L’administration Trump y voit surtout une entrave à la liberté d’expression, susceptible de surcroît de générer des coûts supplémentaires pour les réseaux sociaux américains.
Finance
Venezuela BLOCKS US Oil Exports — What Media won’t report | Bernie Sanders
Venezuela has moved to block and restrict oil exports to the United States, shaking the foundations of America’s energy strategy in Latin America. What the mainstream media won’t tell you is this: this wasn’t an accident, and it wasn’t desperation. It was a calculated geopolitical move — one that exposes just how fragile U.S. leverage has become.
For decades, U.S. Gulf Coast refineries have depended on Venezuelan heavy crude. Now that Caracas is shifting exports toward China and India, American refineries are scrambling, fuel costs are rising, and Washington’s sanctions strategy is backfiring.
Régulation du numérique : Thierry Breton sanctionné, le contentieux entre Washington et l’UE redouble d’intensité
L’ancien commissaire européen, engagé dans des efforts de régulation du secteur, sera privé de visa pour les Etats-Unis. L’administration Trump a taxé de « censure » les mesures européennes de contrôle des contenus en ligne.

Thierry Breton dénonce un « vent de maccarthysme », en référence à la chasse aux sorcières anticommuniste menée dans les années 1950 par le sénateur Joseph McCarthy. L’ancien commissaire européen a été sanctionné, mardi 23 décembre, par l’administration Trump pour son implication dans la mise en place d’une législation censée réguler l’activité des géants du numérique au sein des Vingt-Sept. Le Français sera désormais privé de visa pour les Etats-Unis.
Cette mesure de représailles marque une nouvelle escalade dans le contentieux entre Washington et les capitales européennes au sujet de la régulation des plateformes numériques américaines, entrées en rébellion contre la directive Digital Services Act (ou DSA). Celle-ci a été conçue par les Vingt-Sept, sur proposition de Thierry Breton, commissaire européen chargé du marché intérieur de 2019 à 2024 à Bruxelles, afin de combattre les discours haineux et la désinformation en ligne.
Venezuela : du pétrole et des alliances avec la Russie et la Chine face aux États-Unis
Donald Trump ordonne le blocus des pétroliers vénézuéliens, mais Caracas assure que ses exportations de brut se poursuivent. Sous pression américaine, le Venezuela s’appuie depuis des années sur la Chine et la Russie, ses principaux alliés économiques, énergétiques et militaires. Le décryptage de Mathieu Jolivet lors de sa chronique internationale
FNDI : l’État lance un nouveau levier pour faire progresser les TPE vers l’industrie

À Tsimbazaza, le gouvernement a mis en avant une annonce présentée comme un tournant dans sa politique de soutien aux entreprises : la création du Fonds National pour le Développement de l’Industrialisation (FNDI). Porté par le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo devant les députés, ce mécanisme ambitionne de répondre à une question devenue centrale pour l’économie malgache : comment transformer la multitude de Très Petites Entreprises (TPE) en acteurs capables de produire, d’embaucher et de contribuer durablement aux finances publiques ?
Selon le Chef du gouvernement, les TPE composent l’écrasante majorité du tissu économique formel. Pourtant, beaucoup d’entre elles restent confinées à des activités à faible capacité d’investissement, faute de crédit et d’accompagnement. Le FNDI se veut donc un outil d’amorçage et de consolidation : ouvrir davantage de portes auprès du financement, réduire les barrières d’entrée et guider les petites structures vers des activités plus structurées, inscrites dans l’économie réelle.
Le gouvernement mise sur un effet domino. Des TPE mieux financées et mieux encadrées, ce sont des ateliers qui s’équipent, des chaînes d’approvisionnement qui se stabilisent, des emplois locaux qui apparaissent et, à terme, des recettes fiscales plus prévisibles. Le Premier ministre a insisté sur cette vision de construction progressive, où l’industrialisation ne se limite pas aux grands projets mais se nourrit aussi de l’essor d’un entrepreneuriat de proximité, à condition qu’il puisse franchir le cap du financement et de la formalisation.
Mais l’exécutif ne cache pas les obstacles. La difficulté à élargir l’assiette fiscale demeure, alors que des entreprises ne s’acquittent pas de leurs impôts. Madagascar se situerait autour de 10,5 % du PIB en matière de pression fiscale, un niveau que le chef du gouvernement compare à des standards régionaux plus étendus. Il a également évoqué des dérives anciennes où la transaction informelle prendrait le pas sur la règle, fragilisant la confiance et l’équité.
Dans ce contexte, le FNDI apparaît comme un pari : fournir des moyens, certes, mais aussi créer les conditions d’un jeu économique plus transparent. Pour le Premier ministre, l’efficacité du fonds dépendra d’une refonte des pratiques, avec un accent clair sur la lutte contre la corruption et le népotisme, jugée indispensable à toute relance crédible.
(source: madagascar-teribune.com)
L’UE va émettre 90 milliards d’euros de dette commune pour l’Ukraine
Les dirigeants européens ne parviennent pas à trouver un accord sur un prêt sans précédent destiné à dédommager l’Ukraine. Ils se tournent vers la dette commune pour financer un prêt de 90 milliards d’euros. La Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ne participeront pas à ce programme.
Deuxième prédication de l’Avent: la communion n’est pas l’uniformité

