-

Culture

Aire protégée – Des possibilités de sauvetage de Menabe-Antimena avancées

Publié le Mis à jour le

Crédit photo : FAPBM

 

Régression. C’est de cet ordre que l’ONG Fanamby, en charge de la protection d’une partie du Menabe-Antimena, qualifie la perte en couverture forestière dans l’aire protégée ainsi que du nombre de points de feu observés. Pour rappel, il y a encore quelques années, la sonnette d’alarme a été tirée à propos de la situation environnementale dans la Région du Menabe avec un rythme de 50 hectares de surfaces boisées détruites quotidiennement. Face à cette situation, les intervenants du Menabe- Antimena agissent tous dans sa conservation et selon leurs zones spécifiques avec actuellement une coordination de leurs activités pour plus d’impact. Ainsi, ces responsables de la conservation affirment qu’il existe une fenêtre de possibilité pour sauver les forêts restantes de Menabe- Antimena et des autres aires protégées et que chaque effort des acteurs de la conservation locale dans la réalisation de patrouilles mixtes et de lutte contre le feu a abouti à ce résultat que beaucoup qualifient de miracle. Pour rappel, l’aire protégée de Menabe -Antimena fait partie des forêts les plus décriées en termes de déforestation et de points de feu. Avec près de 2400 ha de perte en couverture forestière dans son noyau dur en 2018, cette perte est actuellement maintenue à 514 ha – anciens et nouveaux défrichements confondus.

Actions combinées

Les intervenants se répartissent selon les sortes d’écosystème. Le paysage de mangrove à l’ouest d’environ 13 947 ha ou le « mangrove landscape » est géré par le WWF. Il y a la zone tampon de 138 268 ha constituée par les zones humides avec le lac  Bedo de 1 000 ha qui fait partie du site Ramsar, le lac Kimanaomby de 1 900ha. La zone tampon voit la présence de propriétés privées telles que la GSM (Grande saline de Madagascar) avec 357 ha, la Saline FIDA avec 663 ha, la propriété De Haulme avec 16 000 ha et l’Aquamen qui occupe 3 868 ha. La forêt sèche est gérée par l’ONG Durell et le CNFEREF, tandis que la réserve spéciale de 6 620 ha est gérée par Madagascar National Parks (MNP). Pour l’ONG Fanamby, la stratégie de restauration forestière passive consiste à laisser la forêt se régénérer en laissant la terre en jachère, c’est-à-dire au repos et sans perturbations humaines. Les actions de répression des infractions aident donc la forêt de Menabe- Antimena à se régénérer naturellement. Il est de ce fait indispensable de sensibiliser la population d’arrêter la culture sur brûlis même en dehors du noyau dur pour éviter toute extension de feu. En effet, il existe des zones à vocation agricole dans l’aire protégée de Menabe- Antimena, qui, rappelons-le, est d’une superficie totale de 210 000 ha. Il existe des zones à occupation autorisée permettant une vie en harmonie avec la nature et le secteur agricole devrait également promouvoir des techniques agricoles qui n’utilisent pas le feu pour préparer les terrains de culture.

Hary Rakoto – laverite.mg

L’Union interparlementaire arabe réitère son rejet de l’approche de tutelle et d’arrogance du PE envers nombre de pays arabes

Publié le Mis à jour le

L’Union interparlementaire arabe réitère son rejet de l’approche de tutelle et d’arrogance du PE envers nombre de pays arabes © Agence Marocaine De Presse (MAP) قدمت بواسطة
Bagdad – L’Union interparlementaire arabe a réitéré son rejet de l’approche de tutelle et d’arrogance que le Parlement européen (PE) tente d’adopter envers nombre de pays arabes indépendants et souverains dans le but de s’immiscer dans leurs affaires intérieures et de leur imposer sa tutelle, de manière directe ou indirecte.

