îles éparses

Deuxième République : Le sursaut culturel des élites malgaches

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(©midi-madagasikara.mg)

La deuxième moitié des années 1970 est une période qui a vu l’ascension de la nouvelle génération des élites, ceux qui sont nés dans les années 30 et 40.

Ayant grandi dans la période de la marche vers l’Indépendance, ces futures personnalités politiques ont suivi les péripéties de la guerre d’Indochine et d’Algérie dès leurs jeunes âges. Fascinés par l’audace algérienne et indochinoise, abhorrant le système capitaliste et surtout formés par les grand-frères communisants, ils font un virage de 180 degrés, embrassant l’idéologie du bloc de l’Est. La chute de la Première République malgache était pour eux le début d’un épisode pour la Grande-Ile. Comme les pays africains assoiffés de liberté, voulant couper directement la relation avec la France,

Les intellectuels malgaches tendent la main à l’URSS, cette puissance anti-impérialiste. C’était la  solution idoine pour relancer l’économie puisque les Soviétiques étaient réputés pour leur pragmatisme. Donc, dès les années 1980, des jeunes malgaches, les jeunes côtiers en particulier sont envoyés en Europe de l’Est pour poursuivre leurs études.

Si les uns ont mis le cap sur Moscou, d’autres débarquent en Roumanie, Ukraine ou encore en Yougoslavie. Ils ont suivi différentes filières telles que la médecine, la mécanique, l’administration, l’agriculture… Après quelques années de formation, c’est avec la tête haute qu’ils retournent au bercail pour transmettre leurs expertises. Les postes de direction leur sont ouvertes. Par conséquent, ils pavoisent sur leur piédestal. En revanche,  ces grand-hommes de la Deuxième République, ayant longtemps séjourné sur des territoires neigeux,  ont du mal à s’adapter à la saison tropicale. Autrement dit, la confusion et l’inadaptation personnelles par l’expérience d’une culture étrangère et différente de leur propre culture se voient, se ressentent dans leur prise de décision. Apparemment, la culture de l’Europe de l’Est semble être tout à fait incomparable à celle de Madagascar. Alors il leur a fallu plus d’une décennie pour comprendre la réalité sur le terrain… Afin de mener à bien la politique, une juxtaposition culturelle a été entreprise. Le firaisan-kina malagasy, littéralement la cohésion malgache, a été forcément reliée  avec l’idéologie socialiste.

Le schéma est encore plus compliqué dans les régions francophiles comme la partie septentrionale de Madagascar. Longtemps occupée par l’Hexagone, cette contrée, où le cosmopolitisme fleurit, est  imprégnée de la culture française. Malgache de souche, originaire d’une ville où la France devait allégeance, pur produit du système soviétique, l’élite réunit à elle toute seule les mœurs, les connaissances et des idées. Ceci devrait-être un atout ! Mais, la plupart du temps, et ce qui est assez compréhensible, elle n’arrive pas à joindre le tout.

(source: Iss Heridiny  – Midi M/kara)

Antoko HPM: tsy manohitra ny fahatongavan’ny Filoha Macron, fa mitaky ny famerenana amintsika ireo Nosy Malagasy

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Manitsy ny voalazan’ny gazety sasany ny Hery Pôlitika Mitambatra tarihin’ny Pr. Ralison Roger araka ny hazavainy ato, fa ny fibodoan’ny Frantsay ny Nosy Malagasy (Iles éparses) no toheriny.

Macron va-t-il lâcher nos îles de l’Océan indien ?

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Emmanuel Macron est attendu à Madagascar pour le 5e sommet de la Commission de l’Océan Indien (COI). Alors que les tensions avec Antananarivo persistent, cette visite s’annonce stratégique. Emmanuel Dupuy, président de l’IPSE (Institut Prospective et Sécurité en Europe), invité par Antoine Colonna décrypte les enjeux : souveraineté française dans l’océan Indien, diplomatie indo-pacifique, avenir des îles Éparses, relations franco-malgaches… Une interview essentielle pour comprendre les défis à venir dans cette région cruciale.

Remise en doute de la souveraineté à Mayotte : quand Moscou vise Paris

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Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a violemment attaqué la légitimité française sur l’île de Mayotte.

Donald Trump signs off UK’s handover of Chagos Islands to Mauritius

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No 10 says deal to cede UK’s last African colony now being finalised after months of doubt

Donald Trump has signed off the UK’s handover of the Chagos Islands to Mauritius, Downing Street has indicated, paving the way for the UK to cede sovereignty over its last African colony after a six-month standoff.

