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Fandaharana « Confessions »: Maître Willy Razafinjatovo (« Olala »)

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Tantaram-piainan’Atoa Willy Razafinjatovo (fantatry ny maro amin’ny anarana hoe Maître « Willy Olala ») sy Ramatoa vadiny karana, Roukaya Ismael Lokhat.

 

Rainandriamampandry: 120ème anniversaire de son exécution sommaire par le Général Galliéni

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15 octobre 1896 – 15 octobre 2016
120ème anniversaire de son exécution

RAINANDRIAMAMPANDRY, UN MODÈLE POUR LES FRANCOPHONES

Méconnu voire inconnu pour la grande majorité. Avec un nom difficilement prononçable en français. Plutôt anglophone de surcroît !

Qu’à cela ne tienne, cet enseignant-historien-écrivain résolument engagé dans le dialogue des cultures et l’articulation entre la tradition et la modernité, pasteur-évangéliste grand serviteur de Dieu, et gouverneur-chef militaire-ministre du Royaume de Madagascar mérite de figurer parmi les modèles à suivre pour les francophones du monde entier aujourd’hui !

Mieux que le Gouverneur général qui l’a fait exécuter au terme d’une mascarade de procès, Joseph Simon Galliéni, grand serviteur de cet ersatz officiel de Dieu pour son pays qu’est la France, traumatisé par la défaite de 1870 lui ayant valu personnellement six mois d’humiliation en tant que prisonnier de guerre avant de faire oublier cet affront national et personnel en devenant plus tard le légendaire colonial !

Mieux que les autres interlocuteurs français durant les années de conflit entre la France et le Royaume précédant le protectorat puis l’annexion, comme l’amiral Miot, l’amiral Galiber, l’émissaire Baudais, le Résident Général Le Myre de Vilers et d’autres.

Les Le Myre de Vilers, Galliéni et autres souffraient du « mal français » – forme radicale d’une crise majeure en Occident – propagé depuis le 18ème siècle, l’adoption voire l’adoration d’un sacré laïc, la Nation, à la place de Dieu. Et le fait d’avoir jeté vigoureusement le bébé avec l’eau du bain, le Christ avec l’Église !

Cet affligeant rejet dû à une malheureuse confusion entre le Christ, le christianisme et le cléricalisme s’est traduit concrètement par un relativisme de fait et la multiplication de modèles à suivre faute de trouver une femme ou un homme pouvant remplacer Le Modèle absolu suivi pendant des siècles subitement récusé, le Christ !

Cela explique l’engouement ou l’envoûtement exercé en France par des maîtres éphémères, des étoiles jetables, des sophistes de haut vol, des gourous cupides et autres fourbes! Les difficultés actuelles face à l’islam devenu une des toutes premières religions dans l’ancienne fille aînée de l’Église s’inscrivent également dans ce cadre.

Par le biais de la colonisation et de sa suite, ce « mal français » a également atteint à des degrés divers la plupart des pays francophones. Causant partout une triple crise de repères, d’identité et de sens sans précédent et sans issue certaine jusque-là.

Une piste pour en sortir ou tout au moins pour en atténuer les méfaits se trouve chez Rainandriamampandry. Une méditation sur sa vie et ses œuvres nous apprendra que, sans être parfait, il s’était avéré beaucoup plus civilisé que celles et ceux qui se prétendaient « investi de la mission civilisatrice en son temps ! »
Beaucoup de descendants et autres héritiers spirituels de ces derniers sont même devenus des néo-barbares aujourd’hui. Et le meilleur hommage que nous puissions justement rendre à Rainandriamampandry est de marcher sur ses traces pour remettre ces néo-sauvages sur le droit chemin !

Un exemple de l’actualité de Rainandriamampandry

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Cao Bang: les soldats sacrifiés d’Indochine

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« Si on doit un jour ne plus comprendre comment un homme a pu donner sa vie pour quelque chose qui le dépasse, c’en sera fini de tout un monde, peut-être de toute une civilisation » CDt Hélie de Saint Marc

Jean Louis Ravelomanantsoa: la légende malgache des Jeux Olympiques nous a quitté!