Isabella Piro – Cité du Vatican
De quelle unité doit-on être témoin? Comment offrir au monde une communion crédible qui ne soit pas, de manière générique, la fraternité? Ces questions ont jalonné la deuxième des trois méditations de l’Avent du père Roberto Pasolini, prédicateur de la Maison pontificale. Le frère mineur capucin l’a proposée à Léon XIV et à ses collaborateurs de la Curie romaine ce matin, vendredi 12 décembre, dans la salle Paul VI. Le thème choisi pour les trois réflexions est: «Attendre et hâter la venue du jour de Dieu».
La tour de Babel et la peur de la dispersion
Après la première méditation du 5 décembre consacrée à la Parousie du Seigneur, le père Pasolini a articulé sa réflexion autour de trois images ce vendredi: la tour de Babel, la Pentecôte et la reconstruction du temple de Jérusalem. La tour de Babel –celle d’une ville fortifiée et d’une tour très haute– est l’emblème d’une famille humaine qui, après le déluge, cherche à exorciser «la peur de la dispersion». Mais ce projet cache «une logique mortelle», car l’unité est recherchée «non pas à travers la composition des différences, mais à travers l’uniformité».
La pensée unique des totalitarismes du XXe siècle
«C’est le rêve d’un monde où personne n’est différent, où personne ne prend de risques, où tout est prévisible», a observé le père Pasolini, à tel point que pour construire la tour, on n’utilise pas de pierres irrégulières, mais des briques toutes identiques. Le résultat est certes l’unanimité, mais elle est apparente et illusoire, car «obtenue au prix de l’élimination des voix individuelles». De là, la pensée du prédicateur s’est tournée vers les temps modernes et contemporains, c’est-à-dire vers les totalitarismes du XXe siècle qui ont imposé «la pensée unique», en réduisant au silence et en persécutant la dissidence. Mais «chaque fois que l’unité se construit en supprimant les différences, a-t-il ajouté, le résultat n’est pas la communion, mais la mort».
Le consensus rapide des réseaux sociaux et de l’IA
Aujourd’hui encore, «à l’ère des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle», les risques d’homogénéisation ne manquent pas, bien au contraire: ils se présentent sous de nouvelles formes, dans lesquelles les algorithmes créent des «bulles d’information» uniques, des schémas prévisibles qui réduisent la complexité humaine à des normes, des plateformes qui visent le consensus rapide, pénalisant ainsi la «dissidence réfléchie». Il s’agit d’une tentation qui «n’épargne même pas l’Église», a expliqué le capucin, rappelant les nombreuses fois où, au cours de l’histoire, l’unité de la foi a été confondue avec l’uniformité, au détriment du «rythme lent de la communion qui ne craint pas la confrontation et n’efface pas les nuances».
La différence est la grammaire de l’existence
Un monde construit sur l’utopie de copies identiques entre elles, a poursuivi le père Pasolini, «est l’antithèse de la création», car «Dieu crée en séparant, en distinguant, en différenciant» la lumière des ténèbres, les eaux de la terre, le jour de la nuit. En ce sens, «la différence est la grammaire même de l’existence» et la refuser signifie inverser «l’élan créateur» à la recherche d’une fausse sécurité qui est en réalité «un refus de la liberté».
Dieu rend leur dignité aux singularités Lire la suite »
Bolivie : soupçonné de corruption, l’ancien président Luis Arce placé en détention provisoire
Luis Arce aurait autorisé, lorsqu’il était ministre de l’Économie sous la présidence d’Evo Morales, des transferts de fonds publics vers des comptes de dirigeants paysans.