Au cours de sa 34-ème conférence, tenue à Bagdad, les 25 et 26 février, l’Union a affirmé son rejet catégorique et sans équivoque de toute forme d’agression ou d’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de tout pays arabe, qu’elle soit directe ou indirecte.

L’Union interparlementaire arabe a aussi mis en garde contre les répercussions de la politisation du dossier des droits de l’homme ou de tout autre dossier sur la base des informations erronées et dénuées de tout fondement.

Une délégation représentant le parlement marocain participe à la 34-ème conférence de l’Union interparlementaire arabe, organisée sous le signe « soutien arabe pour renforcer la stabilité et la souveraineté de l’Irak ».

Dans un communiqué, la Chambre des représentants avait indiqué que la participation de la délégation parlementaire marocaine à cet événement constitue une occasion d’échanger des expertises et de tenir des rencontres bilatérales, et de renforcer la position du Royaume du Maroc aux niveaux régional et international en matière des pratiques parlementaires dans ses différents aspects.

La délégation conduite par le vice-président de la Chambre des représentants, Hassan Benomar, est composée de Miloud Maasid, membre du bureau de la Chambre des conseillers, des membres de la division parlementaire nationale de l’Union interparlementaire arabe représentant la Chambre des représentants, à savoir Fatima Khair, et les représentants Lahcen Saadi, Abderrahim Ouaamrou, Abderrazak Ahlouch et Faiçal Zerhouni, ainsi que Cheikh Ahmadou Adbada et Fatiha Khortal de la Chambre des conseillers.

La 34ème conférence est marquée par une participation de haut niveau de 18 pays arabes, dont 14 présidents de parlement et 4 vice-présidents, ainsi que de nombreuses organisations et institutions parlementaires dotées du statut d’observateur auprès de l’Union, notamment l’Union interparlementaire internationale.

(source: Agence Marocaine De Presse (MAP)

François, «Nous devons tous faire de la politique pour le bien commun»

Publié le

La couverture du livre El Pastor, actuellement en librairie en Argentine.

El Pastor, le livre des journalistes Francesca Ambrogetti et Sergio Rubin, qui sort en Argentine, est le résultat de plusieurs entretiens avec le Pape sur les questions les plus importantes et urgentes de l’Église. De la politique à l’économie, des réformes de la Curie romaine aux menaces qui pèsent sur la maison commune. Une place est également accordée à certains aspects personnels: à propos d’un voyage en Argentine, «Il est injuste de dire que je ne veux pas y aller», note le Pape.

Benedetta Capelli – Cité du Vatican

De El jesuita, écrit en 2010, à El Pastor, un volume en cours de publication en Argentine. Francesca Ambrogetti, ancienne responsable d’Ansa en Argentine, et Sergio Rubin, du quotidien El Clarin, reviennent sur la figure de Jorge Mario Bergoglio. Dans le premier livre, ils avaient recueilli les réflexions du cardinal-archevêque de Buenos Aires, dans ce second, l’approche porte sur le magistère du Pape François: les défis relevés au cours des dix années de son pontificat et les perspectives d’avenir comme «la revitalisation de l’annonce de l’Évangile», dit le Souverain pontife, «la réduction du centralisme du Vatican, la mise hors la loi de la pédophilie… et la lutte contre la corruption économique». Un programme de gouvernement, souligne-t-il, qui «consiste à exécuter ce qui a été déclaré par les cardinaux dans les congrégations générales à la veille du conclave».

Dix-neuf chapitres en 346 pages divisés en un prologue signé par le Pape dans lequel, écrit-il, «je dois reconnaître une vertu à Francesca et Sergio: leur persévérance». Les journalistes proposent une analyse du magistère à travers des interviews périodiques réalisées pendant 10 ans. De nombreux sujets sont abordé : des questions relatives aux immigrés à la défense de la vie, en passant par l’impact des réformes de la Curie romaine et les abus sur les enfants. Sur ce point, François souligne que son pontificat «sera évalué en grande partie par la manière dont il aura traité ce fléau». Puis le mariage et la famille, la menace de la maison commune, le «génie féminin», le «carriérisme» dans l’Eglise. Sur l’homosexualité, il a souligné que «ceux qui ont souffert du rejet de l’Église, je voudrais faire savoir qu’ils sont des personnes dans l’Église».

