jour ». Les sportifs pratiquant leur loisir à l’extérieur devraient aussi opiner du chef.
Inconvénients. Si on se base sur l’heure réelle (astronomique), le coucher du soleil a lieu à 20h en France lors des jours les plus longs de la deuxième quinzaine de juin, avec évidement des disparités de quelques minutes selon l’endroit où l’on se trouve sur le territoire. La nuit quant à elle ne tombe pas avant 21h et il ne fait pas nuit noire avant 23h. Si les Français peuvent alors bénéficier de très longues soirées ensoleillées, les enfants de 6-7 ans doivent, eux, se coucher en plein jour (vers 20h30, soit plus de deux heures avant la tombée de la nuit), et les personnes âgées qui dînent tôt se voient servir leur dîner à l’heure « réelle » du goûter.
En hiver, le maintien de l’heure d’été aurait aussi des conséquences non-négligeables sur le lever des enfants. En heure astronomique, aux mois de décembre-janvier, le soleil retarde son lever jusqu’à environ 7h30, le jour commençant à montrer le bout de son nez une heure avant, vers 6h30. Sous l’heure d’été, la levée du jour sera donc artificiellement reportée à 9h ou 10h du matin. L’heure de lever et le chemin des enfants vers l’école se fera donc totalement dans la nuit, et il ne fera pas complètement jour quand ils commenceront leurs activités scolaires. Quant au petit-déjeuner, un des seuls moments des journées d’hiver où l’on peut profiter de la lumière naturelle non-électrique, il se fera encore davantage à la lumière électrique qu’avec l’heure d’hiver.
L’heure européenne se verrait également sérieusement perturbée l’hiver : la France afficherait alors potentiellement l’heure légale de la Grèce, deux heures de plus que l’Angleterre et une heure de plus qu’en Allemagne. De quoi mettre à mal l’organisation des communications et des transports, et obliger les Etats concernés à modifier leur propre système horaire pour plus de cohérence. Enfin, l’environnement ne serait pas à la fête : le Sénat précise dans un texte sur le choix de l’heure suite à la suppression du changement d’heure que les économies d’énergies estimées sur l’ensemble de l’année via le changement d’heure actuel, soit 1,5 milliard de kilowatts-heure, seraient surpassées par les dépenses de chauffage et d’éclairage impliquées par les sombres matinées d’hiver.
Le changement d’heure 2023 est-il le dernier ?
Non, le changement d’heure 2023 n’est pas le dernier. En mars 2019, le Parlement européen a adopté un projet à la majorité pour mettre fin au changement d’heure, mais elle ne sera pas mise en place avant plusieurs années. Ledit projet de directive prévoyait une suppression du changement d’heure rapide : pour ce faire, chaque Etat membre devait trancher entre restrer à l’heure d’hiver ou rester à l’heure d’été. Le Parlement européen avait d’ailleurs plaidé pour une coordination entre les Etats membres, et la Commission européenne pour que l’application des heures permanentes (d’hiver et d’été) dans les différents pays ne perturbe pas le fonctionnement du marché intérieur. La directive devait être adoptée par le Conseil à la fin 2020, puis transposée par les Etats membres, souligne le site officiel Vie Publique. Seulement, à cause de la crise sanitaire liée au Covid-19, du Brexit, puis par des bouleversements occasionnés par la guerre en Ukraine, sans oublier les hésitations des dirigeants européens, le texte en question sur la fin du changement d’heure n’est plus à l’ordre du jour « et ne devrait pas être discuté dans un avenir proche », conclut le site de l’administration française. Et une fois remis sur la table, les débats devraient être longs : « C’est à chaque Etat membre de décider de l’heure légale qu’il souhaite adopter » a ainsi confirmé la Commission européenne à Euronews à l’automne 2022.
(source: linternaute.com)
Aux États-Unis, le prix exorbitant des études à l’université

Lors de sa campagne, Joe Biden a promis de s’attaquer à la dette étudiante qui n’en finit pas de s’alourdir devenant un véritable obstacle au lancement de la vie active des Américains.
