îles éparses
Fivoriana an-tampony tsy ara-potoanan’ny SADC: mitaky Tondrozotra mazava sy Tetiandro ny Tetezamita alohan’ny 28 Febroary 2026
Manolotra ny Filoha mozambikanina teo aloha, Joaquim Chissano, izay efa nitarika ny Fanelanelanan’ny SADC tamin’ny Kirizy 2009 teto Madagasikara, hifarimbona amin’ny Malagasy indray, amin’ny fanazavana sy fitsikerana ireo vetin-kevitra, andininy sy andalana (izay anjara andraikitry ny SADC) tsy tanteraka, na tsy notanterahan’ny Fitondram-panjakana malagasy, tamin’ny Tondrozotran’ny SADC teo aloha., ka nampiverina izao kirizy izao eto amin’ny Firenena
80è AG des Nations Unies : Les îles Éparses de nouveau à l’ordre du jour

La question sur les îles Éparses est de nouveau soulevée auprès des Nations unies. La prochaine 80è session qui s’ouvrira dès aujourd’hui est attendue pour aborder le sujet.
La question des îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India refait son entrée dans les arcanes diplomatiques de l’ONU. Inscrite au 60ᵉ point de l’ordre du jour provisoire de la 80ᵉ session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’ouvre aujourd’hui 9 septembre 2025 à New York, elle s’impose une nouvelle fois dans la thématique du « Maintien de la paix et de la sécurité internationales ». Publié le 11 juillet dernier, ce document officiel de l’ONU annonce un retour symbolique d’un dossier que Madagascar considère comme un enjeu de souveraineté.
Ce n’est pas la première fois que la question des îles Éparses atteint la scène onusienne. Déjà en novembre 1979, l’ambassadeur Blaise Rabetafika, au nom de Madagascar, avait porté le sujet devant la 34ᵉ session de l’Assemblée générale, exigeant l’inscription d’un point additionnel relatif à ces îles. Depuis, la revendication malgache n’a jamais disparu, même si le sujet s’est souvent heurté au silence diplomatique ou à la réticence française. En juin dernier encore, dans la liste préliminaire annotée des questions de la 80ᵉ session, les Nations unies notaient qu’« aucune documentation préliminaire n’était prévue » pour traiter le dossier. L’inscription officielle, confirmée en juillet, a donc une portée politique forte.
Ligne rouge
Sur le fond, les positions demeurent irréductibles. Madagascar campe sur son exigence de restitution, estimant que ces îles, administrées par la France depuis la période coloniale, font partie intégrante de son territoire national. Le pouvoir malgache multiplie depuis plusieurs années les démarches diplomatiques pour inscrire la question au rang des priorités bilatérales et internationales. En face, la France maintient son refus catégorique de céder la souveraineté. Le président français Emmanuel Macron, en visite à Antananarivo en avril dernier, a réaffirmé cette ligne rouge selon laquelle aucune restitution n’est envisageable. Tout au plus a-t-il laissé entendre la possibilité d’une cogestion, une idée jamais formalisée mais présentée comme une alternative à la crispation.
Les discussions bilatérales du 30 juin 2025 à Paris ont toutefois montré une volonté commune d’éviter l’escalade.
Serge Zafimahova sy ny Nosy Malagasy: Fahaleovantena sy Fiandrianam-pirenena, « hatrany am-boalohany »
Ampanjaka Toera: Fitsenana ofisialy ireo kabeso sakalava telo
Paris veut créer « les conditions du pardon » pour les pages éminemment douloureuses de la colonisation française. Les Nosy Malagasy (« îles éparses ») ne sont pas encore restituées à ce jour.
14 Juillet: réception à la Résidence de France à Ivandry, Antananarivo
SEM. Arnaud Guillois, Ambassadeur de France à Madagascar a lu son discours en malagasy.
Les 900 organisations de la Société civile malagasy (OSC) ont marqué cet évènement par la publication d’un communiqué relatif à la demande de restitution des Îles éparses malagasy, conformément aux valeurs universelles de « liberté, égalité, fraternité » . « Dignité, justice et droit inaliénable » pour Madagascar. « La liberté ne se partage pas à moitié. La France ne peut célébrer la liberté en maintenant l’occupation d’un territoire qu’elle sait ne pas lui appartenir« , souligne l ‘OSC.
Réunion de la commission mixte à Paris: la visite d’Andry Rajoelina aux îles éparses abordée
La récente session de la commission mixte franco-malgache, tenue à Paris à la fin du mois de juin, a abordé la volonté du président Andry Rajoelina d’effectuer une visite officielle sur les îles éparses dénommées « Nosy Sambatra », « Nosy Nandalova », « Nosy Ampela » et « Nosy Bedimaky ».