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Le plus grand athlète malagasy de tous les temps s’en est allé ce mardi 26 Septembre 2016 à Lyon, France, à l’âge de 73 ans. Il fut le seul malgache, et aussi à notre connaissance le seul africain, à avoir couru le Sprint au cours de 3 Jeux Olympiques consécutifs 1964 à Tokyo, 1968 à Mexico City, et en 1972 à Munich. On le voit ci-dessous en 1964 lors des J.O de Tokyo, du haut de ses 1,65m pour 68 kg.

Jean Louis (2ème à.p. de la droite) lors de éliminatpoires aux J?O. de Tokyo
Jean Louis (2ème à.p. de la droite) lors des éliminatoires du 100m plats aux J.O. de Tokyo

 

Jean Louis (3ème à.p. de la droite) derrière l'américain Charlie Greene (275) lors de la 4ème série des éliminatoires.
Jean Louis (3ème à.p. de la droite) derrière l’américain Charlie Greene (275) lors de la 4ème série des éliminatoires à Mexico-City.

Jim Hines, Charlie Greene et Ronnie Ray Smith (lire l’article « Night of Speed ») furent les premiers américains  à être descendus sous les 10″  au 100m plat (en 9″9) au cours de la mémorable journée des Championnats des Etats-Unis à Sacramento, Californie en 1968.

En Australie, Jean Louis Ravelomanantsoa s’est également fait un nom dans l’histoire en devenant le premier athlète à remporter la prestigieuse course de Stawell Gift en 1975 (une course à handicap) après avoir parcouru la distance complète de 120m sans handicap et dépassant ses adversaires (en 12″0).


Jean Louis Ravelomanantsoa (cliquer pour voir l’arbre généalogique), finaliste olympique lors des J.O de Mexico en 1968, co-détenteur du record du monde du 60 yards dash en 5″ 9 établi le 22 janvier 1971 à Kansas City dans le Missouri, détenteur du record d’Afrique et de Madagascar du 100 m en 10″ lors des Jeux du monde disputés à Helsinki en novembre 1971. Il fut de la même fournée que les autres grands noms du sprint mondial: les américains Bob Hayes et Mel Pender, le français Roger Bambuck, le russe Valery Borzov…

La finale 100m des J.O. de Mexico-City en 1968
La finale 100m des J.O. de Mexico-City en 1968 (Credits photos: Maurizio Billo)
Jean Louis, classé 6ème en demi-finales des J.O. de Munich
Jean Louis, classé 6ème en demi-finales des J.O. de Munich

Serge Ramiandrasoa: ‘⚡ Prends bien soin de tes souvenirs ♥’ »

L’invasion de Madagascar en 1895: récits du corps expéditionnaire français

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LES ÉVÉNEMENTS DE MADAGASCAR

SEPTEMBRE

19. – Le général Duchesne télégraphie par voie d’Andriba, le 23
septembre :

Premier et deuxième groupe de la colonne légère ont enlevé
aujourd’hui, 19 septembre, le passage des monts Ambohimena. Le
général Metzinger a trouvé la route occupée par toutes les forces
hovas, avec 30 canons. Mais l’apparition des troupes du général
Voyron, qui, parti avant le jour, avait réussi à dérober sa marche, a
suffi pour déterminer la déroute complète de l’ennemi.
Nos pertes sont nulles. – Nos avant-postes sont sur l’Antoby.
Entrain troupes remarquable, peu d’éclopés, malgré grandes fatigues.

– D’autre part, le Times publie la dépêche suivante, venue de
Tananarive, 23 septembre :
Les Français sont à trente milles de la capitale et s’avancent vivement.
Le cimetière anglais et l’observatoire français ont été détruits(1).

