Finance

Faritra Atsimo sy Atsimo-Atsinana: natomboka ny fanamboarana ny Làlana RN 13 sy RNT12-A

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Ireo làlana ireo no mampitohy an’Ambovombe sy Taolanaro (Fort-Dauphin) izay vatsian’ny BEI (Banky Eoropeana), sy ny làlana Ihosy-Betroka izay tanterahina amin’ny volam-panjakana madiodio , ary Vangaindrano sy Taolanaro: ho foana ny Bac folo fa ho soloina tetezana avokoa (Banky afrikana ho an’ny Fampandrosoana).

Gelée depuis des mois, l’aide européenne sera versée aux Palestiniens sans condition

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Oliver Varhelyi, commissaire européen et fidèle du président hongrois Viktor Orban, voulait soumettre le versement de 224 millions d’euros à une révision des manuels scolaires en Palestine, régulièrement mis en cause par les groupes de pression israéliens.

Le premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, reçoit la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 14 juin 2022. ABBAS MOMANI/AFP

Mardi 14 juin, le premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh affichait un large sourire en accueillant à Ramallah la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Les Vingt-Sept venaient de parvenir à débloquer les 224,8 millions d’euros d’aide européenne à la Palestine, gelés depuis des mois dans un imbroglio politique et institutionnel. Tous les pays membres ont voté pour ce déblocage, à l’exception de la Hongrie. Son commissaire, Oliver Varhelyi, proche du premier ministre nationaliste Viktor Orban, est celui qui bloquait ce financement. Contre l’avis des autres Etats membres, il demandait que l’aide européenne soit conditionnée à un remaniement des manuels scolaires palestiniens, régulièrement accusés par Israël d’inciter à la violence. Il a été débouté : les financements seront versés et ils ne sont assortis d’aucune condition. « Toutes les difficultés sont derrière nous, a assuré Mme Von der Leyen, à Ramallah. L’Union européenne continue d’être le plus gros donateur en Palestine. »

Pour l’économie palestinienne sous perfusion internationale, ce blocage, qui s’ajoute à l’assèchement des aides arabes et américaine, a des conséquences directes. Ces derniers mois, 120 000 familles pauvres ne recevaient plus leur allocation trimestrielle, les fonctionnaires palestiniens ont vu leurs salaires amputés de 20 % et les hôpitaux de Jérusalem-Est tournaient au ralenti, contraints de refuser certains patients malades du cancer, faute de fonds.

L’aide aurait dû être programmée depuis début 2021, mais à l’époque, l’assistance extérieure de l’Union européenne (UE) est suspendue pour des raisons techniques. Le problème une fois résolu, le commissaire Varhelyi fait obstacle au versement des fonds, exigeant de les conditionner à la modification des manuels scolaires. Pour appuyer sa demande, il brandit le rapport de l’Institut allemand Georg Eckert, commandé par la Commission européenne et remis fin 2020, sur le sujet. L’étude a pourtant conclu que les livres scolaires palestiniens respectaient globalement les standards de l’Unesco ; elle a trouvé deux exemples de contenus jugés antisémites, qui ont été modifiés ou supprimés depuis.

Bataille idéologique

Malgré l’opposition de la majorité des pays européens, « il a fallu six mois et quatre votes différents au sein du Conseil, c’est-à-dire

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Signature d’un protocole d’accord gazier entre l’UE, Israël et l’Egypte

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Israël enverra du gaz à l’Égypte, qui le liquéfiera et l’expédiera pour réduire la dépendance énergétique de la Russie ; les objectifs de zéro émission sont pris en compte.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen (à l’arrière), regarde le commissaire européen à l’Énergie, Kadri Simson (à gauche), le ministre égyptien du Pétrole, Tarek el-Molla (à droite), et le ministre israélien de l’Énergie, Karine Elharrar (à droite), signer un accord trilatéral sur le gaz naturel lors de la réunion ministérielle du Forum du gaz de la Méditerranée orientale (FGME) au Caire, le 15 juin 2022. L’accord prévoit l’exportation de gaz naturel israélien, via l’Égypte, vers l’Europe. (Crédit : Khaled DESOUKI/AFP)

Israël, l’Égypte et l’Union européenne (UE) ont signé mercredi au Caire un mémorandum d’entente qui permettra à Israël d’exporter son gaz naturel vers le bloc pour la première fois.

