Blocages, incendies et violences urbaines émaillées de tirs à balles réelles : la situation est très tendue depuis plusieurs jours en Guadeloupe, et désormais en Martinique. Cette crise trouve son origine dans un mouvement de protestation contre l’obligation vaccinale et le passe sanitaire, deux mesures lancées voilà une quinzaine de jours en Guadeloupe. Stéphanie Mulot, professeure des universités en sociologie, analyse dans cette émission les raisons de cette colère.
(from left) Amos Yadlin, Tamir Pardo, Gideon Frank, and Yaakov Amidror speak about Iran’s nuclear program at Reichman University’s IPS conference, November 23, 2021 (Courtesy Reichman University)
Israeli policy on Iran’s nuclear program over the last decade was decided personally by former prime minister Benjamin Netanyahu without consultation, the former head of Israel’s Military Intelligence indicated on Tuesday.
“The Iranian issue was privatized to one person,” argued Amos Yadlin, speaking at a panel at Reichman University’s Institute for Policy and Strategy conference in Herzliya. “The strategic discussions did not take place.”
He also said that the JCPOA deal of 2015 between Iran and six other countries including the United States kept the Islamic Republic from making meaningful progress in its nuclear program: “The mistake is not in 2015, but in 2018 when they leave the deal in its good years.”
Un homme accusé de torture va-t-il diriger l’organisation internationale de police criminelle ? Interpol se réunit à Istanbul lors de sa 89e assemblée générale pour élire son nouveau président. Le favori est le général Ahmed Naser Al-Raisi, inspecteur général du ministère de l’Intérieur des Émirats Arabes Unis, actuellement visé par plusieurs plaintes pour torture. Si le recours à Interpol a explosé depuis 20 ans, l’institution est devenue un outil des régimes autoritaires.
Interpol sous influence ? L’agence bientôt dirigée par un Émirati accusé de torture.
« Œuvrer en vue de réaliser des progrès économiques et sociaux durables dans tous les États membres à travers le renforcement de l’intégration et de la coopération dans tous les domaines de développement : en particulier le commerce, les douanes et les affaires monétaires ; le transport, les communications et l’information ; la technologie, l’énergie et l’industrie ; ainsi que le genre, l’agriculture, l’environnement et les ressources naturelles. »
États membres du COMESA:
Burundi, Djibouti, Égypte, Érythrée, Eswatini, Éthiopie, Kenya, Libye, Madagascar, Malawi, Maurice, Ouganda, République démocratique du Congo, Rwanda, Seychelles, Somalie, Soudan, Tunisie, Union des Comores, Zambie et Zimbabwe.
Les nouveaux membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sont au grand complet. Le président de la République a nommé son représentant au sein de cet organe chargé de l’organisation des élections dans le pays, en la personne d’Arsène Retaf Andrianarisedo Dama, un ancien membre de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) et non moins époux de l’actuelle ministre du travail et de la loi sociale, Marie Gisèle Ramampy.
De son côté, la Cour suprême a également officialisé son représentant dans cet organe, en la personne de Tiana Ifanomezantsoa Randrianarivonantoanina. Et la nomination de ces deux derniers membres de cet organe a été officialisé par un communiqué de la présidence de la République diffusée hier soir.
Outre ces deux derniers membres, la société civile y est représentée par deux personne en la personne de Jacques Michael Ravalitera et d’Andoniana Andriamazaray, l’ordre des avocats par Guy Georges Razafindrabe Jeannot, l’Assemblée nationale par Houssein Abdallah, le Sénat par Laza Rabary Razafimamonjy, la Haute Cour Constitutionnelle par Roger Marc Fidimiafy et l’ordre des journalistes par Soava Andriamarotafika.
Lors du dialogue politique avec l’Union européenne, hier, les dirigeants malgaches ont rappelé que Madagascar est un Etat de droit et les institutions telles que la HCC et la CENI ont été mises en place conformément à la Constitution et aux lois en vigueur et que leur indépendance est garantie par cette Constitution. Ce, pour répondre à la demande de l’Union européenne de voir « la fluidité » et le « bon déroulement » de l’élection présidentielle en 2023.
Le chef de la diplomatie algérienne Ramtane Lamamra a salué des déclarations de la France, jugées respectueuses, à l’égard de son pays, dans le cadre d’une crise diplomatique qui se poursuit depuis début octobre entre Paris et Alger.