Under the terms of the deal, the UK will give up control of the Chagos archipelago while paying to maintain control of a joint US-UK military base on the largest island, Diego Garcia, under a 99-year lease.

The agreement came under fire from senior Republicans in the US last year, and more recently some inside the UK government who questioned why the UK was spending billions on it amid cost pressures.

The prime minister’s spokesperson said on Tuesday that the deal was being finalised after receiving the green light from Trump. “My understanding is it’s now between us and the Mauritian government to finalise the deal, following the discussions with the US,” he said.

Trump told Keir Starmer during his visit to the White House in February that he was “inclined to go with your country” over the Chagos deal and that he had “a feeling it’s going to work out very well”.

The plan to cede control over the islands was announced in October, before a change of administration in Mauritius and Trump’s return to the White House threw it in doubt.

Senior figures in Trump’s administration including Marco Rubio, his secretary of state, criticised the proposals, and Nigel Farage, the Reform UK leader, spent months openly lobbying the president and his advisers to reject the deal, creating embarrassment for the Labour government.

Critics have argued that the handover will compromise the security of the joint military base because of Mauritius’s relationship with China.

UK officials claim the links between Mauritius and China are overstated, however, and that India is the more influential regional power. Mauritius is one of the few countries in the region that has refused to take part in China’s belt and road initiative.

Ministers have also argued that the UK has to give up the territory due to international legal rulings in favour of Mauritius, and that legal uncertainty over the legitimacy of the military base could compromise its security.

The UK government revealed it would spare China from facing stronger rules as part of its register of foreign lobbyists coming into force on 1 July.

Russia and Iran would both be included in the enhanced tier of the foreign influence registration scheme once it was launched this summer, Dan Jarvis, the security minister, told the Commons.

The enhanced tier of the scheme is reserved for countries that pose a risk to UK national security. Anyone who is directed by Russia or Iran to carry out activities in the UK must declare it or face five years in prison.

(source: theguardian.com)

Hajo Andrianainarivelo : Pour le changement de pratique politique à Madagascar

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Hajo Andrianainarivelo, président national du parti MMM

Alors que son parti semble avoir pris du recul par rapport au contexte politique un peu particulier que traverse le pays, Hajo Andrianainarivelo a effectué ce mardi sa première apparition politique.

Discret depuis ses désillusions aux dernières législatives malgré ses différentes sorties lors des élections municipales, aux côtés de Tahina Razafinjoelina, candidat du parti Tia Tanindrazana soutenu par la plateforme Kôlekitifa an’ny Malagasy, le président national du parti Malagasy miara miainga et non moins ancien vice-premier ministre, Hajo Andrianainarivelo, s’est exprimé ce mardi sur la chaîne d’information internationale Télésud. Occasion pour lui de faire le tour de l’actualité nationale, tout en proposant des solutions aux problèmes qui gangrènent le pays.  « Si nous voulons vraiment du développement, il faut un véritable changement de pratique politique », a-t-il soutenu.

Bonne gouvernance

« Le moment est venu d’établir une politique de développement sérieuse, adaptée aux changements économiques et politiques qui s’opèrent actuellement sur la scène internationale et de s’affranchir de notre éternelle dépendance aux autres pays », a poursuivi l’ancien vice-premier ministre. En effet, Hajo Andrianainarivelo aspire à une rupture dans la manière dont le pays est dirigé. Selon ses explications, la bonne gouvernance est l’une des conditions qui attirent les partenaires à s’investir dans le pays, permettant ainsi le progrès économique. La capacité de Madagascar à attirer les IDE ou  investissements directs à l’étranger dépend de la gestion des affaires  nationales. « Nous devons favoriser l’autofinancement de certains projets de développement », a-t-il ajouté en se référant aux changements dans les relations, surtout à la décision du nouveau président américain, Donald Trump, de suspendre l’USAID.

Le leader de la plateforme de l’opposition, Kôlekitifa an’ny Malagasy, n’est pas non plus resté indifférent par rapport au problème d’insécurité qui tend à se généraliser dans le pays. Le non-respect des lois en vigueur constitue, selon ses explications, l’une des causes de ce phénomène. « Il y a des problèmes dans l’application des lois et dans leurs interprétations. Cela va jusqu’à favoriser l’insécurité. La population vit dans la crainte », a-t-il regretté. En tout cas, l’insécurité constitue une des plaies que le régime actuel doit soigner au plus vite. La société malgache fait face à une crise de la moralité. Hajo Andrianainarivelo aspire à un véritable changement pour sortir le pays de ce marasme.

