Culture
Introduction
MORCEAUX D’HISTOIRE & GENEALOGIE
« …Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ! » (Mt 10, 8)
(Nangonin’i Moïse Ramilamintsoa)
Reconstitution des liens familiaux
Les traditions orales retraçant les données historiques de l’Imerina nous ramènent à une époque suffisamment reculée pour que celles-ci se mêlent aux contes et légendes perpetués au cours des siècles par les différentes populations de Madagascar, concernant en particulier les VAZIMBA, premiers habitants supposés de cette grande Ile qui, dit-on, avait déjà leurs « roitelets » et leurs « chefferies » avant l’arrivée des vagues de migrations successives..Dans tous les cas, la masse volumineuse des informations orales et écrites convergent pour nous donner un nom reconnu par tous pour désigner un incontournable Razamben’Imerina dénommé Andrianerinerina à partir de 1300 ap. J.C.. Précisons cependant que les dates (de naissance) données pour les Rois successifs concernent les dates approximatives de règne quand ces dernières n’ont pas pu être retenues avec exactitude à cause de l’absence d’écriture. D’autre part, du fait des difficultés entraînées par cette caractéristique non écrite de la civilisation malgache, mais fondée principalement sur la tradition orale, nous avons fait en sorte que les données recueillies et rassemblées ici proviennent essentiellement de sources écrites, notamment puisées dans les documents ci-après:
– Ny Tantaran’ny Andriana, du Révérend Père Callet, Ed. 1908;
– Les Firaketana de Mr Ravelojaona;
– Un homme d’Etat malgache: Rainilaiarivony, par G.S. Chapus et G. Mondain (*); Ed. 1952;
– Les notes du Diary de Mr Rakotovao; (« Bokin-dRakotovao », le Livre de Rakotovao)
– Histoire du Royaume Hova, du Révérend Père Malzac, Imprimerie catholique, Edition 1930;
– Ny Tantaran’Andrianteloray recueillie par Mr Razafimbelo Pierre, Gouverneur Principal à Antananarivo, Ed. 1911;
– Raombana l’historien, (1809-1855) de Simon Ayache. Editions Ambozontany, Fianarantsoa, 1976;
– Raombana: Madagascar sous Radama Ier, (1810-1828), de Simon Ayache. Editions Ambozontany, Fianarantsoa, 1976;
– Ny Fianakaviambe sy ny Taranak’Ambohimanga, Ed. Mai 2000.
– Tantaran’ny Anteony Antemoro, de Philippe Rombaka
– Tantara et Tetiarana, Taranak’Alasora sy Imamo, par un groupe de familles.
– Tetiaran’Andriantsilavonandriana par Mr Razanatseheno Henry, Ed. 2001
– Madagascar d’une République à l’autre, Tome1, par le Pr. Pierre Randrianarisoa et Lalao Razakamahefa, Ed. 1991
– Histoire de Madagascar, collection Mondes d’Outre-Mer, par Hubert Jules Dechamps, Ed. 1961
– Andrianampoinimerina sy Ilaidama, par Kasanga Fernand, 2è Ed. 1977
– Andriantsitohaina XV Voninahitra (Ambassadeur de Ranavalona Ière), par Mr Randrianarivelo Lucien Emmanuel et Mr Andriantsitohaina Charles, Ed. 2000
– Ingahy Rainizafimanga (1842-1912), Bokin’ny Taranaka, Taona 2001 par l’équipe familiale dirigée par Mr James Henri Robert Randriamifidy, Secrétaire Général de l’Association Rainizafimanga.
– Menabe: Fitampoha 98, par Kamamy Magloire
– Fifindrà-monina par Kasanga Fernand, Ed. 1963
– Ali-Tawarath sy Madagasikara (1495-1548), par Mahefamanana Mosa, 3è Ed.1977.
– Mey 1972, par Mr. Rémi Rahajarizafy, Ed. 1982.