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(1) L’observatoire avait été construit il y a quatre ans à peine par la
Compagnie de Jésus sur la colline d’Ambohidempona, située à 2.500 mètres environ de Tananarive.
Cet établissement, bâti sur les plans de M. Lequeux, se composait d’un octogone central de 8 mètres de diamètre au-dessus duquel s’élevait une grande coupole surmontée d’une boule d’un mètre de diamètre qui servait de point géodésique et de signal pour l’heure. Trois pavillons flanqués de tours étaient adossés sur trois côtés de l’octogone.
Fort ignorants et superstitieux à l’excès, dit le P. Colin, directeur de
l’observatoire, les visiteurs malgaches, qui voient dans cette lunette les personnes et les objets renversés, les étoiles traversant le champ au moment indiqué, même en plein jour, sont persuadés qu’il y a dans nos études et nos instruments quelque pratique secrète de la sorcellerie.


La reine a prononcé un discours dans un kabary : « Les Français
sont près de vous, a-t-elle dit ; vous avez dit que vous combattriez
pour moi, mais n’avez pas combattu. Je ne fuirai pas ; je mourrai
dans mon palais. »
Les Hovas s’apprêtent à tenter une dernière défense à Ambohimanga.

(… lire ce document de 73 pages)

RANAVALONA III: la dernière reine de Madagascar

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L’altermondialisme, 10 ans après

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FOCUS – Pour son anniversaire, le Forum social mondial (FSM) sest offert un séminaire à Porto Alegre, la ville brésilienne qui la vu naître. Pendant cinq jours, les grands acteurs du FSM ont été invités à dresser le bilan de cette décennie de rencontres.

Sampras Rakotondrainibe champion d’Afrique U12

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Tennis : Sampras Rakotondrainibe, deux titres en un mois

Champion de Madagascar en U12 cette saison, Sampras vient d’ajouter une nouvelle étoile à son palmarès et pas des moindres, champion d’Afrique. En l’espace d’un mois, Sampras a survolé deux compétitions.

« Ce championnat s’intègre dans un programme de détection des talents africains par l’ITF. C’est une première sortie ITF/CAT en dehors de la zone australe pour Sampras, nous avons pu constater la diversité, le niveau élevé et la puissance physique des jeunes joueurs Nord Africains.

C’est une région qui a une forte culture tennistique et avec un championnat arabe de bon niveau et des tournois qui s’étalent tout au long de l’année. La relève malgache doit participer à un maximum de rencontres internationales pour diversifier les adversaires, car déjà au niveau africain, le niveau des régions Central/Ouest monte considérablement, notamment chez les filles » explique sa mère Hanitra Rakotondrainibe, et néanmoins ancienne joueuse internationale, qui a suivi Sampras au Maroc pour constater de visu la situation.

T.H (Midi Madagasikara)

Le jeune Sampras entouré de sa famille et de son coach-DTN. (Suivre sur Facebook)
Le jeune Sampras entouré de ses parents, Stéphane et Hanitra Rakotondrainibe, de son coach-DTN. (Suivre sur Facebook), et à l’extrême droite sa grand-mère maternelle, Nicole Ratsimiala Ratandra

Du sport à la culture: pour connaitre les activités de la Fondation Marisol Education Madagascar. Interview.

Fampahafantarana ny sehatr’asan »ny Fondation Marisol Education Madagascar ataon’ny tompon’andraikitra eto amin’ny Nosy.


Pour cette année, la Fondation Marisol Education Madagascar, dirigée sur place par Nicole Ratsimiala Ratandra, a opéré une approche aussi innovante qu’utile.

En effet, dans le cadre de la Journée mondiale du Livre (23 avril), elle a réussi a mobiliser des adhérents de la Bibliothèque municipale, située à Analakely, afin de procéder au ravalement, non pas de la façade mais de l’intérieur de la salle de lecture. Ce, en collaboration avec la société SITMA qui a fourni la peinture.

Bon, trêve de bla-bla-bla : reportez-vous à la vidéo de l’interview exclusive de Nicole Ratsimiala Ratandra, réalisée par Jeannot Ramambazafy

Biographie: Saint Augustin, Docteur de l’Eglise

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Qui était Augustin, Evêque d’Hippone?

