Messe; bénédictions et imposition des Cendres, basilique Sainte-Sabine, mercredi 22 Février 2023
Le Saint-Père a présidé ce mercredi la messe des Cendres, marquant l’entrée dans le temps du Carême. Quarante jours pour «revenir à la vérité de nous-mêmes et revenir à Dieu et à nos frères», a expliqué François, invitant à se mettre humblement en route «dans la charité», la prière et le jeûne.
Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican
Comme chaque année, la messe des Cendres a eu lieu en la basilique Sainte-Sabine, sur la colline romaine de l’Aventin, après une procession pénitentielle partie de la basilique voisine de Saint Anselme.
Le Saint-Père a présidé cette célébration eucharistique au cours de laquelle a lieu la bénédiction et l’imposition des Cendres, rite propre à ce jour de pénitence, qui symbolise entre autres l’appel à la conversion.
Dans son homélie, François est revenu sur le sens de ce rite, y voyant une invitation à «revenir à la vérité de nous-mêmes et revenir à Dieu et à nos frères», «revenir à l’essentiel, qui est le Seigneur».
Dépasser les superficialités
Revenir à la vérité de nous-mêmes, d’abord, car les cendres ramènent à «la vérité fondamentale de la vie: seul le Seigneur est Dieu et nous sommes l’œuvre de ses mains». «Nous sommes du Seigneur, nous Lui appartenons», a insisté François. Avec sa créature, le Créateur «vit aussi le Carême, parce qu’Il nous désire», Il «attend notre retour» et «nous encourage toujours à ne pas désespérer, même lorsque nous tombons dans la poussière de notre fragilité et de notre péché».
Nous, en revanche, pensons plutôt «que nous sommes autosuffisants, forts, invincibles sans Lui». Or «nous sommes poussière». Le Carême est donc le moment «de nous dépouiller de la prétention de nous suffire à nous-mêmes et de la soif de nous mettre au centre». Il s’agit aussi d’un temps d’introspection, et de vérité, «pour faire tomber les masques que nous portons chaque jour pour paraître parfaits aux yeux du monde», autrement dit l’hypocrisie. «Combien de distractions et de superficialités nous détournent de ce qui compte, combien de fois nous nous concentrons sur nos envies ou sur ce qui nous manque, nous éloignant du centre de notre cœur», a déploré le Pape.
Seul compte le regard de Dieu
Constatant ainsi que nous ne sommes pas autosuffisants, nous découvrons «que nous n’existons qu’à travers les relations: la relation originelle avec le Seigneur et les relations vitales avec les autres», a poursuivi le Souverain Pontife. Les cendres rappellent que «l’idolâtrie du moi est destructrice et nous enferme dans la prison de la solitude». Le Carême est un temps pour «revitaliser» ces relations, «pour nous ouvrir dans le silence à la prière et sortir de la forteresse de notre ego fermé, pour briser les chaînes de l’individualisme», a déclaré le Pape.
Pour accomplir ce chemin, la Parole de Dieu recommande l’aumône, la prière et le jeûne. Mais il ne s’agit pas de «rites extérieurs», «pour se donner bonne conscience» ou se faire bien voir, a averti François. «Dans la vie personnelle, comme dans la vie de l’Église, les apparences extérieures, les jugements humains et le goût du monde ne comptent pas; seul compte le regard de Dieu qui y lit l’amour et la vérité», a-t-il souligné.
Pour rencontrer le Seigneur ressuscité
L’enjeu est donc de se mettre «humblement» sous le regard de Dieu, là où nous sommes «enfants de Dieu» et «frères entre nous». Les gestes et les sacrifices du Carême retrouvent alors un sens profond.
Le Saint-Père a enfin lancé une triple invitation: se mettre en route «dans la charité», «dans la prière» et «dans le jeûne». Pour atteindre un horizon de partage et d’attention, «pour redonner à Dieu la primauté dans nos vies», pour brider les «prétentions d’un ego toujours plus superficiel et encombrant».
«Ne perdons pas la grâce de ce temps saint: fixons le Crucifix et marchons, répondons avec générosité aux appels forts du Carême», a conclu François, afin de rencontrer «avec une plus grande joie le Seigneur de la vie».
Voir l’intégralité de la messe – commentée en français
Une mauvaise nouvelle vient de tomber comme un couperet. Pas des Jeux africains cette année. L’Union africaine a dû prendre cette décision car Ghana, pays hôte, est à la traine en matière d’organisation et ne sera pas prêt le moment venu.