– Tera-dRamiangola sy Rangita, Tetiarana Ed. 1998, par l’équipe familiale dirigée par Mr Robin Andrianasolo (Président de la commission Généalogie) et Mr Eugène Raharifidy (Président de l’Association TRR), préfacé par Mr Césaire Rabenoro (Président de l’Académie Malgache).
– Rakoto Ratsimamanga Albert, Ny Malagasin’ny taonjato faha-XX (1907 – 1931), Ed. 2000. – Randriamamonjy Fréderic, Histoire des Régions de Madagascar: des origines à la fin du XIXème siècle, Ed. 2008.
– Razafiarison, Aina Andrianavalona (2014). Apports des traditions dans les successions royales merina: Madagascar – XVIe – XIXe siècle. Antananarivo: Editions Tsipika. thèse de doctorat en Histoire à la Sorbonne, Paris.
– Histoire biologique d’une population du Sud-Est malgache, Thèse de Doctorat d’Anthropologie génétique, par Mélanie Capredon, Univ. de La Réunion, 25 Nov. 2011, Rapporteur: Pr. Narivelo Rajaonarimanana, Professeur à l’INALCO – Paris 13.
–Rainandriamampandry (1836-1896), Edisiona FJKM Rainandriamampandry (2020) nosoratan’ny Profesora Ranjatohery Harilala
(Note: *) Auteurs de plusieurs oeuvres qu’ils rédigèrent ensemble sur l’histoire et la religion de Madagascar du temps de la Monarchie et pendant la colonisation, G.S. CHAPUS, Docteur ès Lettres, était Membre titulaire de l’Académie Malgache et Membre correspondant de l’Académie des sciences coloniales, tandis que G. MONDAIN, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, était Vice-Président de l’Académie Malgache et Président Honoraire de la Mission protestante française à Madagascar.
Ce travail est un essai qui ne se prétend pas être exhaustif, mais il est appelé à être mis à jour périodiquement suivant l’apport des descendants (ou ascendants survivants) ou encore par les « bonnes volontés » soucieux d »entretenir le précieux Fihavanana malagasy. Les pages qui suivent nous aident à (faire) connaître nos lointaines origines et à comprendre plus facilement l’Histoire de Madagascar d’un seul coup d’oeil par les noms qui y sont consignés et les annotations – relatant les évènements historiques ou les principaux traits de la personne – qui les accompagnent. Ceux qui souhaitent apporter leur contribution, tant pour les éventuelles corrections que pour la mise à jour des informations, anciennes ou nouvelles (naissance, décès, enterrement et autres mentions ou notes particulières, etc…) sont les bienvenus et peuvent envoyer leur courrier au webmaster.
Dans tous les cas, la légendaire sagesse de nos ancêtres veut bien nous persuader que le fameux « Fihavanana » malagasy a une vocation universelle.
Nous nous excusons par avance auprès des personnes dont les noms n’ont pas pu être complétés ou écrits avec exactitude. [les documents publiés ici sont rédigés en malagasy et/ou en français].
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Interview de Didier Ratsiraka par Gilbert Raharizatovo (1996)
Ahoana ny « relève » ao anatin’ny tontolo politika?
Débat President Professeur Zafy et Amiraly Ratsiraka – 1996
Fanambaran’ny Fivondronamben’ny Eveka et Madagasikara (FEM)
« Ny Famindram-po no sitrako, fa tsy ny sorona ! »
Efa hisasaka ny tonontaona niainantsika ny Jobilin’ny Famindram-pon’ny Ray, nosokafana tamin’ny 8 desambra 2016 teo. Dimy volana no lasa, ary afaka fito volana eo dia hofaranana amin’ny fomba manokana, arak’izay efa nambara, amin’ny alahadin’i Kristy Mpanjaka, ny 20 novambra 2016.