L’Evangile pour convertir une mentalité

La politique est l’un des thèmes centraux. «Oui, je fais de la politique, répond le Pape, parce que tout le monde doit faire de la politique. Et qu’est-ce que la politique ? Un mode de vie pour la polis, pour la cité. Ce que je ne fais pas, et que l’Église ne devrait pas faire, c’est de la politique de parti. Mais l’Évangile a une dimension politique, qui consiste à transformer la mentalité sociale, voire religieuse, des gens » afin qu’elle soit orientée vers le bien commun.

Un autre thème fort concerne l’économie, François répète que le phare à suivre est la doctrine sociale de l’Eglise, qu’il ne s’agit pas d’une condamnation du capitalisme mais qu’il est nécessaire, comme l’a indiqué Jean-Paul II, de suivre une «économie sociale de marché». Aujourd’hui, ajoute-t-il, la finance prévaut et la richesse est de moins en moins participative, «Nous sommes tous d’accord sur fait que la concentration de la richesse et l’inégalité ont augmenté. Et qu’il y a beaucoup de gens qui meurent de faim».

Clarté dans les finances du Vatican

François s’attarde ensuite sur les affaires financières du Vatican, défendant la bonne foi de la «grande majorité» des membres de l’Eglise, «mais on ne peut nier, dit-il, que certains clercs et beaucoup, je dirais, de faux « amis » laïcs de l’Eglise ont contribué à détourner le patrimoine mobilier et immobilier, non pas du Vatican, mais des fidèles». Evoquant ensuite l’affaire de la propriété londonienne, il souligne que c’est précisément au Vatican que «l’achat suspect» a été détecté. «Je me suis réjoui, dit le Pape, parce que cela signifie qu’aujourd’hui l’administration du Vatican a les moyens de faire la lumière sur les choses laides qui se passent à l’intérieur». Sur les relations entre l’État et l’Église, il dit donc défendre «la laïcité de l’État, pas la laïcité qui, par exemple, n’autorise pas les images religieuses dans les espaces publics».

Prêt à aller en Chine

Concernant l’Argentine, le Pape souligne que «les accusations de péronisme sont monnaie courante» et appelle les syndicats à défendre la dignité des travailleurs et leurs droits. Il maintient également que son intention de se rendre dans le pays «reste valable», «Il est injuste de dire que je ne veux pas y aller». Concernant l’accord entre le Saint-Siège et la Chine, le Pape se dit conscient des problèmes et des souffrances locaux, se montrant disposé à se rendre dans le pays asiatique : «Demain, si c’était possible !».

L’Église n’est pas une mère par correspondance

Enfin, le Pape confesse avoir eu des crises de foi, surmontées avec l’aide de Dieu. «De toute façon, ajoute-t-il, une foi qui ne nous met pas en crise est une foi en crise. De même qu’une foi qui ne nous fait pas grandir est une foi qui doit grandir».

À propos de l’Église du futur, il explique que la proximité est la clé de tout. L’Église est une mère, et je ne connais pas de mères «par correspondance», «La mère donne de l’affection, elle touche, elle embrasse, elle aime. Quand l’Église n’est pas proche de ses enfants parce qu’elle est occupée par mille choses ou qu’elle communique avec eux par des documents, c’est comme si une mère communiquait avec ses enfants par lettre».

(source: vaticannews.va/fr)

Faces of Africa: The Jews of Madagascar

Vidéo Publié le Mis à jour le

Madagascar is the new home for the world’s newest Jewish community. The country was colonized by France and they introduced Christianity which is practiced by over 90% of its citizens. But in recent years, a group of Malagasy people led by Ashrey Dayves believe that one particular religion, Judaism, was the original religion in Madagascar.

