Le drapeau malien (illustration). railwayfx / stock.adobe.com
Les États-Unis ont publié une liste de nationalités interdites d’entrer sur le sol américain. Les deux pays contrariés ont été récemment rajoutés à cette liste.
Le Mali et le Burkina Faso ont annoncé imposer des restrictions d’entrée aux ressortissants américains, par mesure de «réciprocité», deux semaines après que Washington a ajouté ces deux pays à une liste de nationalités interdites sur leur sol.
Dans deux communiqués séparés consultés mercredi 31 décembre par l’AFP, les ministères des Affaires étrangères du Mali et du Burkina Faso, deux pays sahéliens alliés et gouvernés par des juntes militaires, ont annoncé appliquer, à l’égard des ressortissants américains, «des mesures équivalentes» à celles décidées par les États-Unis.
Le graphite malgache s’impose comme un acteur stratégique dans la filière des batteries électriques. Le projet Molo, exploité par NextSource Materials à Madagascar, attire l’attention des industriels et des investisseurs internationaux.
Le graphite figure parmi les matières premières stratégiques des batteries pour véhicules électriques.
Le 25 novembre, la société canadienne a accueilli à Abou Dhabi des investisseurs stratégiques afin de présenter sa toute première usine commerciale d’anodes pour batteries. Bien que l’usine soit implantée aux Émirats arabes unis, le concentré de graphite extrait du projet Molo, à Madagascar, servira de matière première à la production de matériaux d’anodes intermédiaires, indispensables aux batteries lithium-ion.
Situé près de Fotadrevo, dans le Sud-Ouest de Madagascar, le projet Molo figure parmi les plus grands gisements mondiaux de graphite SuperFlake, reconnu pour sa pureté et sa conductivité, deux critères essentiels pour la fabrication des anodes de batteries. La phase 1 de la mine est déjà opérationnelle, avec des exportations vers l’Allemagne et les États-Unis. Une phase 2 pourrait porter la production à 150 000 tonnes par an, renforçant ainsi la visibilité de Madagascar sur le marché mondial du graphite.
Pour replacer ces données dans leur contexte, la Chine domine actuellement environ 80 % de la production mondiale de graphite et plus de 90 % du graphite transformé destiné aux anodes de batteries (Agence internationale de l’énergie, 2025). Bien que plus modeste en volume, Madagascar se positionne ainsi comme un fournisseur stratégique en dehors de la sphère chinoise.
Une cession des actifs du groupe Rio Tinto a été enclenchée ce mois de décembre. La filiale Qit Madagascar Minerals patauge entre l’idée de maintenir le cap ou d’embrasser l’incertitude.
Le site de Mandena à Tolagnaro.
Depuis que les premiers bruits de couloir ont fusé, les tractations se déroulaient déjà en coulisses. La nouvelle a finalement été confirmée par Simon Trott, nouveau PDG de Rio Tinto. Il a annoncé, début décembre à Londres, lors d’une conférence destinée aux investisseurs, la cession d’actifs du groupe. Une restructuration stratégique visant à valoriser les divisions les plus rentables au détriment des moins productives. Parmi ces dernières figure le titane, matériau exploité par la filiale de Rio Tinto, QMM, à Tolagnaro.
Dans ses grandes lignes, la nouvelle politique de Rio Tinto évoque une « libération opportuniste de 5 à 10 milliards de dollars à partir de la base d’actifs existante ». Des agences de presse avaient rapporté plusieurs éléments concernant la situation. « Le groupe minier se recentre sur le fer, Lire la suite »
L’opérateur malgache Mamy Ravatomanga toujours sous l’eau à l’île Maurice. Ce mardi 30 décembre, l’instance judiciaire mauricienne « Bail and Remand Court » a refusé sa demande de liberté provisoire sous caution.
Mamy Ravatomanga souhaite vivement retrouver sa liberté. Malheureusement, cet opérateur économique passera les fêtes de fin d’année et du nouvel an en prison.
Echec de la demande de liberté provisoire
La semaine dernière, plus précisément le mercredi 24 décembre, le Financial Crimes Commission (FCC) a déjà refusé cette demande, lors d’un échange avec les juges du Tribunal de Saint-Louis. Cet organisme principal de lutte contre la criminalité financière a évoqué trois motifs de refus, dont le risque de fuite, l’ingérence auprès de témoins et l’entrave à la justice.
Ce mardi 30 décembre, la motion de remise en liberté conditionnelle de Mamy Ravatomanga a été rejetée par la magistrate de la Bail and Remand Court. A noter que l’accusé est inculpé de blanchiment d’argent et d’entente délictueuse. Jusqu’ici, le sort de Mamy Ravatomanga reste dans les zones d’ombre. Cet opérateur ne risque pas de s’en sortir facilement, laissant derrière lui de nombreux employés en chômage.
Le prochain rendez-vous avec la justice mauricienne se tiendra le 12 janvier 2026, sauf changement.
Les employés des compagnies aériennes Tsaradia et Air Madagascar ont effectué un sit-in à Ivato hier pour réfuter leur transfert au sein de Madagascar Airlines.
Selon les explications du secrétaire général du regroupement syndical, Barson Rakotomanga, les employés auraient été contraints de signer un contrat les obligeant à rejoindre la compagnie aérienne Madagascar Airlines. «Aucune explication n’a été donnée aux employés, on leur a juste présenté un contrat qu’il faut signer avant fin décembre», a-t-il déclaré. Il a ajouté que les employés s’inquiètent par rapport à la situation surtout que le contrat en question ne leur offre aucune protection.