(source: Julien R. – Midi M/kara


Urgent! Les Députés français prennent des Sanctions contre le Rwanda

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Analyse de la Prise de Goma par le M23 en RDC en Janvier 2025: « L’Europe y joue un rôle direct et mortifère! ». Les raisons profondes des » guerres du Congo » sont multiples: économiques, minières, politiques, ethniques …  Mais s’y ajoutent, par dessus tout, des enjeux frontaliers hérités de la colonisation du 19ème siècle par la Conférence de Berlin de Novembre 1884 au 26 Février 1885  entre les représentants de 14 pays européens.



Deux jours seulement après sa séance convoquée en urgence dimanche, le Conseil de sécurité s’est réuni cet après-midi pour faire le point sur la situation en République démocratique du Congo (RDC) alors que Goma, capitale du Nord-Kivu, dans l’est du pays, est désormais contrôlée par le M23 et les Forces de défense rwandaises (FDR). Convoquée à la demande de la RDC, cette réunion a permis à la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général chargée de la protection et des opérations de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), rejointe par tous les membres de l’organe, d’appeler les parties à cesser les hostilités pour « éviter la menace imminente d’une troisième guerre au Congo ».

Selon Mme Vivian van de Perre, cette escalade des affrontements s’accompagne d’une aggravation de la situation humanitaire déjà désastreuse. Tout en assurant que la MONUSCO fait tout son possible pour accueillir les personnes en quête de refuge et de protection, elle a reconnu que la Mission ne peut recevoir tous les éléments qui se rendent et les civils en détresse. Cet afflux met à rude épreuve les ressources de la MONUSCO, d’autant plus que les réservoirs d’eau ont été endommagés pendant les combats, a-t-elle expliqué, non sans rappeler que des bases de la Mission ont été visées par des obus de mortier et des balles ces trois derniers jours.

Soulignant les mesures que prend la MONUSCO pour sécuriser les armes remises par les Forces armées de la RDC (FARDC), Mme van de Perre a également fait état d’un dispositif d’évacuation des blessés, notamment des soldats de la paix grièvement touchés lors des combats à Sake, qui sont transportés vers l’hôpital de niveau 3 de la Mission à Goma. Elle a remercié, à cet égard, la Mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe en RDC d’avoir facilité les évacuations médicales depuis Sake, avant de dénoncer le pillage de l’entrepôt de la MONUSCO à l’aéroport de Goma, à présent aux mains du M23 et des FDR.

 

Commission de l’UA – Madagascar booste la campagne de son candidat

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La ministre des Affaires étrangères est optimiste quant aux chances du candidat Richard Randriamandrato.

’État ne manque aucune occasion pour faire campagne pour son candidat à la présidence de la C-UA. Comme l’explique la ministre des Affaires étrangères, l’ensemble de l’Exécutif est tourné vers cet objectif diplomatique.

Ratisser large. Tel serait le mot d’ordre de l’État en vue d’une échéance diplomatique qui approche. Dans moins d’un mois, se tiendra l’élection du président de la Commission de l’Union africaine (C-UA). Un scrutin auquel Madagascar aligne un candidat, en la personne de Richard Randriamandrato.

Comme le souligne Rafaravavitafika Rasata, ministre des Affaires étrangères, “c’est la première fois que Madagascar a un candidat pour un poste aussi élevé au sein de la Commission de l’Union africaine”. Comme l’a indiqué Andry Rajoelina, président de la République, lors de la présentation de Richard Randriamandrato aux partenaires internationaux, le 10 décembre, “la Grande île veut marquer l’histoire”.

L’élection du futur président de la Commission de l’UA se tiendra lors de la 38e session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, prévue les 15 et 16 février 2025 à Addis-Abeba, en Éthiopie. Lors d’un entretien, hier, la ministre des Affaires étrangères a expliqué que Madagascar renforce la campagne en faveur de son candidat.

