L’époque est aux convergences, aux coopérations croisées, plutôt qu’aux blocs. « Nous sommes confrontés au défi de pays révisionnistes qui veulent imposer, au nom de sphères d’influence, des sphères de coercition », a insisté Emmanuel Macron, sous l’œil noir du secrétaire à la défense américain, Pete Hegseth, dans la salle.
Economie
« Un Mirage aveuglant? » – A Singapour, Emmanuel Macron appelle à former une « coalition des indépendants » face à la Chine et aux Etats-Unis

L’Europe, terre des nouveaux non-alignés ? Voilà le rêve que semble dessiner Emmanuel Macron, appelant à une alliance du Vieux Continent avec les pays de l’Asie du Sud-Est dans une « coalition des indépendants » qui refuserait un alignement systématique sur les positions américaines ou chinoises, comme s’il fallait forcément choisir un camp.
« Une coalition de pays qui naviguera sur les mers tourmentées du commerce et protégera les biens communs que sont la nature et le climat (…) une coalition de pays déterminés à ne pas céder aux caprices ou à la cupidité des autres », s’est enflammé, vendredi 30 mai, le président français à Singapour depuis le Shangri-La Dialogue, forum de défense et de sécurité de l’Asie, assumant un langage plus offensif que diplomatique à l’égard des deux grandes puissances.
MIT cracked Nuclear fusion.. And it might have just doomed the Oil industry
In this video, we dive into the record-breaking fusion magnet developed by MIT’s Plasma Science and Fusion Center — a discovery that could mark the beginning of the end for the global oil industry.
How MIT’s 20-tesla magnet breakthrough unlocks compact, affordable fusion energy Why SPARC could outperform mega-projects like ITER at a fraction of the size and cost The billions oil giants like Chevron and Eni are quietly investing into fusion startups How fusion could collapse fossil fuel markets and rewrite global energy demand The geopolitical and military implications of decentralized, limitless fusion power What ARC — the first real commercial fusion reactor — means for your future This isn’t science fiction. With private funding from Microsoft, breakthroughs in superconducting magnets, and SPARC aiming for net energy by 2027, the fusion timeline is accelerating fast.
Fumer sera interdit sur les plages, dans les jardins publics et près des écoles à partir du 1ᵉʳ juillet
Catherine Vautrin, la ministre de la santé, a annoncé dans un entretien au journal « Ouest-France » que la cigarette « doit disparaître là où il y a des enfants », à l’occasion de la journée mondiale sans tabac, samedi. Le vapotage n’est pas concerné par la mesure.

La mesure était attendue, notamment par les organisations de lutte contre le tabac. Le gouvernement a annoncé, par la voix de Catherine Vautrin, ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, l’interdiction de fumer dans de nombreux espaces publics extérieurs. A compter du 1ᵉʳ juillet, fumer dans les parcs, jardins publics, plages, abris de bus, installations sportives, ainsi qu’aux abords des écoles sera proscrit. C’est ce qu’a annoncé la ministre dans un entretien au journal Ouest-France jeudi 29 mai, à l’occasion de la journée sans tabac qui a lieu samedi. « Là où il y a des enfants, le tabac doit disparaître », a-t-elle indiqué. L’objectif est clair : protéger les plus jeunes de l’exposition au tabac.
Les collèges et les lycées seront aussi concernés par l’interdiction, pour éviter notamment que « collégiens et lycéens ne fument devant leur établissement ».
Le non-respect de l’interdiction « pourra engendrer une contravention de 4e classe, soit 135 euros », précise Mme Vautrin, qui souligne que la liberté de fumer « s’arrête là où commence le droit des enfants à respirer un air pur ». Ce décret, élaboré avec l’Association des maires de France, « est en cours de finalisation avec le Conseil d’Etat ».
(source: lemonde.fr)
Pendant le Jubilé, Caritas veut «transformer la dette en espoir»

Au cours d’une conférence en ligne ce mercredi 28 mai, l’organisation catholique Caritas a fait un point sur sa campagne internationale de lutte contre les dettes financières qui étouffent les pays les plus pauvres. En célébrant les 10 ans de l’encyclique Laudato si’ du Pape François, les différents intervenants ont alerté contre les conséquences de la crise écologique, intimement liées à celles de la crise des dettes.
Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican
Depuis janvier, l’organisation Caritas Internationalis promeut une campagne intitulée «Transformer la dette en espoir». À la moitié de l’Année Sainte consacrée à l’espérance, une webconférence était organisée ce mercredi 28 mai, en lien avec le dicastère pour le Service du développement humain intégral.
Un chiffre a été rappelé à plusieurs reprises: 3,3 milliards d’êtres humains vivent dans des pays qui dépensent plus d’argent dans les intérêts de leur dette que pour leurs services publics, comme l’éducation, la santé ou l’adaptation au changement climatique.
La dette des pays pauvres, «un échec moral»
«Des millions de personnes sont ainsi coincées dans un cercle de pauvreté et d’inégalité», a expliqué Mgr Gabriel Caccia, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à New-York. «C’est avant tout un échec moral», a assuré l’archevêque, pour qui il s’agit d’une des questions les splus importantes de notre temps. «Quel type de système international voulons nous? Un système qui protège les intérêts de quelques-uns ou un système au service de la dignité de tous?», a-t-il interrogé.
Pour Alistair Dutton, secrétaire général de la Caritas, la réponse est claire: s’attaquer au problème des dettes des pays pauvres est urgent. «Si nous voulons vraiment un chemin de paix, il nous faut supprimer les causes de l’injustice, particulièrement l’injustice des dettes impayables», a-t-il lancé en introduisant la première intervention, celle de sœur Alessandra Smerilli.
La secrétaire du dicastère pour le Service du développement humain intégral s’est appuyé sur une citation de l’Évangile de Jean : «Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance». Cette «vie en abondance» apportée par le Christ est mise à mal par deux crises «qui vont main dans la main», surtout dans les pays du Sud: les dettes financières et le désastre écologique. Appelant à un changement, «impératif moral et spirituel», sœur Smerilli a pointé du doigt les différences injustes de la dette écologique entre les pays du Nord et ceux du Sud. «Les pays les plus pauvres paient le double» selon elle, car ils subissent de plein fouet les conséquences dévastatrices de l’exploitation de la planète par les pays les plus riches.
Tenir les rêves éveillés
Depuis le Brésil, le cardinal Jaime Spengler a ensuite pris la parole. L’archevêque de Porto Alegre et président de la conférence des évêques du Brésil, a souligné l’apport de son pays dans la réflexion sur le lien entre justice sociale et écologique. Citant Aristote, «l’espérance est le rêve d’un homme éveillé», le cardinal brésilien a estimé que l’Église a la mission de soutenir ces «rêves éveillés» en partageant l’espérance avec chaque personne sur Terre.
«Chacun est un invité sur la Terre», a-t-il poursuivi, et il reconnait dans l’annulation de dette une forme d’égalité, et non de générosité, revenant sur la notion de proportionnalité de l’usage des ressources naturelles. Lire la suite »
Les droits de douane de Trump bloqués par un tribunal car le président a « outrepassé » ses pouvoirs
Le président américain n’avait pas le droit d’invoquer une loi d’urgence économique pour imposer ses taxes douanières, selon le jugement rendu.

ÉTATS-UNIS – Énorme coup dur pour la politique économique de Trump (et pour son ego aussi). Un tribunal américain spécialisé sur les questions de commerce international a bloqué ce mercredi 28 mai les droits de douane dits « réciproques », d’au moins 10 %, voulus par Donald Trump. La justice estime en effet que seul le Congrès avait la possibilité de le faire. Quelques minutes après le verdict, l’administration Trump a fait appel.
Selon le tribunal de commerce international des États-Unis (ITC), le président ne pouvait invoquer la loi d’urgence économique de 1977, selon le jugement que l’AFP a pu consulter. Cette dernière a été utilisée par Donald Trump pour justifier l’usage de décrets présidentiels afin d’« imposer une surtaxe illimitée sur les produits provenant de quasiment tous les pays »
Pour les juges, les décrets pris le 2 avril dernier pour imposer un minimum de 10 % sur l’ensemble des produits entrants aux États-Unis et jusque 50 % selon les pays d’origine « outrepassent les pouvoirs accordés au président dans le cadre de la loi IEEPA [permettant d’agir en cas d’urgence économique] pour réguler les importations via l’usage de droits de douane ».
