Politique
Blinken says nuclear talks halted because Iran ‘doesn’t seem serious’
Secretary reiterates that US won’t allow Tehran to drag out negotiations while advancing with its nuclear program and that Washington will pursue other options if talks fail.

United States Secretary of State Antony Blinken said Friday that this week’s round of negotiations between world powers and Iran in Vienna was halted because Tehran does not seem to be serious about reaching an agreement with the US that would see a joint return to compliance with the nuclear agreement.
“What we’ve seen in the last couple of days is that Iran right now does not seem to be serious about doing what’s necessary to return to compliance, which is why we ended this round of talks in Vienna,” Blinken told Reuters.
The secretary of state said the US would now consult with its allies, including Israel, on how best to move forward. “And we will see if Iran has any interest in engaging seriously, but the window is very, very tight.”
Blinken also reiterated a warning Washington had made numerous times in recent months, that the Biden administration will not allow Iran to drag out the negotiation process — already in its seventh round — all while advancing its nuclear program. “If the path to a return to compliance with the agreement turns out to be a dead-end, we will pursue other options,” Blinken said, while declining to detail what those options are.
He also noted that the sides had made “real progress” in the first six rounds of talks that were held before hardline Iranian President Ebrahim Raisi entered office, leading to a major hiatus in the negotiations.
The latest round of talks began on Monday between the E3 (Britain, France and Germany), Iran, China and Russia, with the United States participating indirectly. The talks were paused on Friday afternoon, for diplomats to consult with their governments while they evaluated two drafts submitted by Iran that appeared to undo all of the progress of previous rounds.
La France annonce un contrat à 80 Rafales avec les Émirats Arabes Unis
Un accord qui intervient alors qu’Emmanuel Macron est en visite en Dubaï.

INTERNATIONAL – Emmanuel Macron tient-il sa revanche après la crise des sous-marins? Ce vendredi 3 décembre, l’Élysée a annoncé que Les Émirats Arabes Unis ont signé un accord pour acquérir 80 avions de combat Rafale, construits par le groupe français Dassault Aviation, à l’occasion de la visite du chef de l’État à Dubaï.
Outre les Rafale, les Émirats ont également signé un accord pour l’achat de 12 hélicoptères Caracal. “Il s’agit d’un aboutissement majeur du partenariat stratégique entre les deux pays”, s’est félicitée la présidence française.
“Le plus gros contrat d’armement de l’Histoire”
De son côté, Dassault Aviation a applaudi un “contrat historique”, perçu comme “l’aboutissement de plus de 45 ans d’une relation de confiance entre les Émirats Arabes Unis” et le groupe français. “Ce contrat est une très bonne nouvelle pour la France et pour son industrie aéronautique, pour tout l’écosystème des 400 entreprises, grandes et petites, qui contribuent au Rafale”, a renchéri Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation.
Selon le porte-parole du ministère des Armées, cet accord représente “le plus gros contrat d’armement de l’Histoire” à l’échelle de la France, et son montant global avoisine les 16 milliards d’euros. “Ces 80 Rafale seront livrés entre 2026 et 2031”, précise-t-il. Ces avions seront livrés au standard F4, un programme en développement de près de deux milliards d’euros livrable en 2024 et présenté comme un “saut technologique, industriel et stratégique”.
Ils auront vocation à remplacer les 60 Mirage 2000-9 acquis en 1998 par les Emirats. À noter que ce succès commercial à l’international n’est pas sans contrepartie en termes d’image. En 2019, une note des renseignements militaires révélée par la presse montrait que des armes vendues par la France (dont des Mirage 2000) avaient été utilisées dans le conflit au Yémen, où l’Arabie saoudite et ses alliés des Émirats arabes unis sont soupçonnés de crimes de guerre par des ONG comme Amnesty International.
(source: huffingtonpost.fr)
Fianianan’ireo Mpikambana CENI 2021
Nanao fianianana androany ireo mpikambana vaovao mandrafitra ny CENI vaovao mandritra ny 5 taona ho avy, hisahana indrindra ny fifidianana Filoham-pirenena amin’ny 2023.
En Ethiopie, les discours hostiles se multiplient vis-à-vis de l’Occident
Depuis quelques semaines, le gouvernement reproche plus ou moins ouvertement aux pays occidentaux, Etats-Unis en tête, de s’ingérer dans ses affaires internes.