Cet accord historique permettra d’augmenter les ventes de gaz naturel liquéfié aux pays de l’UE, alors que celle-ci cherche à diversifier ses approvisionnements énergétiques après la décision de la Russie de couper ses livraisons de gaz à des pays européens. Avant l’Egypte, Mme von der Leyen s’était rendue en Ukraine puis en Israël.

L’année dernière, à peu près 40 % du gaz de l’UE provenait de Russie. L’UE est confrontée à des problèmes énergétiques depuis qu’elle a imposé des sanctions sévères à Moscou.

La commissaire européenne à l’énergie Kadri Simson, le ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minières Tarek El-Molla et la ministre israélienne de l’Energie Karine Elharrar « ont signé (aujourd’hui) un protocole d’accord trilatéral entre l’UE, l’Egypte et Israël en vue de l’exportation de gaz naturel vers l’Europe », ont annoncé l’Egypte et l’Union européenne dans un communiqué conjoint.

Lors d’une conférence de presse à l’issue de sa rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, Mme von der Leyen s’est félicitée de la signature de ce « protocole d’accord concernant l’acheminement de gaz naturel d’Israël vers l’Egypte », où le gaz devra être liquéfié avant d’être expédié en Europe.

L’Union européenne veut développer sa coopération énergétique avec les deux pays de méditerranée orientale pour « mettre un terme à sa dépendance aux énergies fossiles russes », a-t-elle expliqué.

L’accord prévoit qu’Israël envoie du gaz via l’Égypte, qui dispose d’installations permettant de le liquéfier pour l’exporter par voie maritime.

La ministre de l’Énergie Karine Elharrar a déclaré que la signature du mémorandum d’entente avait cimenté le rôle d’Israël sur la scène énergétique mondiale.

« C’est un moment extraordinaire où le petit Israël devient un acteur important sur le marché mondial de l’énergie », a déclaré Elharrar.

Le ministre de l’Énergie, Karine Elharrar, signe un accord pour stimuler les exportations de gaz de la Méditerranée orientale vers l’Europe avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le ministre égyptien du Pétrole, Tarek El-Molla, au Caire, en Égypte, le 15 juin 2022. (Crédit : Amr Nabil/AP)

Lors d’une conférence de presse conjointe aux côtés de la cheffe de la Commission européenne et du ministre égyptien, Mme Elharrar a déclaré que l’accord avait été conclu suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

« Le mémorandum d’entente permettra à Israël d’exporter du gaz naturel israélien vers l’Europe pour la première fois, et c’est encore plus impressionnant quand on regarde la série d’accords importants que nous avons signés l’année dernière, positionnant Israël et l’économie de l’énergie et de l’eau comme un acteur clé dans le monde », a-t-elle déclaré.

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Groupe AXIAN – Hassanein Hiridjee au sommet de l’Afrique

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Conquérant. L’Africa CEO Forum, la plus grande réunion internationale du secteur privé africain qui s’est clôturée avant-hier, vient de reconnaître l’homme fort du groupe AXIAN comme étant le CEO qui a le plus marqué l’année en Afrique en incarnant la vitalité du secteur des affaires et du développement sur le continent. Chaque année, les Africa CEO Forum Awards récompensent les entreprises et investisseurs qui ont fortement contribué à la croissance africaine.

Depuis 8 ans, ce sont plus de 250 entreprises et fonds d’investissement africains et internationaux et plus de 50 CEO, figures emblématiques de la vitalité économique africaine représentants l’ensemble du continent, qui ont été nominés. Pour cette dernière édition, le président fondateur du groupe AXIAN porte ainsi haut les couleurs du pays en briguant le titre tant convoité tout en étant le premier Malagasy à obtenir le trophée. « C’est avec beaucoup d’humilité que je reçois ce prix très prestigieux. Les autres CEO également nominés incarnent ce que le secteur privé a de mieux à offrir à l’Afrique. La démographie et les défis du continent nous font prendre conscience que nous sommes arrivés à un point de bascule. Face au potentiel et aux promesses de l’Afrique, le secteur privé continuera de jouer un rôle clé pour s’assurer que nous allons dans la bonne direction, celle de la transformation socio-économique, de la croissance économique et de la création d’emplois à travers le continent africain et l’océan Indien », s’enthousiasme le concerné.