Situation favorable

“Tous les rendez-vous diplomatiques et déplacements de chaque membre du gouvernement sont des occasions pour faire campagne”, explique la cheffe de la diplomatie malgache. Sa visite officielle en Tunisie, la semaine dernière, a justement été l’occasion pour la ministre Rasata de demander à l’État tunisien de soutenir la candidature de Richard Randriamandrato. À l’invitation de la Tunisie, le déplacement a eu pour but de redynamiser la coopération entre les deux pays. Lire la suite »

[« Administration »] – Mby aiza, 130 taona aty aoriana

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Lasa ny saiko. Tsy ampy olona nanana traikefa «administrateur civil»  tokoa Rainilaiarivony (Praiministra 1864-1895). Raha nanana olona niaina «administration» (fanantontosana ny politikam-panjakana mikasa soa iombonana) izy, nandeha lavitra kokoa, satria tafapaka tokoa, ireo fanavaozana nentiny tamin’ny volana martsa 1881.

Tsy ampy ny famoronana «Governemanta» anarany fotsiny. Nisalotra anarana ho «ministra» ireo izay voatendry, saingy sarintsarim-pahefana no teo am-pelatanany satria Ingahibe no tompon’ny teny farany na hatramin’ny zavatra heverina ho bitika aza. Impiry impiry miverina ny teny midina hoe : «entina miakatra Antananarivo», «akarina Anatirova».

Na Napoléon (Emperora frantsay 1804-1814), na Bismarck (Lehiben’ny Governemanta alemana 1871-1890), na Woodrow Wilson (Filoha amerikana 1913-1921), tsy nisy nahay «administration» hatrany an-kibon-dreniny.

Henri Fayol (1841-1925), izay heverina ho rain’ny «administration publique» any Frantsa, dia «ingénieur des mines». Izy no voalohany namaritra rindram-pitsipika («théorie») hitantanan’ivon-toerana tokana sehatra aman-jatony. Nosiratsirahiny ho dimy lehibe izany fandaminana izany : «prévoir» (mitsinjo ny manaraka), «organiser» (inona no andraikitr’iza), «commander» (mitondra olona), «coordonner» (mampirindra ireo manana andraikitra), «contrôler» (fanaraha-maso sy tombana araky ny mason-tsivana voafaritra mialoha). Ireo indray dia mitaky «infrastructure» (rafitra iarahana), «personnel» (mpiasa maty hanina na ampy traikefa), ary «organisation» (fandaminana).

Tsy teo ambany mason-dRainilaiarivony ny fomba fitantanana fahiny elabe tany Sina, Egypta, Roma. Sahirana tamin’ny sotasotan’ny Frantsay izy, izay nibahana ny androa-tokon’ny 31 taona nitantanany, hany ka tsy tanteraka ilay fitsinjaram-pahefana : azo heverina ho tany niady tokoa mantsy ny Fanjakana vao maty Jean Laborde, taona 1878. Hevi-dalàna tsy mitovy amin’ny fandovam-pananan’olon-tsotra no niitatra ho ady teo amin’ny firenena roa tonta.

Ho an-dRainilaiarivony, tsy ampy na dia fampitahana ho alaina tahaka fotsiny aza tany am-boalohany. Sahirana tamin’ny zavatra hafa ireo iraka tany ivelany (1829, 1837, 1864, 1882) ka tsy nanam-potoana handinika, hianatra ary hanao tatitra an-tanindrazana ny fomba fitantanana tany Eoropa. Io anefa no nimasoan’ny Japoney ka nahatonga azy ho mpifaninana mivantana tamin’ny Tandrefana raha vao nitsidika fotsiny ny taonjato faha-20.

Tsy hampitovy zavatra tsy mitovy : Japana Meiji, tsy Imerina na Madagasikara tamin’ny andron-dRainilaiarivony. Sao isika dia hifamita-tena amin’Andriba vaovao eto. Efa nisy fahazaram-pandaminana aman-jato taona tany Japana raha vao tamin’ny andron’Andrianampoinimerina (Andriamanjaka 1792-1810) no heverina nitsimoka izany teto. Io valopolo taona (1810-1890) io tsy afaka ho nanantsika traikefa sy hery ampy nametrahana rafi-panjakana niantehitra tamin’ny mpiasam-panjakana tena nikajy ny soa iombonana fa tsy ihinana ny vahoaka fehezina.

Ny tena mampalahelo, indrindra raha avela hitohy ho simba ny «administration publique», dia tsy mifankaiza amin’izay vitan-dRainilaiarivony ny Fanjakana malagasy, 130 taona aty aoriana.

(source: Nasolo-Valiavo Andriamihaja – lexpress.mg)


Philippe de Villiers : « Macron doit se méfier de Bayrou »