Saint Augustin, né le 13 novembre 354, est l’un des trois enfants de Patrice et Monique, petits exploitants agricoles à Thagaste (aujourd’hui Souk Ahras, aux confins de l’Algérie et de la Tunisie). Augustin, son frère et sa sœur vécurent là une enfance heureuse. Il n’aimait pas l’école et ses brutalités. Mais son intelligence y brilla rapidement ; et ses parents firent tout ce qu’ils pouvaient pour favoriser sa réussite, dont ils espéraient profiter eux aussi. Il fit donc d’excellentes études primaires, secondaires, et finalement universitaires à Carthage ; et il devint bientôt professeur de lettres.

Saint Augustin dans son cabinet de travail (Botticelli, Ognissanti) (vers 1480).

Sa mère, la future sainte Monique, était une bonne chrétienne. Son père, Patrice, était quant à lui un païen qui ne fit pas obstacle à ce que la mère donnât une éducation chrétienne aux enfants. Bébé, Augustin reçut le sacrement des catéchumènes : le signe de la croix sur le front, les grains de sel sur les lèvres, ce qu’on appelait naguère les «rites préliminaires» du baptême. Plus tard, vers sept ans, il tomba gravement malade ; en danger de mort, il réclama instamment le baptême. Mais il se rétablit et on différa la cérémonie. Il y avait, en effet, à l’époque, deux catégories de chrétiens, les «fidèles», qui avaient reçu le baptême et promis de vivre en chrétiens, et les «catéchumènes» qui préféraient se tenir confortablement sur le seuil, en se disant qu’il serait toujours temps de faire le nécessaire plus tard.

Augustin fut donc toujours chrétien : il avait bu, dit-il dans ses Confessions, le nom de son Sauveur avec le lait de sa mère et il le retenait au fond de son cœur d’enfant. Mais il est bien probable qu’il n’y pensa guère au cours des années un peu folles de son adolescence.

Entre sagesse et passion

A 17-18 ans, étudiant à Carthage, il se lia à une compagne qui lui donna un enfant. Ils le prénommèrent Adéodat, «Dieudonné». Adéodat reçut le baptême à 15 ans, en même temps que son père, dans la nuit pascale de 387. Mais il mourut prématurément vers l’âge de 18 ans.

Entre temps, enthousiasmé par un dialogue philosophique de Cicéron, tiraillé entre son amour de la Sagesse (la philosophie) et ses passions de jeune homme ardent et ambitieux, Augustin se lança dans une longue quête de la Vérité. Il tenta de lire la Bible, mais fut rebuté par le mauvais latin de vieilles traductions. Il lisait tout ce qu’il trouvait d’ouvrages philosophiques, séduit tantôt par le scepticisme, tantôt par l’épicurisme. Il était en recherche.

Il fut ensuite séduit par la secte des manichéens, qu’il fréquenta pendant presque neuf ans.Le manichéisme était une religion orientale, fondée par Mani, qui professait un dualisme radical: l’opposition du Bien et du Mal, de la Lumière et des Ténèbres etc… Cette secte qui prétendait offrir une explication rationnelle du monde, eut une grande influence sur les cercles aristocratiques du IVè siècle en Afrique du Nord. Après sa conversion, à travers les Confessions et dans les autres ouvrages, saint Augustin s’attacha à combattre vivement le manichéisme dans et hors de l’ Eglise.

A l’âge de 29 ans (en 383), il quitte Carthage pour Rome, puis pour Milan, résidence impériale, où il obtient une chaire. Il devient fonctionnaire : c’est le sommet de sa carrière ! Jeune, ambitieux, Augustin court après les honneurs, la richesse, le mariage. Il voudrait obtenir un poste de gouverneur de province pour commencer, puis entrer dans l’ordre sénatorial… Sa mère l’a rejoint à Milan et s’entremet pour lui trouver une riche épouse : il faut (déjà) de l’argent pour entrer en politique ! Augustin se résigne à répudier celle qui est sa compagne depuis seize ans : il dit que son cœur en fut déchiré…

La conversion et le baptême

Dès son arrivée à Milan, Augustin avait fait une visite de courtoisie à l’évêque, Ambroise, qui le reçut paternellement. Il prit l’habitude d’aller l’écouter le dimanche, d’abord pour évaluer le talent de l’orateur. Mais son coeur s’ouvrit peu à peu à la vérité du discours. Il découvrit le sens spirituel de l’Ancien Testament. Ce fut un événement de première importance : Augustin pouvait se trouver désormais chez lui dans la Bible.