They have converted to Judaism and they hope to get many Malagasy join the religion and find their true roots.

Young doctors are leaving Egypt in droves for better jobs abroad

Publié le

A medical worker treats a covid-19 patient at a hospital in Cairo in 2021. (Fadel Dawod/Getty Images)

CAIRO — When a hospital in Britain offered Mohamed a new job in 2020, he didn’t have to think twice: The proposed salary was 40 times higher than what he was making at home.

Like other young doctors in Egypt, 34-year-old Mohamed had spent years in school and specialized training, only to be placed in a government hospital where he earned around $300 a month — barely enough to scrape by.

Mohamed spoke to The Washington Post on the condition that he be identified only by his first name, fearing government reprisals for criticizing the medical system.

By moving to the U.K, he joined more than 11,500 doctors who left Egypt’s public health sector between 2019 and 2022, many of them seeking better prospects abroad. Last year, more than 4,300 government-employed Egyptian doctors submitted their resignations, an average of 13.5 per working day.

The rapid exodus is fueling a shortage of qualified doctors in the country. The World Health Organization puts Egypt’s doctor-to-population ratio at 7.09 for every 10,000 people, well below its minimum recommendation of 10. The figure is 35 in the United States and double that in Sweden. But Egypt also lags behind some poorer nations, like Algeria (17) and Bolivia (10).

Mohamed said practicing medicine in Egypt felt like “hitting my head against a wall that never breaks.”

“I needed a place where I would wake up daily and care about nothing but supplying great medical care to my patients, and at the end of the month get paid enough to sustain a decent living,” he said. “I needed to leave.”

In Egypt, all medical graduates are mandated to work in the government sector for at least three, but up to five, years until they become specialists and can leave for better-paying work in private facilities.

During that time, they are paid 2,000 to 4,000 Egyptian pounds per month, a sum that has significantly decreased in value amid soaring prices and a recent currency devaluation. During the pandemic in March 2020, Egyptian President Abdel Fatah El-Sisi ordered a 75 percent increase in monthly pay, but the raises have not kept pace with the economic crisis.

A year ago, the exchange rate was around 15 pounds to the dollar. Now it has surpassed 30, leaving young doctors scrambling for side jobs in the private sector.

“How do they expect a person to survive [on that salary]? That is barely my transportation and breakfast costs for a month,” said Ekram El Azzazy, 28, a doctor in Cairo who works three jobs to make ends meet.

Ekram El Azzazy, a 28-year-old physician in Cairo, works three jobs to stay afloat. (Ekram El Azzazy)

She sleeps in hospital hallways. “Working seven days a week just to survive is really draining,” she lamented. Sometimes, she said, she has been so disoriented that she didn’t realize a patient had checked in or “why the patient’s family was screaming at me.”

The Doctors’ Syndicate medical association has blamed the exodus on low wages, as well as a poor work environment, including understaffed and under-resourced medical facilities.

Health Ministry spokesman Hossam Abdel-Ghaffar told The Post that Egypt has 5,426 primary-care units throughout the country, but only around half of them are “well-equipped,” with basic services such as radiology and a lab.

“For a time before, there was not enough care or attention paid to the primary-care units,” he said, adding that the ministry plans to renovate all such units by the end of next year.

Young doctors should be willing to make sacrifices, Abdel-Ghaffar said, because “the state bears 99.9 percent of the costs of their medical school fees.”

But efforts to make jobs in the industry more sustainable are not coming fast enough. And the shortage of medical staff in wealthier countries has made it simpler than ever for doctors in Egypt — and across the developing world — to find positions in Europe, the Persian Gulf region and the United States.

“It is more than easy for doctors in Egypt to leave,” said Ahmad Diaa, 34, an internal medicine resident in a Chicago hospital. “This is a problem that the government is not paying attention to.”

