Culture
JUDO : Me Ramparaoelina n’est plus
Judoka, ancien président de club, Me Ramparaoelina Laurent était un de ces anciens du judo qui suivait toujours de près le monde du judo malgache et aidait toujours ce milieu.
Il est décédé le 28 août dernier à l’âge de 74 ans. Marié et père de trois enfants, grand-père de six petits-enfants et d’une arrière-petite-fille, il laisse aussi le monde du judo orphelin.
La ligue d’Analamanga de judo avec Vola Elena Raoelison va faire une haie d’honneur pour ce maître et demande à tous les clubs et leurs ceintures noires d’être là le jour de l’enterrement ce vendredi 1er septembre.
La dépouille mortelle quittera Angodona Ampitatafika à 12h30 pour une cérémonie religieuse au FJKM Manandriana Lovasoa Avaradrano avant d’être inhumé à Manandriana Avaradrano. Midi Madagasikara présente ses sincères condoléances à toute sa famille.
Lépante, Une Bataille pour l’Histoire
Ce documentaire retrace la bataille de Lepante (1571) où le monde chrétien réunissant les flottes vénitiennes, espagnoles et papales autour de la Sainte Ligue, affrontèrent l’empire ottoman et sa puissante flotte. Des tableaux et gravures, une infographie reconstituant la bataille, des cartes et deux films amateurs illustrent le sujet. Différents historiens et conservateurs font revivre le monde méditerranéen de l’époque et la bataille elle-même, en particulier à travers une description des bateaux de guerre, les galères et les galéasses, et des armements employés. Fernand BRAUDEL, professeur au Collège de France, parle du monde méditerranéen où l’empire turc s’opposait au monde occidental, celui des Habsbourg. Il explique pourquoi la coalition de la Sainte Ligue s’est formée après le débarquement des troupes ottomanes dans l’île de Chypre appartenant à la grande république de Venise. Marc Antonio BRAGADIN, historien naval, parle des forces navales chrétiennes en présence et des difficultés au sein du commandement des armées. Jose Maria MARTINEZ-HIDALGO, directeur du Musée Maritime de Barcelone, présente des galères espagnoles exposées au musée, dont la galère Réale, puis explique en détail les conditions de vie sur les galères. Des figurants jouent le rôle du garde chiourme, du galérien, du pilote, du timonier et du soldat de l’infanterie. Puis le conservateur décrit la bataille entre la Réale de Don Juan d’Autriche et la Sultane d’Ali Pacha. Au musée de l’Histoire Navale de Venise, le professeur Marco MORIN montre le fonctionnement d’une arquebuse à mèche et d’un pistolet à rouet. Le professeur Michel LESURE commente les manoeuvres des flottes ottomanes sur une carte.
Ottomans contre Chrétiens
Confession (émission): Dr. Jean Louis Robinson
Fandaharana ahafantarana ny lalam-piainan’ny Dokotera mpanao sy mpampianatra Judo, lasa Filohan’Antoko pôlitika., sy ramatoa vadiny Marcelle Radilofe., fianakaviana anisan’ny malaza nifandimby teo amin’ny sehatra Lalàna eto Madagasikara.
(… suite)
Ranavalona III: séjour de la Reine à Arcachon
Ranavalo à Arcachon (extraits journaux)
1901 : Elle est là
Le 27 Juin la reine Ranavalona III fut reçue à l’Hotel de Ville de Paris et le 28 Juin elle a été reçue par le Président de la République, Emile Loubet et son épouse. Le 29 juin, ce fut le départ pour Arcachon.
Elle est arrivée dimanche 30 juin à Bordeaux, gare St-Jean, par l’express de sept heures quatre du matin.
Ranavalo est descendue au Terminus où elle a pris un léger repas ; puis, à sept heures cinquante-sept, elle est remontée en wagon et est partie pour Arcachon avec sa suite.
Quelques curieux étaient sur le quai. Aucun incident ne s’est produit.
Par l’express de 9 heures 12, elle est entrée en gare d’Arcachon, accompagnée de sa tante, la princesse Ramassinraza, de la petite princesse Marie-Louise, de Mme Delpeux, gouvernante ; du docteur Ranaïvo, interprète, et de M. le lieutenant Bruyère, envoyé du gouvernement.
Sur le quai de la gare se tiennent le maréchal des logis et sa brigade, M. le Commissaire de police et ses agents, M. Ferras, directeur du Grand-Hôtel ; les membres de la presse locale et une assistance assez nombreuse.
A la descente du wagon, la reine, qui porte un manteau de voyage couleur beige, un chapeau mousquetaire à plumes noires, prend le bras du lieutenant Bruyère. La petite princesse Marie-Louise, nu-tête, sourit à la foule, à l’air très éveillé, et nullement effrayée par l’orage qui vient d’éclater avec pluie abondante. Elle donne la main à Mme Delpeux.
Pour gagner la cour de la gare, la reine traverse une foule nombreuse ; on se découvre, elle rend les saluts par une inclinaison de tête. Le docteur Ranaïvo donne le bras à la princesse Ramassinraza.
La reine monte dans le premier Landau avec les autres dames. M. le Commissaire de police monte sur le siège. Dans le deuxième landau prennent place M. le docteur Ranaïvo, M. le lieutenant Bruyère et M. Ferras. Les voitures se rendent au Grand-Hôtel, où les appartements ont été retenus depuis l’avant-veille.
Cet appartement est celui du second, dans l’aile Est, qui donne sur le bassin.
L’aspect de la reine est intelligent et même heureux ; sa physionomie indique qu’elle a conscience d’une certaine grandeur, son attitude et ses allures sont plutôt distinguées ; ses regards sont vifs, sa démarche est fière et ne manque pas de grâce.
Dans l’après-midi de dimanche, Ranavalo n’est pas sortie ; le temps était d’ailleurs très incertain. A deux heures, elle a demandé une tasse de thé ; à quatre heures, elle a reçu la visite du maire.
Lundi matin elle a reçu la visite du docteur Bourdier, recommandé sans doute par M. Veyrier-Montagnères ; dans la journée, la visite de la Comtesse du Bouzet.
Ranavalo et les cinq personnes qui l’accompagnent, déjeunent dans le grand restaurant vitré de l’aile Est du Grand-Hôtel ; elle voit de là les deux steam-yachts Sita à M. Leverd et Wild-Wave à M. de Georges.
Après déjeuner, elle joue quelquefois au billard.
Lundi, à 3 heures et demie, la reine et sa suite sont sortis en landau et en victoria, visiter le Casino, l’hôtel Continental en forêt, et la ville d’Hiver.
Mardi, la reine Ranavalo est allée prendre le thé à 3 heures de l’après-midi, au Grand-Hôtel de Moulleau. Ses promenades en voiture (et toujours accompagnée de M. le lieutenant Bruyère délégué du Ministre des colonies), durent une heure environ. D’ailleurs le temps, coupé d’ondées continuelles, est loin d’être agréable ces jours-ci. La petite princesse Marie-Louise est sortie avec Mme la Comtesse du Bouzet et sa fillette. Mme du Bouzet, qui avait connu Ranavalo à Alger, est autorisée à la voir, et lui avait envoyé, dès son arrivée, une belle gerbe de fleurs.
Le soir, après dîner, au grand-Hôtel d’Arcachon, l’Union Orphéonique dirigée par M. Chavan a chanté dans le Hall central de 9 à 10 heures : La Voix des Sapins de Paliard ; Les Pêcheurs de Rougnon ; Jalouse nuit, chanson du duc de Guise transcrite par Laurent de Rillé ; et Hymne à la nuit d’après Rameau, par L. de Rillé.
Ranavalo qui est musicienne et a un piano dans ses appartements, a applaudi ces quatre morceaux et remercie en français qu’elle parle très suffisamment. Sa tante Ramassinraza ne parle que malgache. La petite Marie-louise s’exprime très bien en français, mais tutoie toujours en parlant.
M. le lieutenant Bruyère assistait à cette audition musicale.
A dix heures, Ranavalo est remontée dans ses appartements.
Jeudi la reine a fait à pied de 10 heures à midi, une promenade sur la plage. Toujours gaie et souriante, elle aime beaucoup ces sorties pendant lesquelles elle se prête complaisamment aux indiscrétions des amateurs photographes.
Pour la première fois ici, elle a fait une promenade sur mer, à bord de la tillole Anne-Marie, patron Louis Beaupuy, matelot Duvaché.
Partie à trois heures avec sa suite, elle a visité le port de La Teste, est allée jusqu’à la place où se trouve la statue Jean Hameau. La population lui a témoigné des sentiments de respect que sa bonne grâce et son air affable ont toujours provoqué sur son passage.
Elle est rentrée à 6 heures au Grand-Hôtel, enchantée de son excursion.
(…)
Le « Rova » ou le Palais de la Reine à Antananarivo, appelé aussi Manjakamiadana (lieu de tranquillité), était la demeure des rois et des reines de Madagascar jusqu’au XIXe siècle. Le monument était, au départ, construit en bois puis, par la suite, enrobé de pierre. Dans l’enceinte du Rova, d’autres constructions ont été édifiées: le palais d’argent, le temple protestant et les mausolées des monarques. Il fit l’objet d’un acte criminel et fut incendié le 6 Novembre 1996. Depuis, il a été reconstruit à l’identique, avec l’aide de mécènes, d’institutions publiques et de l’UNESCO.
L’entrée est encadrée par un arc de triomphe surmonté d’un épervier, symbole de la royauté Merina.
Le palais de la Reine Manjakamiadana de la ville d’Antananarivo sur « Ankamantatra » – contribution au concours de création de l’hymne de la région Analamanga en Novembre 2008.