Cette intention, confirmée par la délégation malgache, conduite par la ministre des Affaires étrangères Rasata Rafaravavitafika, a été évoquée devant la presse lors du compte rendu des discussions. Toutefois, aucun détail concret n’a été communiqué sur les modalités de ce déplacement présidentiel, qui constituerait une première historique pour un chef d’Etat malgache.
La délégation malgache a précisé que la question avait bien été abordée avec la partie française, mais elle n’a pas figuré parmi les points essentiels du communiqué conjoint publié à l’issue de la rencontre. Les citoyens attendent désormais la concrétisation de cette visite, qui revêt une forte portée symbolique dans le contexte des revendications de souveraineté malgache sur ces îles. Si elle se concrétise, la visite du président Rajoelina sur les îles éparses serait un geste politique fort, destiné à réaffirmer la position de Madagascar sur ce dossier sensible. Elle serait également une étape inédite dans l’histoire des relations entre les deux pays, sur fond de tensions persistantes autour de la souveraineté et de la gestion future de ces territoires stratégiques et riches en ressources naturelles. Peu après la visite d’Etat du président français Emmanuel Macron dans la Grande île, le président Rajoelina a fait part de son intention de visiter ces îles. Les avancées sur les autres demandes de la délégation malgache, mentionnées dans le communiqué conjoint, sont vivement attendues même si aucun développement n’a encore été annoncé par les autorités des deux pays jusqu’à ce jour.
La souveraineté, un différend persistant
Le cœur du litige demeure la question de la souveraineté sur les îles en question. Madagascar s’appuie notamment sur les résolutions 34/91 (1979) et 35/123 (1980) de l’Assemblée générale des Nations unies, qui recommandent à la France d’ouvrir des négociations en vue de la restitution de ces îles à Madagascar. La France, pour sa part, rappelle qu’elle a pris possession des îles à la fin du 19e siècle et qu’elles sont aujourd’hui intégrées aux Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Madagascar réaffirme régulièrement sa demande de restitution, estimant que ces îles faisaient partie intégrante de son territoire avant leur détachement par la France, et que le principe de l’autodétermination des peuples doit prévaloir. La France, de son côté, considère que les îles étaient des « terra nullius » avant l’établissement de sa souveraineté et que la question ne relève pas d’un contentieux de décolonisation classique, comme le rapporte le club des juristes peu après la sortie du communiqué conjoint suite à la réunion à Paris. A ce jour, aucun accord n’a été trouvé malgré la négociation et la volonté affichée des deux parties de poursuivre le dialogue diplomatique.
(source: F.M – newsmada.com)
Présidence de la SADC – Madagascar se prépare à un ballet diplomatique
Pendant un an, Madagascar présidera la SADC et accueillera divers sommets, avec l’ambition de faire de cette vitrine régionale une opportunité économique et politique, malgré les défis logistiques et sécuritaires.

Antananarivo s’apprête à devenir la scène d’un véritable ballet diplomatique, où cortèges officiels, réunions de haut niveau et délégations venues de toute l’Afrique australe imposeront à Madagascar un défi logistique et sécuritaire sans précédent. D’août 2025 à juillet 2026, le pays exercera en effet la présidence tournante de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), enchaînant sommets des chefs d’État, conseils ministériels et assemblées parlementaires.
Comme l’a rappelé le dernier Conseil des ministres, au-delà du sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu en août, Madagascar accueillera plusieurs rencontres majeures de cette organisation régionale. Parmi elles figurent notamment la réunion du comité exécutif de la SADC en novembre et l’assemblée plénière des présidents des Parlements des États membres, programmée pour juin 2026. Autant de rendez-vous qui renforceront le positionnement du pays sur la scène africaine.
Cette intense séquence diplomatique, qui verra défiler des centaines de représentants officiels issus des seize pays membres, dépasse largement un simple calendrier protocolaire. Elle engage directement Madagascar à prouver sa capacité à organiser, sécuriser et accueillir des événements d’envergure régionale, sous le regard attentif du continent.
Pour garantir la réussite de ces rencontres, tout un écosystème doit être mobilisé : hôtellerie, transports, dispositifs de sécurité, gestion des protocoles, mais aussi services sanitaires et infrastructures numériques. Dans un contexte où la moindre faille pourrait entacher l’image du pays, les autorités multiplient les réunions préparatoires.