« L’ambassade américaine, terroriste ! » Cette diatribe, postée le 27 novembre sur Facebook, émane de Taye Dendea, vice-ministre de la paix, l’équivalent du ministère de l’intérieur en Ethiopie. Dans son message, le responsable politique compare la chancellerie des Etats-Unis à un « cobra qui mord ». Il l’invite également à « quitter l’Ethiopie, et progressivement l’Afrique entière ».
Taye Dendea a rédigé ces mots deux jours après le défilé d’un millier de manifestants devant les ambassades américaine et britannique à Addis-Abeba – des bâtiments déjà largement vidés de leur personnel diplomatique du fait de la dégradation de la situation militaire – pour demander aux deux pays de « ne pas toucher à l’Ethiopie ».
Depuis quelques semaines, le gouvernement éthiopien reproche plus ou moins ouvertement aux pays occidentaux, Etats-Unis en tête, de s’ingérer dans ses affaires internes. Certains, comme le vice-ministre de la paix, vont jusqu’à accuser Washington de collusion avec le Front de libération du peuple du Tigré (FLPT), le parti tigréen à la tête d’une coalition rebelle en guerre contre le premier ministre Abiy Ahmed depuis plus d’un an dans le nord de l’Ethiopie.
Cette récente hostilité de l’appareil d’Etat à l’égard de l’Occident peut se résumer en un hashtag : #NoMore ou #Beka en langue amharique (#Assez). Popularisé sur les réseaux sociaux par la porte-parole d’Abiy Ahmed, le slogan s’est répandu comme une traînée de poudre au sein de la société éthiopienne. Il est brandi en réponse aux appels à un cessez-le-feu de la communauté internationale, après la récente avancée rebelle à moins de 200 kilomètres de la capitale Addis-Abeba.
« Nettoyage ethnique »
C’est pourtant bien le gouvernement éthiopien qui a exhorté Jeffrey Feltman, l’émissaire américain pour la Corne de l’Afrique, à venir dans le pays fin octobre pour entamer des pourparlers avec les rebelles du Tigré.
La relation franco-italienne, une histoire animée entre deux sœurs latines

Entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican
Après un long hiver diplomatique, Paris et Rome actent leur coopération renforcée dans un contexte européen instable, entre Brexit et transition politique en Allemagne. Cette relation franco-italienne est complexe, ambiguë… Elle a survécu à de nombreux malentendus, depuis la présidence du général de Gaulle jusqu’à la récente coalition au pouvoir en Italie des 5 étoiles et de la Ligue (2018-2019) qui avait provoqué un rappel de l’ambassadeur de France, un fait inédit entre deux pays de l’Union européenne.
Jean-Yves Frétigné, maître de conférences en Histoire à l’Université de Rouen, éditeur scientifique des Cahiers de prison d’Antonio Gramsci (Gallimard), et auteur d’une Histoire de la Sicile récemment traduite en italien. Il revient sur les dernières décennies de relations entre les deux pays, à commencer par celles de l’après-guerre.
Entretien avec Jean-Yves Frétigné, historien de l’Italie contemporaine
Au Sahel, un convoi de l’armée française face à la colère populaire
Une centaine de soldats ont été pris pour cible au Niger et au Burkina Faso, signe d’un sentiment antifrançais et du ressentiment lié à la dégradation de la situation sécuritaire.