Initialement prévue du 4 au 19 août à Accra (Ghana), la compétition la plus prestigieuse en Afrique est reportée en 2024, suite à des modifications. A vrai dire, le Ghana accuse ainsi un grand retard dans l’acheminement des infrastructures indispensables, l’obligeant à reporter ce grand rendez-vous.
Dans un communiqué officiel, l’Union africaine a annoncé le report de la tenue de cette plus grande fête sportive du continent, en indiquant que « ce glissement de date de dernière minute est causé par la crise économique que traverse le pays en ce moment ». Pas moins de 5000 athlètes originaires de 55 pays vont devoir s’armer de patience
Titre à défendre
Une grosse déception pour les fédérations sportives et les jeunes prêts à faire valoir leur talent et ramener des médailles. C’est le cas des Ankoay 3X3 seniors hommes qui auront un titre à défendre au Ghana.
« C’est dommage que la compétition soit reportée alors que nous nous y préparons déjà. Mais il ne faut surtout pas se décourager. La préparation continue. Dans l’espoir que ce recul permettra à nos porte-fanions de mieux sauter », a estimé le directeur technique national de la Fédération malagasy de basketball (FMBB), Angelot Razafiarivony.
Le 23 mars, la grande école inaugurera une nouvelle chaire consacrée aux arts plastiques. Puis, d’ici quelques mois, une autre dévolue au spectacle vivant.
SÉVERIN MILLET
Jeudi 23 février, une oratrice inhabituelle fera ses premiers pas dans le célèbre amphi Emile-Boutmy, à Sciences Po Paris. Dans ce temple de la rue Saint-Guillaume, où, par le passé, les étudiants ont religieusement écouté le charismatique ex-secrétaire général de l’ONU Kofi Annan ou les tirades sur l’économie libérale des patrons du CAC 40, la cinéaste Claire Denis viendra raconter son parcours singulier, ses méthodes de travail ainsi que son goût pour les marges. La réalisatrice de Des étoiles à midi, Grand Prix du Festival de Cannes en 2022, dirige la toute nouvelle chaire de cinéma lancée par cette fabrique à élites, sur le modèle du centre d’écriture et de rhétorique créé en 2019.
Une autre chaire, consacrée aux arts plastiques et coordonnée par le commissaire d’exposition Jean de Loisy, sera lancée, jeudi 23 mars, par une master class de Tino Sehgal, cet ancien danseur adulé de l’art contemporain qui, en réinventant le concept d’exposition, a changé notre rapport à l’autre. Se succéderont à l’estrade Kapwani Kiwanga, anthropologue de formation devenue artiste, Tomas Saraceno et son imaginaire arachnéen, et enfin la poétique créatrice belge Edith Dekyndt. D’ici à quelques mois, une dernière chaire, dévolue au spectacle vivant et pilotée par le chorégraphe Benjamin Millepied, viendra compléter le dispositif.
Autant de briques sur lesquelles repose la nouvelle Maison des arts et de la création de l’institut d’études politiques de Paris. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un lieu physique, même s’il est question de créer un espace d’exposition dans le campus rutilant de la place Saint-Thomas-d’Aquin, à deux pas de l’Assemblée nationale. Plutôt d’une philosophie, que Laurence Bertrand Dorléac, première historienne de l’art à prendre la tête de la Fondation nationale des sciences politiques, une fonction habituellement préemptée par des politologues, définit en ces termes : « Il est aussi important d’apprendre à regarder les images qu’à lire des textes. » Nommé en 2021 à la tête de Sciences Po pour tourner la page ouverte avec les accusations d’inceste contre l’ancien président Olivier Duhamel, Mathias Vicherat en est foncièrement convaincu. « L’art est la nouvelle frontière », affirme l’ex-secrétaire général de Danone, mordu de rap et persuadé que « les échanges entre pratiques artistiques et sciences humaines sont féconds ».
Si les grandes universités américaines disposent depuis longtemps d’équipements culturels de pointe – Harvard possède plus de douze musées –, leurs homologues tricolores ne se sont que tardivement adressées à la sensibilité artistique des étudiants. « Le problème majeur reste la méconnaissance de ce qu’est l’art, mais aussi de l’artiste : qui est-il ? comment travaille-t-il ? Car c’est aussi un métier », relève Jeanne Turpault, qui a créé un enseignement diplômant « Art et optique » à l’université Paris-Saclay.