Ny tontolom-piainantsika anefa milentika ao anatin’ny herisetran’ny fiarahamonina. Toy ny valala voatango ny vahoaka, tsy tanana hirangotra tsy tongotra hitsipaka. Zary fiainana andavanandro ny fanaovana an-keriny, ny halatra sy vono olona. Ny harem-pirenena mihitsy no fongotra, raha tsy hiteny afa-tsy ny fanondranana tsy ara-dalàna ny hazo sarobidy andramena na bolabola…
Tsy ny harena voajanahary fotsiny fa ny zo aman-kasina mihitsy no hosena ary amidy vola, fa ny tany nolovaina tamin’ny razana. Lainga sy halatra no migorobaka hatrany an-tampon’ny fitondrana any. Amidy vola hatramin’ny fiandrianam-pirenena, ka tsy arindra araka ny filan’ny firenena intsony hatramin’ny taranjam-panabeazana, fa izay hahitam-bola ihany, dia atao telim-botolo ny kolotsain’ny mpanam-bola.
Vokatr’izany, ny kolontsain’ny fiainana an
Naissance de la Terre
Documentaire sur une science étonnante de notre Planète
Ce qu’Einstein ne savait pas encore: Bienvenue dans la 11e dimension
Einstein a toujours rêvé d’une théorie unique qui définirait le fonctionnement de l’univers dans son ensemble, regroupant la relativité générale et la mécanique quantique. Les scientifiques seraient, avec la théorie des cordes, sur le point de la découvrir. Si cette théorie se vérifie, notre perception de l’univers qui nous entoure s’en trouvera complètement chamboulée.
Ce documentaire présenté par le grand manitou de la théorie des cordes Brian Greene est un incontournable : très facile à comprendre et abondamment illustré, il constitue une excellente vulgarisation des fondamentaux de la relativité générale et de la mécanique quantique.
Madagascar sur les ondes parisiennes et sur le net
Après presque 1 an d’absence, notre « e-zin » habituellement consacrée à des informations culturelles reprend du service.
Notre radio hôte étant partenaire de Radio Debout en direct de la place de la République, après avoir cédé notre créneau mercredi 12 avril dernier, nous continuons à soutenir la lutte en laissant une demi-heure dans notre direct de ce soir. Ce mercredi 20 avril, notre engagement envers la défense de la culture malagasy nous amène à vous faire découvrir le poète Zakarandahy. Grâce à son fils Solomalala RAJAOBELISON qui présentera les ‘univers’ de son père Samuel RAJAOBELISON (1915-1994) dont le nom de plume est donc Zakarandahy. Lire la suite »
JERUSALEM – Ces juifs ultra-orthodoxes qui ne veulent plus voir de femmes prier
Les « femmes du Mur » s’expriment.
Sexe, masturbation : « Sperme sacré » brise les tabous chez les juifs ultra-orthodoxes
« Rebellion » de 1947: Le pardon de l’oubli, écrit par Rodolphe Razafimbahiny

« Le pardon de l’oubli« , est un témoignage poignant de ces évènements, vécu dans sa chair, et écrit en 1995 par feu Rodolphe Razafimbahiny (frère cadet du célèbre R.R. Majunga) et de Jules Razafimbahiny, ancien ambassadeur plénipotentiaire de Madagascar à Washington, Londres, Bruxelles, Rome, etc…
(Exposition semaine de la Francophonie (Œuvres de Rodolphe Razafimbahiny – Alliance française, Mars 2010)

L’Histoire s’écrit rarement au présent… Il faut souvent des mois, voire des années, parfois même des décennies, avant qu’éclate la «vérité» sur tels évènements passés!
Concernant les «évènements de 1947 à Madagascar», il est évident qu’à cette époque, l’Histoire a été écrite par le pouvoir colonial qui s’est empressé de clamer très fort à la face du monde entier, que «le peuple malgache s’est révolté» sous l’impulsion du parti MDRM, conduit par les trois parlementaires Raseta, Ravoahangy, Rabemananjara. C’était la fameuse «Rébellion», thèse officielle déjà contestée à l’époque, mais contestation timide par crainte des représailles, ou autres raisons politiques…La simple logique démolit cette thèse à partir de l’adage français: «Pour trouver l’auteur d’un crime, il faut chercher à qui il profite».