Lors d’une audience virtuelle, le juge Elmer Laura a ordonné son placement en détention provisoire à la prison de San Pedro de La Paz, destinée aux détenus de droit commun. Le parquet avait requis trois mois de détention provisoire.
Luis Arce aurait autorisé, lorsqu’il était ministre de l’Économie sous la présidence d’Evo Morales (2006-2019), des transferts de fonds publics vers des comptes de dirigeants paysans pour le développement de projets agricoles restés inachevés. Ces transferts présumés irréguliers auraient transité par le Fonds public pour le développement des peuples indigènes originaires (Fondioc), un organisme désormais fermé. Luis Arce est poursuivi pour «manquement aux devoirs» et «conduite antiéconomique».
«Je suis absolument innocent»
«Je suis absolument innocent des accusations qui sont allègrement portées à mon encontre pour des motifs clairement politiques», s’est défendu l’ancien chef d’État depuis le commissariat où il se trouvait depuis son arrestation mercredi. Au terme de l’audience, il a été transféré à la prison de San Pedro sous escorte policière, a constaté l’AFP.
Luis Arce a quitté la présidence le 8 novembre, mettant fin à près de 20 ans de gouvernements socialistes initiés par Evo Morales. Il a été remplacé par Rodrigo Paz, dirigeant de centre droit qui dès sa prise de fonction a accusé la gauche d’avoir laissé derrière elle un État s’apparentant à un «cloaque», en raison des présumées mauvaises gestions et de pratiques de corruption. Dans ce cadre, le nouveau gouvernement a lancé des audits dans les entreprises publiques. Dans la foulée, le parquet a inculpé six anciens dirigeants de la compagnie pétrolière d’État YPFB pour corruption. La Bolivie traverse sa pire crise économique en 40 ans, aggravée par une pénurie de dollars.
(source: lefigaro.fr)
Le déplacement « secret » du colonel Michaël Randrianirina à Dubaï suscite la polémique

Le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, est actuellement au cœur d’une polémique autour de ses déplacements. Le journal Africa Intelligence a révélé jeudi que le colonel Randrianirina aurait effectué, ces derniers jours, des sorties discrètes à Dubaï. Il y a rencontré des diplomates émiratis, américains et israéliens. Ni la Présidence de la République, ni le gouvernement n’ont confirmé ou infirmé la tenue de ce rendez-vous jugé « sensible », alimentant ainsi les critiques des citoyens face à ce manque de transparence.
Le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko — cité par des détracteurs du régime transitoire comme l’un des précurseurs de cette rencontre à Dubaï — a pour sa part indiqué que le colonel Michaël Randrianirina s’est rendu jeudi au Toby Lehibe d’Ankaramalaza, un centre où il a reçu l’onction de « mpiandry » en 2023, afin de remercier Dieu. Le message véhiculé semble clair : prouver que le chef de l’État est bel et bien dans le pays.
Selon les informations d’Africa Intelligence, le nouvel homme fort de la Grande Île est arrivé le 9 décembre dans la matinée à bord d’un jet privé Gulfstream G450 à Dubai et est reparti le lendemain dans la soirée. Le colonel Michaël Randrianirina rentré le mercredi, s’est ainsi rendu le jeudi matin, vers Ankaramalaza à Manakara, lieu sacré pour les chrétiens de l’Église FJKM. Des détails croustillants qui coïncident avec l’absence notable du chef de l’État à l’un des événements les plus importants de la Transition : le lancement officiel de la Concertation nationale, censée jeter les bases du changement après l’énième crise politique de l’année, ayant fait chuter le régime d’Andry Rajoelina.
Gascar Fenosoa Mandrindrarivony, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a déclaré mercredi, au Centre de conférences international (CCI) d’Ivato, que « le colonel Michaël Randrianirina a été retenu par ses fonctions », expliquant ainsi son absence lors de la cérémonie de lancement de la Concertation nationale. Mais il n’en a pas dit davantage.
Autre élément qui intrigue : l’avancement du Conseil des ministres au mardi, alors qu’il se tient habituellement le mercredi. Certains tentent d’expliquer ce changement de calendrier par l’organisation, le mercredi, du lancement de la Concertation nationale. Mais cet événement n’a eu lieu que dans la matinée, ce qui n’aurait pas dû empêcher la tenue du Conseil dans l’après-midi. D’autant plus que l’expérience passée a déjà montré que le président de la Refondation de la République peut enchaîner plusieurs cérémonies dans une même journée avant de présider le Conseil des ministres. Lire la suite »
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