Sécurité renforcée
Les hautes sphères des Forces de défense et de sécurité (FDS) se sont récemment concertées avec les responsables du ministère des Affaires étrangères afin de définir les dispositifs de sécurité qui Lire la suite »
France – Madagascar : Un différend sur la souveraineté des îles Éparses
Déclaration conjointe
La deuxième session de la Commission mixte France-Madagascar sur les îles Éparses s’est tenue lundi dernier dans les salons du Quai d’Orsay, à Paris. Co-présidée par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et son homologue malgache, Rafaravavitafika Rasata, cette rencontre a donné lieu à un communiqué conjoint évoquant un dialogue « respectueux et constructif ». Toutefois, le différend territorial entre les deux pays demeure inchangé.
Actions unilatérales
Depuis sa création en 2019 à l’initiative des chefs d’État des deux nations, la Commission vise à gérer pacifiquement ce contentieux historique portant sur les îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India, situées dans l’océan Indien. Lors de cette deuxième session, la délégation malgache a proposé la suspension des actions unilatérales françaises dans les zones concernées, ainsi que l’élaboration d’une feuille de route commune incluant un mécanisme permanent de concertation, un calendrier partagé et des réunions régulières.
Troisième session
La France, tout en « prenant note » de ces propositions, n’a pas donné son accord quant à leur mise en œuvre et a réaffirmé sa souveraineté sur les îles. Le communiqué officiel s’est abstenu d’employer les termes « Îles Éparses » ou « Îles malagasy ». Par ailleurs, les deux délégations ont abordé la question de la préservation de la biodiversité dans ces territoires. Paris a suggéré plusieurs axes de coopération portant sur la protection de l’environnement, la recherche scientifique, l’économie bleue, la sécurité maritime et la lutte contre la pêche illégale. De son côté, Antananarivo a réitéré ses revendications, notamment un accès sans restriction pour ses pêcheurs dans les zones maritimes environnantes et une participation effective de ses chercheurs aux projets locaux. Là encore, la partie française s’est limitée à « prendre note » de ces demandes. Malgré l’absence d’avancées concrètes, les deux pays ont salué la qualité des échanges et ont exprimé leur volonté de poursuivre les discussions « dans le respect des positions respectives ». Une troisième session est d’ores et déjà prévue à Madagascar, la date restant à fixer par voie diplomatique.
(Recueillis par Julien R. – Midi M.kara)
Serge Zafimahova sy ny Nosy Malagasy: Fahaleovantena sy Fiandrianam-pirenena, hatrany am-boalohany
Manazavazava ny Lalàna sy fifandraisana iraisam-pirenena mikasika ny Fanjanahantany sy ny Zon’ny Tany voazanaka miverina eo amin’ny Fiandrianany.
Nosy Malagasy: Possession sans titre !
Madagascar et la France ont conclu un nouveau cycle de négociations sur les îles Eparses, dans un esprit de dialogue et de fraternité. C’est déjà une avancée considérable pour régler ce différend territorial, malgré le fait que chacun campe sur ses positions, pour le moment.
D’ailleurs, la deuxième réunion de la Commission mixte à Paris, a permis à la délégation malgache de marteler sa position. Situés dans les eaux territoriales de la Grande île, logiquement « Nosy Sambatra »,« Nosy kely », « Nandalova », « Nosy Ampela » et « Nosy Bedimaky », devraient être soumis à la souveraineté de Madagascar. C’est un principe acquis et indéniable.
Juridiquement, la France n’est pas la propriétaire légale de ces îles, sans détenir un titre de propriété formel. Et ce ne sont pas les Nations qui vont dire le contraire qui a déjà tranché à ce sujet. C’est juste une possession matérielle.
Et le vrai propriétaire réclame maintenant sa restitution, « sans céder un pouce de terrain », a fait savoir la sénatrice, Lalatiana Rakotondrazafy, parmi les têtes pensantes de la délégation malgache à Paris. Des arguments solides au cas où cette affaire serait de nouveau portée devant l’instance et le tribunal internationaux.
Mais, on n’en est pas encore là. Aucun des deux pays, ne semble enclin à recourir à cette voie judiciaire, en manifestant leur volonté de poursuivre les négociations, qui vont certainement s’enliser jusqu’à ce que des points d’accord, soient trouvés.
Après un deuxième round de « formalité », durant lequel Madagascar a posé certaines exigences fondamentales et la France réaffirme son souhait d’une congestion, le troisième prévu à Madagascar, s’annonce déjà difficile. Pour rappel, il a fallu tenir pas moins de 11 réunions, avant que l’Angleterre reconnaisse la souveraineté de l’île Maurice, sur l’archipel des Chagos, après avoir demandé un avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ). Dans ce même registre,au mois de mai, la CIJ a statué en faveur de la Guinée équatoriale, dans un différend territorial qu’elle oppose au Gabon, concernant l’île Mbanié.
(source: Rakoto – newsmada.com)