La directrice générale adjointe du ministère israélien des affaires étrangères pour l’Afrique, Sharon Bar-li, a été expulsée samedi du sommet de l’UA à Addis-Abeba.
La scène, musclée, a donné le coup d’envoi du sommet de l’Union africaine (UA), éclipsant pendant un temps l’ordre du jour. Samedi 18 février au matin, une représentante du ministère israélien des affaires étrangères a été expulsée manu militari de l’Assemblée générale de l’UA alors que s’engageaient les discussions entre les chefs d’Etats du continent, au siège de l’organisation à Addis-Abeba.
La vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre Sharon Bar-li, directrice générale adjointe du ministère israélien des affaires étrangères pour l’Afrique, être conduite hors de la séance plénière par des agents de sécurité de l’institution continentale. Israël n’a pas tardé à accuser l’Iran de se trouver derrière cette « grave » expulsion, déplorant, dans le même communiqué que « l’Union africaine [soit] prise en otage par un petit nombre de pays extrémistes comme l’Algérie et l’Afrique du Sud ».
Selon plusieurs diplomates présents à Addis-Abeba, la délégation algérienne aurait menacé de quitter le sommet si les représentants israéliens restaient dans l’hémicycle. Pour tenter de relativiser l’incident, l’Union africaine a prétexté un problème protocolaire. Ebba Kalondo, la porte-parole de la Commission de l’UA, qui tient lieu de secrétariat de l’organisation, a expliqué à l’Agence France-Presse qu’une personne avait été « invitée à quitter les lieux » parce qu’elle n’était pas conviée à cette réunion.
Statut d’observateur
Cette affaire constitue, quoi qu’il en soit, un revers pour Israël, alors que la normalisation de ses relations avec les Etats d’Afrique est l’une des priorités du gouvernement du premier ministre Benyamin Nétanyahou. Ces dernières années, les diplomates israéliens ont arpenté les capitales africaines en quête de reconnaissance. Le ministre des affaires étrangères, Eli Cohen, se trouvait encore, début février, au Soudan pour réchauffer les liens avec Khartoum. Sur les 54 pays africains, 46 reconnaissent aujourd’hui l’Etat hébreu.
En juillet 2021, le président de la Commission, Moussa Faki Mahamat, avait accordé à Israël le statut d’observateur auprès de l’organisation. Mais la présence de Tel-Aviv au sein de l’UA reste l’une des principales sources de controverses au sein de l’institution. L’accréditation a créé une fracture telle que le débat autour du statut d’observateur de l’Etat hébreu avait été ajourné lors du sommet 2022 pour éviter de faire éclater les dissensions au grand jour.
Alors qu’elle disposait d’une année pour se pencher sur cet épineux dossier, la commission mise en place à cet effet ne s’est jamais réunie. « C’est une illustration de plus de l’incapacité de l’Union africaine à trancher les différends entre pays, observe Paul-Simon Handy, chercheur au sein de l’Institute for Security Studies. Sur ce sujet, l’UA a tout simplement décidé de ne pas décider. »
Lutte entre deux blocs
L’institution continentale aurait pu en effet procéder à un vote ouvert concernant le statut d’observateur d’Israël : les deux tiers des pays auraient voté en sa faveur. Mais l’Afrique du Sud, à la fois partenaire économique de l’Etat hébreu et historiquement opposé à sa présence au sein de l’UA, avait discrètement menacé de suspendre son financement institutionnel en 2022. « Cela démontre la façon dont des minorités influentes peuvent faire taire une majorité moins puissante », conclut Paul-Simon Handy.
L’affaire illustre, en toile de fond, la lutte entre deux blocs concurrents, en particulier la rivalité entre l’Algérie et le Maroc. Le royaume chérifien, qui a récemment signé un accord de coopération sécuritaire avec Israël, est l’une des têtes de pont de cet Etat sur le continent, tout comme le Rwanda et l’Ouganda.
A l’inverse, Alger, farouche soutien des Palestiniens, rejette historiquement toute normalisation avec Israël. Le ministre des affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra, estimait en 2022 que l’accréditation de Tel-Aviv pourrait conduire à « une profonde division des Etats membres » au sein de l’UA.
La controverse au sujet du statut d’Israël n’est pas, du reste, l’unique pomme de discorde entre Rabat et Alger au sein de l’institution. Dernièrement, les deux pays du Maghreb se sont écharpés en coulisses à propos de l’obtention de la première vice-présidence de la Conférence de l’UA, une responsabilité stratégique qui débouche généralement sur la présidence tournante de l’organisation continentale l’année suivante.