Le climat se réchauffe-t-il entre Paris et Alger ? Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a en tout cas estimé le 10 novembre que «contrairement aux déclarations à l’origine de la crise», les récents propos d’Emmanuel Macron étaient «raisonnables» et comportaient «des idées montrant du respect pour l’Algérie, son histoire, son passé, son présent et aussi pour la souveraineté algérienne».
Le haut diplomate a en outre annoncé que l’Algérie prendrait part à la conférence internationale sur la Libye, le 12 novembre à Paris, précisant toutefois que les conditions n’étaient «pas réunies» pour que le président algérien Abdelmadjid Tebboune y participe personnellement. Plus tôt dans la semaine, le président français avait joué la carte de l’apaisement après plusieurs semaines de tensions entre les deux pays, déclenchées par les propos d’Emmanuel Macron contre «le système politico-militaire» algérien que l’actuel locataire de l’Elysée avait accusé de jouir d’une «rente mémorielle».
Vers une sortie de crise diplomatique ?
>Dans un communiqué publié le 9 novembre par l’Elysée, Emmanuel Macron a regretté «les polémiques et les malentendus» avec l’Algérie et a assuré avoir «le plus grand respect pour la nation algérienne et son histoire». Dans le même communiqué, l’Elysée affirme que le chef d’Etat français est favorable à un développement des relations bilatérales «au bénéfice des populations algérienne et française mais également pour répondre aux grands défis régionaux, à commencer par la Libye».
Le président algérien a prévenu le 6 novembre qu’il ne ferait pas «le premier pas» pour tenter d’apaiser les tensions avec son homologue français qui, avec ses propos, avait «rouvert un vieux conflit de manière totalement inutile». «Pourquoi a-t-il dit ça ? Je pense que c’était pour des raisons électorales stratégiques», analysait-il dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.
Mme Monique Andreas Esoavelomandroso et SEM Patrick Rajoelina.
Les nominations de représentants de la Grande île au sein d’instances internationales se suivent ces derniers temps. Dernièrement, selon un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, hier, Monique Andreas Esoavelomandroso, ancienne médiateur de la République de Madagascar, a été élue au Comité des Sages du « Marché commun de l’Afrique orientale et australe » (COMESA) pour un mandat de quatre ans. Ce Comité des Sages du COMESA (CdS) fait partie d’un des piliers essentiels de la promotion de la paix et de la sécurité dans la région, conformément à l’article 3 du Traité du COMESA. Il a été créé en 2009 pour renforcer le cabinet du Secrétaire général pour les missions de restauration de la paix dans le cadre du Programme Paix et sécurité.
Cette organisation régionale accueillera également une autre ressortissante malgache, en l’occurrence la juge Salohy Norotiana Randrianarisoa, ex-directeur général des Affaires judiciaires, des études et des réformes auprès du ministère de la Justice, qui a été élue pour siéger en tant que juge de la Cour de justice de cette même organisation régionale. Ces deux personnalités prêteront serment durant le prochain Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement prévu en Egypte, le 23 novembre 2021. Elles ont rendu une visite de courtoisie au ministre des Affaires étrangères, Patrick Rajoelina, hier avant leur départ.
Les représentantes de la gent féminine ne sont pas les seules à porter haut le flambeau du pays. Le Général Edelin Calixte Randriamiandrisoa vient d’être nommé membre du Conseil d’Administration (CA) du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme ou Global Fund. Il y siégera ainsi en qualité de représentant de l’Afrique orientale et australe. Rôdé au travail avec les partenaires techniques et financiers, cet officier supérieur a été conseiller spécial de plusieurs chefs de Gouvernement malagasy et a présidé le Country Coordinating mechanism et l’instance de coordination nationale des subventions du Fonds mondial à Madagascar de lutte contre les pandémies.
Le dernier nommé n’est plus à présenter. Le Professeur Raymond Ranjeva, président sortant de l’Académie nationale de Madagascar, vient d’être élu Président de l’Académie africaine des sciences religieuses, sociales et politiques le 13 Novembre 2021 à Dakar. Il s’agit d’une toute nouvelle institution de réflexion et de recherche axée sur les problèmes dans les domaines religieux, social, politique, scientifique, culturel et environnemental.
L’Académie offre un espace de formation pluridisciplinaire ouvert aux Africains et à la diaspora. Ceux-ci recevront des compétences sur les notions du vivre ensemble, de la justice, de l’enrichissement mutuel et de la paix. Des nominations qui en appellent d’autres et qui montrent que Madagascar est un pays dynamique au plan international. De nombreuses responsabilités lui sont confiées au sein d’instances internationales.