Pas de menace « extraordinaire et inhabituelle »
Dans une opinion écrite accompagnant la décision, l’un des juges, qui n’est pas nommé, a estimé qu’une « délégation sans limite de l’autorité en matière de droits de douane constituerait un renoncement du pouvoir législatif au bénéfice d’une autre branche du gouvernement », ce qui est contraire à la Constitution américaine.
« La IEEPA permet au président de prendre les sanctions économiques nécessaires en cas d’urgence pour combattre une menace “extraordinaire et inhabituelle” », a souligné le tribunal. Ce qui n’était pas le cas au moment des annonces de Trump.
Après cetté decision, un porte-parole de la Maison Blanche, Kush Desai, a dénoncé des « juges non élus » qui n’ont « pas le pouvoir de décider comment gérer convenablement une urgence nationale ». Et a ajouté : « Le président Trump a juré de placer les États-Unis en premier et le gouvernement est décidé à utiliser tous les leviers du pouvoir exécutif pour répondre à cette crise et restaurer la grandeur américaine ».
(source: huffingtonpost.fr)
«Une expérience kafkaïenne» : au Mexique, 100 millions d’électeurs appelés aux urnes dimanche pour élire les juges et magistrats
Fruit d’une réforme constitutionnelle promulguée par l’ex-président Andrés Manuel López Obrador (2018-2024), l’«élection du pouvoir judiciaire» risque de favoriser des candidats sous l’influence des narcotrafiquants, d’après ses détracteurs.

Près de 100 millions d’électeurs mexicains sont appelés dimanche à élire 881 juges, magistrats et membres de la Cour suprême, un exercice unique au monde destiné à assainir le système judiciaire selon la gauche au pouvoir, soupçonnée par ses adversaires de vouloir une justice à ses ordres. Fruit d’une réforme constitutionnelle promulguée par l’ex-président Andrés Manuel López Obrador (2018-2024), l’«élection du pouvoir judiciaire» risque aussi de favoriser des candidats sous l’influence des narcotrafiquants, d’après ses détracteurs.
La réforme suscite la curiosité à l’étranger et l’inquiétude des milieux d’affaires. «Le Mexique s’embarque dans l’expérience kafkaïenne d’élire les juges», a ainsi titré lundi le Financial Times, agaçant la gauche au pouvoir. «Les investisseurs craignent qu’une refonte radicale (de la justice) ne rende impossible toute victoire contre le gouvernement», ajoute le quotidien de la City.
En septembre, l’ambassadeur des États-Unis de l’époque, Ken Salazar, s’était également inquiété pour la sécurité des investissements privés américains au Mexique. «L’élection directe des juges représente un risque pour la démocratie au Mexique», avait ajouté l’émissaire de l’ex-président de Joe Biden.
«Meilleure façon d’assainir le pouvoir judiciaire»
Comme son prédécesseur et mentor politique Lopez Obrador, la présidente Claudia Sheinbaum défend l’élection du personnel judiciaire, avec la même conviction qu’elle défend la souveraineté du Mexique face aux pressions du président américain Donald Trump.
«La meilleure façon d’assainir le pouvoir judiciaire, c’est la participation du peuple», a insisté mardi matin la présidente, qui a levé ostensiblement les yeux au ciel en citant la référence à Kafka du Financial Times. «Aux États-Unis, on élit» les juges «dans la plupart des États», a-t-elle rappelé. À la veille de l’élection, la présidente bénéficie d’un taux de popularité de 78% d’après l’institut Demoscopia.
Au total, les Mexicains sont appelés à élire 881 responsables de la base au sommet du pouvoir judiciaire, depuis les neuf membres de la Cour suprême jusqu’à 386 juges de district, en passant par 464 magistrats, d’après l’Institut national électoral (INE). D’autres juges locaux seront élus en 2027.
Les partis n’ont pas participé
Les partis n’ont pas participé à la campagne, rappelle l’INE. Des experts estiment que la Cour suprême de justice pourrait se retrouver dimanche avec une majorité de ses neuf membres favorable au gouvernement. Dans le passé, la Cour suprême a censuré des lois du Mouvement pour la régénération nationale (Morena, gauche) et ses alliés au pouvoir depuis décembre 2018.