Auteur compositeur : Salomon ANDRIAMPARANONY dit ‘Dédé SORAJAVONA’, fils du célèbre poète Dox.
Fandaharana PIKLA: Ranavalona faha III tao amin’ny fahitalavitra (10-11-2019)
Coup d’Etat chez Ranavalona Ière: Ida Pfeifer aux premières loges
Ida Laura Pfeiffer est une voyageuse et exploratrice autrichienne, née le à Vienne, morte le dans cette même ville.

Commençant à voyager à 45 ans, elle a effectué cinq voyages en seize ans, dont deux tours du monde. Les récits de ses voyages ont été publiés, depuis le premier jour de son départ pour la Terre sainte en 1842, jusqu’au dernier jour de son aventure malgache en 1858 à la Cour de la célèbre Reine « nationaliste » Ranavalona Ière. .

Voyageant seule et sans moyens financiers, elle a rapporté de ses périples des spécimens de plantes, d’insectes et de papillons qui ont trouvé place dans les collections des musées de Vienne. Reconnue par la communauté scientifique, elle était membre des Sociétés de géographie de Berlin et de Paris.
Russie, 1000 ans d’histoire russe : l’empire slave
L’histoire de la Russie et de l’URSS est gravée dans l’or des innombrables palais et églises d’un territoire immense, sur lequel le soleil ne se couche jamais.
Histoire d’un peuple-mosaïque qui, tout au long de son histoire, fut tenu par un pouvoir central puissant mélangeant bienveillance et brutalité, Histoire faite d’espoir et de terreur, jalonnée de révoltes et de répressions sanglantes. Un peuple qui, par une terrible révolution, a créé la mutation d’un grand empire agricole en une puissance industrielle internationale.
History of Russia – Rurik to Revolution