Académie africaine des sciences religieuses, sociales et politiques : Le Pr Raymond Ranjeva élu président
Le professeur Raymond Ranjeva est élu président de la toute nouvelle Académie africaine des sciences religieuses, sociales et politiques de Dakar. Cette élection s’est déroulée samedi dernier dans la capitale sénégalaise.
Ancien recteur de l’université d’Antananarivo, ancien juge et vice-président de la cour internationale de Justice et membre de l’Académie malgache, le Pr Raymond Ranjeva va désormais prendre la tête d’une structure ayant pour vocation de faire face à l’ampleur des conflits à caractère religieux qui menacent la paix et le Continent, avec le concours des universitaires africains et en collaboration avec des communautés chrétiennes.
Cette Académie africaine qui vient d’être créée a été présentée officiellement samedi dernier. Des professeurs et d’anciens recteurs d’universités, des dignitaires religieux et politiques, l’ancien archevêque de Dakar, Son Eminence Mgr Théodore Adrien Sarr, le cardinal John Olorunfémi Onaiyekan du Nigéria, et Mgr Michaël W. Banach, nonce apostolique au Sénégal ont assisté à cette cérémonie.
Une société anonyme assurera la gestion du fonds souverain malgache, une décision allant prise hier en conseil des ministres pour concrétiser les dispositions de la loi votée 2021-024, le 29 septembre dernier.
Un comité technique se chargera de la mise en œuvre de ce fonds. Il sera composé des représentants de la présidence de la République, du ministère de l’Économie et de Finances et de la Banque centrale de Madagascar. Ses différentes tâches consisteront entre autres à préparer les documents stratégiques permettant de définir les différentes étapes à suivre dans le fonctionnement du fonds. Il ressort également de ses attributions l’élaboration des décrets d’application de la loi en vigueur pour la mise en place de cette structure.
Après le décret pris en conseil des ministres hier, l’État malgache restera l’unique actionnaire de la société anonyme qui sera créée. Le capital social de est établie à 10 milliards d’ariary.
Selon les textes, le fonds souverain est destiné à contribuer au financement et à la réalisation des projets de développement prioritaires initiés, dans le cadre de la réalisation de la Politique générale de l’État. Il est également destiné à investir dans des projets de développement stratégiques, prioritaires, rentables et créateurs d’emplois ainsi qu’à constituer des réserves financières consistantes pour les générations futures ainsi qu’à valoriser les ressources naturelles, telles que terrains domaniaux, ressources minières, ressources pétrolières…
La loi 2021-024 adopté par les députés précise que le fonds est constitué par les ressources détenues transférées, cédées par l’État et par les Collectivités territoriales décentralisées à l’instar des actifs réels détenus, des actifs financiers ou parts dans les sociétés à participation publique ou tous autres organismes publics, des ressources naturelles en provenance notamment du secteur minier, halieutique, des hydrocarbures, des télécommunications et des infrastructures de transport, portuaires et aéroportuaires.
Le fonds est alimenté également par des produits de valorisation des actifs incorporels tels que les droits, brevets, licences, crédits carbone, des produits des placements financiers du Fonds, des excédents de ressources des organismes publics sous forme d’augmentation du capital, des emprunts auprès des organismes publics privés nationaux ou internationaux et toutes autres ressources appropriées nationales et internationales.
Le Japon fait don de cinq bateaux intercepteurs à Madagascar. Il s’agit de vedettes rapides militarisées affectées à la surveillance des côtes et la sécurité maritime.
L’entretien entre l’ambassadeur du Japon et le président de la République.
Renforcer la sécurité des côtes et protéger les ressources marines. C’est ainsi que la présidence de la République motive le don fait par le Japon. Un don officialisé, hier, durant une rencontre entre Andry Rajoelina, président de la République, et Yoshihiro Higuchi, ambassadeur du Japon.
Le diplomate japonais a ainsi indiqué au chef de l’État que le Japon fait don de cinq bateaux intercepteurs à Madagascar. Un intercepteur est une vedette rapide militarisée, utilisée dans la surveillance et la sécurisation des côtes. Il est relativement léger, mais des essais circulant sur le web démontrent sa capacité et le fait qu’il est opérationnel même en cas de forte tempête. La démarche japonaise est, également, importante dans le domaine des relations géopolitiques, plus précisément dans la région Indopacifque.