It took Diaa just two weeks of job hunting to land six offers outside Egypt.

In 2017, he accepted a position as a general practitioner in a primary care unit in Saudi Arabia. After just one year there, he had saved $20,000, which allowed him to travel to the United States to obtain his medical license.

In Saudi Arabia, Diaa said, his superiors understood that he had little experience and eased him into the job with basic tasks such as referring cases to hospitals and prescribing medications for clear symptoms.

The year before, fresh out of school in Egypt, he worked in a facility in the northern city of Monofeya that was in “depleted condition,” he said, where he was expected to shoulder much of the responsibility.

“It was a horrible experience. Without proper prior medical training, you are supposed to be responsible for a primary-care unit,” he said. “We had no ultrasound device, no X-ray, no lab.”

Late last year, Egypt’s Health Ministry opened several night clinics where doctors can work to earn additional income.

Ahmad Diaa, 34, left Egypt in 2017 to work at a hospital in Saudi Arabia. He works in Chicago now as a resident in internal medicine. (Ahmad Diaa)

But the government is aware, Abdel-Ghaffar said, that it is “racing against time” to slow the accelerating brain drain and keep young doctors in Egypt.

“I am willing to work at multiple places, one to learn and the other to barely make any money, but this all has to sustain a living,” El Azzazy said. “I need to eat.”

She tries to remind herself of all the reasons she loves Egypt: The late walks with friends, hearing her native language in the streets. It’s what made her stay even as “everyone else is leaving.”

She was once sure she would never join them. “But I am now considering it,” she said.

(source: washingtonpost.com)

Guerre en Ukraine : pourquoi « le discours du patriarche Kirill s’est radicalisé au fil des mois »

Publié le Mis à jour le

Alors qu’il appelait à la paix il y a un an, le chef de l’Eglise russe a changé de ton, teintant son discours d’une rhétorique de guerre sainte contre « l’Occident dépravé ». La politologue Kathy Rousselet analyse le positionnement et le profil du patriarche de Moscou.

Kathy Rousselet, directrice de recherche à Science Po-Paris, est spécialiste des questions religieuses dans la Russie post-soviétique. Autrice de La Sainte Russie contre l’Occident (Salvator, 172 p., 18,50 €), elle analyse dans un entretien au Monde la position du patriarche Kirill vis-à-vis du Kremlin, notamment depuis le début de la guerre en Ukraine, et le discours toujours plus anti-occidental de l’Eglise russe.

Avez-vous été surprise des accents de guerre sainte des discours de Kirill à propos de l’intervention russe en Ukraine ou de la lutte contre « l’Occident dépravé » ?

En réalité, la première réaction de Kirill à l’invasion de l’Ukraine par la Russie n’a pas été celle-ci. Rappelons que le 24 février 2022, le patriarche, certes sans dénoncer la guerre, a rappelé l’histoire commune des peuples russe et ukrainien, espéré que « cette fraternité » les aiderait à « surmonter les divisions » et invité « le plérôme [l’entièreté] de l’Eglise orthodoxe russe à élever avec insistance les prières ardentes pour le rétablissement le plus rapide de la paix. »

Mais quelques jours plus tard, le ton a changé. Les archives nous expliqueront peut-être précisément un jour pourquoi. Le 6 mars, pour justifier l’injustifiable, il a repris les arguments qui lui sont les plus familiers. Il ne s’agissait pas pour lui de « dénazifier » l’Ukraine, comme l’affirmait Vladimir Poutine ou un autre hiérarque proche de lui et du FSB, le métropolite Tikhon Chevkounov. Son objectif était de lutter contre la globalisation et les valeurs libérales.

Cette rhétorique de Kirill, très proche de celle de mouvements religieux ultra-conservateurs ailleurs dans le monde, est ancienne. La référence à l’homosexualité, par exemple, parle tout particulièrement à la population russe : c’est avec elle qu’a été construite l’opposition à l’Occident dépravé, notamment à partir du début des années 2010. Son discours est enflammé. Il y parle de « combat métaphysique ».