Ils sont arrivés dimanche 28 novembre à Gao, au Mali, certainement plus fatigués que d’ordinaire mais surtout plus instruits sur les difficultés de la France au Sahel et confus sur le sens de leur mission. En deux semaines d’un voyage qui les a vus traverser la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Niger et le Mali, la centaine de soldats de l’opération « Barkhane » chargés d’escorter un banal convoi de ravitaillement ont pu mesurer à quel point ils étaient tout à la fois étrangers dans cette région et parties prenantes à ses problèmes. Objets de fantasmes nourris par les réseaux sociaux, et de ressentiments profonds face à leur incapacité à enrayer une dégradation de la situation sécuritaire sur place.
A Téra, petite ville de l’ouest du Niger, samedi matin, les invectives, les cris « A bas la France ! », les barrages de pneus, de bois, de morceaux de béton qui depuis plusieurs jours jalonnaient leur périple ont tourné à l’incident tragique. Après des jets de pierres qui ont blessé deux chauffeurs civils du convoi, des manifestants, parmi le millier dénombré, ont tenté de monter sur des camions et d’en incendier certains, selon le récit de l’état-major des armées. « Des tirs au sol » ont alors été effectués, reconnaît tout au plus l’armée française qui n’endosse jusqu’ici la responsabilité d’aucun mort ni blessé.
Enquête
Le ministre nigérien de l’intérieur, Alkache Alhada, avait le jour de l’événement fait savoir qu’une enquête avait été ouverte puisque, « dans sa tentative de se dégager, elle [sans indiquer s’il s’agissait de la force « Barkhane » ou de l’escorte de gendarmes locaux] a fait usage de la force, malheureusement on déplore la mort de deux personnes et dix-huit blessés, dont onze graves ». Un troisième homme a depuis succombé à ses blessures, relatent plusieurs sources à Niamey, où le ministre a été remplacé lundi à l’issue d’un remaniement « prévu avant ces violences », assure un proche de Mohamed Bazoum, le chef de l’Etat et sûrement le meilleur avocat de Paris au Sahel.
Antilles : le gouvernement français repousse l’obligation vaccinale, l’autonomie de la Guadeloupe en débat
Afin de mettre fin aux violences aux Antilles françaises, le gouvernement a annoncé vendredi qu’il repoussait au 31 décembre la mise en œuvre de l’obligation vaccinale des soignants et pompiers. Il s’est par ailleurs dit « prêt » à parler de l’autonomie de la Guadeloupe.
Le fulgurant « Variant Omicron » va-t-il révéler l’impasse de la stratégie « Véran – Macron » ?
La Libye, sans envoyé spécial de l’ONU, voit ses élections s’éloigner un peu plus
DÉCRYPTAGE – La démission surprise de Jan Kubis et le rejet de la candidature de Seïf al-Islam Kadhafi à la présidentielle prévue le 24 décembre ajoutent aux tensions existantes.
Tunis, New-York
«On fonce droit dans le mur avec ces élections», reconnaît un observateur international. Alors que les Nations unies s’acharnent à évoquer les «élections législatives et présidentielle du 24 décembre», les analystes s’accordent pour dire que c’est une chimère. Dernier signe de cette déconfiture: la démission, annoncée mardi, de Jan Kubis, l’envoyé spécial de l’ONU en Libye.
Jan Kubis a claqué la porte sans crier gare. L’ex-ministre slovaque des Affaires étrangères est le second envoyé spécial de l’ONU pour la Libye à jeter l’éponge en moins de deux ans. Sa lettre de démission, datée du 17 novembre, soit cinq jours après la conférence internationale de Paris sur l’avenir du pays, a été rendue publique mardi par le secrétariat de l’ONU, et sera effective le 10 décembre prochain. Il n’était plus en odeur de sainteté auprès d’Antonio Guterres, refusant de poser ses valises à Tripoli, comme l’attendait de lui le secrétaire général, et préférant demeurer à Genève, en Suisse.
Traité France – Italie signé à Rome par E. Macron et M. Draghi
Conférence de presse du Président Emmanuel Macron et du Président du Conseil Mario Draghi
Défense: Au Maroc, Gantz signe le tout premier protocole d’accord avec un pays arabe
Le groupe terroriste du Hamas a appelé mercredi les Marocains à condamner et à dénoncer la visite du ministre israélien