Présent lors de la cérémonie d’ouverture du sommet, samedi, le premier ministre de l’Autorité palestinienne, Mohammad Shtayyeh, a profité de la tribune qui lui était offerte pour critiquer le « terrorisme » et la « politique de confiscation des terres » de l’Etat hébreu.
Israël pourrait rencontrer des difficultés lors de l’année à venir pour plaider son cas. Les Comores, nouveau président en exercice de l’UA, sont un soutien de la Palestine. En 2021, Moroni s’était opposé à l’octroi à l’Etat hébreu du statut d’observateur.
Les cendres du Dr Mireille Rabenoro (1953-2021) ont été inhumées à la tombe familiale située à Iravoandriana, dans la Commune rurale d’Alarobia Ambatomanga, Manjakandriana, hier. La présidente de la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (2017-2021) était décédée d’un cancer à Montpellier, France, le 17 juin 2021 à l’âge de 68 ans. C’était en pleine crise sanitaire mondiale due à la pandémie à coronavirus.
De ce fait, la famille endeuillée, en dépit de son grand attachement aux valeurs malagasy et à la patrie, devait se plier aux restrictions en vigueur à l’époque. Suivant la décision de la famille qui s’était réunie à Montpellier le 20 juin 2021 dans l’après-midi, la dépouille mortelle de la regrettée était incinérée au Complexe funéraire de Grammont, salon Vercors, dans la même ville française, le lendemain à 8 heures et demie.
Les siens ont ainsi fait savoir que la date du rapatriement des cendres à Madagascar serait communiquée ultérieurement. Ce fut chose faite le 11 février dernier où les restes mortels de Dr Mireille Rabenoro ont atterri sur le tarmac de l’aéroport international d’Ivato, Antananarivo, suivant l’information lue dans le faire-part paru dans un quotidien de la place.
Sommités intellectuelles
Hier à 14 heures, une messe religieuse célébrée au temple de l’Eglise protestante réformée FJKM Manohisoa Fitiavana à Anjeva Gara, banlieue Est d’Antananarivo, a marqué les obsèques. Par la suite, le cortège funèbre s’est dirigé vers le sud en suivant la route d’Alarobia Ambatomanga où se trouve la tombe familiale. Iravoandriana est situé à environ 3 km de Manohisoa Anjeva.
Plusieurs personnalités ont assisté aux funérailles pour rendre un dernier hommage à la dame d’envergure et à une femme leader battante. En effet, Dr Mirelle Rabenoro faisait partie des sommités intellectuelles du pays. Agrégée d’anglais, elle était maître de conférences à l’Ecole normale supérieure (ENS) de l’université d’Antananarivo, membre titulaire de l’Akademia Malagasy et grand officier de l’Ordre national malagasy.
La disparition de Mireille, selon le mot d’affection des siens, a laissé un vide énorme non seulement dans le milieu académique et universitaire, mais aussi dans le monde politique et même journalistique. De son vivant, elle participait à la rédaction du journal en ligne Madagascar-Tribune.com. Selon ce support, elle avait à son actif 21 éditoriaux, publiés entre le 8 mars 2014 et le 17 mai 2021, un mois avant son décès.
Fluidité
Elle était la fille ainée du célèbre Dr Césaire Rabenoro, ancien ambassadeur et ministre, président de l’Académie des Arts, des Lettres et des Sciences de Madagascar (1973-2002). Sa mère, Georgette Ratsimihara Rabenoro, était magistrate ayant terminé sa carrière comme présidente de Chambre à la Cour suprême et présidente de la Formation de contrôle de la Cour suprême. Mireille était donc une enfant élevée dans une famille pétrie de cultures chrétiennes, diplomatiques, académiques et politiques, sans pour autant perdre de vue l’identité malagasy.
En marge de la conférence de Munich ce week-end, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a accordé un entretien à France 24. Interrogé par Marc Perelman, le chef du gouvernement polonais a évoqué la guerre en Ukraine et la visite prochaine du président américain Joe Biden en Pologne pour marquer le premier anniversaire du conflit ukrainien
Zainab Kazempour protestait contre la décision de ne pas l’autoriser à entrer dans un conseil d’administration, à cause de ses positions progressistes sur le hijab.