Kirill insiste depuis longtemps sur le devoir messianique de la Russie. Le peuple de la Rous [qui comprend dans ses représentations les peuples russe, ukrainien et biélorusse] aurait une mission dont il devrait rendre compte à la fin des temps. Il parlait en 2009 d’un peuple « porteur de Dieu », une idée qui remonte au moins au XIXe siècle et à Dostoïevski. Le 6 novembre dernier, en droite ligne de ces idées, il a présenté la Russie comme « le pilier et le soutien de la vérité » (en référence à la Première épître de Paul à Timothée, 3 : 15)

Enfin, le discours du patriarche a pris une dimension patriotique aux accents soviétiques, fortement militarisée. Kirill a rappelé combien l’exploit sacrificiel faisait partie du code culturel russe. Dans son sermon du 25 septembre 2022, il est allé jusqu’à dire que « les soldats russes qui mourront dans la guerre en Ukraine seront lavés de tous leurs péchés ». Son discours s’est radicalisé au fil des mois.

 

Après un an de guerre en Ukraine, les monuments du monde s’illuminent en jaune et bleu

Publié le

La Tour Eiffel, l’Empire State Building, l’Opéra de Sydney et les bâtiments de l’Union européenne se sont tous parés des couleurs du drapeau ukrainien.

GUERRE EN UKRAINE – Paris, Sydney, New York, Bruxelles… Aux quatre coins du monde, les monuments se sont illuminés en jaune et bleu pour marquer la date anniversaire de la guerre en Ukraine ce vendredi 24 février, comme le montre notre vidéo en tête d’article.

La Tour Eiffel s’est parée des couleurs du drapeau ukrainien dès le 23 janvier au soir, dans une cérémonie organisée par la mairie de Paris en présence d’Anne Hidalgo. La Dame de fer conservera cet éclairage jusqu’au 26 février. Le même jour, de l’autre côté de l’Atlantique, c’est l’Empire State Building qui s’est éclairé en jaune et bleu dans le ciel de New York.

Avec un peu d’avance sur le reste du monde, fuseau horaire oblige, l’Opéra de Sydney en Australie a marqué la date officielle de l’anniversaire de la guerre le 24 février, avec un jeu de lumières. Et à Bruxelles, ce sont tous les bâtiments de l’Union européenne qui ont affiché leur soutien à l’Ukraine. Ce vendredi soir, la célèbre grande roue de Londres, le « London Eye », s’illuminera à son tour de jaune et bleu. Pour apporter un peu de lumière à cette sombre date anniversaire.

(source: huffingtonpost.fr)

Trop de sel et des résidus de pesticides : les baguettes et croissants passés au crible de 60 millions de consommateurs

Publié le

Dans son analyse du mois de mars, 60 millions de consommateurs épingle la composition des baguettes et des croissants des grandes enseignes. Getty Images

Dans son analyse du mois de mars, 60 millions de consommateurs épingle l’excès de sel des baguettes mais surtout la composition trop calorique et même potentiellement toxique des croissants des grandes enseignes.

Si la baguette et les croissants contribuent au rayonnement gastronomique de la France, il existe un revers de la médaille. Et celui-ci pourrait bien se cacher sous la croûte dorée. Dans son numéro du mois de mars, en kiosques depuis le 23 février, le magazine 60 millions de consommateurs s’est intéressé à la composition des deux produits phares proposés par les chaînes de boulangerie, ainsi que ceux proposés par les grandes surfaces et les terminaux de cuisson, aussi appelés «points chauds». Recherche de pesticides, mycotoxines, analyse de la qualité nutritionnelle… Au total, 13 baguettes et 13 croissants ont été passés au peigne fin par nos confrères et leur résultat est assez mitigé.