Impact

AXIAN est un groupe panafricain de premier plan, avec un chiffre d’affaires de 1,3 milliard de dollars, spécialisé dans cinq secteurs d’activité : l’immobilier, les télécoms, les services financiers, l’énergie, les fintech et l’innovation. Animé par la conviction d’un modèle de croissance innovant fondé sur l’inclusion, les partenariats et le partage d’expertise, AXIAN s’engage à avoir un impact positif et à garantir des opportunités financières et numériques à tous les Africains. De plus, le groupe est à présent implanté dans 9 pays et spécialisé dans 5 secteurs d’activité à fort potentiel de croissance comme l’immobilier, télécoms, services financiers, énergie et innovation. AXIAN agit en partenaire de la transformation socio-économique des pays dans lesquels il opère. Avec l’ensemble de ses 6 000 collaborateurs, il s’assure systématiquement de l’impact durable et positif de ses activités sur le quotidien de millions d’Africains. Par ailleurs, le groupe fait partie de l’initiative Global Compact des Nations unies qui s’engage à intégrer ses 10 principes au cœur de ses stratégies et activités présentes et futures. « Avoir une influence positive est au cœur de la stratégie d’AXIAN. Mesurer la portée de notre impact est indispensable pour remplir notre mission. Ainsi, nous fournissons de l’électricité solaire à des dizaines de milliers de personnes, nous offrons des services bancaires mobiles à des millions de personnes et nous nous impliquons dans des projets durables, y compris au sein de chacune des entreprises du groupe, pour que 90% de notre énergie soit renouvelable d’ici 2030 », conclut Hassanein Hiridjee dans son discours.

Hary Rakoto – laverite.mg

Air Madagascar: nitsidika ny Orinasa ny minisitra Roland Ranjatoelina

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Nanao fanambarana vitsivitsy izy mikasika ny mpitantana ambony (administrateurs), ny fiaramanidina, , ny trosa, ny fomba fiasa; ny mpiasa sy ny tsindry ao amin’ny Air Madagascar, ,sns …

Agro-industrie – Une usine d’abattage de poulets à Anosimanjaka

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Le président de la République coupe le ruban symbolique lors de l’inauguration de Mabel, hier.

Le tissu industriel vient de s’étoffer d’une unité. L’usine d’abattage de poulets Mabel a été inaugurée hier à Anosimanjaka.

Un exemple parfait. L’usine d’abattage de poulet Mabel bâtie à Anosimanjaka par le groupe Inviso participe exactement à la politique d’industrialisation de l’Etat encadrée par le projet “One district, one factory” ainsi que les zones de pépinières industrielles, fer lance du ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation.

Mabel emploie dans un premier temps quarante-sept éleveurs de poulet pour un cycle de quatre vingt-cinq mille têtes de poulets. Quand l’usine atteindra son rythme de croisière, avec quatre vingt cinq éleveurs, on devrait tourner avec un cycle de cent quarante mille têtes. Au quotidien Mabel traitera vingt mille têtes de poulets transformés ou entiers.

Voilà donc une initiative très réaliste qui va produire un aliment presque “de base” de la population, transformer la production des éleveurs avec des emplois pour les villageois et la population des communes environnantes.

Le président de la République Andry Rajoelina a tenu à faire le déplacement hier pour l’inauguration . “Cette usine cadre bien avec le velirano numéro 7 sur l’industrialisation et du numéro 9 sur l’autosuffisance alimentaire. Je ne le répéterai jamais assez que nous devrons produire ce dont nous avons besoin. Seuls les pays qui produisent et transforment leurs matières peuvent faire face aux différentes crises que traverse le monde actuellement. Nous devons ainsi redoubler d’efforts pour atteindre l’autosuffisance alimentaire comme le souligne le velirano numéro 9.” a-t-il souligné.

Le président directeur général de Mabel, Shahim Ismael a quand à lui déclaré que cette usine confirme l’engagement du groupe Inviso en faveur de l’agro-industrie depuis vingt ans. Il a également souligné que le marché du poulet est très vaste et qu’il y a de la place pour tout le monde.

(source: lexpress.mg)

Conjoncture difficile – Les bailleurs de fonds font pression

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Frederic  Lambert,  chef de  mission  du FMI  lors d’une audience à  Mahazoarivo.

Sans attendre les moutures du projet de loi de finances rectificative, les deux principaux bailleurs de fonds de Madagascar accentuent le quadrillage du terrain pour inciter le gouvernement à réagir en conséquence.