La suppression d’une partie de la dette étudiante aux États-Unis est examinée par la Cour suprême à partir du 28 février. C’est une promesse de campagne de Joe Biden qui fait actuellement débat mais dont l’enjeu est considérable. Selon le Congressional Budget Office (CBO), au 30 juin 2022, cette dette s’élevait à plus de 1600 milliards de dollars. Ce que le président Biden souhaite, c’est de l’alléger en effaçant jusqu’à 10.000 dollars par tête pour des millions d’Américains qui gagnent moins de 125.000 dollars par année et jusqu’à 20.000 pour ceux qui bénéficient de la bourse Pell Grant, accordée aux plus démunis. La décision de la Cour suprême est attendue avant le 30 juin.
Véritable problème de société, cette dette étudiante est un important poids économique et concerne une grande partie des individus. En 2022, pas moins de 43,4 millions d’Américains ont une dette d’études. À échelle individuelle, cela représente une somme moyenne de 37.358 dollars, selon les données de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed).
Hausse du coût des études
Il n’existe pas d’études gratuites aux États-Unis. Contrairement à la France où le prix d’une année à l’université publique ne dépasse pas les 170 euros en licence, le coût d’un cursus universitaire outre-Atlantique implique un réel investissement pour les étudiants et les familles américaines. Esther Cyna, maîtresse de conférences en civilisation des États-Unis à l’université de Versailles Saint-Quentin, «le prix d’une année peut varier de 30.000 à 45.000 dollars par an rien que pour une université publique».
Ces coûts exorbitants nécessitent pour la majorité de faire une demande de prêts. Ricardo Mondolfi est un étudiant en master «energy and environemnt policy» (politiques énergétiques et environnementales) à l’université de Columbia (New York). Il a dû faire un prêt de 120.000 dollars pour financer ses deux ans de master. «Pour moi, le remboursement de ma dette n’est pas réellement une source d’angoisse contrairement à d’autres jeunes de mon âge car je sais que mes études me mèneront à un poste bien payé. Néanmoins je ne peux pas me permettre de travailler dans le public, au sein du gouvernement par exemple car le privé est mieux rémunéré et me permettra de rembourser ma dette», confie-t-il au Figaro.
Pour les trois quarts des cas, c’est l’État fédéral qui émet ces prêts. Selon la Fed, ils constituent depuis 2010 le deuxième poste d’endettement des ménages américains, après les prêts immobiliers. Pour Esther Cyna, ces sommes sont astronomiques et représentent un véritable problème, notamment pour les personnes qui se retrouvent en défaut de paiement. «Aux États-Unis, il existe un “credit score” qui est sous forme de points et reflète la fiabilité financière d’une personne. Si on ne peut rembourser ce prêt, alors une spirale d’endettement arrive avec des emprunts qui ne sont pas accordés pour acheter une maison par exemple ou qui coûtent plus cher.» Ce défaut de paiement n’est pas un phénomène minoritaire. Le Federal Student Aid estime qu’aujourd’hui, 16% des personnes endettées ne sont plus capables de payer leurs mensualités.
Ce phénomène concerne particulièrement les étudiants ayant contracté des prêts mais qui ne sont pas allés au bout de leurs études. Résultat, ils se retrouvent souvent dépourvus de diplôme et avec une dette pharaonique à rembourser. Mais «la facilité pour les étudiants à obtenir ces crédits fait que ce système peut encore continuer, alors que le coût des études est beaucoup trop élevé et difficile à supporter», explique Ricardo Mondolfi.
Comment expliquer ces coûts ?
Le poids de la dette est d’autant plus important qu’il s’accroît au fil des années. La cause, une flambée des prix de l’enseignement supérieur. Cette hausse du prix des universités est liée à deux phénomènes : la baisse des subventions de l’État et l’augmentation du nombre d’étudiants dans le secondaire. Pour Esther Cyna, «un véritable marché lucratif s’est développé et l’inflation est aujourd’hui incontrôlée, avec des prix qui augmentent tous les ans». Ainsi, pour répondre à une demande étudiante toujours plus importante, de nouveaux établissements privés ont vu le jour et un marché concurrentiel est né. Campus luxueux, professeurs de renom avec des salaires plus qu’attractifs… «Les universités américaines proposent des prestations beaucoup plus fournies que celles en France avec d’importants investissements dans le personnel, les laboratoires de recherche», poursuit Esther Cyna. Tout est fait pour obtenir la meilleure réputation.
En parallèle, les politiques néolibérales marquées par la présidence de Reagan dans les années 80 et qui se sont perpétuées les décennies suivantes, ont organisé le retrait de l’État dans le financement de ces universités. Elles ont donc augmenté les frais de scolarité pour compenser cette baisse de rentrée d’argent. Les parts de financement à la charge des étudiants sont passées de 25% en moyenne en 1990 à 60% aujourd’hui.