Il est clair que les seuls bénéficiaires de ces «évènements» ont été le pouvoir colonial, les colons français qui suivaient d’un œil inquiet l’heureuse évolution des interventions des trois parlementaires malgaches à l’Assemblée Nationale Française, réclamant le recouvrement de l’indépendance de Madagascar, pacifiquement, par voie légale. L’indépendance recouvrée signifiait l’abandon des riches concessions accaparées par les colons. Il fallait une «rébellion» pour faire avorter la demande des parlementaires malgaches. Est-ce à dire que cette «rébellion» a été provoquée par le pouvoir colonial?
L’avenir nous le dira, car les témoins, «les vrais», parlent de plus en plus. Parmi ces témoignages, le mien que j’apporte ici, accrédite pleinement cette thèse de la provocation. J’ai toujours eu une certaine répugnance à remuer ces pénibles souvenirs, vieux bientôt d’un demi siècle… Mais, aujourd’hui, pour la vérité de l’Histoire, surtout pour les générations futures, j’ai décidé de rompre un silence qui n’a que trop duré!
Le 29 mars 1947 à travers les yeux d’un témoin
Clémence Ramahavalisoa, fille d’Emmanuel Ramahavalisoa, victime de l’événement du 29 mars 1947 à Mananjary se souvient de l’arrestation de ses parents.
Au cours de la Semaine Sainte de 1947, un commissaire est venu arrêter Emmanuel Ramahavalisoa – membre du MDRM (Mouvement Démocratique pour la Rénovation de Madagascar) à Mananjary – chez lui, sous les yeux de sa femme et de ses deux filles (Clémence et Florence, NDLR). Pour quel motif ? Personne ne le sait, mais le fait qu’il ait été membre du mouvement aura probablement constitué un motif suffisant. Il a été isolé au Bureau du Trésor qui a servi de prison. Le même commissaire est venu demander l’avis des ses filles si elles veulent partir ou rester. Elles ont choisi de rester. Quelques jours après, la mère, Gabrielle Rafaraharimavo, a été également arrêtée et placée au Bureau de la Douane. Les deux filles, dépouillées de leurs biens n’avaient que ce qu’elles portaient sur elles. Leur oncle leur a donc offert son hospitalité, mais ce dernier a connu le même sort que les parents des deux jeunes filles.

Le 27 mars, la fille aînée a été appelée au chevet de sa mère, victime d’une hémorragie et ce fut le dernier jour où elle l’a vue. Le lendemain, les sœurs de l’Eglise de leur village ont exigé que tout le monde s’abrite dans l’église. « Cette nuit-là, c’est-à-dire le jour de la Pâques, nous avons entendu des rafales de mitrailleuses autour de l’église. La sœur nous a dit qu’il faut nous préparer puisque nos parents ne sont plus », raconte Clémence Ramahavalisoa. Elles ont quitté Mananjary le lendemain du carnage pour rejoindre leur tante et leur cousine. Leur grand-père a plus tard lancé un Sos à l’endroit des deux filles pour qu’elles reviennent dans la Capitale.
« Le jour de notre arrivée, on nous a convoqué à Ambohitsirohitra où ma sœur a fait l’objet d’une enquête. Il lui a été formellement interdit de révéler quoi que ce soit, sinon nous risquions une grosse peine », a-t-elle poursuivi. Vers 1979, les deux filles se sont rendues à Mananjary pour ramener les dépouilles de leurs parents qui se reposent actuellement en paix aux Mausolées.
(Sources: “Le Quotidien” – Madagascar, et le Journal Témoignages de l’île de La Réunion)
Les massacres de Madagascar par la France en 1947
Le pardon de l’Oubli
« Le pardon de l’oubli« , est un témoignage poignant de ces évènements, vécu dans sa chair, et écrit par feu Rodolphe Razafimbahiny (frère cadet de R.R. Majunga) en 1995.
(Exposition semaine de la Francophonie (Œuvres de Rodolphe Razafimbahiny – Alliance française de Majunga, Mars 2010)