TOUS les principaux indicateurs macroéconomiques clignotent au rouge. Du moins si l’on en croit les Perspectives énoncées par la Banque mondiale. « Des analyses basées sur des évidences » s’empresse de préciser Marc Shocker, spécialiste de l’économie au Bureau de cette institution dans la capitale. Ainsi « la croissance devrait s’affaiblir en 2022, sous l’effet de la troisième vague de la pandémie au tournant de l’année, d’une saison cyclonique particulièrement active et de l’escalade du conflit en Ukraine. Selon les dernières projections de la Banque mondiale, cela entraînera un fléchissement de la croissance en 2022 à 2,6% tandis que l’inflation s’accélère à 7,5%, et que le déficit budgétaire se creuse à plus de 7% du PIB. La croissance devrait se redresser en 2023 pour atteindre 4,2%, grâce à un modeste rebond des dépenses de consommation et de l’investissement privé. La reprise attendue de l’activité économique se traduira par un faible recul du taux de pauvreté de la population qui passera à 80,2 en 2023 contre 81% aujourd’hui ».

Des prévisions pessimistes mais réalistes, sinon pragmatiques, vite reprises en boucle, par des médias internationaux qui y décèlent les difficultés du régime à gérer les crises successives de différentes natures. À la différence du Rwanda, par exemple, moins impacté par la pandémie du coronavirus, avec une économie diversifiée et assise sur des bases solides.

La Banque mondiale avance des options pour surmonter la tempête, avec un élan de réformes pour retrouver le chemin d’une croissance économique à même de réduire l’ampleur de la pauvreté qui heurte bien des esprits. Plusieurs priorités sont mises en avant comme urgentes dans cette note de Perspectives économiques.

Piqûre de rappel

Comme une stratégie claire pour accélérer la vaccination des personnes vivant en situation de vulnérabilité, dans les zones urbaines et touristiques, la restauration des services publics essentiels et des infrastructures de connectivité suite aux récents chocs climatiques,

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Notre nouvelle ville Tanamasoandro confiée aux Emirats à Dubaï

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Si le président malgache, Andry Rajoelina, est prévu prendre la parole au forum du Seamless 2022, à Dubaï, le 1er juin, samedi, il a eu une séance de travail avec la Fédération arabe pour l’économie numérique. Cette organisation régionale, créée en 2018 par le Conseil de l’unité économique Arabe et la Ligue arabe, est connue mondialement dans le domaine du développement de l’économie numérique. Présente au niveau de 22 pays dans le monde, elle se propose de soutenir la mise en œuvre du Plan Émergence Madagascar, à travers la transformation digitale du pays.

Copyright Image : © Midi Madagasikara

La transformation digitale de l’administration du pays et le déploiement de l’e-Gouvernance à l’échelle nationale est d’ailleurs l’objet de la visite officielle du président aux Emirats Arabes Unis actuellement. Il est l’invité d’honneur de la Conférence et exposition sur le développement de l’économie numérique ou Seamless Middle East 2022 qui débute demain à Dubaï.

Le gouvernement britannique autorise Roman Abramovich à vendre le club de Chelsea

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L’invasion russe de l’Ukraine a clos deux décennies de règne sur le club de l’ouest londonien du multimilliardaire russo-israélien.

Roman Abramovich, ancien propriétaire de Chelsea, sourit après la victoire de l’équipe lors de la Ligue des Champions de l’UEFA à Porto, Portugal, le 29 mai 2021. (Crédit : Alexander Hassenstein – UEFA/UEFA/Getty Images via la JTA)

L’ère Abramovitch touche à sa fin : le gouvernement britannique a donné son feu vert au rachat du club de football de Chelsea, convoité par un consortium mené par un homme d’affaires américain.

L’invasion russe de l’Ukraine a clos deux décennies de règne sur le club de l’ouest londonien du multimilliardaire Roman Abramovitch, qui en a fait un acteur majeur de la Premier League et du football européen. Il peut désormais le céder au groupe mené par l’Américain Todd Boehly.

Le gouvernement a annoncé mercredi avoir approuvé l’offre de 4,25 milliards de livres (4,97 milliards d’euros) du consortium, comme l’avait fait mardi la Premier League.

Après ce feu vert de Londres, les autorités européennes doivent encore donner leur approbation mais celle-ci est désormais considérée comme une formalité, selon la BBC.

Dans la tourmente après l’invasion russe en Ukraine, le milliardaire russe, visé par des sanctions de Londres, avait mis en vente le club le 2 mars, insistant sur le fait qu’il ne réclamerait pas le remboursement des prêts contractés par le club tout au long de ses 19 ans de règne et que tous les bénéfices de l’opération iraient aux victimes du conflit.