«Nous réclamons une amélioration en ce qui concerne le transfert et qu’on cesse ce forcing», a déclaré Fandresy, un employé de Tsaradia. Il a également mentionné qu’il y a une note sortie le 24 décembre stipulant que la location de gérance devrait s’étaler en l’espace de deux ans à partir du 1 avril 2024 jusqu’au 1er avril 2026. «Les employés subissent actuellement un forcing. Ce qui nous a poussés à faire ce sit-in pour faire entendre notre voix», a-t-il indiqué tout en précisant que les employés qui se comptent autour de 800 ne sont pas tous du même avis, mais ceux qui se sentent menacés ont tenu à manifester leur crainte.
Face à leur désarroi, les employés se tournent vers l’Etat pour voir de prêt leur situation et prendre une décision finale pour qu’ils soient fixés. Barson Rakotomanga a tenu à spécifier que l’Etat devrait réfléchir au fait que si Madagascar Airlines croule sous les dettes à l’heure actuelle, c’est que rien ne va dans cette compagnie.
Il s’agit pour ces trois pays de la Méditerranée orientale de renforcer la coordination sécuritaire entre les rivaux régionaux de la Turquie en Méditerranée orientale
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre), le président chypriote Nikos Christodoulides (à gauche) et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis (à droite) tennant une conférence de presse conjointe à l’issue du Sommet trilatéral de Jérusalem, le 22 décembre 2025. (Crédit : Abir Sultan/Pool/AFP)
La semaine dernière, Israël, la Grèce et Chypre ont conclu un plan trilatéral de coopération militaire pour 2026, a annoncé l’armée israélienne, dans le cadre d’une initiative qui approfondit davantage la coordination sécuritaire entre les rivaux régionaux de la Turquie en Méditerranée orientale.
L’accord, signé à Chypre, inclut également des plans de travail bilatéraux entre Tsahal, les forces armées grecques et la garde nationale chypriote, avec des exercices et formations conjoints, des groupes de travail dans divers domaines et un dialogue militaire stratégique sur les défis communs en matière de sécurité, a précisé l’armée israélienne.
La semaine dernière, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a accueilli à Jérusalem le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, et le président chypriote, Nikos Christodoulides, profitant de l’occasion pour adresser un message clair à Ankara.
Alban Rakotoarisoa, nouveau DG de l’ACM (®laverite.mg)
La nomination de Faniry Alban Rakotoarisoa, connu sous le nom de Bàbà, à la tête de l’Aviation Civile de Madagascar intervient dans un contexte marqué par de fortes attentes économiques et institutionnelles. Dès sa prise de fonction, le nouveau directeur général a tenu à clarifier sa position en insistant sur une approche fondée davantage sur les actes que sur les discours. Selon lui, l’ACM a déjà été dirigée par des profils expérimentés et reconnus, mais la situation actuelle de l’institution démontre que les résultats escomptés n’ont pas toujours été au rendez vous. D’un point de vue économique, l’état de l’aviation civile a des répercussions directes sur l’attractivité du pays, le coût du transport aérien, la sécurité des échanges et la confiance des investisseurs.
Le redressement envisagé suppose donc l’identification préalable des dysfonctionnements internes, notamment en matière de gestion financière et administrative. Avant d’engager toute réforme structurelle, la priorité est donnée à des audits et enquêtes officiels, menés par des entités relevant du ministère de tutelle ainsi que par la Cour des comptes. Cette étape est présentée comme indispensable afin d’établir un diagnostic fiable, condition essentielle pour restaurer la crédibilité de l’institution et sécuriser les flux économiques liés au secteur aérien, qui joue un rôle stratégique pour le tourisme, le commerce et les liaisons régionales.
Prudence et précipitation
Le processus de redressement annoncé par la nouvelle direction s’inscrit dans la durée et s’aligne sur la politique nationale de gestion des institutions publiques. Lire la suite »
Les politiques autoritaires, anti-immigration et protectionnistes conduites par le président républicain fragilisent l’économie des Etats-Unis et ont déjà bouleversé l’ère de la mondialisation d’après-guerre, estime le professeur à l’université Columbia dans une tribune au « Monde ».
Il est presque devenu habituel de terminer chaque année en parlant de « polycrise » et en reconnaissant la difficulté d’anticiper un avenir qui semble lourd de risques de nouvelles guerres, de pandémies, de crises financières et de catastrophes climatiques. Pourtant, 2025 a ajouté un ingrédient particulièrement toxique à ce mélange : le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, dont les politiques erratiques et illégales ont déjà bouleversé l’ère de la mondialisation d’après-guerre. Face à tant de chaos et d’incertitude, pouvons-nous affirmer avec certitude où vont les économies américaine et mondiale ?
Une chose est sûre, c’est que l’économie américaine ne se porte pas aussi bien que Donald Trump voudrait nous le faire croire. La création d’emplois est pratiquement au point mort, ce qui n’est pas surprenant étant donné que le président a semé l’incertitude et affaibli l’économie à un degré sans précédent.
Du côté de l’offre, sa politique la plus pernicieuse a été l’attaque frontale contre les travailleurs immigrés (et plus largement contre les travailleurs américains à la peau foncée). Les expulsions massives menées par l’administration – effectuées par des agents masqués de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) qui arrêtent les gens dans la rue – ont détruit la source la plus importante de main-d’œuvre supplémentaire à un moment où la main-d’œuvre nationale est en déclin.
It has become almost routine to end each year with talk of the “polycrisis,” and to acknowledge the difficulty of anticipating a future that seems pregnant with the risk of new wars, pandemics, financial crises, and climate-driven devastation. Yet 2025 added a uniquely toxic ingredient to this mix: the return to the White House of U.S. President Donald Trump, whose erratic, unlawful policies have already upended the postwar era of globalization. Faced with so much chaos and uncertainty, can we say anything with confidence about where the U.S. and global economies are heading?