IRAN – Oui, la contestation continue en Iran, même si les manifestations se raréfient. Le geste d’une ingénieure, filmé et relayé sur les réseaux sociaux ce vendredi 17 février, en est un nouveau témoignage.
Cette femme identifiée par des sources comme étant Zainab Kazempour participait à un congrès d’ingénieurs, selon la chaîne de télévision Iran International. Sur les images partagées sur Twitter et à voir dans notre vidéo en tête d’article, on la voit quitter la scène, visiblement en colère, et jeter son foulard derrière elle. Une grande partie de l’assemblée, principalement composée d’hommes, l’applaudit et l’encourage en sifflant.
D’après Iran International, son geste est une réaction au fait que sa candidature au conseil d’administration de l’Organisation de l’ingénierie et du bâtiment de Téhéran, dont elle fait partie, ait été refusée, à cause de ses positions progressistes sur le voile.
« Je ne reconnais pas une assemblée qui n’autorise pas les candidats à se présenter parce qu’ils ne portent pas de foulard », a-t-elle lancé au micro, selon IranWire. Le site d’informations ajoute qu’elle a également dénoncé sur scène la violence vécue par les femmes qui ne respectent pas le code vestimentaire strict imposé par la République islamique.
Cinq mois de contestation
La contestation a gagné l’Iran depuis la mort en détention le 16 septembre de la jeune Mahsa Amini, arrêtée pour un voile mal porté. Depuis, les actes de défiance envers le gouvernement se sont multipliés, même si le régime ne montre aucun signe d’ouverture sur les droits des femmes ou les revendications pour plus de justice sociale.
En décembre, l’Iranienne Sara Khadem s’était ainsi présentée sans voile à un tournoi d’échecs. Une décision risquée qui l’a contrainte à s’exiler en Espagne pour ne pas être arrêtée. En octobre, la grimpeuse Elnaz Rekabi n’avait mis qu’un bandeau lors des Championnats d’Asie d’escalade à Séoul, ce qui avait été interprété comme un geste de solidarité avec les manifestations.
Mia Clerc termine dans le top 40 aux Mondiaux de ski alpin à Courchevel et Méribel.
Progression impressionnante. La Malgache Mialitiana Clerc termine 39e sur cent-quatorze concurrentes à l’épreuve de Slalom Géant dames ce jeudi à la 47e édition des championnats du monde de ski alpin. Le sommet mondial se déroule du 6 au 19 février dans les stations françaises de Courchevel et Méribel. Elle a réalisé un cumul 2:21:61. Lors de la première manche, Mia a parcouru la descente longue de 378m du Roc de Fer en 1:10:67 et la deuxième en 1:10:94. Au départ, elle occupait la 58e place mais après la première course, elle se propulsait déjà à la 45e puis 39e au terme de la deuxième avec une différence de +14:48 par rapport à la championne de l’épreuve, l’Américaine Shiffrin Mikaela (2:07:13). «Je suis si heureuse de la course d’aujourd’hui. Je voulais vraiment faire les championnats du monde Grand Slalom. J’adore cette discipline et les conditions étaient parfaites. Je me sentais prête pour cette journée» a-t-elle confié. Une habituée, Mia a participé pour la première fois au championnat du monde en 2019 et elle a été la porte-drapeau de Madagascar aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin en 2022. L’autre skieur porte-fanion du pays, Mathieu Neumuller qui est à sa première participation a été en lice hier à l’épreuve de Slalom Géant hommes.
Intervention du cardinal Kevin Farrell en ouverture du congrès «Pasteurs et fidèles laïcs, appelés à marcher ensemble», le 16 février au Vatican
Comment faire en sorte que chaque baptisé trouve sa place dans l’Église, selon sa mission propre et ses capacités? Le dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie propose d’y réfléchir à l’occasion d’un congrès au Vatican, sur le thème «Pasteurs et fidèles laïcs, appelés à marcher ensemble». Environ 200 participants de 72 pays sont rassemblés depuis ce jeudi 16 février jusqu’à samedi, abordant au fil des interventions les défis actuels de l’évangélisation.
Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican
«Corresponsabilité» – autrement dit, un partage des responsabilités – c’est le maître-mot de cette rencontre, figurant à de nombreuses reprises dans le programme des interventions.