Le propriétaire du Chelsea Football Club anglais, le magnat russe Roman Abramovich, à sa sortie du tribunal de Londres, le 4 octobre 2011. (AP/File)

Causes humanitaires en Ukraine

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Les institutions financières internationales visent-elles la diminution de la pauvreté des malagasy ou le contraire ?

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Opinion

lundi 23 mai

Pendant que l’opinion publique s’inquiète du contenu final des amendements à la nouvelle loi foncière relative aux propriétés privées non titrées [1], qui devraient être adoptés au cours de la session parlementaire en cours, un document de la Société Financière Internationale (SFI) et de la Banque Mondiale intitulé « Diagnostic du Secteur Privé – Créer des marchés à Madagascar » publié en décembre 2021 [2], provoque d’importantes préoccupations. Comportant des recommandations sur la « réforme » de plusieurs lois, afin que les investisseurs étrangers puissent devenir propriétaires de terres malgaches, les parties de son contenu en lien avec les terres méritent d’être portées à la connaissance de tous et d’être dénoncées. Ceci nous rappelle que la Banque Africaine de Développement avait émis comme condition d’attribution d’un financement du Programme d’Appui à la Compétitivité Economique (PACE) en 2019 l’adoption par les dirigeants malagasy de textes règlementaires relatifs aux agropoles [3]. Les impacts dramatiques d’une éventuelle application de ces propositions inacceptables sur l’appauvrissement de la population déjà démunie nécessitent une large information et des débats.

I – Quelles sont les lois mentionnées qui permettraient aux investisseurs étrangers de devenir propriétaires de terres ?

1 – Le rapport de la SFI et de la Banque mondiale part d’une analyse de la situation de Madagascar post-Covid 19. Il met en évidence les défauts et lacunes du pays, déjà souvent évoqués, qui empêcheraient le développement du secteur privé et la venue d’investisseurs, comme la gouvernance et l’insuffisance d’infrastructures dans divers domaines. Ensuite il avance des propositions pour améliorer l’« environnement des affaires » en demandant notamment

  • la réduction « des avantages injustes dont bénéficient certaines entreprises en place »,
  • l’adoption d’une loi sur les investissements qui « harmonise les différentes lois et réglementations […], une condition primordiale permettant de renforcer la confiance des investisseurs »,
  • et l’accélération de « réformes » qui motiveraient de nouvelles entreprises à s’installer, en citant « le transfert de propriété ». [2]

2 – Le chapitre consacré aux terres souligne que le marché foncier à Madagascar « ne fonctionne pas à cause d’un régime foncier précaire qui limite l’accès à la terre pour la production agricole et le développement des entreprises du secteur privé ». Selon le rapport, « les étrangers ne peuvent pas acquérir définitivement des terres, et le cadre de la location n’offre pas une sécurité suffisante pour les investissements à long terme ». Aussi suggère-t-il

  • «  la mise à jour du cadre juridique et de la Loi-cadre sur le zonage, pour clarifier les procédures relatives aux zones d’investissement, y compris les zones d’investissement agricole,
  • l’adoption de la loi sur les propriétés foncières privées titrées, qui vise à faciliter les procédures de transfert des terres et à créer la possibilité d’acquérir des terres » [2]

Le risque de voir le gouvernement malgache adopter ces recommandations de la Banque Mondiale est très élevé car dans une lettre d’intention destinée au Fonds Monétaire International (FMI) datée du 24 février 2022, le Ministre de l’Economie et des Finances écrit « Nous poursuivrons nos efforts pour promouvoir un climat d’affaires favorable, qui est essentiel pour stimuler l’investissement privé, comme prévu dans notre PEM [4]. […] Dans le cadre d’une nouvelle loi sur les investissements, nous avons l’intention […], de renforcer l’égalité de traitement des investisseurs nationaux et étrangers, et clarifier […] les questions d’accès à la terre et des droits de propriété » [5]

Toutes les lois mentionnées ont pourtant fait l’objet de fortes critiques de la part des organisations de la société civile et d’autres entités, et une présentation à l’improviste de nouvelles versions de ces textes pour un vote par les parlementaires à cette session du mois de mai 2022, serait complètement inacceptable.

II – Pourquoi ces recommandations vont-elles à l’encontre du développement des Malagasy ?

1 – Légaliser l’achat de terres malgaches par les investisseurs étrangers est dangereux pour l’existence de la majorité des Malagasy à moyen et long terme et pour leurs droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux.

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