Joe Biden tient donc à honorer sa promesse de campagne pour sortir de l’eau ces étudiants les plus précaires. Mais la mesure divise. D’un côté, la facture qui est estimée à 400 milliards de dollars est très critiquée par les Républicains qui voient rouge pour les caisses. De l’autre, pour Ricardo Mondolfi, «cet effacement de la dette est une solution temporaire mais ne répond pas au problème structurel du coût exorbitant des études américaines».
(source: lefigaro.fr)
Démantèlement d’un réseau de voleurs de terrain : Dix personnes déférées hier au PAC, l’une d’elles a tenté de se suicider

Le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) a découvert le mode opératoire en matière de spoliation foncière.
Corruption
Premier invité de notre nouvelle rubrique « A vous la parole » le 14 mai 2022, le président Andry Rajoelina avait saisi l’occasion pour souligner la nécessité de mettre en place un Tribunal Spécial Foncier, face aux affaires – au propre comme au figuré – enregistrées dans ce… domaine. « Les litiges fonciers touchent bon nombre de Malagasy à travers tout le pays », a-t-il fait remarquer. En rapportant que durant ses tournées, « il n’y a pas de région sans que les gens ne se plaignent d’abus de pouvoir et/ou de faits de corruption en matière de litige foncier ». Le président de la République d’ajouter que « certaines personnes en font même leur métier, en usant d’abus de pouvoir pour s’accaparer les terres d’autrui ».
Investigations
Lors du colloque national sur l’assainissement du secteur foncier qui s’est tenu début juin 2022 au CCI Ivato, le chef de l’Etat a déclaré que « derrière tout cela, il y a des réseaux composés d’élus, de responsables ministériels, d’opérateurs économiques, de magistrats… ». Et d’appeler le BIANCO à mener des investigations aux fins de démantèlement de ces réseaux mafieux. L’appel lancé au CCI Ivato est parvenu jusqu’à la Villa La Piscine à Ambohibao, siège du BIANCO qui a publié hier sur son site, le « mode opératoire en matière de spoliation foncière qui a été obtenu à l’aide d’une cartographie préventive des risques de corruption croisée avec des investigations judiciaires. Ce schéma simplifie le processus de spoliation bien rodé d’un propriétaire de terrain privé convoité par un réseau de faussaires ».
Acquisition suspecte
Les cas d’accaparement frauduleux en matière foncière gagnent effectivement du… terrain.
Disney : sur le chemin de la présidentielle, le gouverneur de Floride Ron DeSantis recueille une nouvelle victoire dans sa stratégie de guerre culturelle
Critiqué par le groupe après le vote de sa loi sur l’enseignement de l’homosexualité et la question du genre, le républicain a définitivement révoqué, lundi, le statut spécial permettant à l’entreprise de gouverner seule l’immense domaine de Disneyworld.
« Il y a de nouveau un shérif en ville » : le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, avait un ton jubilatoire, lundi 27 février, lorsqu’il a signé la loi mettant fin aux privilèges de Disney. Depuis 1967, le groupe bénéficiait d’un statut spécial lui permettant de gouverner seul l’immense domaine de Disneyworld, près d’Orlando. « Aujourd’hui, le royaume d’entreprise touche enfin à sa fin », a affirmé le probable candidat à la primaire républicaine pour l’élection présidentielle de 2024.
M. DeSantis mène depuis des mois une guerre culturelle contre l’entreprise, accusée de dérive « woke » et progressiste. Dans de multiples tweets, le gouverneur se réjouit de forcer l’entreprise à respecter les règles de construction et de sécurité de l’Etat de Floride, de payer ses impôts et de ne plus avoir de traitement privilégié. Il a surtout mis fin à la quasi-extraterritorialité dont bénéficie le parc ouvert au public en 1971 : il a ainsi nommé un conseil de cinq personnes pour superviser le site, alors que ces personnalités étaient jusqu’à présent choisies par Disney. Son président sera Martin Garcia, patron d’une société d’investissement de Tampa et donateur républicain. M. DeSantis a également nommé Bridget Ziegler, cofondatrice du groupe conservateur Moms for Liberty (Les mamans pour la liberté).
(source: lemonde.fr)