A la lecture des philosophes platoniciens qui lui conseillaient de se retourner de l’extérieur vers l’intérieur, autrement dit de se «convertir», il entra en lui-même, sous la conduite de Dieu, et découvrit la pure spiritualité de l’âme et de Dieu, son créateur.

Mais Augustin s’interrogeait toujours sur la personnalité du Christ. Il l’imaginait comme un homme d’une éminente sagesse, qui, au témoignage des Évangiles, avait mangé et bu, dormi et marché, s’était réjoui et attristé, avait conversé avec ses amis, avait donc mené une vraie vie d’homme. Mais il n’avait aucune idée du mystère du «Verbe fait chair», jusqu’à ce que Simplicien, un grand intellectuel chrétien, lui présentât le Prologue de l’Évangile de Jean comme un condensé de la doctrine chrétienne : le Christ est à la fois le Verbe, la Parole de Dieu en Dieu, et la Parole faite chair, l’homme Jésus Christ, Médiateur de Dieu et des hommes. Ce fut un autre moment important : Augustin découvrit la cohérence de la pensée chrétienne.

Mais il lui restait encore à mettre sa vie en conformité avec le christianisme. Ce ne fut pas sans mal ! Vint un jour un crise décisive dans le jardin de sa résidence à Milan. Après un moment de forte agitation, il s’abattit sous un figuier et laissa libre cours à ses larmes. C’est alors qu’il entendit une voix d’enfant qui chantonnait : «Prends, lis ! prends, lis !» Il se saisit du livre des lettres de Paul, l’ouvrit au hasard et lut : «Pas d’orgies et de beuveries, pas de coucheries et de débauches, pas de disputes et de jalousies ; mais revêtez-vous du seigneur Jésus-Christ ; et n’ayez souci de la chair pour en satisfaire les convoitises» (Romains 13, 13-14). Cela suffit pour dissiper les ténèbres du doute.

A la fin de l’année universitaire, Augustin, sa famille et deux jeunes disciples firent retraite dans une villa, dans les collines au nord de Milan, qui était mise à leur disposition par un collègue. Ils passèrent là des mois paisibles, s’adonnant à des entretiens philosophiques, à des méditations personnelles, à des prières aux accents des Psaumes qui enthousiasmaient Augustin.

En mars 387, ils revinrent à Milan pour l’inscription sur le registre des candidats au baptême. Augustin, un de ses amis et son fils Adéodat suivirent la catéchèse d’Ambroise. Au cours de la nuit pascale du 24-25 avril 387, comme les autres, Augustin fut baptisé par Ambroise dans la piscine baptismale.

La retraite anticipée

Augustin n’avait désormais plus rien à faire en Italie. Il prit le chemin du retour avec sa famille. En automne 387, ils étaient à Ostie, en attente d’embarquement pour l’Afrique. C’est là qu’Augustin et Monique, accoudés à une fenêtre, connurent ensemble un moment de bonheur mystique, l’«extase» ou la «contemplation» d’Ostie. Cinq jours après, Monique fut prise de fièvre et mourut au bout de neuf jours, à l’âge de cinquante-six ans.

De retour au pays, en 388, Augustin et ses compagnons s’installèrent dans la maison familiale à Thagaste. De retour en Afrique du Nord, il fonde une petite communauté contemplative. Il est appelé comme prêtre, puis comme évêque à Hippone. Il combat continuellement les déviations de la foi chrétienne. Il meurt en 430, pendant le siège de sa ville Hippone par les Vandales. Docteur de l’Église, il est l’un des quatre «Pères de l’Église d’Occident» avec saint Ambroise, saint Jérôme et Grégoire Ier.

Ses oeuvres majeures