RABAT, Maroc – Le ministre de la Défense Benny Gantz a signé un protocole d’accord avec son homologue marocain dans la journée de mercredi. C’est le tout premier accord de ce type conclu entre Israël et un état Arabe, ont annoncé les responsables israéliens.
Cet accord officialise les liens des deux pays dans le secteur de la Défense, ouvrant la porte à une coopération plus fluide entre les responsables de la Défense des deux nations et facilitant pour Israël les ventes d’armes à ce pays d’Afrique du nord.
Avec ce protocole d’accord, les ministères de la Défense et les armées des deux États pourront plus facilement s’entretenir les uns avec les autres et partager des renseignements. Dans le passé, ce type de communication n’était possible que par le biais de leurs services de renseignement respectifs.
Un responsable du ministère de la Défense a fait savoir que si Israël entretenait des liens sécuritaires étroits avec la Jordanie et l’Égypte, deux pays avec lesquels l’État juif a signé des traités de paix, jamais un protocole d’accord n’avait été signé avec ces deux partenaires par Israël – ce qui rend cette signature marocaine « sans précédent ».
Le groupe terroriste du Hamas a appelé mercredi les Marocains à condamner et à dénoncer la visite de Gantz dans le pays. « La normalisation n’apportera – indépendamment du niveau de proximité – aucune légitimité à l’occupation qui restera notre unique ennemie nationale », a déclaré Ismail Radwan, haut-responsable du groupe terroriste palestinien du Hamas, et proche du Premier ministre du Maroc.
Gantz a atterri dans la capitale du Maroc mardi soir. C’est la toute première visite d’un ministre de la Défense dans le pays et elle a été rendue possible par la reprise des relations entre Jérusalem et Rabat, l’année dernière.
Le ministre de la Défense a commencé sa visite en se rendant sur le tombeau de Mohammed V et de Hassan II qui étaient respectivement le grand-père et le père du roi actuel, Muhammad VI. Gantz y a déposé une gerbe.
De là, il s’est rendu au ministère de la Défense où il a rencontré son homologue Abdellatif Loudiyi et où il a signé le protocole d’accord.

Avant le voyage qu’il a qualifié « d’historique », Gantz avait déclaré que son objectif était de renforcer les liens entre Jérusalem et Rabat, dont les relations diplomatiques ont repris, l’année dernière, dans le cadre des Accords d’Abraham qui avaient été négociés par le président américain de l’époque, Donald Trump. Dans le cadre de cet accord, Washington avait reconnu la souveraineté marocaine sur le territoire du Sahara occidental controversé. Israël a pu, grâce à ces accords, normaliser également ses liens avec les Émirats arabes unis et Bahreïn et, dans le principe, avec le Soudan – mais la situation politique agitée dans ce pays a compliqué la signature d’un accord officiel entre les deux nations.
Pour le Maroc, la visite effectuée par un ministre israélien de la Défense – dont le bureau peut approuver la vente d’armements avancés et de systèmes de défense – sert probablement de démonstration de force en direction de l’Algérie, sa voisine, avec laquelle le royaume est en conflit en raison du soutien apporté par Alger au mouvement du Front Polisario, qui réclame la formation d’un État indépendant au Sahara Occidental.
Si ce déplacement de Gantz marque la toute première visite officielle d’un ministre de la Défense israélien au Maroc, c’est également la toute première fois que des soldats de Tsahal en uniforme se rendent au Maroc. Trois officiers de l’armée israélienne figurent en effet dans la délégation qui accompagne Gantz, dont deux sont d’origine marocaine – le secrétaire militaire du ministre, le général Yaki Dolf, dont les deux parents sont nés au Maroc, et le colonel Noam Arbeli, dont la mère est née au Maroc et s’est installée au sein de l’État juif en 1961. Environ 700 000 Israéliens auraient une origine marocaine.
« C’est très excitant, très excitant », s’est exclamé Arbeli auprès du Times of Israel.

Gantz devrait aussi rencontrer dans la journée de mercredi le chef de l’armée marocaine, Abdelfattah Louarak, et le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita.
Jeudi, le ministre de la Défense devrait visiter la synagogue Talmud Torah à Rabat avant de monter à bord de l’avion qui le ramènera, jeudi soir, au sein de l’État juif.
(source: fr.timesofisrael)