«Si on marche côte à côte, cela ne fonctionne pas, il faut marcher ensemble (…) C’est ensemble qu’il faut avancer, faire changer notre Église pour mieux témoigner, mieux vivre notre foi, chacun à l’aise dans sa situation». Comme les autres participants, Brigitte Berthet, du diocèse de Besançon, voit dans la corresponsabilité une manière de vivre la synodalité, particulièrement promue par l’Église universelle à l’heure du synode sur ce thème. «On sent que c’est l’avenir pour notre Église», affirme ladéléguée épiscopale aux mouvements et associations de fidèles (DEMAF), chargée par la Conférence épiscopale française (CEF) de coordonner tous les DEMAF de France.
Cela fait trois ans que le dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie souhaitait aborder, lors d’un rassemblement international au Vatican, le sujet du partage des responsabilités entre laïcs et clercs, mais le projet a été retardé en raison de la pandémie de Covid-19. Il se concrétise alors que la phase continentale du processus synodal est engagé, un signe «providentiel» aux yeux de Monique Dorsaz.
Petit à petit, l’éminence grise de Madagascar se vide de ses éléments parmi les plus valeureux. Le monde scientifique du pays regrette le décès du professeur émérite en médecine humaine Lala Rabarioelinaqui est allé pour un monde meilleur mardi à l’âge de 93 ans. Son fils, le révérend-docteur Ndriana Rabarioelina, chef de la Grande Famille des princes et des rois de l’île, a annoncé la triste nouvelle sur les réseaux sociaux.
Un commentaire dit que le Pr Rabarioelina « est un produit de l’éducation aristocratique merina et de l’excellence française. Moralement, intellectuellement et professionnellement, on a affaire ici à une personne qui a tutoyé le top niveau planétaire ».
Natif du village princier d’Ambohimalaza et parmi les fervents fidèles de l’église protestante réformée (FJKM), Rabarioelina a fait des études primaires à l’école protestante Vinet au même village et des études secondaires au lycée Gallieni à Andohalo, Antananarivo.
Le professeur agrégé de chirurgie générale de Paris a poursuivi des études supérieures en médecine à la faculté de médecine de Montpellier. Le major du concours national de chirurgie en France était directeur général du centre hospitalier universitaire Ravoahangy Andrianavalona (HJRA), à Antananarivo, et grand chancelier de l’ordre national de Madagascar (2017-2019).
La liste des milieux hospitaliers, universitaires et de recherche où il intervenait est longue : faculté de médecine (université d’Antananarivo), HJRA, CHU Joseph Raseta Befelatanana, Ecole de médecine d’Antananarivo, Ecole médico-sociale d’Antananarivo, Institut national d’éducation physique et des sports, maternité pavillon Sainte-Fleur (HJRA), centre d’endoscopie, laboratoire de fabrication de sérum, Société des sciences médicales de Madagascar, Société malagasy de psychologie, Académie de médecine de Madagascar…
Les milieux confessionnels et associatifs ne sont pas non plus en reste : Ligue pour la lecture de la Bible, association Arovy ny marary (Anyma) et aumônerie protestante universitaire. Le plus remarquable d’entre eux est la Grande chancellerie de Madagascar dont il était le patron durant la seconde moitié du mandat électif du Président Hery Rajaonarimampianina (2014-2018).
De son vivant, le professeur émérite était attaché à la paix et au pardon, entre autres. Voici trois passages d’un poème qu’il écrivait le 8 mars 2002, en pleine crise postélectorale : « Sortons de l’ordinaire, prenons de la distance. Décidés pour toujours de ne pas faire vengeance. Convaincus de sa faute, nous allons l’étonner. Car au lieu de frapper, préférons pardonner ».
« Comme tu ne meurs qu’une fois, tous tes méfaits passés seront mis à ton compte… à moins d’être pardonnés. Le jour du grand départ, hagard, le teint livide, tu n’emporteras pas un sou, les mains vides ! » « Rendre le bien pour le mal : c’est cela le pardon. Quelqu’un d’exceptionnel, de sa vie a fait don. Le champion du pardon, il a versé son sang. Pour ta paix éternelle, c’est Jésus le plus Grand ! »
La dépouille mortelle de l’éminent professeur Rabarioelina est veillée à la cité des professeurs derrière l’Immeuble Fiaro à Ampefiloha Antananarivo. Elle sera transportée à l’HJRA samedi à midi pour des éloges funèbres avant son transfert à l’église Tranovato Protestanta Ambohimalaza Firaisana. Elle sera ensuite déposée aux côtés des siens à Antampon’Ambohimalaza, Avaradrano Zokin’Imerina.