L’élection est un défi à l’indépendance de la justice, d’après ses détracteurs. «Cela pourrait augmenter le risque que les candidats (…) cherchent à plaire aux électeurs ou aux parrains de leur campagne afin d’augmenter leurs chances de réélection», a averti dans un rapport Margaret Satterthwaite, rapporteure spéciale des Nations Unies sur l’indépendance des juges et des avocats. Dans un pays frappé par la corruption et la violence criminelle, l’élection augmente aussi la crainte que les juges finissent par être soumis soit à la pression de pouvoir, soit aux menaces des narcotrafiquants.
Parmi les candidats figure Silvia Delgado, une des anciennes avocates du narcotrafiquant Joaquín «el Chapo» Guzmán, qui purge une peine de prison à vie aux États-Unis pour trafic de drogue. Sa candidature à un poste de juge pénal à Ciudad Juarez à la frontière avec les États-Unis a été approuvée par le comité d’évaluation prévu par la réforme.
«Confiance dans la réforme» Lire la suite »
Le MIT vient de construire un cristal de temps quantique : est-ce la première étape vers l’énergie infinie?
Le MIT vient de construire un cristal de temps quantique – Est-ce le premier pas vers l’énergie infinie ? Le MIT vient de franchir une étape scientifique majeure en créant un cristal de temps quantique, une forme de matière en mouvement perpétuel sans dépense d’énergie. Mais pourrait-il s’agir de la clé pour accéder à l’énergie infinie ?
Dans cette vidéo, nous approfondissons la science derrière les cristaux de temps quantique, leur nature et comment cette avancée du MIT pourrait révolutionner notre compréhension de la production d’énergie. Sommes-nous à l’aube d’une révolution dans les technologies énergétiques, ou cette découverte n’est-elle que le début d’un processus bien plus complexe ?
Donald Trump donne une carotte financière au Canada pour qu’il accepte de devenir américain
Le président américain a proposé au Canada une protection gratuite par son futur bouclier antimissiles, le « Dôme d’or », en contrepartie d’une annexion du pays.

ÉTATS-UNIS – Il est prêt à tout pour faire plier le pays voisin. Donald Trump a encore poussé ce mardi 27 mai pour que le Canada devienne le 51e État américain, en lui faisant miroiter une protection gratuite par son futur bouclier antimissiles, le « Dôme d’or ».
« J’ai dit au Canada, qui veut vraiment faire partie de notre fabuleux Dôme d’or, qu’il lui en coûtera 61 milliards de dollars s’il reste une nation séparée (…) mais qu’il ne lui en coûtera RIEN s’il devient notre cher 51e État », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, ajoutant : « Ils étudient l’offre ! ». Le Canada n’a pas officiellement réagi dans l’immédiat.
Depuis son retour au pouvoir, et même avant lors de sa campagne présidentielle, Donald Trump parle ouvertement d’annexer le Canada, pays frontalier des États-Unis, qu’il a également visé par des droits de douane et des menaces commerciales.
Charles III plaide pour « l’autodétermination » du Canada
L’attitude du président américain a été au cœur des récentes élections législatives canadiennes, remportées par le parti libéral du Premier ministre Mark Carney, qui avait remplacé en mars Justin Trudeau, que Donald Trump appelait de façon réductrice « gouverneur ».
Mark Carney a depuis son arrivée aux commandes plusieurs fois repoussé les avances de Donald Trump, jusque dans le Bureau ovale où il avait été reçu en début de mois et où il avait assuré que son pays ne serait « jamais à vendre ».
Mardi, Charles III est venu en personne à Ottawa prononcer un discours devant le nouveau parlement canadien, durant lequel il a défendu la souveraineté de ce pays dont il est, héritage de l’histoire coloniale britannique, le chef d’État.
Le souverain a notamment souligné que « la démocratie, le pluralisme, la primauté du droit, l’autodétermination et la liberté sont des valeurs chères aux yeux des Canadiens » et que le Canada était « fort et libre ».
La semaine dernière, Mark Carney avait indiqué que le Canada menait des discussions à « haut niveau » avec les États-Unis à propos d’une éventuelle participation au « Dôme d’or ». Avec ce système de défense antimissiles, le locataire de la Maison Blanche veut doter les États-Unis d’un système de défense efficace contre un large éventail d’armes ennemies, des missiles balistiques intercontinentaux aux missiles hypersoniques ou de croisière, en passant par les drones.
(source: huffingtonpost.fr)