Trop de sel dans le pain

La majorité des baguettes étudiées présente encore une teneur en sel encore trop élevée. La Mie câline arrive en dernière position avec un apport de près de 0,9 g par portion de 50 g, soit «un cinquième de nos apports quotidiens», note 60 millions de consommateurs. Pour rappel, l’Organisation mondiale de la santé préconise un apport maximal quotidien de 5 g de sel.

Ne comptez pas non plus sur un apport qualitatif en fibres avec ces produits. «Elles sont fabriquées avec de la farine raffinée, et, de fait, quasi exemptes d’écorce de blé, là où se trouvent les fibres», précisent nos confrères. Le problème que cela pose ? Sans ces fibres, on offre une voie royale aux glucides, qui peuvent passer plus rapidement dans le sang, «ce qui n’est pas favorable pour la santé », souligne le magazine. Le seul point positif noté est l’absence d’ajout de matières grasses et de sucres dans la recette des baguettes, qu’elles soient blanches ou tradition.

Le croissant, «bombe calorique»

Concernant le croissant, sur le plan nutritionnel, sa version au beurre contient en moyenne 12,5 g de matières grasses pour un produit de 55 g, en grande partie sous forme d’acides gras saturés, réputés pour être nocifs pour les artères, nous rappelle 60 millions de consommateurs.

Côté fibres, tous les croissants en sont dépourvus. Nos confrères notent aussi la présence de sucres en quantité non négligeable. De quoi en faire une véritable «bombe calorique» pour l’organisme, résument nos confrères. Parmi les mauvais élèves du banc d’essai, nos confrères épinglent le croissant pur beurre Système U et celui de E. Leclerc.

Une propreté qui laisse aussi à désirer

L’analyse montre également que la moitié des croissants contient entre un et trois résidus de pesticides, utilisés à l’origine pour la culture du blé. Deux insecticides ont été notamment détectés, le pyrimimophos-méthyl et la cyperméthrine, dont l’action est jugée «toxique, du moins en pulvérisation, sur l’homme et les chats», indique 60 millions des consommateurs. «Il s’agit de molécules autorisées et retrouvées en faible quantité. Mais elles se cumulent avec les résidus de pesticides souvent présents dans de nombreux autres aliments», déplorent nos confrères. C’est d’ailleurs pour cette raison que les croissants Marie Blachère, Casino et Banette figurent en bas du classement de ce banc d’essai.

Sur le plan de la propreté, on s’interroge également puisque des mycotoxines, substances toxiques sécrétées par des moisissures, se retrouvent à des «doses bien en deçà du seuil maximal» dans cinq croissants (Carrefour, E.Leclerc, Banette, Auchan et La Brioche dorée). Ces contaminants peuvent «entraîner des réactions allergiques et des vomissements», alerte 60 millions de consommateurs.

Les baguettes analysées en contiennent aussi mais dans des quantités très faibles. Par ailleurs, parmi toutes les références évaluées, le pain d’Intermarché et le croissant Monoprix se distinguent du classement en raison de l’absence de substances potentiellement toxiques dans leur composition.

(source: madame.lefigaro.fr)

L’ONU exige un retrait « immédiat » russe: majorité écrasante à l’Assemblée générale

Publié le Mis à jour le

L’Assemblée générale de l’ONU a exigé jeudi un retrait « immédiat » des troupes russes qui ont envahi l’Ukraine il y a un an, votant à une majorité « écrasante » une résolution appelant aussi à une paix « juste et durable ». Notre correspondante à New York fait le point.


Fomba: « Hasim-pihavanana » hatao eny Anosimasina, Itaosy

Publié le Mis à jour le

Maître Hery sy ireo namany mpandala ny fomba nentin-drazana no mikarakara ny hetsika « Hasim-pihavanana malagasy » (tsy misy vidim-pidirana) eo Anosimasina Itaosy ny 25 Martsa manomboka amin’ny 7 ora sy 7 minitra maraina..