Ce don de cinq bateaux intercepteurs a déjà été annoncé par l’ambassadeur Higuchi, en janvier 2021. Une cérémonie de signature d’échange de notes sur le sujet s’est même déroulée au ministère des Affaires étrangères. Durant cet événement, le diplomate a déclaré que dans le cadre de l’initiative de l’Indopacifique libre et ouvert, Madagascar représente un pays partenaire stratégique important qui se situe en première ligne de cette zone maritime en Afrique. La sûreté et la sécurité maritimes sont non seulement pour l’intérêt national de Madagascar, mais aussi pour l’intérêt de la communauté régionale et internationale.
Stratégique
S’agissant des cinq bateaux intercepteurs, leur valeur totale est estimée à près de 5 millions de dollars. Sauf changement, ils seront déployés dans les cinq premiers ports de la Grande île, à savoir ceux d’Antsiranana, de Mahajanga, de Toamasina, Tolagnaro et Toliara.
Le président Andry Rajoelina décide de confier les postes stratégiques à la gente féminine.
Le président Andry Rajoelina renforce son staff. Un peu moins de trois ans après son accession au pouvoir, le TGV nomme quatre nouvelles directrices au sein de la Présidence de la République. Il s’agit de
Bango Andriamasinoro, nommée Directrice en charge de la Coordination des Promesses présidentielles ;
d’Anne Muriel Rahaingonjatovo, nommée Directrice en charge de la Coopération économique ;
de Mercedes Ratsirahonana, nommée Directrice en charge des Événements de la République ;
et de Marie Michelle Ratsivalaka, nommée Directrice en charge des Relations cultuelles et Communautaires.
Le TGV décide de poursuivre sur sa lancée et de confier les postes stratégiques à la gente féminine. À deux ans de la fin de son mandat, le numéro Un d’Iavoloha renforce l’équipe qui assurera le suivi et l’évaluation de la réalisation des promesses présidentielles.
Nul n’ignore en effet que lors des échéances électorales de 2023, l’actuel président sera jugé par les « velirano » réalisés. Bango Andriamasinoro viendra donc épauler Judith Benango. Cette dernière occupe déjà depuis plusieurs mois le poste de Coordonnateur des Promesses présidentielles au sein de la Présidence de la République. En ce moment, plusieurs projets sont en cours de réalisation au niveau des 119 districts. Pour ne citer que les EPP, lycées et CEG manarapenitra, les hôpitaux, les stades, les différentes routes nationales et les logements sociaux. La question serait aussi de savoir qu’en est-il de la collaboration de cette nouvelle direction avec la Direction Générale des Projets Présidentiels (DGPP) dirigée par Augustin Andriamananoro ?
Qui va faire quoi au sein des départements responsables de la réalisation des promesses présidentielles qui concernent généralement les projets phares de ce premier quinquennat d’Andry Rajoelina ?
Reconnaissance
La présence d’Anne Muriel Rahaingonjatovo au sein du staff présidentiel sera certainement aussi un atout. Experte en communication et sortante de l’Ecole d’Etudes Politiques de Grenoble, elle a occupé le poste de Directrice de la Communication au sein du Groupe Filatex avant sa nomination à la Présidence. Un groupe leader dans le secteur des énergies renouvelables et de l’immobilier. Elle a suivi presque le même parcours qu’une autre nouvelle directrice, en la personne de Mercedes Ratsirahonana qui a également travaillé au sein du Groupe Filatex en tant que Directrice des Relations publiques avant sa nomination.
Michelle Ratsivalaka, nommée à la tête de la Direction en charge des Relations cultuelles et Communautaires est donc désormais la doyenne au sein du staff du président. Âgée de 75 ans, et après avoir observé un long moment de silence politique, elle revient dans la gestion des affaires nationales. Michelle Ratsivalaka figure parmi les fidèles collaborateurs qui ont toujours été aux côtés du président Andry Rajoelina depuis son début dans la politique. Elle a même été adjointe au maire à l’époque où Andry Rajoelina était maire de la Commune urbaine d’Antananarivo.
Cette nomination se présente comme une sorte de reconnaissance et de remerciement pour elle. Désormais donc, le staff du président Andry Rajoelina est composé en grande majorité de femmes. Les hommes occupant les postes de Directeur au niveau de la Présidence sont minoritaires. Depuis son élection, le chef de l’Etat a toujours favorisé la parité femme – homme dans la gestion des affaires publiques. Lors de la cérémonie de signature du projet Sahofika, ces directrices nouvellement nommées ont déjà été présentes parmi le staff de la Présidence.